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 Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]

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Roman McLowly
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MessageSujet: Re: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Lun 11 Juil - 6:29

Il était où le Roman McLowly qui avait su gouverner les bourses et les actionnaires de milliers d’entreprises à travers le monde ? Il était où le Roman McLowly qui avait su s’octroyer argent, plaisirs, et même une femme magnifique ? Il était où le Roman McLowly qui n’avait jamais montre quoi que ce soit sur son visage impartial et hypocrite ? Il était mort sans doute, oublié dans l’église dans laquelle il s’était réfugié tant d’années ? Il était mort dans ce camp de travailleurs forcés ? Ou bien avait-il signé son arrêt de mort alors qu’il gribouillait la page de demande de divorce ? Peut-être un peu des trois, mais surtout parce qu’il avait blessé la seule et unique femme qu’il avait aimée. Mais là, il n’était pas dans cette salle, à vouloir disparaître de la vie d’Eveline. C’était trop fort pour lui, c’était trop difficile. Le sentiment de culpabilité ceignait toute son âme et enserrait son cœur. Il n’avait jamais ressenti cela auparavant. Quand il avait été tout seul, il s’était rendu compte qu’il avait blessé son épouse, il le savait, il le savait qu’il ne serait jamais pardonnée, mais la voir en vrai, après tant d’années, c’était plus qu’insurmontable. Tout ce qui avait été caché au fin fond de son âme remontait à la surface et inlassablement, comme le ressac se fracasse sur les falaises, il tremblait devant le regard de la jeune femme. Dans le noir, il ne fit que souffrir en silence, se rendant compte à quel point il abandonnait Eveline, une fois de plus. Mais que quelqu’un témoigne de ses faiblesses, il n’avait jamais été habitué. Combien de temps il resta ainsi, combien de temps il joua dans le noir avec l’anneau d’Ev’ dans ses mains, combien de temps il réfléchit à tout cela ? Il ne saurait le dire, il finit par se redresser et traverser la pièce. Le billard, un moment, l’interrompit alors qu’il s’y cogna le genou méchamment. Il ferma les yeux sous la douleur, serrant les dents et resta là quelques minutes. Que devait-il faire ? Que devait-il lui dire ? Faire comme si de rien était et repartir sur des bases plus… saines ? Non, non, ça serait se mentir à lui-même. Accepter son erreur aller de l’avant ? Il aimerait bien, mais pessimiste comme il l’était, il savait que cela ne pourrait pas durer. Faire tout pour elle et la laisser s’éloigner ? Elle pourrait ainsi trouver une vie saine, quelqu’un qui prendrait soin d’elle, quitte à la voir dans d’autres bras que les siens. Il l’aimait de tout son cœur et en était possessif, mais si c’était pour son bien à elle ? Oui, il pourrait faire cela, ça serait un moyen de se faire pardonner, non ? Oui, sûrement... Sûrement… Il ne mit pas tout son cœur dans cette déclaration personnelle, car il ne voulait pas perdre la jeune femme, mais il n’avait pas le choix. Le monde ne devait plus tourner autours de lui, mais bien autours d’elle. Il sortit finalement de la pièce. La maison était noire maintenant, à l’exception d’une porte ouverte et une immense clarté. Eveline se trouvait pile poil là où il ne voulait plus aller, l’antre de la tentation. Il descendit quelques marches, sans un bruit, s’arrêtant à bonne distance de la jeune femme et surtout de toutes les bouteilles entreposées.

- Peut-être ai-je eu trop d’argent, peut-être que jamais je n’aurais du avoir tout ce que je voulais. Maisons, voitures, chevaux, contrats. Je crois que c’est pour ça que je buvais… pour oublier, pour rejeter tout ça, pour prouver que je pouvais faire autre chose que signer des contrats et sourire aux cameras. Peut-être était-ce pour tenter de fuir la Despote… C’est devenu une habitude, un besoin, une envie, quelque chose de vital. Une fois saoul, c’est un autre monde qui s’ouvre, tout est possible, tout est facile. J’ai été lâche, c’était malsain, car c’est tombé sur toi. Tu étais la seule à me soutenir et je n’ai pas vu cela. Je n’ai pas réussi à ouvrir les yeux et revenir sur Terre. Tu as eu raison de me quitter Ev’, je n’en valais pas la peine et tu merites une belle vie, sans la violence d’un imbecile qui n’a pas pu proteger sa femme. Cela doit etre difficile pour toi, d’etre là, je vais te conduire où tu voudras et tu pourras m’oublier.
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Eveline Dolover
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MessageSujet: Re: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Lun 11 Juil - 14:07

Elle était là, assise, écoutant ses paroles, fermant les yeux. Au fond, elle n’était pas sure de vouloir entendre tout ce qu’il avait à dire. Finalement il avait réussit à la trouver, comme d’habitude, elle n’avait pas su se cacher bien longtemps de lui. Mais cette fois-ci il n’était pas ivre. Fermant les yeux, elle écoutait les paroles de Roman. Et lorsqu’il eut fini, elle ne répondit rien. Une vie sans violence… Oui, peut-être qu’elle méritait ca. Mais qu’il ouvre les yeux, ce monde n’est rien d’autre de violence. La plupart des gens qu’elle avait rencontrés à la base ne méritaient pas une telle vie, une telle violence. Et pourtant ils n’avaient pas le choix. Idem pour tout ces prisonniers dans le camp d’Ares. Ils ne méritaient pas de se faire taper dessus par des machines, tout comme elle n’avait pas mérité de se faire frapper par son propre mari. Finalement elle ouvrait les yeux, sans pour autant le regarder elle lui dit.

« Cela fait bien des années que j’attend des tels paroles venant de ta part… Et tu as sur à peu près tout raison. Je ne méritais pas ca. »

Se relevant elle remontait de quelques marches l’escalier pour faire face à Roman. Vu qu’il était enfin plus au moins prêt à affronter la réalité, elle n’allait pas laisser cette occasion se glisser entre ses mains.

« Je méritais mieux qu’un mariage arrangé pour l’argent, et toi tu méritais mieux qu’une toute jeune fille comme épouse. Mais tu vois, Roman, malgré ca, j’ai eu des moments de bonheur avec toi. Pas autant que j’aurais voulu ou cru avoir mais quand même quelques uns. Et tu sais… au fond, je te déteste pas parce que tu m’as frappé tellement de fois. Ce que je te reproche c’est d’avoir su conquérir mon cœur et de le briser à chaque coup que tu me donnais. C’est ca que je t’ai reproché pendant toutes ces années. Ca aurait été plus facile pour moi de gérer un homme violent que je n’aimais pas. Mais ce n’était pas le cas. «

Oui, ca aurait été plus facile pour elle de le quitter si elle ne l’avait jamais aimé. Mais même en signant ce foutu divorce et même si il disait qu’elle avait eu raison, ce jour-là, elle avait versé plus de larmes qu’elle n’avait jamais fait pour quelqu’un. Elle soupira et passait à côté de lui pour remonter. Mais dans l’entrée de la porte, elle s’arrêtait et se retournait.

« Peut-être que je mérite une belle vie, mais ouvre tes yeux. Dans un tel monde je ne pourrais jamais avoir la vie que je veux…. Des gens comme moi… Comme toi… On n’est heureux qu’avec le luxe et le pouvoir autour de nous. Et dans ce monde, je ne suis pas plus qu’une pauvre fille, incapable de se débrouiller seule. Si je n’avais pas eu la pitié et l’aide des gens que toi et moi on ne prenait même pas la peine de regarder, je ne serais même plus en vie. »

Oui, elle devait bien l’avouer, sans ces gens du bas monde elle n’aurait pas survécue. Presque drôle comme elle a du se rabaisser à un tel niveau. Mais c’était la vérité, et elle savait que la vie d’avant, c’était le passé, ca serait stupide de penser qu’un jour tout cela s’arrêterait et qu’elle pourrait retourner dans une chambre d’hôtel luxueux pour un bon bain et pour mettre la nouvelle robe d’Yves Saint Laurent. Posant sa main sur la porte, elle tournait son regard vers Roman, sourire triste.

« Traite moi de stupide et bat-moi à nouveau pour mes paroles, mais c’est près de toi que je veux être. »

Sur ceci, elle se retournait et quittait la cave pour s’installer à nouveau sur ce canapé poussiéreux. Au fond elle ne savait pas ou elle voulait aller. Retourner à la base ? Oui… elle avait des amis là… Mais ils ignoraient tout ce qu’elle avait enduré, il n’y avait qu’un seul à qui elle avait osé se confié vraiment. Et puis… Qui dit que tous ces amis étaient encore en vie… A l’heure qu’il est, ils pouvaient être eux-aussi prit prisonniers ou leurs corps étaient de la nourriture pour les oiseaux. Et puis… même si elle le voulait, elle n’arriverait pas à retrouver la base. Et puis, pas sure qu’elle ait vraiment envie de vivre à nouveau sous terre.
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MessageSujet: Re: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Mar 12 Juil - 6:59

« Cela fait bien des années que j’attend des tels paroles venant de ta part… Et tu as sur à peu près tout raison. Je ne méritais pas ca. »

Aveuglé par la certitude qu’elle tentait de se séparer de lui, à cause de ses agissements d’avant Era, à cause de la colère ou des remords, qu’en savait-il, il ne voyait pas à quel point il n’avait pas écouté la jeune femme. A croire qu’il était resté le même toute ces années… Non, il ne pouvait pas croire cela. Il avait changé, il avait évoluée. Peut-être pas de beaucoup, mais il s’était amélioré, non ? Il ne touchait plus à l’alcool, quoi que ça le démangeait encore et les bouteilles devant lui semblaient le supplier de venir les ingurgiter, mais l’homme était resté stoïque tout du long de son monologue, il avait gardé les mains dans les poches et le regard sur Eveline qui lui tournait le dos, un peu plus bas dans les marches. Voila qu’elle se relevait après lui avoir dit ce à quoi il s’était attendu. Non, elle ne méritait pas cella. Elle n’avait été qu’une jeune fille à peine sortie de l’adolescence pour finir dans les bras d’un imbécile, trop imbu de sa personne. Elle ne méritait pas cela. Elle remonta l’escalier, le dépassant. Il eu subitement l’envie de l’arrêter, de l’empêcher de fuir, à chaque fois qu’il arrivait, et surtout parce qu’il ne voulait pas être seul dans cette pièce démoniaque. Mais ses mains restaient cloîtrées dans ses poches, immobiles, sans énergie. Les paroles d’Eveline semblèrent le traverser, sans le toucher. En vérité, elle bousculait toute son âme, toutes ses pensées, mais il était trop surpris pour afficher son étonnement sur son visage. Une jeune fille ? Non, ce n’était pas une jeune fille qui s’était approchée de lui dans l’église. Il ne pourrait jamais se défaire de cette vision angélique. Dans les moments qui avaient suivi, il ne l’avait jamais considérée comme une jeune fille, mais bien comme sa femme, son épouse, sa moitie. Si le mariage avait été arrangé, il était devenu un mariage d’amour en peu de temps, du moins pour lui, malgré les mauvais cotés de sa dépendance à l’alcool, il l’avait aimée. Non, il l’aimait toujours. Oui, éperdument. Mais il n’avait pas le droit de le lui dire. Cela serait si ironique. Il l’aimait, mais il l’avait battu au sang. Ev’ continua, vidant elle aussi son sac, cela faisait du bien de parler, oui. Cela faisait mal, mais cela faisait du bien après coup. Peut-être devait-il en faire de même, continuer sur sa lancée, il avait abordée le sujet de l’alcool, pourquoi ne pourrait-il pas enchaîner sur ce qu’il ressentait pour Eveline. Au moins, il serait à quoi s’en tenir pour la suite. Oui, peut-être. Se débrouiller seul ? Quand on voulait, on pouvait. N’était-ce pas la phrase fétiche de son imbécile de mère ? Et encore une fois, cette dernière avait eu raison. Sur toute la ligne. Eveline était partie maintenant, laissant Roman pondérer sur ses dernières paroles, immobile, fixant les bouteilles en bas des marches.

Traite moi de stupide et bat-moi à nouveau pour mes paroles, mais c’est près de toi que je veux être. C’est près de toi que je veux être. C’est près de toi que je veux être. C’est près de toi que je veux être.

Il s’arrêta subitement dans ses contemplations. La pupille se focalisa sur une étagère, mais ce n’était pas celle-ci qu’il fixait. Il s’accrochait comme un homme à la mer à la bouée, synonyme d’espoir et de survie. C’est près de toi que je veux être. Il devait, il DEVAIT tout lui dire, ne plus jamais rien lui cacher et tant pis si cela le menait à sa perte. Eveline avait le droit de tout savoir. Il tourna les talons, grimpa quatre à quatre les marches qui le séparaient de la porte et traversa la maison pour retrouver Eveline, immobile dans le noir, sur le canapé, comme une poupée de chiffon abandonnée. Il lui sauta dessus, presque littéralement pour l’embrasser, avec passion, avec presque une avidité palpable. Le visage de la jeune femme entre ses mains, il finit par se séparer d’elle, un peu, laissant leurs fronts collés.


- Ce qui m’a manqué, de notre ancienne vie, ce n’est pas l’argent, le faste, les maisons, la facilite, ce n’est rien de tout cela, je m’en fous royalement, ce qui m’a manqué, c’est ton rire, ton regard, la douceur de ta peau, la candeur de tes paroles, la délicatesse de tes gestes. Ce qui me manque, c’est la vision de l’ange que j’ai épousé, c’est cette femme à qui j’ai donné un anneau d’or, c’est cette femme à qui j’ai donné mon nom et absolument toutes mes possessions, y compris un cœur trop imbu et trop hautain pour l’avouer, pour le reconnaître. Te perdre a était une torture indéfinissable et toutes ses années ont été une douleur insurmontable. J’ai vécu dans le noir, n’ayant plus d’espoir de te revoir et pourtant c’était toi qui me maintenais en vie. Je t’ai dans ma chair, dans mon sang. Je veux vivre, Eveline, je ne veux pas survivre, mais je veux vivre avec toi. Le monde peut s’écrouler, il est déjà mort de toutes facons, mais je ne veux plus jamais, jamais, jamais, te perdre. Pour une nuit, juste une seule nuit, oublions tout ce qui s’est passé, laisse-moi redevenir cet homme aimant, laisse-moi remettre à ton doigt, l’anneau que tu as jeté, laisse-moi te montrer à quel point je t’aime, Ev’.
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Eveline Dolover
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MessageSujet: Re: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Mar 12 Juil - 12:41

Allongée sur le canapé, elle n’avait pas prit la peine d’allumer une lumière. Finalement le noir n’était pas si effrayant que ca. Réfléchissant à ses paroles, elle se traitait de ridicule. Pendant toutes ces années elle avait maudit Roman, elle avait vu le voir souffrir comme elle avait souffert. Mais dans le camp d’Ares, elle s’était rendu compte que même si elle le voyait souffrir cela ne l’aidait pas. Au contraire, quand il souffre, elle souffre aussi. C’était pire. L’amour pouvait être tel un rasoir qui fait saigner l’âme. Oui, voila la parfaite définition de l’amour. Et une fois que ce rasoir s’infecte dans votre corps, impossible de s’en faire. La stupidité d’Eveline était encore plus grand, car elle lui avait dit que c’était près de lui qu’elle voulait être. Elle avait peur du passé, peur de revivre et quelque part elle gardait une certaine peur pour lui. Mais maintenant qu’elle l’avait retrouvé, après tout ce qu’ils avaient vécus au camp… Non, elle ne voulait pas être séparée de lui. Suicidaire surement, et stupide. Mais il en était ainsi. Fermant les yeux, ce ne fut que lorsqu’elle entendit les pas de Roman qu’elle ouvrait les yeux. Et juste à temps, car ce dernier s’était précipité sur elle. Surprit par la réaction subite de Roman qui l’embrassait avec une passion qu’elle n’avait plus vu depuis longtemps, malgré la surprise elle répondit quand même à ses baisers. Ecoutant par la suite les paroles de Roman, elle pensait qu’elle devait être entrain de rêver. Roman n’était pas capable de dire des telles paroles, il n’avait jamais été capable de laisser sa fierté de côté. Alors qu’elle l’écoutait, des larmes coulaient de son visage.

« Roman… »

Mais elle ne sut pas quoi. Elle ne pouvait pas nier que les paroles de Roman la touchaient profondément. C’était donc elle qu’il avait manqué le plus ? Etait-ce possible ? Elle qui pensait que finalement le divorce l’avait laissé de glace. Qu’elle était comme tous ces objets qu’il avait, remplaçable. Et voila qu’il lui disait tout le contraire. Oui, les paroles lui touchaient profondément et elle ne pouvait pas empêcher les larmes de couler au long de son visage. Vivre avec elle… Au fond c’est ce qu’elle voulait, mais elle avait peur. Peur de ce que la vie pouvait encore leur réserver. Elle ne répondit rien, Roman continuait à parler. Oublier… Oublier tout ce qui était passé… En était réellement capable ? Elle avait vu pas mal de facettes de Roman et difficile d’oublier la plus terrible. Mais peut-etre que pour rien qu’une nuit elle pouvait faire l’effort d’oublier ? Baissant les yeux, Eveline ne sut pas quoi répondre. Il en demandait beaucoup…

« Roman… je n’ai jamais cesser de t’aimer… mais ce que tu me demande.. Je...ne sais pas si j’en suis capable… mais… je veux bien essayer d’oublier… pour une nuit.»

Au fond n’était-ce pas ce qu’elle voulait. Retourner en arrière, avant Era, avant qu’il la batte. Danser dans le noir, joue contre joue, serrer l’un contre l’autre. Sentir ses mains sans devoir avoir peur de son toucher. Doucement Eveline remontait son visage vers Roman, déposant un court mais doux baiser sur ses lèvres. Oui, elle voulait faire de son mieux pour oublier tout ca. Rien qu’une nuit, essayé de retrouver le paradis d’avant. Un peu de bonheur, même si par la suite, cela pourrait se tourner contre elle et lui faire encore plus mal, elle en prenait le risque. Doucement, prudemment, parce qu’elle savait qu’elle se jetait dans une affaire qui risquait de la détruire à tout jamais, mais que par-dessus tout, elle voulait ressentir qu’il y avait de l’espoir, que l’amour était resté intacte malgré tout. Cependant elle ne se sentit pas encore prête pour remettre l’alliance autour de son doigt. Si elle l’avait gardé tout ce temps, elle n’avait fait que le porter autour de son cou, sans le mettre à son doigt, car quelque part, est-ce que cela ne voulait pas dire : marié à quelqu’un, appartenir à quelqu’un ? Secouant doucement la tête, signe négatif, elle levait le regard vers Roman. Puis petit sourire sur les lèvres.

« Si vous voulez remettre cette alliance autour de mes doigts, il vous faudrait d’abord me faire la cour, Monsieur McLowly. »

Elle ria légèrement, cela faisait du bien de retourner et de reprendre ses anciennes manières. Ca faisait du bien de pouvoir prétendre rien que quelques instants d’être resté cette héritière autrichienne. Et puis quelque part, Eveline trouvait plus juste de reprendre dès le début. Elle devait à nouveau apprendre à lui faire confiance, et c’était surement la chose la plus difficile et qui allait demander le plus de temps. Mais peut-etre que cela allait venir avec le temps, temps qu’il faudrait pour oublier et pardonner et refaire confiance. Mais pour cette nuit, tout ce qu’elle voulait était de retourner dans le passé, de retourner dans cette avion, dans cette chambre de l’hôtel ou il avait su gagner son cœur. Retourner vers cette nuit où il lui avait pris ses dix-huit ans.
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Roman McLowly
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MessageSujet: Re: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Dim 31 Juil - 6:07

Il avait tout dit, il ne voulait plus se retenir comme ça, cela avait été la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Roman avait toujours été quelqu'un de cachotier, qui gardait en lui tout ce qui n'allait pas. Mais devant Eveline, cela avait toujours été difficile. La jeune femme avait comme une aura et elle irradiait l'homme qu'il était. Il ne pouvait plus, il ne voulait plus lui cacher quoi que ce soit. Certes, c'était au delà de ses capacités, c'était extrêmement difficile et terrible pour lui de s'avouer faible, mais Eveline avait le droit de savoir, elle n'avait jamais mérité cela. Il devait souffrir à son tour pour expier ses fautes. Il rabaisserait sa fierté alors. Il n'y avait que Eveline qui comptait pour lui et elle était en ce moment entre ses mains et dans son coeur, il ne devait plus la laisser partir, il devait se racheter de ses erreurs. La jeune femme se mit à pleurer, il vit, malgré la pénombre, les larmes couler sur ses joues. Qu'avait-il dit qui la fasse souffrir ainsi? Avait-il fait une nouvelle erreur? Il entendit son nom et puis plus rien. Oui, probablement qu'il en demandait trop. Mais juste une nuit, après, il la laisserait tranquille, juste un instant pour qu'il retrouve ce qui lui avait manqué de plus, sa femme, son épouse, son Eveline. Finalement, elle reprit la parole.

Juste pour une nuit.

Elle voulait bien, cela attira un sourire sincère sur le visage de Roman, avant que Eveline ne l'embrasse de nouveau. Puis elle reprit le ton qu'ils avaient eu il y a bien des années. Elle se mit à rire et il sourit à son tour avec plus d'entreint. Lui faire la cour? Il était rouillé à ce jeu là, mais ça pouvait le faire quand même. Il se redressa, lui tendit la main, paume vers le ciel pour lui demander la sienne et se prenant au jeu, il répondit.


- Mademoiselle Dolover, après ce diner aux chandelles, j'aurai bien voulu vous faire découvrir les alentours, les plages et le ciel constellé d'étoiles, malheureusement, vu la conjoncture actuelle, je crains qu'il ne faut rester à l'intérieur des murs, pour plus de sécurité. Néanmoins, cette maison regorge de surprise, auriez-vous des volontés particulières?
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MessageSujet: Re: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Dim 31 Juil - 12:07

En toute honnêté, elle n’avait aucune idée dans quoi elle était entrain de se lancer. Ecouté sa raison ou son cœur ? Voila quelque chose de difficile, Ev’ avait toujours été le style de femme qui n’écoutait que son cœur. Mais cela lui avait fait pas mal de tords dans le passé et elle s’était pourtant juré de ne plus jamais tomber dans les bras de Roman. Et pourtant, voila qu’aujourd’hui, que ce soir, elle était sur le point de suivre à nouveau son cœur, de prendre un risque de plus, espérant que cette fois-ci l’histoire se termine d’une autre manière. C’est à ces moments-là qu’on aurait bien voulu être une voyante, d’avoir une boule de cristal qui dit en quoi consistera l’avenir. Mais la vie n’est pas aussi simple, l’amour n’est pas aussi simple. Eveline venait de dire qu’elle voulait bien, qu’elle voulait bien essayer. Juste pour une nuit. Qu’est-ce qui se passerait par la suite ? Aucune idée. Cela faisait bien longtemps maintenant qu’elle n’essayait plus de faire des projets pour l’avenir. Vivre du jour en jour, de toute manière faire des projets dans un monde chaotique était comme construire un château de sable près de la mer. Cela demande du temps et d’effort. Et il ne suffit qu’une simple vague pour tout détruire.

Et malgré le fait que quelque part, elle avait peur pour la fin de cette histoire, elle ne voulait pas se laisser connaître par la peur. Et c’était donc d’un ton enjoué qu’elle reprit le même ton qu’au tout début de leur rencontre. Rien que pour une nuit elle pourrait tenter d’oublier tout. Le passé, les machines, le fait que le monde ne soit plus que poussière et débris…. Oui, rien que pour une nuit, elle pourrait oublier et retrouver un meilleur passé et peut-etre en même temps un meilleur futur ?

Ca fut avec un tout petit sourire aux coins des lèvres qu’Eveline se relevait, déposant sa main dans celle de Roman. Elle n’avait pas oublié les paroles de Roman, le fait qu’elle l’avait manqué, qu’il avait enfin réussit à passer outre sa fierté. Le fixant du regard, elle écoutait ses paroles. Rouillé ? On ne l’aurait pas dit. Les vieilles manières ne s’oublient pas.

« Oh, j’ai bien peur de ne pas connaître cette maison assez bien pour me prononcer sur cette demande. Cependant, comme maitre des lieux, vous pourriez me faire visiter l’endroit et me surprendre ? »

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MessageSujet: Re: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Mar 2 Aoû - 10:39

Sur le coup, il avait demandé cela par pur égoïsme. Il voulait retrouver son Eveline d'avant, juste pour cette nuit, afin de terminer en beauté, peut-être, afin de garder un espoir pas encore éteint? Il ne savait pas, il ne préférait pas y penser, juste, il avait demandé, comme ça, sans réfléchir, sans chercher à aller voir plus loin. Ils avaient beau se trouver isolés, sur une petite île terrassée par les vents, au milieu d'un océan glaciale, non loin d'un camp de prisonniers appartenant à Arès et une Résistance qui se trouvait il ne savait où. Mais tout cela était sans aucune importance, car ce qui comptait, c'était que son épouse, sa femme, son ange, Eveline avait sourit, avait ri, juste pour un court moment, il ne pourrait s'en défaire, cette image-là restera en lui, jusqu'à ce qu'il ferme les yeux. Et si Eveline était donc d'accord, et bien cela serait ce qu'il ferait. Juste pour une nuit, ils oublieraient tous les deux ses déboires, à lui. Juste pour une nuit, ils redeviendraient ce couple qu'ils avaient été, mais un meilleur couple ils seraient. Juste pour une nuit, il voulait être lavé de tout ce qu'il avait pu dire ou faire et qui avait causé la perte de celle qu'il aimait plus que tout au monde.

« Oh, j’ai bien peur de ne pas connaître cette maison assez bien pour me prononcer sur cette demande. Cependant, comme maitre des lieux, vous pourriez me faire visiter l’endroit et me surprendre ? »

Il eut ce même sourire espiègle, comme lorsque qu'il était sûr et certain d'emporter le contract et l'entraina à travers un des couloirs de la grande demeure. Il servit de guide tout du long, lui ouvrant les portes et allumant les lumières des pièces.

- Cette demeure possède absolument tout ce que vous pourriez désirer. Chambres pour tous les gouts, tapis de Perse, soie d'Inde, futon du Japon, couleurs du Pérou, chaque endroit a été conçu pour vous emmener dans un pays aux quatre coins du monde. Vous trouverez aussi des salons cossus, un fumoir, une salle de billard, une véranda qui a surement du devenir une jungle luxuriante depuis le temps, ou bien un désert saharien, mais surtout... une de mes pièces préférées, bien que peu utilisée : l'observatoire.

La dernière porte s'ouvrit sur une pièce presque vide, si ce n'était un télescope d'une bonne taille, pointé vers un coin de l'endroit. On ne le voyait pas, mais le toit, tout en entier pouvait s'ouvrir et dévoiler le ciel nocturne. Cependant, Roman n'actionna pas le toit et simplement referma la porte.

- Ici, la pierre ne protège plus la maison, on pourrait nous repérer. Cependant je n'ai pas fini le tour du propriétaire.

Il ne voulait pas dire que les machines pouvaient les repérer par leur chaleur, autant la pierre volcanique qui entourait la maison contenait facilement la chaleur de deux humains, autant le toit léger de l'observatoire, non. Et puis, il avait beaucoup mieux que l'observatoire. Il entraina Eveline, de retour à la cave. Pas vraiment un endroit romantique, surtout connaissant les déboires de Roman, mais ce qu'il voulait lui montrer ce trouvait là. En descendant les dernières marches et voyant à nouveau toutes les bouteilles endormies, il serra peut-être un peu plus la main de la jeune femme et traversa la pièce, jusqu'à une rangée de bouteilles contre le mur. Il chercha un moment puis finalement attrapa une bouteille. Immédiatement on entendit un CLIC bruyant, un grondement sourd et tout le mur en entier se mit à pivoter, faisant disparaitre la rangée de bouteille pour dévoiler une pièce sombre.

- Ferme les yeux et attends-moi là, j'en ai pour une toute petite seconde.

Il laissa Eveline en plan, c'est le moins qu'on puisse dire et pénétra dans la nouvelle pièce, il farfouilla un petit instant avant de trouver ce qu'il cherchait. Il appuya sur le bouton et la vie jaillit de la pièce. Il eut un sourire avant de revenir vers Eveline et de se placer derrière elle. Il posa ses mains sur les épaules et la fit avancer doucement. On pouvait déjà entendre le bruit de l'eau et sentir une douce chaleur.

- Vas-y, ouvre les yeux.

Devant Eveline, un mur de grotte, humide et à ses pieds, un ruisseau profond et souterrain. Un peu plus loin, une cuvette avec un bain bouillonnant. Le tout avait été harmonieusement décoré par des plantes grimpantes, mais depuis qu'elles n'avaient pas été entretenue, cela était devenue une véritable forêt vierge en plein Atlantique nord. La lumière était feutrée et n'agressait pas les yeux, cela donnait l'impression d'être un paysage fabuleux et presque paradisiaque. Le propriétaire des lieux s'expliqua.

- Les îles Feroe sont traversées par des courants souterrains très puissants, quand j'ai trouvé cet endroit, je me suis dit qu'au lieu d'acheter de l'electricité, je pouvais la produire moi-même, du coup, je fournissais pas mal d'électricité au village un peu plus bas. J'en ai profité pour installer un petit... jardin sous terre. Bien sur la décoration a un peu changé, mais au final, je trouve ça pas plus mal.
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Eveline Dolover
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MessageSujet: Re: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Mar 2 Aoû - 23:57

Eveline n’était à aucun moment surprit. Roman avait toujours eu un gout digne de ce nom. Le fait qu’il se soit acheté cette maison et qu’il l’a embellit comme il le fallait ne la surprenait pas du tout. Par contre ce que lui surprenait un peu, c’était l’observatoire. Elle arquait les sourcils et tournait ses yeux clairs vers lui.

« Un observatoire ? Pour regarder les étoiles ? J’ignorais que tu étais penché sur l’astronomie ? »

Oui, les chevaux, l’argent, les affaires… Roman s’intéressait à beaucoup de choses, mais aux étoiles et aux astres ? Ca Ev’ l’ignorait. Mais le chemin qu’il prenait par la suite, elle ne l’aimait pas trop. Elle connaissait déjà le chemin vers la cave et connaissait cette caverne d’Ali Baba. Et lorsqu’il ouvrait la porte de la cave, qu’il s’avançait la dedans, Eveline se demandait bien ce qu’il voulait lui montrer. La cave, elle avait déjà vu. Mais bon… Elle ne disait rien et se contenta de le suivre. Ils avaient dit oublier le passé pour une nuit, donc elle n’allait quand même pas commencer après quelques minutes ? Elle observa un long moment lorsque Roman lui demandait de fermer les yeux. Pourquoi ? Est-ce qu’il ne faisait pas encore assez noir dans cette cave ? Enfin… Elle finit par faire ce qu’il lui demandait et attendit. Patiemment. Puis tout à coup, elle sentit ses mains sur ses épaules et ressenti un léger frisson, se laissant guider par lui, elle finit par ouvrir les yeux. Ce qu’elle voyait en face d’elle était magnifique. Une grotte, décorée comme ci on était dans un lieu paradisiaque. Qui aurait cru à ce moment-là qu’ils se trouvaient tout simplement dans une maison ? Roman avait commencé ses explications mais Ev’ n’écoutait à moitié, trop fasciné par la grotte dans laquelle elle se trouvait. Finalement quelques mots glissaient de ses lèvres.

« C’est magnifique, Roman. Vraiment magnifique. Mais comment est-ce que tu as eu le temps d’emménager une telle maison, tu es venu souvent ici ? »

Ev’ était surprit, oui, elle avait toujours su que Roman était quelqu’un de fantastique, qu’il avait beaucoup de talents, qu’il pouvait faire construire des jolies choses. Mais ca elle avait oublié en route. Son regard allait de la grotte vers lui. Doucement sa main glissait sur celle de Roman. Ses doigts glissèrent entre les siennes. Oui, oublier et recommencer à zéro.

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MessageSujet: Re: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Mer 7 Sep - 20:26

- L'astronomie, les avions, les sensations fortes, tant que j'oubliais ce que je retrouvais à la maison, tant que j'oubliais qui dirigeait la compagnie, je me sentais libre.

La Tyran, la Despote, sa mère avait fait plus de dégats qu'il n'y paraissait. Il l'avait aimé, parce que c'était sa mère, celle qui l'avait éduqué, celle qui lui avait permis d'être un homme comme il était aujourd'hui, mais en même temps, il la haissait, car il en restait choqué, elle n'avait jamais été une femme amitieuse, elle n'avait jamais été une mère véritable, celle qui console après un gros bobo, celle qui sourit pour sécher les pleurs d'enfant. Non, elle n'avait été qu'un monstre froid, une falaise de glace. Alors quand il pouvait s'envoler, se retrouver dans un espace large, ouvert, sans barrière et murs, il se sentait libre et quoi de mieux que d'observer les étoiles? La vie était ainsi faite. On pouvait être riche, beau et tout ce qui va avec et détester cette vie parce qu'une seule personne fait votre enfer. La Despote avait été odieuse et il ne pouvait se tourner que vers le ciel étoilé. Roman conduisit donc Eveline à travers toutes les bouteilles bien alignées jusqu'à la petite surprise qu'il lui avait faite. Le bain à bulle se retrouvait dans une véritable jungle. Dix ans sans attention, les plantes avaient grandies comme jamais mais l'eau, renouvelée sans cesse par ce courant marin était parfaitement propre. Les lumières tamisées fonctionnaient à la perfection, pour cela, il en remerciait le ciel. Il sentit l'hésitation dans les doigts d'Eveline, mais elle les mélangea à ceux de sa main et un poids quitta ses épaules. Comme si la main d'Ev' suffisait pour l'envoyer dans un monde autre que celui de son fort intérieur. C'était bête, mais c'était ainsi qu'il le sentait. Il ne remarqua pas le très court et pauvre sourire que ses lèvres marquèrent un court instant et il serra doucement la main de la jeune femme dans la sienne, leurs doigts entremêlés.

- J'ai fait construire cette maison pour mes vingts ans. La roche volcanique est une roche particulièrement dure et résistante, je voulais montrer que je pouvais la modeler comme je voulais. Une fois que la maison fut construite, je l'ai amènagée ainsi et je n'y suis jamais retourné... Je n'avais pas vraiment le temps, je n'avais pas vraiment envie. Quand... Quand nous nous sommes quittés, je suis revenu là, pour noyer... mon chagrin dans un océan d'alcool. Ici, il n'y avait personne pour me dire quoi faire, la Despote était plus que jamais sur mon dos. Ici, j'étais libre de faire ce que je voulais et personne... ne me faisait faux bond. C'est ici que j'ai appris qu'il allait y avoir une météorite qui s'abattrait sur la terre. Voilà pourquoi il y a des réserves un peu partout, mais les services de sécurité m'ont déplacé sur l'île britannique, dans un autre refuge. Depuis, je n'étais pas revenu.

Son regard n'avait pas bougé de la scène devant lui, cette sorte de petite grotte amménagée, il ne s'en souvenait plus. Ca remontait à si loin, et la dernière fois, il avait été trop saoul pour se rappeler du chemin jusque là. Il avait hésité sur quelques mots tout en parlant, cela était difficile comme souvenir et plus d'une fois il avait voulu ne rien dire du tout. Mais il s'était fait la promesse de ne plus cacher quoi que ce soit à Eveline.

- Ev'...

Il baissa les yeux un moment. Non, il ne pouvait pas lui dire ce qu'il avait envie, mais il voulait être honnête et si ça devait commencer par cela, et bien... il devait tenter. Les mots se firent hésitants, il ouvrit plusieurs fois la bouche pour la refermer, mais ses doigts mélés aux siens lui donnaient du courage.

- Je t'ai fait du mal, je sais, je voulais... oublier, tout oublier, mais c'était impossible. Je ne peux pas changer le passer, mais je peux créer un futur. Je veux un futur avec toi. Te savoir loin, te savoir avec quelqu'un d'autre détruit mon coeur et me torture. Je te veux toi, Ev', tu changes mon ciel noir et nuageux en ciel bleu azur. Laisse-moi t'aimer, plus que jamais.
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Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]
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