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 Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]

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Eveline Dolover
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MessageSujet: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Dim 8 Mai - 14:24

La vie dans les camps était loin d’être facile. Si la vie sous terre avait été difficile pour Eveline. Cela l’était encore bien plus aujourd’hui. N’ayant pas l’habitude d’un tel labeur, sans parler de la chaleur en journée et du froid la nuit. N’ayant depuis toujours que très peu de résistance contre le froid, elle se choppait bien souvent des rhumes et d’autres maladies. Heureusement cela lui permettait de se reposer plus souvent et de rester dans l’hangar. On avait beau dire qu’au fil des années Ev’ aurait peut-etre eu l’habitude de tomber très vite malade, mais ce n’est pas le cas. On ne peut jamais s’habituer à ca. Dans le passé, et sous terre, elle se vêtait toujours plus que la plupart des gens. Afin de ne pas tomber malade. Mais ici, avec la chaleur en journée et puis le froid glaciale la nuit, même le corps de Roman ne pouvait pas la réchauffer assez. Mais résistante, ce n’était pas un rhume ou de la grippe qui allait la tuer. Depuis toujours Eveline avait été un enfant souvent malade, souvent enfermé et dans l’incapacité de jouer avec les autres. Faut dire qu’ici, cela l’arrangeait bien de ne pas devoir travailler avec tout les autres. Mais la grippe qu’elle avait attrapée il y avait une semaine, commencait enfin à partir. Refaisant les lits, attendant que les autres reviennent, que Roman revient, Eveline espérait ne pas attraper une pneumonie ou autre chose plus dure pour s’en remettre. Mais pour l’instant la chance la souriait… Enfin la chance… question de point de vue bien sure. Car se retrouver dans un camp d’Ares n’est pas ce qu’on pourrait qualifier de chance.

Toutes les morts, les enfants affamés, tout cela touchait Eveline bien plus qu’elle aurait cru se l’imaginer. Créant une certaine douleur dans son cœur. Heureusement qu’il y avait Roman… D’ailleurs en parlant de lui, faut avouer qu’intérieurement elle s’inquiétait pour lui. Il avait bien réussit à tenir pendant si longtemps et le fait qu’elle soit près de lui, semblait le ranimer un peu. Mais est-ce suffisant ? Non, la mort rodait dans ces camps et si ils ne sortaient pas rapidement d’ici, cela risquait de devenir leur tombeau royale…. Et elle ne supportait pas l’idée de mourir dans ce lieu. La fierté autrichienne jouait surement un plus grand rôle dans sa tête qu’elle le pensait. Finalement les portes s’ouvraient et les gens, plein de poussière, de transpiration et de fatigue rentraient et se laissaient tomber sur les lits afin de se reposer un peu. Ev’ guettait des yeux l’arrivée de Roman. Etrange comme les choses pouvaient changer.

En arrivant ici, elle le détestait tout en l’aimant toujours. Elle ne voulait qu’une seule chose le voir souffrir comme il l’avait fait souffrir. Et maintenant, c’était un peu devenu le far au milieu de l’océan qui la ramenait seine et sauve chez elle, celui qu’elle voulait protéger des machines. Et oui, les choses peuvent très vite changés. Finalement le mariage arrangé avait fini par les rendre accro l’un à l’autre. Et lorsque le prêtre avait dit pour le meilleur et le pire… C’était bien vrai. Car les voici, à nouveau réunit pour survivre le pire. Question était : est-ce qu’ils allaient y arriver ? Car il y avait bien des hommes et des femmes bien plus fort qu’eux. Qui avaient connu la famine bien avant tout cela, qui avaient du travailler dure pour survivre. Chose qu’on ne peut pas vraiment dire d’Ev’. Certes la fin du monde avait été dure, et elle a du s’habituer à pas mal de choses, dire au revoir à son luxe. Mais à la base, il y avait eu des gens prêtent à l’aider. Ici, il n’y avait que les machines pour leur donner des coups s’ils n’avancent pas assez vite.

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Roman McLowly
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MessageSujet: Re: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Sam 14 Mai - 16:27

La journée avait été difficile. Epuisante. Ereintante. Terrible. Encore aujourd'hui, comme tous les autres jours, il en avait bavé. Une femme s'était effondrée, à l'agonie, les machines lui avait tiré dessus et les humains avaient continué leur tache. Casser des pierres, creuser dans la roche volcanique. C'était impossible, ils avaient frappé, et frappé fort cette foutue roche, mais c'était à peine s'ils arrivaient à briser un petit cailloux. Toute la journée ça avait été comme ça. A peine le temps de s'arrêter pour une soupe mal faite et c'était de retour au boulot. Les tas de boulon avaient été impitoyables. Elles ne se privaient pas de frapper avec leur crosses, avec leurs armes, derrière les genoux, dans les tibias si elles pensaient que ça n'allait pas assez vite. Il avait eu son quota, comme tout le monde. Il s'en était pris un bon coup dans les côtes et un sur la tête, du coup quand il revint dans l'immense hangar, il avait un filet de sang séché sur la tempe. Oh, pas bien méchant, mais il était encore plus effrayant qu'avant, avec sa barbe de quelques jours, sa peau couverte de suie et de poussière et son air pas franchement aimable. Il était loin de l'homme qu'il avait été, il ne se distinguait plus beaucoup des autres, marchant les épaules voutées, le pas lourd, le moins d'effort possible. Il se traina jusqu'à son lit, enfin sa paillasse. Eveline l'attendait là, encore souffrante, les machines lui avaient laissé encore quelques jours, après tout, elle était une source inestimable pour elles, elle était en âge de procréer, elle pouvait porter encore plein d'enfants, alors les tas de boulons la gardaient sur pied, dans de meilleures conditions que tout le reste. Mais il était sûr et certain qu'elle irait bientôt travailler. Il avait encore du mal à accepter qu'elle était revenue, qu'elle était là pour lui, après dix ans. Elle n'avait pas changé, elle s'était juste... embellie encore plus. Elle était une femme maintenant. Elle n'avait plus l'apparence d'une jeune fille à peine sortie de l'adolescence. Durant toutes ses années, il avait voulu la retrouver, la revoir au moins une fois, mais jamais il aurait pensé qu'il pouvait la toucher. Il lui avait fait trop mal, il le savait. Il voulait la prendre dans ses bras, mais il n'osait pas. Il arriva jusqu'au lit et s'assit sur le bord, la tête se posa lourdement entre le mur et il soupira d'éreintement. Il n'en pouvait plus, ses côtes le brulait et il avait horriblement mal à la nuque. Son regard fatigué se porta sur le plafond. Pas question de regarder le bas peuple se reposer et il n'était pas prêt à affronter le regard de son ex-épouse.

- Ev'... On ne peut pas rester ici...

Cet endroit le tuait à petit feu. La présence d'Eveline lui avait redonné espoir, du moins mentalement, un petit peu, mais son corps lachait, il n'était plus aussi vaillant qu'avant, la douleur s'était accaparée de tout son corps. Avant il s'était bien fiché s'il crevait ici, mais maintenant qu'il y avait Eveline, il ferait tout pour la sortir de là. Elle ne méritait pas ça.
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Eveline Dolover
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MessageSujet: Re: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Sam 14 Mai - 23:03

Finalement Roman revenait et se laissait glisser sur le lit, sans vraiment lui montrer de l’intérêt. Ce n’était pas grave. Il avait toujours été ainsi. Un solitaire, qui n’avait jamais eu besoin de beaucoup d’affection, comparé à elle. Ev’ se contentait de le regarder. Il ne ressemblait plus vraiment à l’homme qu’elle avait été obligé de marier il y a dix ans de cela. Et pourtant les années, la poussière, la famine… rien n’avait vraiment changé quelque chose. Car au fond, il restait toujours Roman…. Celui à qui elle avait dit oui, et dont elle avait porté le nom… Et à qui elle avait finit par demander le divorce. Et pourtant voila qu’elle était à nouveau près de lui. A croire qu’elle aime faire les mêmes bêtises. Mais l’amour ne se commande pas. Et bien que vivre près de lui avait été un enfer, vivre sans lui ne l’avait fait que l’envahir d’une haine et de la tristesse en même temps. Et le revoir ne lui avait pas fait du bien. Ce réalisé que malgré tout le mal qu’il lui a fait, elle ne pouvait pas être loin de lui. Elle l’aimait malgré tout et ne pouvait pas le savoir en mauvais état. Finalement il se mit à parler.

Oui, il fallait sortir d’ici mais comment? Et est-ce que c’était possible ? Est-ce qu’il y avait déjà quelqu’un qui avait réussit à s’échapper de cet endroit ? Et même si ils y arrivaient, ou est-ce qu’il voulait aller ? Elle avait beau connaître la Résistance, elle n’était pas capable de retrouver son chemin. La base se trouvait bien caché sous terre et la terre se ressemblait tellement qu’il était difficile de se faire des réelles points d’appuie. Et rôder trop près de la base n’était pas très intelligent non plus, car on risquait de marcher dans un piège pour les machines et d’y laisser sa vie, ou dans la pire des cas une jambe. Eveline posait son regard sur Roman. Qu’est-ce qu’elle devait lui dire ? Oui, il avait raison mais… oui, car il y avait beaucoup de mais. Elle ne voulait pas paraître pessimiste mais la réalité n’était pas très optimiste, donc difficile de l’être.

« Oui… Mais comment tu veux y arriver ? Et ou est-ce que tu veux aller. Il y a des machines partout. »

S’appuyant contre le mur, elle regardait les quelques machines qui surveillait les humains. Même si par un miracle ou un très bon plan, ils arrivent de sortir de l’hanger, jamais ils arriveraient à sortir de ce camp sans alerter les machines. C’était mission impossible. C’était pire que Prison Break. Mais peut-etre que Michael Scofield pourrait trouver un plan dingue pour s’échapper. Mais bon, elle n’était pas Scofield et encore moins McGever… Et elle doutait fort que Roman était un d’entre eu ou encore James Bond. Quoi que, l’espoir fait vivre n’est-ce pas ?

« Même si on arrive à sortir d’ici… Comment tu veux quitter le camp ? »

Son cerveau essayait de trouver un moyen de s’échapper. Mais comme tout les gens ici, elle avait déjà essayé de s’imaginer un moyen de s’échapper. Mais toujours sans réelle solution. Et au fil du temps qu’elle cherchait, elle finit par soupirer. Se laissant glisser sur le petit lit près de lui, Eveline ne voulait plus réfléchir, plus penser. A quoi bon, chercher une solution lorsqu’il n’y avait pas d’échappatoire ?

« Il faudra avoir un moyen de transport. Un hélicoptère ou un truc du genre…Afin qu’on puisse avoir une chance d’échapper aux machines… Mais j’en ai vu aucun. Et faut encore savoir le piloter.. »
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MessageSujet: Re: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Lun 16 Mai - 16:19

« Oui… Mais comment tu veux y arriver ? Et ou est-ce que tu veux aller. Il y a des machines partout. »

Oui, elle avait raison. Où est-ce qu'ils iraient? Comment vaincre les machines? Oui, c'était inutile de penser à s'enfuir. Roman se laissa tomber dans le petit lit, se frottant le visage, seule partie de son corps qui ne lui faisait pas mal en ce soir. C'était inutile d'imaginer pouvoir sortir d'ici. Il n'y avait plus d'espoir, il n'y avait jamais eu d'espoir, pourquoi il y avait pensé. C'était inutile. Inutile.

« Même si on arrive à sortir d’ici… Comment tu veux quitter le camp ? »

Il ne savait pas. Il était fatigué, si fatigué... Mais qu'importe la volonté qu'il mettait pour s'endormir, il n'y arrivait pas. Il soupira. Il n'arrivait même plus à ressentir la peine, la douleur, la colère ou tout autre sentiment, il était vidé, complètement, ses mains tremblaient, son corps n'était plus qu'une brique brisée. Non, il n'irait pas bien loin comme cela, même s'il arrivait à creuser un tunnel jusqu'en Australie. Ev' vint près de lui et instinctivement, il ajusta le morceau de tissu qui couvrait son tatouage. Depuis qu'il n'avait plus de montre, il ne voulait pas qu'on voit sa seule faiblesse (mis à par l'alcool). Il la serra doucement dans ses bras et ferma les yeux à nouveau, mais le désespoir était planté dans son crane comme un ver dans une pomme et le rongeait, rongeait, jusqu'à lui pomper toute son énergie, bien plus que le travail à la mine.

« Il faudra avoir un moyen de transport. Un hélicoptère ou un truc du genre…Afin qu’on puisse avoir une chance d’échapper aux machines… Mais j’en ai vu aucun. Et faut encore savoir le piloter.. »

- On est sur la base militaire de Reykjavik, il y en a au bout du terrain d'aviation, de l'autre côté de l'enceinte... J'étais venu là, plusieurs fois... Ils ont des bons chevaux ici... Quand tu es... partie... j'ai voulu faire autre chose, j'ai voulu voir le monde d'en haut, être... seul. Du coup... j'ai passé mon brevet de pilote d'hélicoptère... Mais à quoi bon... On ne sortira pas d'ici...
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MessageSujet: Re: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Mar 17 Mai - 23:12

S’allongeant près de lui, Eveline profitait de la chaleur et des bras de Roman. Fermant les yeux, elle ne les rouvrait que lorsqu’il se mit à parler. Brevet d’hélicoptère ? Elle secouait doucement la tête tout en ayant un sourire aux coins des lèvres.

« Décidément tu me surprendras toujours. »

A une certaine époque elle n’avait pas vu les défauts de Roman à part peut-etre le fait qu’il soit hautain avec les autres ainsi qu’avec sa mère. Mais ca, elle avait très vite accepté. Au fond, elle n’aimait pas non plus trainer avec des gens sans ressources, du moins à cette époque là. Les choses ont bien évolués depuis. Mais il était sure qu’à cette époque, l’homme à qui elle était fiancé avec beaucoup de qualités. Brillant homme d’affaires, beau, séduisant, excellent cavalier… Mais elle pensait avoir tout vu de Roman. Pourtant il l’avait surprit, surprit en lui demander pardon. Chose qu’elle n’aurait jamais cru entendre un jour de sa part. Et maintenant il lui apprenait qu’il avait son brevet ? Finalement peut-etre qu’il était quand même un peu James Bond, avec toutes ces qualités et ses aptitudes. Néanmoins elle n’aimait pas la fin des phrases de Roman. Comme une gamine qui ne veut pas croire que le père noël n’existe pas, elle secoue brusquement la tête faisant un signe de non.

« Non. On va s’en sortir. On va trouver un moyen de sortir d’ici. Je refuse de croire qu’on va terminer notre vie ici. Je refuse de mourir dans un coin pareil. »

Baf ! La fierté autrichienne revenait au galop lorsqu’on essaie de le chasser. Eveline s’était brusquement relève et fit les cents pas dans la pièce, tournant autour du lit. Nein nein und nein ! Hors de question qu’elle meurt dans ce trou à rats. Son cerveau essayait de trouver un moyen de s’échapper d’ici. Mais rien, pas de moyen de s’échapper d’ici. Puis elle s’arrêtait brusquement.

« Und als wir nicht fluchten ? Aber die Machines glauben dass wir geflucht sind? Ja…. Aber wie gehen wir dass tun? Wie kann man dass tun? Wir mussen eine Lösung finden…“

Oh elle parlait à elle-même. Trop dans ses pensées absorbées pour se soucier de ce qui l’entourait. Trouvant son plan pourtant ridicule, il donnait une certaine option. Du moins une certaine facilité. Se retournant vers son mari… non ex-mari.

« Et si on ne s’échappe pas, mais qu’on fait croire aux machines qu’on s’est échappés ? Ils enverront une unité nous récuperer, et en journée, la plupart se trouvent dans sur le terrain pour creuser…. Il y aurait donc moins de machines, et de plus ils ne penseraient pas à qu’il y ait encore des humains dans le camp… »

Mmm bien sure Ev’ savait que même avec ca, ce n’était pas encore joué. Loin de là, car ils étaient toujours pas sorti. Déjà qu’il fallait trouver un moyen de se cacher sans que les machines les repèrent.


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MessageSujet: Re: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Ven 27 Mai - 16:46

Il la surprenait? C'était elle qui le surprenait à dire ça. Il avait fait beaucoup de chose à dire vrai, depuis qu'elle était partie. Il n'avait plus jamais été le même homme. Pourquoi, cela n'avait été que quelques mois entre le divorce et Era... Quelque mois où il s'était senti d'une lâcheté extraordinaire. Il avait fallu quelques semaines au plus pour que le procès se déroule rapidement. Les deux familles étant connues dans le monde des affaires, pour leur pouvoir d'achat et de vente, des fluctuations commerciales et autres dans le même genre. Cela n'avait pas trop été médiatisé, mais la famille McLowly s'en était pris un coup dans l'aile tout de même, après tout, c'était lui le fautif, le barbare. De tout le procès, de tout ce temps, il était resté silencieux, il n'avait pas pu parler. Il avait simplement hoché la tête et signé les papiers. Sa mère, la tyran, l'avait plus que houspillé. Rah, non, ce n'était pas le moment de penser à sa mère. Il chassa l'idée en tournant la tête et regarda les gens qui passaient, tous sales, tous las, tous gueux, rah non, il ne les aimait pas non plus. Il dit alors que c'était inutile, qu'il n'y avait plus d'espoir, mais Ev' comme toujours gardait elle, cet espoir fou. C'était peut-être pour ça qu'il l'aimait tellement, parce qu'elle lui permettait de voir le bon dans le mauvais, la lumière dans le tunnel. Lui non plus ne voulait pas mourir ici, mais il n'avait pas le choix, il n'était qu'un homme usé, abattu, las contre une centaine de tas de boulot qui ne dormaient jamais, qui ne souffraient jamais... Il eut soudain froid et se rendit compte qu'elle s'était relevé. Il ne bougea pas, mais la suivit de son regard. Elle se remit à parler dans sa langue. Woooh, doucement, il ne saisit pas tout, mais comprit en gros ce qu'elle dit. Faire semblant de quoi? Il ne savait pas. Il ne savait pas si ça marcherait. Il fut pris soudainement d'une quinte de toux, cracha quelque chose de noirâtre à terre avant de se rallonger et soupirer difficilement. Il passa sa main sur son front.

- Je ne sais pas, Ev'. Ca me parait trop... Enfin... les machines ont des programmes très complexes, je ne sais pas si un truc comme ça pourrait marcher.

Il n'arrivait pas à réfléchir, il avait trop mal partout, il était trop fatigué, il n'était plus qu'une larve, il se dégoutait, il ferma les yeux, mais ne parvint pas à dormir. Trop de trucs tournaient dans sa tête, à un tel point que rien qu'à l'idée, il avait la migraine, il alla jusqu'à se prendre la tête entre ses mains et se regrouper sur lui-même.
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MessageSujet: Re: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Sam 28 Mai - 0:35

Oui, pas faux tout ca… Les machines… Arf, elle ne connaissait pas en mécanique, informatique, et tout ce tralala, mais elle allait trouver une solution. Elle refusait tout simplement d’abandonner. Non, elle n’abandonnerait pas, ce n’était pas dans sa nature. Et puis, elle n’abandonnerait surement pas espoir tant qu’il serait près d’elle. Ca c’est sure ! Son cerveau travaillait mille à l’heure mais elle s’arrêtait net en voyant à quel point Roman était mal au point. Oui, il fallait vraiment sortir d’ici. Il fallait qu’il puisse reprendre des forces, se reposer, ne rien faire pendant des journées. Fallait sortir d’ici. Mais la question restait toujours la même.. Comment ? Et elle restait toujours sans réponse ? S’asseyant à nouveau près de Roman.

« Si on arriverait à contacter la Résurrection.. Peut-être qu’ils pourraient nous aider… »

Faible espoir mais puis pourquoi pas.. Peut-être qu’il y avait bien des volontaires assez stupides pour vouloir tenter de les venir en aide ? De toute manière Eveline ne voulait pas désespérer. Examinant de plus près Roman, elle avait plus peur pour lui que pour elle. Il était ici depuis bien trop longtemps. Physiquement cela lui pesait mais également mentalement. Comment est-ce qu’il avait réussit à survivre pendant tout ce temps ? C’était une question à laquelle elle pensait souvent, mais qui jusqu’à présent n’avait encore jamais franchit ses lèvres. Toujours en le regardant, Eveline finit par poser sa main sur la joue de Roman.

« On va s’en sortir… »

Est-ce qu’elle pensait sincèrement ce qu’elle lui disait? Oui, car elle ne voulait pas abandonner et elle voulait y croire. Le dire à haute voix lui permettait d’ailleurs à s’en persuader elle-même. Puis doucement, délicatement, Ev’ pressa doucement ses lèvres sur celles de Roman. Par amour, pour donner un peu de réconfort, par envie, par tendresse. Parce qu’elle n’avait tout simplement pas envie de le perdre.
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Roman McLowly
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MessageSujet: Re: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Sam 28 Mai - 15:01

Il était aussi vide dedans que dehors, il n'avait plus la force, tout simplement. Roman McLowly n'était plus que l'ombre de lui-même. Il avait eu l'argent, le pouvoir, une femme, DES femmes qui lui tournaient autours, il avait toujours eu ce qu'il voulait, même ce qu'il ne voulait pas, il avait vécu dans un monde idyllique, il avait vécu dans un rêve, jusqu'à ce foutu météorite, non, jusqu'à ce que sa femme s'en aille, cette même femme qui était à ses côtés maintenant et qui l'embrassait. Il lui rendit le baiser avec toute la force qui lui restait, tout ce désespoir qui se transformait en force, en lumière. Pourtant une machine passant non loin de là et faisant grincer ses rouages sur le sol de béton le fit se séparer brutalement de la jeune femme. Il ne voulait pas que les machines voient ça, il ne voulait pas qu'ils les emmènent tous les deux quelques parts et qu'ils... enfin, qu'ils... non, ils n'étaient pas des bêtes reproductrices. De sa main droite, il serra son poing gauche. C'était la seule et unique chose qui le maintenant encore vivant. Certes, Eveline était là, en chair et en os, devant lui, mais quand les machines rodaient, mieux vallait... mieux vallait... Il se redressa brutalement, les yeux perdus entre le bout de son nez et... ailleurs... Une idée venait de germer et grandissait lentement, comme une fleur qui s'épanouit au soleil matinal. Ca... pourrait...marcher... Encore fallait-il beaucoup de chance, mais... Non, c'était inutile... L'homme désespérait, c'était idiot de penser à... Alors que son regard passa dans celui de sa femme qui probablement se demandait ce qu'il se passait, il regagna brutalement espoir. Il pouvait essayer... Mais comment Ev' le prendrait? Il ne savait pas. Mais c'était à tenter. Il se leva brutalement, attrapa une gamelle qui trainait là, agrippa le poignet de sa femme et l'attira avec lui, d'un pas résolu et incroyablement vigoureux. Non, non, non, il ne répondrait pas aux questions qu'elle pourrait lui poser, mieux valait pas, ça garderait une part de réalisme. Il souffla un bon coup avant de se positionner devant la machine qui gardait la porte. Très bien, on allait voir s'il avait toujours cette faculté de cacher ce qu'il pensait réellement.

- Hey... On m'a dit que j'aurais le droit à une bouteille d'alcool si je procréais avec cette femme. Elle est prête, j'le sens, elle est mûre à point. J'veux la bouteille maintenant et j'veux un coin tranquille. Tous seuls, sinon j'arriverais à rien.

Allez, Ev', proteste, s'il te plais, réagis naturellement, pitié... Il garda fermement le petit poing de la jeune femme dans sa main. La machine dut consulter ses fiches un moment, car elle ne bougea pas pendant de longues et de longues secondes, avant de finalement bouger... en direction... de la porte. Bingo. Docilement, Roman suivit, entrainant toujours Ev' avec lui. Le tas de boulons les conduisit dans une cellule, tout au bout d'un grand tunnel macabre. L'écossais pria de toutes ses forces et ce fut un large sourire qui accompagna ses traits quand la machine les enferma dans la petite pièce en claquant la lourde porte de bois... Bientôt, après quelques minutes, une bouteille de rum apparut par une espèce de chatière et Roman se rua dessus.

- Pas ce que je préfère, mais ça fera l'affaire.
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Eveline Dolover
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MessageSujet: Re: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Sam 28 Mai - 16:48

Il l’embrassait mais dès qu’une machine passait, il se relevait brutalement. Arquant les sourcils Eveline ne comprenait pas la réaction de Roman. Qu’est-ce qu’il avait subitement ? Mais la suite fut encore bien plus incompréhensible. Il la tirait par la main et se positionnait devant une machine. Ev’ se sentait très mal à l’aise, car elle n’avait aucune idée de ce que Roman allait dire ou faire… Mais le fait de ne pas se sentir à son aise laissait bien vite place pour un sentiment d’outrage. Il voulait QUOI ?!

“Pardon?!? “

Le regard de l’autrichienne allait vers Roman puis vers la machine pour finalement s’arrêter à nouveau sur Roman. Alcool, procréer, prête, mûre… Elle ne savait pas laquelle de ces paroles l’énervait le plus. Le fait qu’il parle d’elle comme un animal, comme sa propriété. Le fait qu’elle la dit soi-disant mûre et prête. Ou encore le fait qu’il voulait avoir une récompense ? Elle essayait de se dégager de sa main, mais il la tenait bien trop ferment pour qu’elle arrive à dégager sa main. Ah ! Ca aurait duré longtemps avant qu’il l’énerve à nouveau ! Décidément il n’avait pas changé ! La machine semblait se souvenir ou du moins avoir trouvé quelque chose qui parlait de cet arrangement dont Roman n’avait même pas prit la peine de lui parler ! Ah bravo ! Encore plus de cachoteries ! Alors qu’il la tira et suivait la machine, Eveline qui ne contrôle pas toujours bien son tempérament. Et oui… c’est ce qui arrive quand on gâte les petites filles… Elles deviennent capricieuses et sont très vite vexées. Note que toute autre femme aurait été vexée par les propos de Roman.

« Alors quoi ? Tout ca, n’était que pour l’alcool ? Ah oui ! Parce que quand ca ne va pas comme monsieur le souhaite, c’est tellement plus facile de tendre la main vers l’alcool ! Plus facile qu’affronter la réalité ! »

Eveline y allait un peu fort, mais elle n’aimait pas être traitée de la sorte. Elle n’était ni un objet, ni un animal et encore moins un travail qu’on fait pour recevoir une récompense ! Finalement ils se retrouvaient à nouveau dans une cellule. Bah ! Des souvenirs de son premier jour lui remontait à l’esprit. Et ce n’était pas vraiment plaisant tout ca. Se mettant dans un coin loin de la porte, ca ne durait pas bien longtemps avant qu’une bouteille fut roulée dans la cellule. Comme un chien affamé, Roman s’était déjà jeté dessus. Bah voyons… Même pas surprenant.. Enfin si, car elle avait cru que… Enfin… Elle avait surement encore été une fois de plus stupide… que croire qu’il l’aimait vraiment… Il ne faisait que de l’utiliser à sa bonne guise… Comme avant….

« Pour une bouteille… Tu ferais n’importe quoi pour une stupide bouteille d’alcool ? »


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Roman McLowly
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MessageSujet: Re: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Sam 28 Mai - 17:47

Il avait mal de dire cela, mais il ne fit rien passer sur son visage, il garda parfaitement le contrôle de ses expressions. Ce fut difficile, mais peut-être que la fatigue extrême dissimulait aussi ce qu'il ressentait véritablement. Elle tenta de se débattre, elle lui balança quelques véhémences, mais il ne répondit pas. Non, pas maintenant, sinon tout tomberait à l'eau. La machine le "croyait", c'était tout ce qui comptait. Ils furent enfermés et dès que le tas de boulons fut parti, leur laissant la bouteille, Roman lacha la gamelle en ferraille par terre. Alors qu'il débouchait la bouteille, il leva les yeux et remarqua les deux caméras. Il s'approcha de la jeune femme. A portée de bras, il lui tendit la bouteille, il n'en avait pas encore bu.

- Fais-moi confiance?

D'un geste de la tête, il l'incita à boire. Il lui faisait confiance, cela faisait dix ans qu'il avait envie de lui faire confiance. C'était maintenant et tout de suite qu'il allait savoir s'il avait eu raison de l'épouser, il y a maintenant si longtemps. D'un geste tout de même hésitant, il lui laissa la bouteille, dans les mains ou par terre et s'en retourna à la gamelle par terre. Il la retourna et sauta dessus, à l'abri des caméras. La gamelle s'éclata et se brisa en deux gros morceaux de métal. Avant que Eveline décide de briser la bouteille, tant il craignait que cela arrive, il revint près d'elle, récupéra la bouteille et embrassa son épouse, qu'elle le veuille ou non, fallait bien faire croire que ça s'échauffait, non? Il retira sa chemise, dévoilant un corps balafré, blessé et fatigué et il jeta sa chemise vers la porte. Les machines avaient installé un espèce de lit miteux dans un coin. Il entraina Eveline, d'une manière un peu brusque, mais sans pour autant la blesser et la força à prendre place sur le lit. Même s'il était épuisé, il restait un homme, plus fort et plus costaud que la jeune femme. Il lui murmura à l'oreille.

- Fais-moi confiance... je t'en prie.

Il l'embrassa à nouveau et passa juste au dessus d'elle. Sa main gauche, cachée des caméras se faufila SOUS le lit et Roman pria encore. Un peu de chance, c'était tout ce qu'il voulait. Et encore une fois, il fut gracié. Le lit portait des lattes en bois, le temps d'un baiser, il arracha une des lattes. et toujours sous le lit, la fit glisser rapidement jusqu'à la porte. Les caméras ne verraient pas cela, elles étaient thermiques, pour savoir s'ils s'échauffaient vraiment ou pas. Ayant retiré sa chemise, le corps de Roman dégageait encore plus de chaleur dans cette atmosphère glacée, il espérait que cela suffirait. Quand il eut fini, il se sépara de ses lèvres et murmura à nouveau.

- Je... je sais pas si ça va marcher, mais... tu m'as donné des ailes, Ev'... Merci, je n'aurai peut-être pas l'occasion de te le redire...

Il se redressa, regarda la bouteille avec comme un air d'effroi avant d'expirer lentement et longuement. Puis suivant une inspiration théâtrale, il s'enquilla une bonne gorgée monstrueuse, il fit le tour du lit, revint vers la porte et ramassa les deux morceaux de métal. Il fallait faire vite, avant que les machines ne s'aperçoivent de quelque chose. A raz de la porte, il entrechoqua les morceau de métal contre la pierre. Il y eut une minuscule étincelle et il hésita, un demi millième de seconde trop tard. Ok, la prochaine fois... Il recommença et au moment où l'étincelle prit vie, il cracha ce qu'il avait dans la bouche, mais l'étincelle s'éteignit et rien ne se fit. Roman recommença, reprit une gorgée de rhum, versa un peu d'alcool sur la porte et frappa à nouveau la pierre du mur avec les morceaux de gamelle. Une étincelle, il cracha et la porte s'enflamma. L'homme recula, revint vers la jeune femme sur le lit. Il ferait bientôt trop chaud dans cette pièce et les machines se rendront compte que quelque chose n'allait pas. Il attrapa sa chemise, la déchira en trois bandes en donna une à Eveline, en garda une pour lui et enroula le dernier morceau autour de la latte. Il arrosa un peu sa torche improvisée et tendit la bouteille à sa chère et tendre.

- Garde-la... C'est maintenant ou jamais.

Il lui attrapa la main, la serra un court moment et l'entraina, promptement vers la porte en feu. D'un coup de pied, alors que la porte geignait sous l'élément destructeur, il alluma sa torche. Le bois craqua, se brisa. Liberté. Il n'attendit pas la réaction des machines dans leur salle de contrôle. Ils étaient au bout d'un long couloir. Roman avait appris à se reconnaître sous terre, à garder son sens de l'orientation. Il prit la direction d'un autre tunnel, loin, plus loin. Les machines ne tarderaient pas, mais il avait encore une petite chance de s'en sortir...
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Eveline Dolover
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MessageSujet: Re: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Sam 28 Mai - 19:16

Elle croisait déjà les bras en le voyant arriver avec la bouteille. Elle boire ? Il savait qu’elle n’aimait pas ce genre d’alcool fort. De plus elle ne tenait pas bien l’alcool et il n’y a aucun plaisir à être saoule si c’est pour sortir le contenu de notre estomac à terre.

« Non, merci, sans façon. Et d’ailleurs je ne pense pas que… »

Mais sa phrase fut coupé par les quelques mots prononcés par Roman. Lui faire confiance? Avait-il vraiment le droit de lui demander une telle chose? Hésitante elle prit la bouteille entre ses doigts, le regardant. Lui faire confiance pourquoi ? Il n’avait même pas eu la gentillesse de lui expliquer un quelconque plan ? Si il en avait un…. Dans un soupir et contre toute envie, elle posa ses lèvres à la bouteille de Rhum, buvant un léger coup tout en grimaçant. Beurk ! Ce truc était vraiment que bon dans des cocktails avec des autres alcools. Encore préoccupé à enlever ce gout de sa bouche, elle ne remarquait même pas ce que Roman était entrain de faire. Puis tout à coup, la voila à nouveau près d’elle et il s’empressa de l’embrasser. Céder ? Ah non ! Pas dans cette endroit, pas après les paroles, pas avec les machines qui jouent à Big Brother is watching you ! Roman avait déjà enlevé sa chemise et l’obligeait à s’asseoir sur le lit, elle allait protester lorsqu’à nouveau il lui demandait de lui faire confiance ! Elle avait bien envie d’hurler que ce n’était pas aussi facile après toutes ces années ! Il l’embrassait à nouveau et ca fut un miracle qu’elle ne le repousse pas, mais qu’elle priait qu’elle pouvait le faire confiance et qu’elle n’allait pas encore se retrouver avec les pots cassés. Surprit par le craquement du bois, Eveline regardait Roman. Il avait cassé une latte du lit, mais pourquoi ? Sa bouche s’ouvrit déjà pour le lui demander, mais encore une fois Roman fut plus rapide qu’elle. Donner des ailes ? Pour faire quoi ? Et merci… ? Eveline le regardait sans trop comprendre. Mais Roman ne se souciait déjà guère d’elle, car il s’était relevé et prit un bon coup du rhume, chose qui fit grimacer la jeune autrichienne. Elle n’aimait pas le voir avec de l’alcool, encore moins le voir boire… Elle avait toujours peur que… Mais ses pensées furent coupées court lorsqu’elle voyait Roman jouer à MacGeyver. Qu’est-ce qu’il était entrain de faire ? Mais très vite un feu fut créent et Eveline reculait de quelques pas, jusqu’à ce que Roman vienne la chercher, lui donnant la bouteille de Rhume. La garder… Mouais, elle n’en voyait pas l’utilité mais bon. Après ce qu’il venait de faire, elle pouvait quand même continuer à l’écouter et à le faire confiance non ? Néanmoins l’allure de la porte en feu ne l’inspirait pas confiance.

« T’es sure que… »

Mais il donnait déjà un coup de pied à la porte et la tirait avec lui vers l’extérieure. Combien de temps est-ce qu’ils avaient ? Et malgré avec la torche que Roman avait crée, Eveline avait du mal à voir ou Roman l’entrainait. Elle espérait qu’il savait ou il courait, qu’il ne faisait plus que de suivre ses instincts, car elle n’avait pas envie de savoir ce que les machines allaient faire à des gens qui tentent une évasion. Elle courait et courait, les pas résonnaient, elle faillit trébucher à plusieurs reprises, mais grâce à la main de Roman elle avait toujours su se reprendre de justesse. Mais après une bonne dizaine de minutes, elle n’en pouvait plus et s’arrêtait. Son cœur chantait la chamade. Reprenant son souffle, elle en profitait en même temps pour regarder derrière eux. Combien de temps est-ce qu’ils avaient ? Quelques minutes ? Quelques secondes ? En tout cas, elle n’entendit pas les pas des machines sur le sol.. Du moins pas encore. Son regard se tournait vers Roman.

« Dis moi que tu sais ou mène ce tunnel… »

La dernière chose qu’elle voulait, s’était de courir droit dans les bras métalliques.

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MessageSujet: Re: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Dim 29 Mai - 6:23

- Normalement...

Oui, normalement il savait où il allait, il pouvait se tromper, aussi, hein, il n'était pas Dieu le Père après tout. Mais normalement, c'était par là. Des pensées amères traversèrent son esprit. Et si les machines les retrouvaient, et s'ils n'arrivaient pas à sortir de là, et si ils tombaient sur un cul de sac, et si... Non, non, non, il ne fallait pas penser à ça. Ev', Ev', Ev', voilà ce qu'il devait voir devant lui, rien d'autre. Si jamais ils arrivaient à sortir, elle pourrait alors redevenir libre et ne pas à l'avoir sur le dos. Il ne voulait pas s'en débarrasser, loin de là, mais cela ne devait pas être facile pour elle, d'être là, à côté de lui.

- Viens, il faut continuer.

Il lui reprit la main, l'entrainant encore plus loin, vers d'autres couloirs qui n'en finissaient pas. Normalement, à un moment, ils allaient devoir arriver à un poste défensif, une sorte de guitoune pour garde qui faisait la passerelle entre l'extérieur et l'intérieur. Il ne savait pas trop. Il l'espérait, pour une fois.

- Le camps n'a pas été constuit ici, les machines ont utilisé des batiments déjà existants. C'était une base militaire. Si y'a toujours une grande entrée, y'a toujours une porte de secours et cette porte là, elle mène non loin de l'aérodrome. Enfin, normalement...

Il n'était pas sûr, après tout, il n'était jamais allé par là, c'était juste de la déduction. Il avait eu des mois et des mois de réflexion, à force de désespérer dans ce camps de prisonniers. La torche leur montrait le passage, car il n'y avait aucune lumière. Ils arrivèrent finalement au bout du couloir avec une porte, encore en bois, verrouillée. Il récupéra la bouteille, arrosa la porte et y mit le feu. En moins d'une ou deux minutes, la porte avait complètement flambée. A nouveau, il attira Eveline dans la pièce, typiquement un poste de derrière. Il traversa la salle et ouvrit une autre porte, cette fois-ci, elle s'ouvrit sans problème. De toute la course folle, il n'avait pas pensé au supposé hélicoptère au bout du terrain. Il vit le bout du tunnel, au bout d'une rampe. Liberté. Au moment où il allait poser le pied à la surface, une machine surgit de là. Roman dérapa, tomba en arrière, mais parvint à balancer la bouteille de rhum sur le tas de boulons et à y mettre le feu. Si le métal résistait, les fils en plastique bientôt furent dénudés et il y eu un court circuit. Pourtant la machine eut tout de même le temps de lui coller une bonne baffe et Roman roula à terre, un peu plus loin, à moitié sonné.
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Eveline Dolover
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MessageSujet: Re: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Mar 31 Mai - 18:05

La liberté était au bout de chemin? Eveline ne se posait pas la question. Au fond, elle ne voulait pas trop se faire des faux espoirs et préférait s’attendre au pire. Qu’est-ce qui leur arrivait si… Ah mais non, penser à ca, n’allait pas les aider non plus. Main dans la main, ils couraient ensemble. Une porte encore une porte et puis.. La sortie ? Roman passait en dernier et tombait droit sur une machine, qui ne tardait pas à lui donner un violent coup. Heureusement pour eux, Roman avait réussit à mettre le feu à la machine. Bien sure le métal résistait, par contre les fils non. Alors que Roman était à terre, roulant un peu plus loin, à moitié sonné, la machine continuait à marcher. Une carcasse en feu, ne vous donne jamais envie de vous jeter dessus. Du coup, apeuré, enlevé de tout courage, Eveline reculait de plusieurs pas. Mais le feu coupait très vite court au circuit du robot qui finit par s’arrêter et de s’écraser dans la poussière. Eveline hésitait pas un instant et courait en direction de Roman, s’accroupît près de lui. D’un air inquiet, elle essayait de l’aider à se réveiller, malgré le coup qu’il avait recru et qui l’avait pas mal secoué.

« Roman ? Allez relève-toi, on y est presque. »

Vraiment ? Bah non, elle n’en avait aucune idée. L’aidant à se relever, elle regardait la bouteille de rhume qui dans la chute de Roman s’était brisé à terre. Ils avaient plus vraiment une manière pour se protéger…. Ils avaient que leurs jambes, un peu d’espoir et puis l’envie de survivre. Est-ce que cela allait les suffire ? Et bien on allait voir ca. Lorsque Roman tenait plus au moins sur ses jambes, le bruit qu’Ev’ avait tellement eu peur d’entendre se fit entendre… Des pas mécaniques dans un rythme parfait… Cela n’avait pas duré bien longtemps avant qu’ils retrouvent leur trace. Il fallait se dépêcher ! Sans hésitation, Eveline s’avancait d’un pas décidé vers la lumière. Ses yeux s’adaptaient assez vite à la lumière. Mais très vite une voix de robot se fit entendre. Une patrouille ! Merde ! Ils étaient encore éloignés, mais ne tardaient pas à arriver à leur hauteur. Eveline tournait sa tête, à droite à gauche, à droite… a nouveau à gauche. Un Héliport. Il y avait vraiment peu de chance qu’il y en avait un, surtout un en état de fonctionner, mais il n’y avait pas d’autre option.

« Roman ! L’Héliport ! Cours ! »

A peine qu’elle avait crié ses paroles, les machines avaient ouverts feu. Ils préféraient surement encore les tuer que de les voir s’enfuir. Les balles sifflaient autour d’Eveline, qui utilisait ses dernières forces pour courir en direction de l’héliport, essayant de ne pas regarder derrière elle et de ne pas se ralentir. Ils étaient plus résistant qu’eux, mais l’être humain est plus agile, sans parler qu’eux ne couraient pas avec du métal sur le dos. Mais la fatigue et tout ce qu’ils avaient du endurer dans les camps ne jouaient pas dans leur avantages. Une balle passait à côté d’Ev, lui donnant une légère égratignure. Bientôt, elle arrivait près de la porte, derrière laquelle elle se cachait pour ne pas être touché par les balles, tout en regardant néanmoins à combien de mètres étaient Roman. *Alllez Roman..*
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Roman McLowly
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MessageSujet: Re: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Dim 12 Juin - 10:59

Le coup de la machine l'avait vidé, totalement, de tout ce qui lui restait. Il s'était écrasé au sol et ne voulait plus en bouger. Il savait qu'il devait se relever, il savait qu'il n'avait pas le choix, mais il n'en pouvait plus. Il avait déjà mal partout. Il tenta tout d'abord de retrouver un semblant de respiration, Eveline vint le trouver et tenta de le redresser. Roman se reprit difficilement, perdant sa balance, plus d'une fois, mais il parvint à se remettre sur ses pieds. Eveline l'entraina dans le couloir. La lumière au bout du couloir, pour lui, c'était Eveline, tout simplement. S'il mourrait là, maintenant, il serait content. Les balles commencèrent à siffler. Signe que les machines avaient repéré leur fuite, ce qui n'était pas vraiment une surprise. Ses oreilles furent plus d'une fois assourdies, mais aucune ne le toucha, jusqu'au moment où il toucha la porte blindée, la dernière avant l'héliport. Elle se figea dans l'épaule comme un moustique de 4m pourrait vous empaller. Il ne dit rien, tout son corps n'étant plus que douleur de toute manière, c'est à peine s'il parvint à sentir l'impact. Ok, ils avaient trois, quatre minutes pas plus. Il scruta rapidement les environs. Ok, ok, ok, vite réfléchir. Islande. Qui disait Islande, disait île et qui disiait île disait prévoir un minimum de carburant. Ok, Groenland ou les Îles Feroe... L'un ou l'autre, il verrait plus tard. Deuxième chose, ralentir les machines le temps qu'il prépare l'appareil. Il y avait deux hélicos sur le tarmac. Ok, il pouvait faire exploser un devant la porte, ça n'arrêterait pas les machines, mais ça les ralentiraient suffisamment. Troisième petit point. Est-ce que l'hélico allait partir? Il courut aux hélicos. L'un était peint en orange et portait l'inscription: Landhelgisgæsla l'autre montrait: sjó björgunarsveit. Et merde, c'était quoi ça... Il se souvint vaguement du premier, un truc avec les guardes... Les gardes-côtes, voilà... L'autre... Heureusement qu'il y avait une croix rouge, surement les secours en mer. C'était celui-là qu'il prendrait. Ok. A l'action.

- Ev', grimpe dans celui-là, y'a un bouton ON/OFF quelque part, actionne-le et trouve le cadran des réservoirs, dis-moi si c'est plein. Si c'est plein, fais sortir l'hélico du hangar, avec le tracteur, celui-là. Si c'est pas plein fais rouler un baril de là-bas jusqu'à l'hélico.

Il avait dit tout cela en attrapant un tracteur, un de ces petits machins qu'on accroche à la roue et qu'on tire. On pouvait ainsi faire avancer un hélico tout entier à la force d'un seul homme grace au petit moteur du tracteur. Il tira l'hélico des gardes-côtes jusqu'à la porte ouvrit le réservoir, pria pou rqu'il y ait un peu d'essence et fourra un vieux chiffon dedans. Sur le siège du pilote, il y avait un paquet de clope, surement un briquet ou des allumettes dans le coin, il farfouilla la cabine, vit les allumettes et mit le feu au réservoir. Ca allait faire une belle explosion dans pas longtemps. Il s'écarta rapidement et revint vers Eveline. Il farfouilla un moment la cockpit, voir ce qu'il manquait ou qu'il y avait de trop.
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MessageSujet: Re: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Dim 19 Juin - 1:45

Elle ne comprenait rien à ce qui lui disait de faire. La plupart de son vocabulaire étaient des termes qu’elle n’avait jamais entendu. En temps normale elle lui aurait surement fait la remarque. Mais le temps pressait. Trouver un bouton avec ON dessus. Oui, ca elle devait bien être capable de faire. Mais puis ? Qu’est-ce qu’il avait encore dit qu’elle devait dire ? Elle allait le lui demander, mais il était déjà parti de l’autre bout. Bon… Fallait se débrouiller… Rentrant dans l’hélicoptère, elle ne put s’empêcher de se faire la petite remarque qu’un jet privé était quand même mieux que cet abeille métallique, comme elle les appelait. Bon… Un bouton… Bouton bouton ou est-tu ? Là ! Poussant dessus, elle attendit quelques secondes. Puis le tableau de bord s’allumait. C’était quoi l’étape suivante ? AH oui.. Le carburant… Olala, ou est-ce que cela pouvait bien se trouver cette indicateur. Ca ne ressemblait pas vraiment à une voiture… Et puis cela faisait bien longtemps qu’elle avait encore roulé dans une voiture, et encore plus longtemps sans chauffeur. Se grattant sa nuque, son œil tombait néanmoins sur quelque chose qui pouvait être ce qu’elle recherchait. Du moins ca y ressemblait. Sortant sa tête de la porte, elle criait à Roman.

« C’est bon, il y en a encore… C’est pas plein, encore la moitié, si je peux faire confiance aux flèches. »

Qu’est-ce qu’il était entrain de faire ? Elle n’en avait aucune idée, surement encore un truc à la James Bond. Bon et maintenant elle devait faire quoi ? Car les instructions de Roman, elle les avait oublié au moment il l’embrouillait avec son vocabulaire un peu hors de norme pour Eveline. En le voyant faire, elle se demandait d’où il sortait encore sa force. Il venait de se faire secouer bien fort à cause d’un coup d’une machine, il était épuisé et son corps ne demandait surement rien d’autre que du repos. D’où est-ce qu’il trouvait encore cette force ? Sortant de mes pensées par les machines. Ne sachant plus ce qu’elle était supposée de faire. Après tout, elle ne savait pas du tout comment cette abeille de fer marchait.

« Roman ? »

QU’est-ce qu’il était encore entrain de faire? Pourquoi est-ce que ca semblait durer si longtemps. Ils devaient partir, qu’est-ce qu’il fabriquait ?



HS : Je m’excuse, assez court et pas le grand top, mais je suis un peu en manque d’inspiration en ce moment. Je promet d’essayer de me rattraper à prochain poste.
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MessageSujet: Re: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Mar 28 Juin - 14:35

- Aaaah...

Il se tint les tempes, grimaçant de douleur. Rah, ça allait trop vite, c'était trop... Eveline venait de lui dire que le réservoir était plein à moitié. Ca voulait dire que s'il partait maintenant, avec à moitié plein... ça faisait... Raaaah, c'était malin, maintenant, il avait mal au crane en plus d'avoir mal partout. Quand toute l'adrénaline allait retomber, il allait souffrir, il le savait, mais pour le moment, c'était pas le moment d'y penser. Il vira tout ce qui ne l'intéressait pas en dehors de la carlingue alors que Ev' l'appela. Il regarda la porte et l'hélicoptère qui brulait. Oh merde, ça allait exploser. Roman sauta de l'appareil et attrapa le tracteur, le fixa rapidement sur la roue avant et tira la chose volante sur la dizaine de mètres qui les séparaient de l'air libre. C'était pas dit encore qu'il pourrait encore... Ok, ok, ok... se calmer... se calmer... Ses épaules s'abaissèrent et sa vue commença à tanguer. Non, non, il ne devait pas se reposer. Il s'endormirait peut-être, tomberait dans le coma surement. Il fallait encore sortir de là. Ok, alors... il fallait oublier les machines il ne fallait qu'avancer surement et simplement en oubliant tout ce qu'il y avait à côté. Se faire un chemin droit, tout droit et oublier les virages et les carrefours. Il sortit du cargo de l'hélico, courut chercher le tracteur, le fixa rapidement sur la roue avant de la machine volante et tira le tout dehors, à l'air libre. Pourvu que les machines, celles qui avançaient toutes seules n'aient prévu leur évasion par les airs. Y'avait combien de possibilité? Rah, ce n'était pas le moment de penser à ça. Ils verraient bien. Il allait mourir dans le camps de toute façon s'il restait, alors quitte à mourir en vol en train de s'enfuir, c'était mieux, non? A peine étaient-ils sorti du hangar, il vira le tracteur, grimpa dans la cabine et alors qu'il appuyait sur pas mal de boutons, pistons ou interrupteur, il prononça.

- Ok, ça à l'air de fonctionner. Ceinture. Casque... Ok... Ev'?

Il s'arrêta, la regardant un moment. Il ne savait pas ce qui allait arriver, s'ils arriveraient à quitter cet endroit, s'ils s'en sortiraient vivants, s'ils verraient un autre jour. Il voulait la remercier pour le tenir encore en vie, surement qu'il aurait abandonné depuis longtemps, surement qu'il se serait séparé du monde si elle n'était pas réapparu depuis. Mais les mots ne parvirent pas à ses lèvres, mourrant dans sa gorge. Il la regarda, avant de revenir sur terre, au son des pales qui tournaient maintenant à vive allure. Bientot, les hélices tournaient à plein régime. Dans le hangar il y eut une explosion, mais il ne s'en préoccupa pas car déjà alors qu'il levait doucement le manche, l'hélico s'envolait, prenait de l'altitude. Roman le poussa à sa vitesse maximale, rasant la terre de quelques mètres. Tout ce qui comptait, c'était d'aller le plus loin possible, d'avoir tenté quelque chose. Bientot la mer remplaca la terre et l'homme fixait l'horizon, se donnant pour but de l'atteindre. Mais face à ce spectacle si reposant, l'adrénaline qui lui servait de force s'estompa et sa vue se brouilla. Oh, merde... Il n'allait pas résister longtemps, pas après autant d'effort et si peu d'énergie.

- Eveline...

Non, il ne pouvait pas lui laisser la responsabilité, ça ne se faisait pas... Il allait en payer le prix, mais il ne pouvait pas la laisser toute seule. Pas question. Pas encore... Il se reprit, du moins, le peu qu'il pouvait. Ok, il volait sud-est, il se dirigeait donc vers les iles Feroe, ca tombait bien, il avait une demeure là-bas, il savait où il pourrait aller. Roman ne chercha pas à savoir si les machines le poursuivait, cela ne serait que trop de chose à penser, et il était déjà trop faible. Il fila à toute allure. Combien de temps, il parvint à garder sa détermination? Il ne le sut pas, surement une ou deux heure, le temps de parvenir aux iles Feroe. Il posa la chose sur l'héliport et comme au décolage, il le tira dans le hangar, son propre hangar avant, de sans un mot, conduire la jeune femme par la main sous les formations rocheuses. Les iles Feroe sont tres escarpée et sa demeure était partiellement sous la roche, creusée à même le sol, se mariant parfaitement avec la couleur des pierres. Il n'y avait qu'une toute petite route, assez large pour une seule voiture qui menait de la ville à sa maison. C'était le fin fond du bout du monde. A quelques mètres de là, un immense précipice et les vagues qui s'acharnaient sur la falaise. Il avait toujours aimé cette demeure, car elle était loin de tout et personne ne le dérangeait là. Il poussa la porte d'entrée qui grinça, ouverte la dernière fois il y avait plus de 10 ans. Quand il la referma, il s'appuya contre la porte, ferma les yeux et se laissa glisser sur le sol poussiéreux.

- Ev'... Je vais devoir te laisser...

Il ferma la bouche et s'enfonça dans un coma, plus ou moins réparateur, mais seule défense que son corps avait pour récupérer un petit peu...
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Eveline Dolover
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MessageSujet: Re: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Mer 6 Juil - 15:38

“Roman…”

Sa voix n’était plus qu’un doux murmure, elle aussi, ses forces commençaient à l’abandonner. Pourtant après avoir vérifié le pouls de Roman, se rassurant qu’il était toujours vivant, elle partait à la recherche de couvertures. Et elle ne tardait pas à en trouver. Elle n’avait pas assez de force pour soulever Roman et de l’installer dans un des lits, du coup, elle pouvait que faire de son mieux pour qu’il ne se réveille pas avec le dos en compote *Si il se réveille* Mais elle refusait d’écouter des pensées sombres. Il allait se réveiller. Oui oui, oui. Elle n’était pas médecin et ne s’y connaissait pas du tout, mais elle ne voulait pas se laisser abattre par des pensées négatives. Ce n’était pas elle, non elle ne se laisserait pas aller dans la dépression et la peur. Doucement elle soulevait la tête de Roman pour mettre quelque coussins en dessous et de draper quelques couvertures sur lui.

Eveline fixait longuement l’homme qu’elle avait tant aimé et pour qui elle avait eu une si grande crainte. Il était épuisé, affaiblit et il avait prit un grand coup de vieux. Il ne ressemblait plus beaucoup à l’homme colérique ni encore au jeune homme hautain qu’il avait été. Doucement elle lui caressait le front, pourtant… Elle continuait à l’aimer. Il faut croire qu’il avait bien réussit son coup… Après tout ce temps, il avait toujours son cœur entre ses mains. Après avoir mit quelques couvertures sur Roman, Eveline se permettait de le laisser quelques minutes seul. Peu de temps après c’est avec un peu d’eau qu’elle revenait et qu’elle nettoyait doucement son visage ainsi que les plais et les blessures suite aux coups des machines. Son corps non plus n’était plus le même, mais cela ne l’empêchait pas de l’aimer. *Idiote* S’occupant de lui, comme elle aurait du continuer à faire pendant toutes ces années, lorsqu’elle eut finit, elle obligeait ses pieds à la trainer jusqu’à la cuisine. Il fallait trouver quelque chose, peu importe, il devait bien y avoir encore quelque chose qui pourrait les nourrir et retrouver un peu de leurs forces. La chance semblait lui être revenue car après une longue quête elle finit par tomber sur quelques conserves de potage. Périmé, mais ils n’avaient pas vraiment de choix. Et c’était surement mieux que la nourriture que les machines les offraient. Essayant de faire bouillir cette soupe avec le peu des moyens qu’ils avaient, elle fut pourtant contente de voir que la cuisine était en bon état et que l’électricité n’avait pas été coupée. Tout en laissant la soupe bouillir à petit feu, elle en profitait pour se laver. L’eau était glaciale, mais cela lui faisait quand même un bien fou. Au moins elle ressemblait un peu plus à l’ancienne Eveline et non à la prisonnière remplit de poussière. Le plus dure, ca fut ses cheveux, de retrouver un certain éclat et d’enlever tout les nœuds, ca semblait lui prendre une éternité.

Tellement occupé à faire sa toilette que tout à coup, elle se souvenait de la soupe. Courant vers la cuisine, ca fut avec soulagement qu’elle voyait que cela n’avait pas encore cramé. Doucement elle versait la soupe dans une tasse et en bu un peu avant de s’asseoir près de Roman et de le fixer du regard. Et maintenant ? Qu’est-ce qu’ils allaient faire ? Qu’est-ce qu’ils allaient devenir ?
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Roman McLowly
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MessageSujet: Re: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Jeu 7 Juil - 18:38

[HRP : j'ai pas retrouvé mes photos... T'as qu'à imaginer qu'il est comme sur l'avatar une fois tout propre]

Quand un insomniaque essaye de dormir, c’est jamais bon, mais là fallait dire qu’il en avait bien besoin et puis, c’était un coma réparateur, un sommeil profond si vous préférez, le genre de sommeil que même une bombe atomique ne peut pas réveiller. Il n’y avait qu’une seule personne qui pouvait le réveiller et c’était lui. Il fallait tout bonnement qu’il s’extirpe de son sommeil de ses propres forces et pour dire la vérité, il n’en avait plus. Pas pour l’instant. La faim ou la soif n’étaient rien à côté de ça. Il dormit là, emmitouflé dans des couvertures que sa tendre épouse lui avait enroules pendant au moins 24h. Il rêvait, d’avant Era, du mariage, des contrats, de sa mère, de sa jeunesse, de ses déboires, de tout et de rien, probablement plus de rien que de tout. Et puis, il se prit une gifle, un cauchemar, le divorce lui sauta aux yeux et il se réveilla d’un coup. Il sursauta à moitie et ouvrit grand les yeux. Sa vision eut du mal à faire le point, mais il y parvint. C’était incroyablement sombre là dedans, et instinctivement, il chercha l’interrupteur sur le mur contre lequel il était. Il grommela quand la lumière se fit et observa les alentours. Il était bien chez lui, toujours dans l’entrée ouverte sur la salle et le salon. Evelyne était là visiblement endormie. Il ne savait pas combien de temps il avait comater, mais maintenant il était d’attaque, plus que jamais. Il y avait une tasse non loin de là et ça sentait la soupe. Elle avait réussi à trouver quelque chose, elle avait donc résisté plus longtemps que lui, elle avait pris une douche aussi, ça se voyait, elle était plus radieuse que jamais et il eut l’impression de revenir en arrière, dans cet avion qui les avait emporté vers leur lune de miel… Il soupira et souleva doucement la jeune femme pour aller jusqu'à la chambre. C’était poussiéreux un peu partout, vu que cela était resté en place sans bouger pendant plus de 10 ans, mais l’étanchéité de la maison avait limité l’invasion et cela restait très propre. Il secoua un peu les draps pour y glisser Eveline avant d’aller lui-même trouver quelque chose pour se restaurer. Il n’avait pas beaucoup d’énergie et son ventre criait famine. Il avala le semblant de soupe qui restait sans même prendre le temps de réchauffer tout ça, hop, direct derrière la cravate. Bon, fallait se faire tout beau tout propre, non ? Il se dirigea vers la salle de bain, mais l’eau était vraiment glacée. Hmm, y’avait donc un problème avec l’électricité. Normalement, c’était un système increvable qu’il avait fait installer. Il fallait vérifier tout ça. Il descendit donc à la cave, alluma la lumière. Bah oui, si la lumière fonctionnait pourquoi est-ce que l’eau ne… Roman se frigorifia. Il avait oublié ce qui se trouvait dans la cave et à l’instant où il s’en aperçu, il regretta d’être descendu. Des dizaines et des dizaines de rangées d’étagères se tenaient là intouchées, contenant des milliers de litres d’alcool, plus ou moins fort, plus ou moins cher. Sa respiration s’accéléra, son regard s’intensifia et ses pas s’engagèrent dans la cave. Tout ça, à portée de main… Il pouvait boire maintenant, personne n’était là pour l’en empêcher. Et il avait dix ans de jeun à rattraper. Il rasa une étagère et ses doigts se levèrent vers le cul d’une bouteille. Mais ils s’arrêtèrent en plein élan quand une sonnette d’alarme lui vrilla le cerveau et une petite voix qui le commandait de ne pas y toucher.

Roman reprit un peu pied à la réalité et il reprit sa route vers le générateur. Ici, tout fonctionnait à l’hydro-électricité. Les courants marins sous l’île étaient violents et c’était donc facile de créer de l’électricité. Il comprit pourquoi d’ailleurs, certains plombs avaient lâché. D’ordinaire, il vendait l’électricité qu’il produisait en trop aux autres maisons de l’île, mais la, comme personne n’avait acheté, et bien il y avait eu trop d’électricité et l’eau avait sauté. Pas grave, il changea le fusible et réenclencha la machine. Il fallait attendre un peu avant que le ballon d’eau ne chauffe. C’était parfait pour boire un petit coup, non ? NON ! Encore cette foutue sonnette d’alarme et l’image d’Ev’ en train de dormir. Mais il avait soif… Il repassa dans la cave, lorgnant avec envie les bouteilles qui semblaient vouloir l’appeler. Il réussit toutefois à tout traverser sans y toucher. Il soupira un grand coup, de désespoir ou de soulagement, il ne savait pas. Il retourna à la salle de bain, se rasa méticuleusement et se regarda dans la glace. Il ressemblait vraiment à ça ? Il se sentait pitoyable, il n’avait plus rien à voir avec l’homme qu’il avait été autrefois. D’une rage subite, il frappa la glace qui se brisa sous son poing, déchirant la peau de ses phalanges. Il pesta et insulta le miroir brisé avant de passer la main sous l’eau et faire un bandage rudimentaire. Il décida de trouver quelque chose de plus correct à se mettre que ces vieilles loques qu’il avait depuis 10 ans. Mais avant cela, sous la douche. Il y resta un long moment, comme si l’eau allait laver toutes ces années de souffrance et de solitude. Son regard s’arrêta sur le petit tatouage au creux du poing. Même quand il avait été avec Eveline, il était resté seul. C’était ça qui l’avait fait basculer dans un puit sans fond. Mais maintenant, s’il vivait pour elle, avec elle, est-ce qu’il pourrait remonter ? Encore fallait-il qu’elle soit d’accord… Il soupira et finit par sortir de la douche. Il s’entoura d’une serviette et retourna dans la chambre à la recherche de vêtements. Il trouva ce qu’il cherchait facilement se rappelant parfaitement de cet endroit. Il était tout émacié maintenant et du serrer la ceinture jusqu’au dernier trou, mais au moins, ça faisait du bien de retrouver des vêtements propres. Il se retourna vers la belle au bois dormant. Est-ce qu’ils pourraient être de nouveau ensemble ? Non, probablement pas. Il soupira et son esprit alla droit sur les bouteilles sous ses pieds, dans la cave. C’était tellement tentant. De toute manière Eveline ne reviendrait jamais complètement à lui, alors pourquoi se priver ? Il avait soif, il avait faim, mais il avait encore plus envie d’ouvrir une bouteille et d’avaler le contenu d’un seul trait. Il soupira et se tourna à nouveau vers la penderie. Il n’avait plus de montre, il lui fallait donc quelque chose pour cacher le tatouage. Un bandana ? Très bien, cela ferait l’affaire. Il entoura son poignet et fit un nœud bien serré.

Puis il laissa Eveline dormir. Il avait faim, il fallait qu’il s’occupe les idées, sinon il finirait par descendre vraiment dans cette cave et tout avaler. Il savait qu’il avait mieux que des soupes en conserve quelque part, il avait prévu Era depuis plus longtemps que les medias l’avaient prédit, il avait donc eu le temps d’emmagasiner de la nourriture dans le fin fond d’un coffre-fort. Il fini par débusquer sa cache et sortit, d’autres conserves, bien entendu, mais avec pas mal de choix de plat. Il pouvait être attentif quand il le voulait, aussi il dressa une table avec bougie et nappe pour Eveline quand elle se réveillera. Puis il entreprit de sortir tout ce qu’il y avait, voir combien de temps ils pourraient survivre avec tout ça. Un bruit le fit tourner la tête et il vit la jeune femme debout. C’était con, mais il se sentit tout à coup tout bête. Avant ils étaient prisonniers, c’était une situation plutôt… différente, mais là ils étaient dans une situation normale, enfin si on pouvait appeler cela comme ça… Une femme, un homme, chez eux… Non, pas chez eux, ils avaient divorcés, mais Roman ne pouvait pas imaginer sa vie sans Eveline, pendant les 10 ans de solitude, elle avait toujours été là, gravée dans sa chair. Il indiqua la table préparée et ajouta bêtement…


- Un dîner… aux chandelles ?
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MessageSujet: Re: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Jeu 7 Juil - 23:33

HJ : Lol no soucis.

Eveline n’avait pas pu lutter éternellement contre le sommeil et avait finit par s’allongé sur le sol, près de Roman. Se promettant pourtant de fermer l’œil que quelques minutes, pas plus. Mais Morphée était bien trop fort et elle finit par sombrer dans ses bras, dans un profond sommeil. Elle ne se réveillait pas lorsque Roman la soulève et l’installe dans un lit. Si elle avait rêvé du passé ou de petits lapins roses dans un ciel argenté elle ne s’en souvenait pas. En ouvrant les yeux, voyant la chambre, elle eut un sursaut. Ou est-ce qu’elle était ? Ca durait plusieurs longues minutes d’angoisse avant qu’elle se souvienne de l’hélicoptère et des machines, ainsi que de la maison… Doucement son cœur se calmait. Se levant doucement, elle examinait la chambre. Elle n’avait même pas demandé ou elle était, elle n’en avait pas eu l’occasion. Mais est-ce qu’elle devait vraiment posé une telle question. Ce fut en examinant la chambre, en passant sa main sur le dressing poussiéreux qu’elle eut un petit sourire sur les lèvres. Malgré la poussière, elle n’avait aucun mal à distinguer les dressings qui coutent une fortune, idem pour tout ce qui décorait cette chambre. *Encore une autre demeure, Monsieur McLowly… Vous me surprendrez toujours…*. Tant de richesse et plein de demeures un peu partout… Finalement même si aujourd’hui cela ne voulait plus rien dire, fallait quand même avouer que cette maison était leur sauvetage. Du moins pour l’instant. D’ailleurs en repensant à Roman, elle se souvenait que la dernière fois qu’elle l’avait vu il était étalé par terre. Sortant donc de la chambre elle fit quelques pas avant de rentrer dans la salle à manger et de voir…

Roman ? Autant qu’elle n’avait pas eu du mal à reconnaître l’homme poussiéreux dans le cachot, elle restait perplexe face à l’apparition. Maigre certes, mais plus aucune trace de poussière et ses vêtements… Mille fois mieux que celle qu’elle portait. D’ailleurs, ses yeux allaient vers ses propres vêtements et elle se sentit tout à coup honteux de ce qu’elle portait. Prête à rougir, son cerveau lui disait pourtant *Ah non ! Ne recommence pas à rougir, tu as passé l’âge !* Comme ci on pouvait vraiment s’empêcher ces tâches de rousseur subvenir sur nos joues. Relevant son visage vers Roman, elle le regardait puis passait son regard sur la table suite à ses paroles. Elle ne savait pas ce qu’elle devait en passer. Un diner aux chandelles ? Alors que hier encore ils devaient se contenter de quelques miettes de pain et de dormir dans un grand hangar telle que des animaux qui attendent l’abattoir ? Elle ne prononçait pas un mot, mais acquisa d’un simple signe de tête, avant de s’approcher de la table et de s’installer. Ses yeux allaient sur les bougies, sur les assiettes… Elle avait vraiment du mal à croire que dehors, il y avait des machines qui risquaient de leur tomber dessus… Comme ci ces dix années n’avaient pas existés… Pourtant ils avaient existés. Mais pour l’instant Eveline refusait de parler du futur. Un futur… Pouvait-on encore parler d’un futur dans un tel monde ? Ce que demain leur recevrait elle ne voulait pas savoir. Si physiquement elle était à nouveau en forme, mentalement ce n’était pas encore le cas. Ce n’est jamais bien gai d’être une prisonnière. Examinant en douceur Roman, elle se doutait que quelque part, il tentait de se racheter et devait avoué que c’était mignon et attentif de sa part de créer une scène ‘normale’ dans un monde qui n’existait plus. Observant chacun de ses traits, quelque part elle s’en voulait d’être parti, peut-etre que si elle avait été plus fort, résisté plus…. Ah non, cela ne servait à rien de penser à tout ca. Son regard s’attardait sur sa main. Elle arqua un sourcil, ne se souvenant pas qu’elle avait soigné une blessure à sa main.

« Tu t’es blessé ? »
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MessageSujet: Re: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Ven 8 Juil - 12:42

S’il était blessé ? Oh oui et de partout, même du dedans, mais il ne répondit pas. Tout simplement parce qu’il se demandait pourquoi elle lui demandait ça maintenant, puis il comprit quand il vit sa propre main, avec un peu de sang, ah oui, le miroir de la salle de bain. Il fit une moue bizarre et balaya l’air de la pièce.

- Rien de grave.

Nan, c’était sur, il y avait bien pire. Il était sur d’avoir une ou deux cotes casses après la course poursuite dans les tunnels et il avait un trou dans l’épaule ou presque à cause de la balle qui l’avait traverse ou pas. Il avait pense sa plaie comme il avait pu, mais cela avait arrêté de saigner depuis un moment, la douche brûlante avait endormie la douleur pendant quelques temps en tout cas, donc ce n’était pas très grave. Il était résistant comme une tique sur le dos d’un chien ou d’une mauvaise herbe dans le jardin. Mais il n’aimait pas se comparer à cela, il avait l’impression d’être aussi insignifiant qu’une personne du bas monde. Il s’approcha de la table avec le menu du soir, ou de la matinée ou de l’après-midi, il ne savait pas trop et s’en foutait royalement.

- Je peux te proposer des sardines à l’huile ou du pâté de foie et même des asperges sous vide avec du pain militaire dur comme du bois. Comme plat principal, y’a du lapin aux airelles, du confit de canard ou des pâtes à la carbonara. Je suis sur que je peux trouver autre chose, mais je ne sais plus où j’ai mis tout ça. Et pour le dessert, t’auras le choix entre de la vache qui rit ou de la pâte à tartiner, toujours sur du pain militaire.

Il évita de proposer à boire, ne voulant pas repenser à ce qui se trouvait sous leurs pieds. Il agissait le plus couramment du monde, comme si les dix ans n’avaient pas existé. C’était mieux ainsi, faire semblant de rien. C’était fini et c’était derrière, il ne devait plus y penser, c’était ça qui le tenait debout, plus que le repos ou la sustentation. Fallait tirer un trait, c’était fini, il avait assez d’un seul fardeau sur le dos, il ne voulait pas faire plaisir aux machines en y repensant. Avoir Ev’ juste là devant lui, cela lui suffisait largement. Son regard alla sur le bandana. Maintenant que Eveline était là, il était gêné par cette marque indélébile sur sa peau. Et si elle s’en apercevait ? Que penserait-elle ? Il ne savait pas. Son regard retourna sur le visage d’ange de la jeune femme et il ouvrit la bouche, mais la referma aussitôt. Il avait toujours l’alliance dans le fond de sa poche, son alliance qui prouvait qu’elle était mariée à lui. Mais est-ce qu’il devait la lui redonner ? Ca voudrait dire qu’il pensait toujours qu’elle lui appartenait, alors que lui n’avait plus la sienne… Non, il ne pouvait pas mettre ça sur le tapis et puis, elle l’avait jetée non ? Dire quelque chose, vite dire quelque chose…

- C’est… une maison que j’ai achtée, il y a longtemps. Les îles Féroé étaient un bon investissement, une bonne économie… Et ici… Je pouvais faire ce qui me plaisait…

Comme par exemple boire autant qu’il lui plaisait. Il ferma les yeux à cette idée avant de changer de sujet.

- Il y a un petit village à quelques kilomètres, on pourra y aller si tu veux pour trouver des vêtements. Les habitants ont du partir vite d’ici.

Morts ou enfuis…
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Eveline Dolover
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MessageSujet: Re: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Ven 8 Juil - 19:53

Eveline l’écoutait, quelque peu surprit de tout ce qu’il avait à lui proposer. Et elle qui n’avait trouvé que de la vieille soupe… enfin elle ne connaissait pas cette maison, contrairement à lui. Et puis même dans leur ancienne maison, il ne fallait pas lui demander ou se trouvait telle ou telle boîte de conserve, car elle n’ouvrait jamais une des armoires. Et c’était assez logique, quand on a tellement de domestiques… A quoi bon lever le petit doigt ?

« Et bien…. Il y en a du choix… »

Jamais elle n’aurait cru qu’elle aurait encore un éventail de choix. Enfin éventail fallait pas exager, mais c’était quand même des choix qu’elle n’aurait pas cru avoir encore un jour. Elle fit mine de réfléchir bien que son choix fut déjà longtemps fait.

« Je pense que je vais prendre les asperges, le confit du canard quand au dessert…je pense que je vais encore attendre un peu avant de me décider. »

Bon d’accord le dessert ressemblait plus au menu du petit déjeuner, mais dans le monde actuel, elle ne pouvait plus vraiment se permettre d’avoir des critiques, surtout qu’au fond cela lui faisait sourire. De la pate à tartiner ou de la vache qui rit… Si on lui aurait dit ca, il y a quelques années, elle aurait levé le nez à des tels propos, aujourd’hui, elle se contenta de sourire doucement. Puis Roman commencait à parler de la maison. Eveline laissait glisser son regard sur les murs de la maison, avant de reposer son attention sur Roman. Faire ce qu’il voulait…. Ev’ savait ce que cela voulait dire, personne pour le surveiller et dire ce qu’il ne devait pas faire. Peut-etre que très bien tôt il allait se damner de l’avoir prit avec lui ?

« Et tu fais quoi des machines ? Tu ne penses pas qu’ils risquent de nous rechercher ? Sans parler qu’il peut y avoir des patrouilles… Tu penses vraiment qu’on est en sécurité ici ? »

Si oui, combien de temps ? Combien de temps avant que les machines les retrouvent et qu’ils soient exécutés ? Et voila qu’elle se mit à penser et réfléchir, chose qu’elle s’était pourtant promit de ne pas faire. Rien que pour une soirée, ne pas penser à ce monde dirigé par les machines. Mais le cerveau a parfois une propre volonté. Eveline laissait échapper un soupire avant de s’excuser.

« Désolée… Je m’étais pourtant promit de ne pas parler d’Ares. »

Mais de quoi est-ce qu’elle devait parler ? De la décoration ? Parler pour ne rien dire ? Oui, elle pouvait faire ca, mais c’était surement la dernière chose dont elle avait envie. Finalement faire semblant était plus dur qu’elle l’aurait imaginé.

« Tout ca… ne te semble pas étrange ? Il y a encore quelques heures on était coincés dans un trou à rats, à se faire frapper par des machines… Et maintenant… On se retrouve ici… Dans une maison… A diner ensemble. »

C’était surréaliste, et pourtant son corps et les blues qu’elle portait lui rappelaient bien que ce n’était pas un rêve, mais belle et bien la réalité. Finalement son regard se posait sur la nourriture. Si la soupe avait empêché son ventre de crier famine, la vie de la nourriture lui rappelait lourdement le fait qu’ils recevaient presque rien dans ce foutu camp.

« Bon… et bien Guten Appétit »
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MessageSujet: Re: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Sam 9 Juil - 13:42

« Et bien…. Il y en a du choix… »

Quand on savait qu'on allait devoir vivre pendant des années, il y aurait forcément besoin d'avoir pas mal de choix. Grailler la même chose pendant des semaines, ce n'était pas bon pour le moral. Il savait qu'il avait d'autres caches dans la maison, mais il fallait qu'il les retrouve d'abord. C'était quelque part, la maison n'avait pas été visitée donc tout était resté en place. Elle choisit finalement et il s'occupa à ouvrir les boites et à mettre en route le micro-onde ou peut-être le four. Enfin, une machine qui ne leur tirerait pas dessus et qui pourrait faire chauffer la chose. En parlant de machine, elle enchaina sur le sujet. Il s'arrêta dans ses gestes pour regarder la première chose qui se trouvait devant son nez. Malheureusement, rien de passionnant car ce fut un coin de vaisselier. Il hésita avant de répondre, malgré le pessimisme qui revenait au galop dans son esprit.

- Les murs sont épais et la roche de ces iles, volcanique. Leurs instrumentations doit être déréglée s'ils viennent là et ils ne pourront pas voir notre chaleur. On peut vivre en autarcie dans cet endroit quelques temps après... il faudra partir ailleurs. Mais...

Il ne savait pas comment continuer. Mieux valait profiter, non? L'image de la cave lui sauta aux yeux. Profiter, ne pas gaspiller. Non, non, non, ce n'était pas bien de penser à ça. Eveline le sauva de ses pensées quand elle s'excusa et il revint sur terre pour continuer à préparer le repas du soir. Il avait presque tout fini quand la jeune femme parla à nouveau. Jusqu'à présent, cela n'avait été que de la parole désuète, sans intéret. Il avait été bon, avant Ares, parler pour passer le temps, oui, c'était quelque chose qu'il avait su faire. Noyer un contrat en parole pour faire signer plus facilement tout le monde. Mais là, avec Eveline, c'était différent. Eveline avait été... était... sa femme, il y croyait toujours, il lui avait fait du mal, beaucoup de mal, mais elle était toujours là, non? Peut-être... peut-être que... non, non, elle ne voudrait jamais. Quand ils reprendraient une vie plus normale, elle le fuirait, c'était certain, il en était persuadé, car il savait qu'il ne tiendrait pas longtemps avant de remettre le nez dans la cave.

- Je préfère pas penser... au trou à rat...

Cela lui avait suffit. Tous ces mois, peut-être plus, il ne savait pas trop, lui avait largement suffit. Il voulait tirer un trait sur tout ça, c'était les pages les plus sombres de sa vie, il ne voulait plus en entendre parler et il préférait désormais mourir plutot que de retourner dans le calvaire d'un camps d'internement. Il rapporta le tout chauffé sur la table, devant Eveline et il s'installa lui aussi à table. Il attendit que la jeune femme se serve alors qu'elle souhaitait le bon appétit. Il répondit d'un petit sourire poli, mais n'ajouta rien. Il ne savait pas trop quoi dire, aussi, il préféra se servir et manger tranquillement, ça lui donnerait un petit sursis et un répis. Il ne voulait pas penser à demain, il ne voulait pas penser à aujourd'hui... Plus tard, plus tard...
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MessageSujet: Re: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Dim 10 Juil - 15:08

Le diner se passait dans un calme et un silence relatif. Aucun des deux ne semblait avoir envie de parler et quant à Eveline, elle ne savait pas trop de quoi elle pouvait parler. Tout les sujets qui lui venaient à l’esprit était soit d’un ridicule indéfini ou alors trop douloureux. Parler du passé, ramenait certains souvenirs désagréables. Mais parler du futur ramenait des pensées négatives et un pessimisme. Du coup, Ev’ préférait ne rien dire. Après le diner, elle débarrassait la table, avant de s’installer sur un des canapés dans le salon. D’un signe de main, elle invita à Roman de faire de même. Il l’avait rassuré sur les machines, ils pouvaient vivre ici un certain temps. Combien de temps ? Elle n’osait pas trop demander, ils verraient bien. Vivre ensemble… Mmm, elle se demandait combien de temps ca allait durer. Dans un monde de richesse et de perfection ils n’avaient pas réussit à vivre ensemble, qui disait que cette fois-ci cela allait être différent. Elle observait Roman, la nuit commencait à tomber et elle n’avait pas prit la peine d’allumer une lumière. Elle se contenta de fixer l’homme qui se trouvait à ses côtés. Il avait beau avoir reprit des forces, elle voyait bien qu’il était en manque de quelque chose. Ses yeux le trahissaient. Et ce quelque chose elle savait parfaitement ce que c’était. Son regard partait de Roman vers la maison. Si il avait su cacher de la nourriture, il avait du cacher de l’alcool quelque part entre ces murs.

« Elles sont ou ? »

Tournant son regard vers Roman, elle ne savait pas trop à quoi elle devait s’attendre comme réaction de la part de Roman. Mais elle n’abandonnait pas. Elle ne voulait pas revivre ca. Et bien qu’il avait su tenir jusqu’à maintenant, elle ignorait combien de temps il allait encore tenir.

« Les bouteilles… l’alcool… elle est ou ? »

Après le silence regagnait la pièce, Eveline fermait un court instant. Laissant ses pensées bondir au battement de son cœur. Puis après une dizaine de minutes, elle ria doucement suite à une pensée. Elle rouvrit les yeux et dit à Roman.

« Je pense que là-haut nos parents doivent bien rire de nous deux. On a tenté tout pour annuler nos fiançailles, mais on n’y est pas arrivé. Et alors qu’on pouvait vivre à nouveau séparé, le destin nous a quand même remit ensemble…. Sur tout les camps et les prisonniers qu’ils existent, je tombe sur toi… »

Le sort et le destin pouvait quand même être étrange. Le fait de retrouver Roman dans le camp avait été en général une bonne chose, quelqu’un qui la connaissait et quelqu’un qui pouvait être un soutien pour elle. Mais maintenant, à nouveau libre… Elle commencait à craindre de devoir revivre le passé.

« Qu’est-ce qui te manques le plus de notre ancienne vie ? Les fêtes, l’argent, la puissance, l’équitation ? Et surtout ne me dit pas ta mère, car je t’étripe ! »

Eveline sourit doucement. La mère de Roman, vrai tyran dans les yeux de ce dernier et bien qu’elle avait quand même été gentille envers Eveline, elle n’avait pas tardé à agacer Eveline. Car même si elle donnait tout les temps des ordres, elle l’avait pourtant insulté d’ingrate quand elle a annoncé le divorce. Idem pour ses propres parents, mais aujourd'hui tout cela n’avait plus d’importance.
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Roman McLowly
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MessageSujet: Re: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Dim 10 Juil - 18:07

Il n'ouvrit pratiquement pas la bouche de tout le diner. C'était pas facile de parler comme si de rien était, après dix ans, après autant de souffrance, après autant de malheur. Comment c'était possible de parler simplement? Non, cela ne l'était pas, c'était impossible. Peut-être que si Era les avait séparé, cela aurait pu plus ou moins reprendre simplement, doucement, mais il y avait eu cet épisode qui suivait Roman comme une ombre machiavélique. Eveline finit dans le salon un peu poussiéreux, vide depuis des années, il y avait bien une cheminée, mais il ne préférait pas l'allumer, on ne savait jamais, toute trace de chaleur pourrait attirer les machines. A l'abri des murs ferreux et volcanique, elles ne pourraient pas les repérer. Par la petite fenêtre, il vit le soleil se coucher, la nuit allait être froide, silencieuse, difficile. Il alluma une petite lampe sur une table, juste pour pouvoir se repérer. Après des mois dans la noirceur de la mine, il ne pouvait plus vivre sans lumière, c'était comme s'il craignait qu'une machine sortirait subitement de l'ombre. Il ne s'assit pas comme demanda Eveline d'un geste de la main, c'est à peine s'il le remarqua d'ailleurs, son regard fixe sur la lumière dorée qui illuminait à grand peine ses traits tirés.

« Elles sont ou ? »

Il redressa le regard, simplement pour observer un coin sombre. Il frissonna un moment. Oh, il devinait très bien ce qu'elle voulait dire par elles. Il baissa la tête finalement, et fourra une main dans une poche. Pourquoi elle voulait parler de ça? Maintenant, lui-même y pensait et il n'avait pas envie. Ca le pousser à aller boire.

« Les bouteilles… l’alcool… elle est ou ? »

Il ferma les yeux. Après tout, elle avait autant de raison pour le savoir, c'était elle qu'il avait frappé jusqu'au sang, non? Lentement, de sa main restée hors de la poche, il indiqua le sol, puis la fourra dans l'autre poche et il se tourna vers la minuscule fenêtre. Il ne voulait pas qu'elle voit sa faiblesse et il ne voulait pas imaginer la tête d'Eveline quand elle verrait les milliers de bouteilles qui dormaient là. Non, non, il ne voulait plus y penser. Il ne fit alors, que observer ce cadre noir, où l'eau se confondait avec le ciel, où pas une seule lumière ne traversait cette obscurité. Mais comme il avait allumé la lumière tout à l'heure, il ne supporta pas bien longtemps le noir sans fin du dehors et son visage se tourna à nouveau vers la lampe. Et puis, Eveline se mit à rire. Il en frissonna, ne sachant pourquoi. Rapidement, elle expliqua son rire par des paroles.

« Je pense que là-haut nos parents doivent bien rire de nous deux. On a tenté tout pour annuler nos fiançailles, mais on n’y est pas arrivé. Et alors qu’on pouvait vivre à nouveau séparé, le destin nous a quand même remit ensemble…. Sur tout les camps et les prisonniers qu’ils existent, je tombe sur toi… »

Oui, pourquoi elle tombait sur lui? Pourquoi lui sur elle? Pour lui, Eveline était son tout, c'était donc comme une salvation pour lui, mais pour elle, ça devait être un enfer. Il ferma les yeux à nouveau, ne pouvant pas rire à sa suite. Il l'aimait plus que tout, certes, mais il avait commis l'erreur impardonnable de ne pas le lui montrer. Il ne pouvait plus revenir en arrière, c'était terminé. Trop tard. Il fallait qu'il disparaisse de sa vue. Mais avant, il voulait qu'elle soit en sécurité. Il ne pouvait pas l'abandonner comme cela.

« Qu’est-ce qui te manques le plus de notre ancienne vie ? Les fêtes, l’argent, la puissance, l’équitation ? Et surtout ne me dit pas ta mère, car je t’étripe ! »

Il nia du chef, non, ce n'était pas ça, cela ne serait jamais ça. Ce qui le manquait le plus, c'était ce qu'il s'était fait marquer la peau. Eveline. Rien de plus, rien de moins. Mais lui dire cela, c'était comme raviver une flamme, la blesser encore plus. Qu'est-ce qu'il pouvait bien répondre, il avait déjà dit non pour ce qu'elle avait proposé, que dire maintenant? Il avait beau chercher... Il ne savait pas quoi dire qui n'avait de rapport avec Eveline. Irrité, il finit par lacher, dans un mensonge particulièrement palpable.

- Oui, l'équitation.

Dans sa poche, il serra l'alliance qu'Eveline avait jeté, de toutes ses forces. Se reprendre, il devait se reprendre. Il se redressa, releva la tête et se tourna vers son ex-épouse, revoyant l'ange qui s'était approché de lui à l'église, pour dire oui. Il avait blessé cette ange, il l'avait blessé, brisant ses ailes. Un oiseau mis en cage ne redemande qu'à voler dans les cieux, libre.

- Ev'...

Non, décidément, il n'arrivait plus à reprendre cette assurance qui avait peint ses traits avant tout ce beau merdier. Il ne pouvait plus faire face à sa femme, c'était insurmontable. Son regard se déplaça sur la porte d'entrée. Non, sortir n'était pas recommendé en ce moment. Et il ne pouvait pas abandonner la jeune femme comme ça. C'était lui le prisonnier maintenant. Et il le méritait bien, après ce qu'il avait fait à Eveline. Il traversa subitement la pièce, passa une porte, la referma brutalement derrière lui. Il ne pouvait pas rester en face d'Eveline, elle était son paradis, il ne méritait pas cela, il voulait la serrer dans ses bras, mais cela lui ferait mal, à elle et ça, il ne le voulait pas, il lui avait fait trop de mal. Il se retrouva dans une petite salle avec un billard. Le fumoir. Une pièce sans fenetre, sans autre porte. Il frissonna par le manque de lumière, mais il reconnaissait cette odeur, après dix ans sans qu'on ouvre cette porte, l'atmosphère n'avait pas changé. Il longea les murs, se cogna dans deux fauteuils et une table avant de se laisser tomber dans un coin, la tête contre le mur, les genoux relever et une main qui serrait le bandana. Il voulait rester là, seul, loin de tout, loin des pensées noires, loin de la vie...
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Eveline Dolover
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MessageSujet: Re: Remember... we used to touch the sky [Pv Roman]   Dim 10 Juil - 19:36

La silhouette de Roman s’éloignait et la porte se fermait brutalement, si fort qu’elle sursautait. Fixant un court instant la porte, elle soupira. Premier soir et déjà des claquements de porte. Ca promettait. Elle hésitait un court moment, mais finalement elle décidait de le laisser seul. Se relevant du sofa, elle décidait de faire la visite de la maison. Elle prit soin d’examiner chaque pièce et de se mémoriser toutes les portes. Finalement sa quête s’arrêtait devant une porte sombre qui menait droit vers l’enfer ou le paradis, dépendait du point de vue. La cave… Il lui avait désigné par un simple doigt ou se trouvaient l’alcool et malgré l’hésitation qui animait la cœur d’Eveline, elle poussait quand même la porte et descendit les longues marches. Heureusement que l’électricité fonctionnait par ici, car sinon il y aurait eu de fortes chances pour qu’elle tombe de ces marches étroites. Arrivée à mi-chemin sa respiration s’arrêtait un bref instant. La caverne d’Ali Baba. Tant de bouteilles… La cave n’était remplit que de ca.

« Oh Roman… Tu creuses ta propre tombe..”

Continuant à descendre les marches, elle s’approchait doucement des rayons, effaçant la poussière d’une d’elle, elle passait de rayon en rayon, lisant les noms et les années. Elle sifflait doucement, chacun de ces bouteilles faillaient pas mal d’argent. Lorsqu’elle eut finit de faire tout le tour de la cave, elle se laissait glisser sur une des marches de la cave. Elle ne savait pas ce qu’elle devait en penser. Tant de bouteilles… Combien de jours est-ce qu’il allait savoir résister ? Elle ne pouvait pas le tenir à l’œil vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Et d’ailleurs elle n’en avait pas envie. Fixant les bouteilles d’un regard noir, elle n’avait jamais vraiment pu apprécier l’alcool. Ca lui montait bien trop vite à la tête et elle en était toujours malade. Sans parler ce que l’alcool lui avait couté : son mariage. Peut-etre qu’elle devrait les casser toutes, plus de tentation… Mais est-ce que cela allait vraiment l’aider ? C’était que d’éloigner le problème un peu plus loin, sans pour autant l’effacer. Elle soupirait doucement.

Elle ignore combien de temps elle était restée là, assise, sur la marche glaciale de l’escalier, fixant toujours les bouteilles. Perdu dans ses pensées, cherchant une manière d’échapper à tout ca. Peu importe le temps qu’elle restait ici, elle était persuadé qu’elle ne manquerait pas à Roman. Il s’était enfermé et comme dans le passé, ne ressortirait que pas mal d’heures après. Et puis, c’était surement le dernier lieu ou il allait la chercher. Posant sa tête contre le mur, le scenario de jeter avec toutes ces bouteilles la faisait sourire. Mais bien sure, cela n’en resterait que là, comme avec beaucoup de choses qu’elle a souvent songé, mais jamais osé faire.
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