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 All letters start with "Dear John" [Shenys]

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Jeremy O'Reilly
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MessageSujet: All letters start with "Dear John" [Shenys]   Dim 17 Avr - 6:44

Dear John... Toutes les lettres commencent par un "cher John", ou bien Paul, ou bien un autre prénom... Celle-là, elle n'avait rien de ça. Une lettre anonyme, une lettre qui n'avait pas de destinataire et encore moins d'envoyeur, et pourtant, c'était bien ce qu'il était en train de lire, c'était une lettre à lui, une lettre pour lui, venant de quelqu'un qu'il ne connaissait pas, quelqu'un qui se trouvait, ou du moins qui s'était trouvé quelque part avant, l'adresse qu'il avait envoyé était une boite postale, dans une grande ville des Etats-Unis. Il se rappelerait toujours de la manière qu'il avait reçu cette première lettre. Il n'y avait pas de nom de destinataire, juste une adresse, vérifiée par la poste, redirigée pour finalement atterir chez lui, le tampon indiquait que la lettre avait mis trois semaines avant de finir dans sa boite au lettre. Il avait ouvert la lettre, il l'avait lu, il l'avait montré à Lily, à ce moment-là, elle lui avait souri, avait haussé les épaules et avait fini par rire et lui dire de répondre. En bon soldat il l'avait fait, il s'était mis à son bureau, avait plus ou moins répondu... Mais où l'envoyer... Il n'y avait rien de bien précis comme adresse de retour. Ce fut le cachet de la poste qui l'aida, une adresse postale, des boites aux lettres anonymes. Il n'avait pas donné son nom, il avait juste remis une adresse d'une boite postale, tout aussi anonyme, pour si la personne de l'autre côté voulait lui réécrire.

O'Reilly replia la lettre et soupira, se redressant de son lit de camps. Tag couchée sur le sol, juste à côté leva la tête puis se désintéressa de son maître et reprit le machouillage de sa baballe rose. Joan était prostrée, dans un coin, en train de bidouiller un morceau de bois. Elle ne parlait toujours pas et boudait encore le militaire. Il finit par se mettre debout et Tag sauta sur ses quatre pattes. Ca ça voulait dire promenade? Toute heureuse, elle ramassa sa baballe et galopa jusqu'à la porte. O'Reilly ramassa son sac dont il ne se séparait jamais, ainsi que son arme qu'il épaula et se dirigea vers d'autres lieux, tout en relisant cette fameuse lettre, encore et encore. Puis alors qu'il ressentait la présence d'un nombre plus important de personne, il replia la lettre et la rangea dans une de ses poches. Il croisa quelques autres militaires qui saluèrent O'Reilly, aussi bien que la chienne. Cette dernière avait été d'un plus grand secours sur les terres d'affrontement et elle était maintenant plus que respectée. Finalement, il aperçu une tête blonde qu'il reconnu immédiatement. Il s'approcha et Tag, baballe dans la gueule vint également la saluer.


- Hey, Mad... Shenys. Ca vous dirait de prendre un bain de soleil? Tag déprime sous terre, je vais aller prendre l'air. Vous voulez venir?
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Shenys Kerr
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MessageSujet: Re: All letters start with "Dear John" [Shenys]   Mer 20 Avr - 23:53

Je revenais des serres. La discussion avec Poise m’avait vraiment fait du bien. Enfaite, chaque conversation avec lui me remontait le morale. C’était quelqu’un d’agréable, quelqu’un qui n’arrêtait pas de prendre la vie du bon côté des choses. Contrairement à la plupart des civils qui déprimaient, qui voyaient la fin du monde partout… Non cela faisait vraiment du bien d’être près de quelqu’un d’aussi enthousiaste sur la vie. Ca nous remontait le morale, et on avait tendance à oublier la noirceur des choses. Ca fut donc avec un sourire sur le visage que je me promenais dans la base. Cela faisait du bien d’avoir su parlé avec mon meilleur ami, de lui dire toute la vérité et surtout ! Cela faisait du bien de voir qu’il me prenait toujours pour la même Shenys. C’est en marchant dans la base que le militaire d’autre fois fit à ma rencontre et que je m’arrêtais. Leger sourire sur les lèvres, car il semblait toujours avoir du mal à m’appeler par mon prénom.

« Salut, O’Reilly »

Et oui, autant que je voulais qu’on m’appelle par mon prénom. Autant que ce militaire n’aimait pas qu’on l’appelle par le sien. Bah mieux faut pas essayer de comprendre. Les hommes, et surtout les militaires, c’est toujours une race a part. Surtout si on connaît rien à l’armée et à tous ces rangs etc. Faire une promenade ? Dehors ? Mes yeux s’illuminaient immédiatement. Poise m’avait refusé cette demande. Il avait bien trop peur de me perdre. Chose que je comprenais parfaitement, car la dernière fois qu’il était sorti avec des amis à la surface, il les a perdus. Et j’avais bien lui dire que cela n’allait pas arriver avec moi, il avait bien trop peur. Du coup j’avais laissé tomber. Mais maintenant que le soldat me le proposait, c’est sure que je n’allais pas refuser. Un peu de soleil ne pouvait pas faire de mal à mon teint beaucoup trop blanc à mon gout. J’hochais ma tête tout en ajoutant des paroles à mon geste.

« Mais avec plaisir. »

Je passais ma main sur le cran de l’animal afin de le caresser. Par la suite, je suivais le soldat. Le soleil. Ah j’avais hâte, très hâte. Surement trop hâte car j’oubliais que c’était une zone dangereuse. Mais bon, j’étais accompagné par un soldat et par une chienne.

« Comment va votre fille ? Elle vous boude toujours ? »
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Jeremy O'Reilly
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MessageSujet: Re: All letters start with "Dear John" [Shenys]   Dim 24 Avr - 5:09

Il avait demandé ça comme ça, parce qu'il se souvenait qu'elle le lui avait demandé. Il savait à quel point un peu de soleil pouvait faire du bien aux gens. Après tout, pendant plusieurs années, ils avaient tous vécu reclus pour éviter les gaz toxiques, puis les machines étaient arrivées, avec le soleil toujours trop fort et une nouvelle fois, la race humaine avait du retourné sous terre. O'Reilly avait fui la civilisation enterrée, il avait voulu continué à marcher sous le soleil et Joan lui avait donné des forces dans ce sens-là et ils avaient arpenté la terre, une bonne partie des USA ainsi que la moitié de l'Europe, à pied, sous le soleil. Alors il comprenait l'empressement ainsi que l'éclat de surprise et d'envie qui venait d'apparaitre dans les yeux de la jeune femme. Même s'il ne la connaissait pas plus que cela, il pouvait bien faire ça et puis il ne perdait rien au change, après tout, il y allait de toute manière, tant qu'à faire, autant y aller avec quelqu'un qui en avait besoin aussi. Et Shenys était sur son passage vers la surface, il n'avait pas besoin de faire un détour, alors tant qu'à faire, autant l'inviter. Elle l'avait appelé par son nom, chose qu'il ne put qu'apprécier et il inclina la tête avec une sorte de demi-sourire sur un coin de lèvres.

- C'est par là. Vous me l'aviez demandé, je ne voulais pas vous faire perdre espoir.

Il montra le chemin, que bien peu empruntait. C'était soit du suicide, soit pour une opération en terrain découvert. Les machines régnaient là-haut et il fallait un laissez-passez spécial, donné par une instance militaire ou bien être tout simplement militaire. O'Reilly s'était fait une place dans l'unité de front qui partait souvent au combat, il avait toujours été volontaire pour aider à convoyer les ramasseurs, les fouilleurs. Ou bien attirer le combat ailleurs, étouffer quelques unités de tas de boulons. C'était là que Tag était au meilleur de sa forme, c'était elle qui prévenait tout le monde et le militaire se fiait à 100% à la chienne qui n'avait jamais failli. Enfin bref, il salua les militaires gardant l'escalier et entraina la jeune femme. Tout en grimpant les marches humides et glissantes, Tag ayant déjà galopé tout en haut ou presque, Shenys reprit la parole.

- Oui, elle boude plus que jamais. C'est une vraie tête de mule... Un peu plus et elle deviendra une véritable militaire. Si seulement elle arrivait à s'ouvrir un peu plus aux autres. Mais ça c'est pas de mon ressort.

Ca lui faisait tout drôle que Shenys appelle Joan sa fille. Après tout, Joan n'était pas sa fille, du moins pas sa vraie fille en tant que fille biologique, il n'avait fait que la protéger depuis pas mal d'année, mais c'était tout. Joan savait que ce n'était pas lui son père et il ne lui avait jamais caché. Ca lui faisait drôle, mais en fin de compte, il en était content. La jeune fille avait quelqu'un sur qui comptait, il serait toujours là, comme un père, oui, c'était ce qu'il voulait pour elle. Bah, on en était pas encore là, pour le moment, Joan était en sureté dans les bas-fonds des entrailles de la Terre, loin des machines. Il grimpa encore quelques marches en silence, puis finalement, il reprit la parole.

- Une fois dehors, je vous demanderais simplement de faire attention à la chienne. Si elle s'immobilise et ne fait plus un seul bruit, faites de même. Si elle aboie, si elle joue, vous pouvez parler, c'est qu'il n'y a pas de danger. Tag peut repérer les machines bien plus loin que nous, c'est elle qui nous préviendra s'il y a du danger, à ce moment-là, cachez-vous, ne tentez rien du tout et surtout, surtout ne parlez pas, ne criez pas, c'est moi qui viendrait vous chercher, les terres sont minées, je ne voudrais pas vous voir éparpillée partout.

Tag redégringola les marches pour venir chercher de nouveau des caresses auprès de Shenys. O'Reilly fit craquer les os de son cou et se passa une main sur la nuque. Il était fatigué. De quoi? D'un peu de tout en vérité. Les mots de la lettre, la toute première lettre qu'il avait reçu pesait encore lourds dans son esprit, pourtant, ce n'était que des mots positifs, que de la joie distribuée à celui qui le voulait, il n'y avait aucun doute, mais c'était l'époque qui lui manquait. Il aurait tellement voulu resté dans ces années. Avec Lily, sans les machines... Rah, fallait qu'il se change les idées. Tout en continuant l'ascension, il fit glisser son arme de l'épaule, et vérifia la chambre, les munitions et le canon. Il ne voulait pas de coup fourré et il préférait revérifier que tout allait bien. Pareil avec la sacoche qu'il examina. Tag s'approcha, renifla et repartit vers le haut des escaliers. La chaleur commençait à se faire et pas forcément à cause de l'exercice, mais bien par l'arrivée toute proche. Les escaliers commençaient même à s'éclaircir, signe que le soleil et sa lumière directe n'était pas loin. A un angle franc, la chienne attendait, assise et fixait de l'autre côté de la paroi. O'Reilly mit des lunettes de soleil et se tourna une dernière fois vers Shenys.

- Attendez-moi là, je reviens.

Il escalada deux par deux les marches et disparut. Il se passa bien cinq minutes avant qu'il ne revienne à la vue de Shenys, lui tendant sa paire de lunettes de soleil, une sorte de demi-sourire sur le visage.

- Ca cogne là-haut, mettez-ça et venez, il fait beau dehors.
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Shenys Kerr
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MessageSujet: Re: All letters start with "Dear John" [Shenys]   Mar 3 Mai - 1:07

    Ah pour moi, la jeune fille était la fille du militaire. Faut dire qu’il n’y avait aucun indice pour penser le contraire. Comment il était avec elle. Et puis.. je sais pas… Je n’avais tout simplement pas pensé à un autre lien que de celui de père et fille. Continuant mon chemin à le suivre, j’écoutais ses propos sur la jeune fille. Je souris doucement.

    « Ne vous inquiétez pas, tôt ou tard, quelqu’un va réussir à percer sa carapace et petit à petit elle va apprendre à s’ouvrir aux gens. Mais ce n’est pas plus mal… Au moins elle ne fait pas parti des filles naïfs qui s’ouvrent trop facilement aux gens. Cela va la préserver de certaines douleurs. »

    Et malheureusement j’avais été une de ces filles naïves. Trop bonne à croire en tout le monde. Ah cela m’avait amené bien loin ! D’une catastrophe à l’autre, sans en oublier les déchirures du cœur. Donc oui, quelque part, c’était peut-être mieux de se refermer aux autres. Cela nous évitait de souffrir par la suite. Enfin, c’était bien beau à dire ca. Moi-même j’en étais incapable. Fallait toujours que je m’attache aux gens. Même la vie dure n’avait pas su changer ce trait de caractère. Très vite le militaire commençait à donner des consignes. Faire attention à ca, et à ci. Ne pas faire ca. Ou faire ca quand telle situation s’offre etc etc etc. Trop d’informations pour moi. Comme ci j’étais vraiment le genre de fille à me jeter sur une machine ou à commencer à crier au feu comme une folle ! Enfin je me contentais d’hocher la tête. De toute manière je ne comptais pas lui causer des problèmes. C’était déjà assez sympa de sa part de vouloir me prendre avec pour un tour à la surface. Ensuite, je dus attendre. Prendre mon mal en patience. Ah cela avait toujours été quelque chose d’extrêmement dure pour moi. Finalement O’Reilly revenait et me tendait ses lunettes de soleil, que j’acceptais avec une certaine hésitation. Encore une fois, j’avais beau à vouloir donner beaucoup de choses aux gens et de vouloir aider tout le monde. J’avais du mal à accepter qu’on veuille m’aider ou qu’on prête quelque chose sans rien vouloir en retour. Mettant les lunettes de soleil sur mon nez, je le suivais à l’extérieure. Et malgré les lunettes que je portais, j’eus quand même comme reflex de lever mon bras face au soleil afin de protéger mes yeux. Des années à vivre comme une taupe sous terre… Ah cela demandait quelques instants pour me remettre de toute cette lumière et surtout de voir à nouveau.

    « Ohla. J’aurais pas cru que le soleil me ferait un tel effet. »

    Comme ci on m’aveuglait avec une grande lampe en plein dans les yeux. Mais comme toutes les choses, le corps humain finit par s’adapter et je retrouvais ma vue. Laissant mes yeux balader sur la terre. C’est vrai qu’elle n’était plus ce qu’elle était. Mais est-ce que c’était mal ? La majorité des gens diraient que oui. Commenceraient à pleurer en voyant que toute civilisation était détruite, que ce qui existait jadis n’existe plus. Mais moi… Etrangement non… Cela ne me faisait rien. J’avais toujours su qu’en remontant à la surface les choses allaient être différentes. Que le monde n’existait plus. Et cela me faisait ni froid ni chaud. Marchant près de Jeremy, mes yeux s’adaptaient de plus en plus à mon nouveau entourage, et à chaque pas les détailles devenaient de plus en plus claire.

    « C’est magnifique »

    J’en étais bien consciente que la plupart des gens n’auraient pas la même réaction que moi. Que pour eux c’était la mort, que c’était une terre vide, que c’était une catastrophe, un drame… Mais pour moi pas.
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Jeremy O'Reilly
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MessageSujet: Re: All letters start with "Dear John" [Shenys]   Mer 4 Mai - 7:24

Ouai, il espérait qu'elle ne tombe pas dans les bras d'un gars qu'elle ne connaissait qu'à peine. A cette pensée, il eut un sourire. Heureusement que personne ne le voyait, du moins il l'espérait. Joan n'était pas sa fille et pourtant il s'inquiétait pour elle comme s'il était son père. Mais il n'avait pas à s'en faire pour le moment. Joan était loin de s'ouvrir encore pour le moment, donc il avait encore du temps avant d'agir vraiment comme un père inquiet pour sa fille.

Arrivé pratiquement en haut des marches, il laissa Shenys dans les escaliers, agrippa son FAMAS et sortit des escaliers. Le temps était absolument magnifique. Le ciel était d'un bleu pur, pas un seul nuage, pas un seul coup de vent. Les arbres étaient parfaitement immobiles, pas un son, l'herbe avait bruni sous le soleil de ces dernières années, les pierres, surement d'anciennes constructions avaient été éparpillées par la guerre qui durait. Il avait l'habitude de parcourir ce genre de paysage, mais il devait avouer que jamais il n'aurait pensé rester au même endroit pendant plusieurs jours, voire plus... Il ne savait pas ce qui allait arriver et il ne savait pas combien de temps il resterait. Aussi longtemps que Joan avait besoin pour s'ouvrir. Tag renifla, restant encore un peu en retrait dans l'ombre, pour s'habituer à la lumière avant de sortir en galopant et fureter ici et là tout en restant dans le chemin sécurisé. Aucun danger.

O'Reilly retourna chercher Shenys lui offrant ses lunettes le temps qu'elle s'habitue. Le soleil, par trop de luminosité d'un coup pourrait certainement rendre aveugle et si elle était sous sa responsabilité, il n'avait pas envie que cela arrive. Elle se protégea le visage de toute manière avant de parler. Un demi-sourire apparut sur ses lèvres. Ouai, ça faisait cet effet-là, toujours, quand on restait trop longtemps sous terre, un bon moment au soleil et c'était le paradis. Il l'entraina sur le chemin, repérant les mines, tout du moins les endroits où on les avait enterrés, tout du moins, c'était ce que les résistants lui avait dit et ensuite, il avait fait ses propres repérages, on était jamais trop prudent. Ils traversèrent un bosquet d'arbre, jusqu'à une petite clairière. Un endroit parfaitement sécurisé, une espèce de retraite pour si jamais il devait y avoir un départ rapide, pas trop loin de la base cachée. Il s'arrêta sous les arbres alors que la chienne se mit à galoper au soleil. Le militaire s'assit sur un rocher proche regardant Tag se défouler un moment. Son regard s'arrêtant sur la jeune femme un moment avant de farfouiller dans sa poche sur son torse. Il sortit un paquet de cigarette. Celles de Joan. Il soupira et allait balancer le paquet quand il remarqua que la lettre, sa lettre précieuse, s'était trouvé là. D'une main, il serra la lettre, de l'autre, il proposa les cigarettes à Shenys, ses yeux, toujours sur la lettre pliée.

- Vous en voulez?

Son esprit était déjà ailleurs, de retour sur la lettre. Il oublia presque tout le reste et une fois qu'elle accepta ou refusa, il était déjà en train de déplier la lettre, le paquet toujours dans sa main.
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MessageSujet: Re: All letters start with "Dear John" [Shenys]   Ven 6 Mai - 14:27

“Non je… »

Mais les reste des paroles ne sortaient pas car je fus coupé en ce que je disais par quelque chose qui était tombé et qui me fut un sentiment étrange….O’Reilly s’était déjà approché de la lettre et la reprit. Mes yeux rivés sur la lettre, il semblait que je reconnu l’écriture. Non cela ne pouvait pas… Mais.. C’était mon écriture ? Sans réfléchir, j’avais déjà fit un pas dans la direction d’O’Reilly et lui arrachais la lettre des mains. Oui, je sais parfois je peux avoir une délicatesse digne d’un vrai éléphant. Retournant la lettre, je reconnu immédiatement l’adresse. Mon adresse… Enfin mon ancienne adresse… Et mon écriture… J’avais toujours eu tendance a écrire le S d’une manière italique lorsque j’écrivais, comparé à toutes mes autres lettres. Tournant le dos à O’Reilly, j’osais pas ouvrir la lettre.

« Mais c’est… ma lettre ! »

Et puis quand même poussé par la curiosité, envie de savoir quel des nombreuses lettres que j’avais envoyées, j’avais déjà sorti la feuille de l’enveloppe. Un coup d’œil sur les premiers mots pour comprendre qu’il s’agissait de la toute première lettre. Me laissant tomber à terre. Surprise, choqué. Car je n’aurais jamais cru revoir cette lettre un jour. Puis les pas de la chienne me fit sortir de mes pensées et de la lettre qui se trouvait toujours délicatement entre mes mains. Je levais mon regard vers le soldat.

« Comment… Comment est-ce que vous l’avez eu ? »

Mes pensées étaient bien trop chamboulées par la découverte de la lettre, pour se mettre à réfléchir et à comprendre qu’il pouvait très bien être celui qui m’avait répondu pendant toutes ces années. Inconsciemment mes pensées s’arrêtaient et retournaient dans le temps. Au moment d’écrire la toute première lettre, cette lettre. Je n’avais pas cru que quelqu’un allait me répondre. Dans une envie soudaine l’idée m’était venue à l’esprit et j’avais commencé à écrire mes pensées sur le papier pour l’envoyer dans l’inconnu, ne m’attendait pas du tout à une réponse de qui conque. Et pourtant la lettre n’était pas revenue… bien au contraire une nouvelle lettre était arrivé, la première d’une dizaine qui allait suivre les mois et les années qui suivaient. Une bouée dans l’océan immense. Oui, quelque chose qui me remontait le morale. Pourtant la première lettre avait été écrite avec la nativité de la jeune femme que j’avais été en arrivant à la big pomme. Ce n’est que par la suite que j’avais eu le besoin de recevoir les lettres. Une impatience d’une gamine qui attend le père noel, c’était avec une telle impatience que j’attendais la réponse à mes lettres. Je finis par me relever et secouais légèrement la tête. Un plongeant si profond et loin dans le passé avait le don de me déstabiliser.
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MessageSujet: Re: All letters start with "Dear John" [Shenys]   Ven 6 Mai - 16:16

“Non je… »

Il ne fit pas attention à la coupure qu'elle fit. Peut-être avait-elle vu quelque chose, mais comme Tag ne réagissait pas, il savait que ce n'était rien. Ce n'était peut-être qu'un animal, mais il avait entièrement confiance, aveuglément même, en la chienne. De toute manière, le militaire était occupé avec sa lettre, il avait beau l'avoir relu il n'y a pas si longtemps, à peine une dizaine de minutes, mais comme il l'avait dans la main, l'ayant sorti par inadvertance, et bah tant qu'à faire, autant la relire. Tag profiterait bien de quelques minutes de plus et il était certain que cela ferait plaisir à la dame aussi.

- Hey!

Un dinosaure venait de lui bouffer la main, ou bien une grenade venait de lui exploser à la figure. En fin de compte, ce fut la dame qui lui arracha la lettre. Sa lettre, des mains. D'où le "hey". Il eut soudainement très peur, peur qu'elle ne déchire, même sans le faire exprès, sa lettre. Elle lui était tellement précieuse.

« Mais c’est… ma lettre ! »

Hein? Non, c'était SA lettre, sa lettre à lui. Il allait répondre, mais elle s'écroula par terre, le derrière dans l'herbe, à raz d'un caillou, il se précipita sur elle, voir ce qui n'allait pas. La chienne aussi galopa jusqu'à Shenys contente que quelqu'un se mette à sa hauteur pour jouer avec elle. O'Reilly s'accroupit devant la jeune femme, car son visage semblait plus que choqué. Il allait l'aider à se redresser, voir si elle avait quelque chose de casser ou bien si elle n'était pas... malade ou autre chose, mais elle le regarda bizarrement. Il eut un mouvement de recul comme pour se protéger d'une attaque mentale.

« Comment… Comment est-ce que vous l’avez eu ? »

Comment il l'avait eu. Bah, c'était à lui, il l'avait reçu, c'était le but d'une lettre non? Il regarda la lettre, puis la dame et finit par hausser les épaules.

- C'est arrivé dans ma boite aux lettres, c'est mon adresse qu'il y avait dessus.

Il n'avait pas encore fait tilt. Il fallut un aboiement de Tag, contre un lapin qui détala. Pendant que la chienne se mettait en chasse, O'Reilly rangea ses pensées.

- Vous avez dit que c'est votre lettre... Vous voulez dire que... c'est... vous qui l'avait... é... écrite?
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MessageSujet: Re: All letters start with "Dear John" [Shenys]   Dim 8 Mai - 14:29

Cette lettre… Je n’avais jamais cru la revoir un jour, pour moi c’était parti… Effacé comme tellement de choses, parti, envolé… Peu importe, un détail du passé à oublier. Et pourtant… Rien qu’à la vue de la lettre, j’étais propulsé d’une manière trop violente dans le passé. Il disait que c’était arrivé chez lui… Est-ce que cela voulait dire que c’était lui qui avait répondu à mes lettres ? Peut-etre… j’en savais rien… Je ne disais plus rien. Essayant de reprendre mes esprits. Mais décidément ce n’était pas facile d’oublier le passé. Lorsqu’on tente d’être une autre personne, d’oublier notre passé… et que puis tout à coup on se retrouve des années avant tout ca… Oh oui, pas facile à encaisser. Pourtant les lettres avaient été quelque chose de positif dans ma vie. Du moins jusqu’à ce que la terre fut menacé et que mes rêves furent brisés en des milieux de morceaux et qu’une réponse à ma lettre durait de plus en plus longtemps… D’ailleurs je n’ai jamais eu une réponse à la dernière lettre. Era avait frappé…. Vous voulez dire que c’est vous qui l’avez écrite ? Je relevais mon visage vers le soldat et l’examinait un long moment. J’hésitais. Pourquoi ? Parce que… voila c’était moi… J’avais décidé de ne pas répondre à des questions de mon passé ou alors de mentir. Mais ici… Arfg difficile… je ne savais pas comment réagir. Je me sentais bête et en même temps étrange. Je ne lui répondais pas. Je me relevais, lui poussa la lettre dans ses mains et m’avançait vers… euhm nulle part. Car je n’avais totalement pas d’idée ou j’allais. Tout était du désert. Et puis pas grave, ce n’est pas comme j’avais une destination en tête. C’était pourtant une réponse stupide. Oui, je l’ai écrit. Mais voila, j’étais surprit que quelqu’un eu une partie de moi qui était malgré l’anonymat quand même très personnelle et intime. Et c’était une chose de faire face à une lettre que de faire face à la personne en réelle. Du moins si c’était lui qui m’avait répondu pendant tout ce temps. Puis finalement après un long moment je finis par rompre le silence.

« Oui… la réponse est oui. »

Baf, voila que moi qui parlait toujours pour ne rien dire, ne disait pas grande chose toute à coup. Même pas capable de faire une phrase telle oui, c’est moi qui ai écrit cette lettre. Non un simple oui devait suffire. Rangeant finalement ses idées, elle essayait de se ressaisir, de retrouver ses esprits. Mais pourquoi maintenant qu’elle savait qu’il avait lu à toutes ses lettres, elle se sentait comme nue devant lui ? Ah décidément l’être humain n’est pas quelque chose facile à déchiffrer et j’en fais bien parti.
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MessageSujet: Re: All letters start with "Dear John" [Shenys]   Lun 9 Mai - 9:16

La lettre lui fut poussée carrément dans les mains, la petite madame se redressa par elle-même et s’écarta. Elle n’avait pas encore répondu et il voulait savoir. Remarquez, nan, il ne voulait pas savoir, parce que si c’était elle qui avait écrit tout ça, ça voulait aussi dire que c’était elle qui avait lu tout ce que LUI avait dit, non ? Et franchement, il en avait tellement dit qu’il se sentait tout bête de se trouver en face de cette personne là, surtout que normalement, ils n’auraient jamais dû se rencontrer. Il avait dit pas mal de chose parce qu’elle n’était pas en face de lui, donc c’était plus facile, il n’avait pas à être jugé sur ce qu’il racontait. Mais là, si c’était bien elle, il se sentait donc assez bizarre. Il ne fit plus attention au décor, chose qu’il aurait dû, tout de même. Ils se trouvaient sur un terrain dangereux, sans protection contre des boites de conserve géantes. Puis elle finit par dire que oui, c’était bien elle l’auteur de ces lignes. Donc forcement, ça ne faisait aucun doute, c’était elle qui avait lu ce que lui répondait. Il se redressa sans vraiment y penser et ne sortit de ses pensées qu’avec le retour de la chienne. Quoique… Il lui fallut qu’elle lèche la main de son maître pour qu’il ne tourne le regarde sur elle. Elle avait la truffe ensanglantée et à ses pieds gisait un lapin, un peu maigrichon, mais qui fera son repas du soir. Le militaire s’accroupit de nouveau et gratouilla la tête de l’animal alors que son autre main cherchait un mouchoir pour essuyer le sang du lapin sur le museau de Tag et sur ses doigts à lui.

- Le monde est petit, hein… Ca fait bizarre de mettre un nom sur toutes ces lettres.

Il se rendit compte que cette constatation l’avait troublé car il allait retoucher le lapin, du coup, il allait s’en remettre plein les doigts. Bref, il sortit par la suite un couteau de chasse et entreprit de dépecer la proie. Tag ne le quittait pas des yeux, un myriade d’étoiles étincelant dans son regard, espérant qu’elle aurait le droit à une petite récompense avant la fin de l’après-midi. Etant donné qu’ils étaient maintenant au Centre de la Résistance, O’Reilly, Joan et même Tag étaient soumis au régime alimentaire, le même que tout le monde. Et pour dire la vérité, ils mangeaient largement mieux à l’extérieur. Ils avaient eu du mal a trouver la nourriture, certes, mais au moins, ils mangeaient mieux, ouai. Ici, la nourriture n’avait rien d’attrayant et ça en devenait presque déprimant. Il retira la peau qu’il étala au soleil sur une pierre, il mit de côté les viscères et autres organes, vérifia leur couleur, leur aspect. Puis le militaire sépara tous les muscles qu’il mit au soleil aussi. Tant qu’à s’occuper à la surface, hein, autant bien faire, ça ne serait pas tous les jours que la chienne trouverait un lapin comme ça.

- Vous savez… La… Répondre à… la première lettre a été difficile, mais après… j’ai pris goût… Ca m’a aidé… Vraiment…

C’etait Lily qui l’avait encouragé, il n’avait pas vu l’utilité, mais il l’avait fait, c’est par la suite qu’il avait compris. Ca lui avait servi de décharge, il avait pu tout dire, tout en restant anonyme.

- Merci.
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MessageSujet: Re: All letters start with "Dear John" [Shenys]   Lun 9 Mai - 22:44

Mmm, ce n’était pas le fait de coller un nom sur les lettres, mais le fait de coller un visage dessus qui faisait étrange. C’était comme ci.. Ah je ne sais pas, difficile d’expliquer. Cela faisait bizarre. On se confie pendant si longtemps à quelqu’un. Et puis tout à coup quelqu’un qu’on connait que depuis quelques jours, semble être la personne à qui on s’est confié pendant toutes ces années. Je ne me rendais pas vraiment compte de ce qu’il était entrain de faire. Dans un mouvement d’habitude je m’installais à terre, profitant du soleil tapant. Oui oui, pas bien de rester dans le soleil alors qu’il frappe si fort. Mais qui sait, peut-être que je devrais à nouveau attendre des années avant de voir le soleil. Alors un peu en profiter n’allait pas me tuer non plus. Fermant les yeux, profitant du soleil, son bonheur fit néanmoins dérangé par une odeur, qui la ramenait à la réalité. Tournant ma tête vers la direction d’où provenait l’odeur, ce n’est qu’à ce moment-là que je me rendais compte de ce qu’O’Reilly était entrain de faire. Mon visage se décomposait. Franchement dégoutant, peu importe si c’était de la nourriture, bah voir les muscles de ce lapin… Ah non, rien qu’en voyant ca, j’avais déjà mon estomac qui se retournait.

« Ah, t’es vraiment obligé de faire ca en ma compagnie ? »

Et puis cette odeur… Franchement super quoi. Détournant mon regard, car si je regarderais encore plus longtemps ce lapin, je sentais que tout ce qui se trouvait dans mon estomac n’allait pas tarder à sortir. Après quelques longues minutes, il finit par parler. Je ne tournais pas, me contentais d’entendre ces paroles légèrement hésitantes. Apparemment je n’étais pas la seule à ne pas savoir quoi dire sur le sujet. Ce ne fut pourtant que lorsqu’il me remerciait que je tournais mon regard vers lui, incompréhensive.

« Pourquoi ? Pourquoi me remercier ? C’est plutôt l’inverse… C’est moi qui devrais vous… te remercier. »

Je vous je vous, je ne faisais que jouer avec ces mots. Et puis merde, on se tutoyait bien dans les lettres alors pourquoi pas le faire en IRL.

« Lorsque cela n’allait pas, lorsque la vie me faisait encore des mauvais tours, c’est le fait de recevoir tes lettres qui me… m’inspiraient du courage pour continuer à foncer. »

Oui, foncer dans la vie… Jusqu’à ce qu’on reçoit trop de fois la porte sur le nez et qu’on finit par abandonner toute tentative… Surtout lorsqu’il n’y avait plus de lettre qui arrivait. Jouant un peu avec des caillous.

« Pourquoi… pourquoi ne pas avoir répondu à ma dernière lettre ? »
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MessageSujet: Re: All letters start with "Dear John" [Shenys]   Dim 15 Mai - 11:26

« Ah, t’es vraiment obligé de faire ca en ma compagnie ? »

- Tag a le droit à un cadeau elle aussi. Manger des boites de conserve pleine de pesticides et de conservateurs, ce n'est pas bon pour un chien. Elle a déniché un lapin, je lui dois bien ça. Et puis, tout ce garde... Même les os. La peau pour faire du cuir ou de la fourrure, les os pour des outils, la graisse pour cuire... Et si je la laisse manger n'importe comment, elle gaspillera et pourrait même s'étrangler avec un petit os. Je préfère faire quelque chose qui dégoute, plutôt que de laisser ma chienne crever à cause d'un foutu lapin.

Il n'avait pas arrêté de s'atteler au pauvre animal, les mains pleines de sang, l'odeur nauséabonde qui lui emplissait les narines et Tag à quelques centimètres attendant un petit morceau en tant que dessert. Puis la jeune femme reprit. Pourquoi la remercier? Il allait répondre, mais elle n'arrêtait pas.

« Lorsque cela n’allait pas, lorsque la vie me faisait encore des mauvais tours, c’est le fait de recevoir tes lettres qui me… m’inspiraient du courage pour continuer à foncer. »

Il s'arrêta dans ses mouvements brusquement. Tag couina, d'un air de dire "et moi alors?" Le militaire réagit alors instinctivement, il avait levé le regard sur la jeune femme, les pupilles grosses comme des soucoupes alors qu'il tendait sans regarder un bout de lapin à la chienne. Cela avait été la même chose pour lui. Il ne se rendit même pas compte que Tag avait déjà mangé le bout de viande et lui léchait les doigts.

« Pourquoi… pourquoi ne pas avoir répondu à ma dernière lettre ? »

Il se redressa, fixant la jeune femme. La dernière lettre? Il ne savait même plus ce dont elle parlait. Il avait beau connaître la première des lettres par coeur, la dernière semblait si loin déjà... Il y avait dix ans... Déjà? Enfin si ses calculs étaient bons... Il ne savait plus trop. Ah, mais oui...

- J'étais en Afghanistan, une mission-suicide... Top-secrète. Personne ne devait savoir et les courriers étaient interdits... Ta lettre était arrivée chez moi, mais je ne l'ai eu, que quand je suis rentré au pays pour une permission... C'était en juillet... J'étais rentré pour... pour... Lily. Nous devions... nous marier. Je n'ai pas eu le temps d'y répondre avant que... Era n'arrive.
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MessageSujet: Re: All letters start with "Dear John" [Shenys]   Lun 16 Mai - 23:24

Ah non… Voila qu’il se mit à parler de tout ce qu’on pouvait garder d’un lapin. Comme si je n’étais pas assez dégouté que ca. Oui, oui, je comprenais pourquoi il faisait ca. D’ailleurs cela devait avoir surement plus de gout que ce qu’ils mangent à la cafétéria. Mais là, j’étais un peu beaucoup trop dégouté pour pouvoir apprécier le fait qu’il y a quand même quelques animaux sur lesquels on pouvait chasser. Détournant mon regard du soldat et de son occupation, j’essayais de ne pas faire attention à l’odeur et de mettre mes idées sur autre chose que ca. Finalement mes pensées s’attardaient assez vite sur la lettre, les lettres, le passé. Lorsque je levais mon regard finalement vers le soldat il me regardait vraiment d’une drôle de façon. Est-ce que j’avais dis quelque chose de mal ? Est-ce qu’il y avait quelqu’un derrière moi ? Mais non rien de tout cela, il semblait qu’il était tout simplement surprit de ce que je venais de dire. De ce que les lettres avaient pu signifier pour moi, ou alors peut-etre qu’il était tout simplement surprit de mon honnête ? Quoi qu’il en soit, maintenant qu’il avait lu mes lettres, j’allais difficilement essayer de mentir et de cacher mes pensées et sentiments. D’une certaine manière je m’avais déjà laissé à couvert dans les lettres, alors cela n’aidait plus à grande choses d’essayer de caches ce qu’on ressent au plus profond de soi. Néanmoins j’avais bien voulu savoir pourquoi il n’avait pas répondu à ma dernière lettre, bien avant Era. Le militaire se mit à parler et je l’écoutais. La raison était assez simple à vrai dire. Il était tout simplement en mission et le courrier était interdit à cause de l’étiquette top secret. Je comprenais à présent pourquoi je n’eus jamais eu de réponse.

Lorsqu’il parlait d’une certaine Lily, je présumais que c’était sa copine, vu la difficulté qu’il semblait avoir à prononcer son nom et la suite de la phrase. Je n’avais pas vraiment besoin de demander ou elle était. Si elle était encore vivante, il aurait parlé avec plus de gaité dans sa voix, ou tout simplement sans stopper ses phrases.

« Je comprend mieux à présent pourquoi je ne recevais pas de réponse. Et je… suis désolée pour votre fiancée. C’est surement pas facile de perdre quelqu’un qu’on aime. »

J’allais pas prétendre comprendre ce qu’il pouvait bien vivre. Je n’avais jamais réellement perdu quelqu’un à qui je tenais. Certes je pouvais m’imaginer ce que cela ferait. Mais ce n’était pas la même chose.

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MessageSujet: Re: All letters start with "Dear John" [Shenys]   Dim 22 Mai - 17:45

« Je comprend mieux à présent pourquoi je ne recevais pas de réponse. Et je… suis désolée pour votre fiancée. C’est surement pas facile de perdre quelqu’un qu’on aime. »

Non, ce n'était pas facile de perdre quelqu'un qu'on aimait plus que tout au monde. Il ne répondit rien, du moins pas pour moment. Il terminait ce qu'il était en train de faire puis sortit sa gourde et nettoya son couteau, ses mains et balaya le sol afin de faire disparaitre l'eau ensanglantée et l'odeur nauséabonde. Si une machine passait par là, ce qui était assez improbable, elle ne verrait rien si ce n'est qu'un ancien lieu d'une mort quelconque, surement un animal sauvage ayant dévoré un autre. Tag resta en place, le regard implorant, mais ne tentant pas de manger ce qui se trouvait pourtant sous son nez à portée de crocs. O'Reilly l'avait bien dressée et elle savait qu'elle serait punie si jamais elle mangeait quand elle n'avait pas le droit. Surement l'animal comprenait la difficulté de trouver de la nourriture, elle savait faire confiance en l'humain qui lui donnait ce qu'il fallait quand il le fallait et dosait bien ses repas. Elle l'aimait pour cela et c'est pour cela qu'elle le suivait partout. Le militaire regarda la viande sécher lentement avant de tourner brusquement le regard sur Shenys.

- Elle est morte quand... On cherchait de la nourriture, elle a respiré trop de gaz nocifs et... elle ne s'est pas relevée... Je...

Après tout, il pouvait bien tout lui dire, il l'avait fait plus ou moins dans ses lettres, pourquoi il ne continuerait pas? D'accord, c'était beaucoup plus difficile d'avoir la dame en face de lui, mais au final, si elle connaissait pas mal de sa vie, de ce qu'il ressentait, pourquoi il devrait se taire? Ca lui faisait du bien de dire tout ça.

- Après ç... Après ça, je suis parti de notre refuge, j'ai erré, longtemps, avant de trouver Joan. Elle avait réussi à survivre quelques années, je ne sais pas pourquoi, mais je l'ai prise avec moi... Peut-être que... peut-être j'avais l'impression de devenir un animal, je n'avais plus personne en qui croire, pour qui survivre. C'est pour ça que je ne veux plus jamais perdre quelqu'un que j'aime. Joan est en sécurité maintenant, ici. Et je vais au front, pour la protéger. Tag... s'occupera d'elle, si jamais je ne revenais pas. Tag me montre ce qu'est un humain, c'est elle qui est ma bouée de secours, elle m'empèche de retourner vers ce côté animalier, sauvage... Je ferais tout pour elle.

Tout en prononçant ça, il était en train de gratouiller la tête de la chienne qui était venue jusqu'à poser sa tête sur la cuisse de l'homme.

- Je ne veux pas la perdre, je ne veux pas LES perdre. Joan et Tag sont ma famille... Vous avez une famille?
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MessageSujet: Re: All letters start with "Dear John" [Shenys]   Mar 24 Mai - 19:40

Lorsqu’il se mit à parler de sa fiancée, de la mort de cette dernière et puis de la manière comment il a trouvé Joan et Tag, je me contenta de l’observer et de l’écouter. Cependant j’étais assez surprit qu’il se mit à parler de tout ca. Face à face, à une inconnue.. Enfin est-ce que je l’étais encore réellement après la découverte des lettres ? A vrai dire je n’aurais pas cru qu’il allait me raconter quoi ce soit. Je pensais qu’il allait se taire et changer de sujet, mais non. Assez surprenant. Peut-être qu’il avait tout simplement besoin de parler de ca. Comme on avait eu le besoin de mettre tout sur papier. J’observais la chienne, je le comprenais, je comprenais pourquoi il tenait tant à elle. C’était elle qui l’avait aidé à garder son humanité, à ne pas devenir un de ces humains complètement disjoncté qui se comportait comme des vrais hommes de caverne.

« Vous ne devez pas vous inquiéter pour Joan. Comme vous le dites elle est en sécurité à la base. Et si un jour vous ne revenez pas… Je suis sure qu’elle et Tag s’en sortiront. Après tout, tout le monde à la base s’entraide un peu. »

Puis la question fatale. Est-ce que j’avais une famille ? Non la réponse était un non. Mais je ne voulais pas avoir de la pitié. Les gens ont tendance à montrer de la pitié dès l’instant qu’on dit être orpheline. D’accord ce n’est pas bien gai. Mais ce n’était pas un drame, je n’avais jamais connu mes parents et la perte n’était donc pas aussi grande pour ceux qui avaient connu leurs parents et qui les avaient aimés. Moi je ne peux pas dire une telle chose, j’étais bien trop jeune pour avoir une image d’eux et de l’amour.

« Non… je suis orpheline, je n’ai jamais réellement connu mes parents, j’ai toujours vécu chez mon oncle pour qui j’étais plus un fardeau qu’autre chose, ainsi il fut content de savoir que j’étais parti à New York et que je comptais plus jamais revenir. Et à New York je ne me suis pas vraiment attaché aux gens, je n’avais pas le temps, j’étais trop occupé à pourchasser un rêve… «

Non je n’avais jamais vraiment eu de réelle famille. Et j’étais souvent jalouse lorsque Poise racontait ses histoires de famille, des disputes de famille, des repas ennuyeux, qui pourtant malgré toute l’ennuie que Poise aurait pu ressentir, j’aurais bien voulu échanger avec la mienne. Mais je ne pouvais pas vraiment me plaindre. Mon oncle m’avait tout donné, il était simplement pas doué et n’avait jamais voulu avoir des enfants. Et ca j’avais très vite ressenti. Mais il ne m’avait jamais frappé et m’avait toujours donné ce dont j’avais besoin. Donc non je ne pouvais pas me plaindre. Oh le fait de dire que je ne m’étais pas attaché aux gens étaient pas toute à fait correcte. J’avais eu quelques petits copains. Mais comme j’aimais dire dans la vie réelle le prince se tire toujours avec la mauvaise princesse. Du coup… Et bien voila, la vie n’était pas très rose et je préférais essayer de ne pas trop m’attacher. Puis la venue d’Era… Enfin ce n’était que dans cette base que j’ai apprit à nouveau à m’attacher à quelques gens. Très peu, mais quand même.

« Aujourd’hui.. Bah, j’ai des amis. J’ai un bon ami et je ne l’aimerais pas le perdre ca c’est sure. Mais de là à dire famille… je sais pas… Mais bon, je présume que je ne connais pas réellement la signification de ce mot. »

Oh non perdre Poise c’était comme perdre la chose la plus positif dans cette base. Il avait le don de me faire rire lorsque cela n’allait pas. Il me faisait tellement rire et il me donnait vraiment l’impression qu’Era n’était jamais arrivé. Oui, c’était un très bon ami, un peu comme un frère.
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MessageSujet: Re: All letters start with "Dear John" [Shenys]   Ven 27 Mai - 8:08

« Vous ne devez pas vous inquiéter pour Joan. Comme vous le dites elle est en sécurité à la base. Et si un jour vous ne revenez pas… Je suis sure qu’elle et Tag s’en sortiront. Après tout, tout le monde à la base s’entraide un peu. »

Oui, il l’espérait vraiment… Il ne se faisait pas non plus trop d’illusion. Apres tout, il était un militaire, était fait pour aller sur le front. Et sur le front personne était à l’abris d’un danger, surtout contre des bestioles de ferrailles 1000 fois plus résistantes que le corps humaines, presque impénétrable par les balles qu’ils avaient et plus rapides, plus intelligentes que les hommes. Il allait bien mourir un jour ou l’autre, il était prêt, il le savait, par contre, il était pas prêt à perdre Joan, était trop fort pour lui, tout comme Tag. La chienne était encore jeune, il avait encore du temps, mais si elle devait périr sous les coups d’un tas de boulons, comment réagirait-il ? Il ne savait pas trop pour dire la vérité… Il tenta donc de dévier le sujet. Il préféra s’adresser à elle. La meilleure défense, était l’attaque, non ? Alors il la questionna sur sa famille.

« Non… je suis orpheline, je n’ai jamais réellement connu mes parents, j’ai toujours vécu chez mon oncle pour qui j’étais plus un fardeau qu’autre chose, ainsi il fut content de savoir que j’étais parti à New York et que je comptais plus jamais revenir. Et à New York je ne me suis pas vraiment attaché aux gens, je n’avais pas le temps, j’étais trop occupé à pourchasser un rêve… »

Pourchasser un rêve… Il était trop terre à terre pour s’imaginer poursuivre un rêve. Mais il comprenait plus ou moins ce qu’elle voulait dire. Lui aussi avait été un fardeau pour un beau père qu’il n’avait jamais apprécié. Finalement, il était enfui et était engagé… Au final, ils n’étaient pas si différents tous les deux. Pourtant, il se demandait s’il n’y avait pas autre chose… Bah, ce n’était pas ses oignons après tout, elle avait fait ce qu’elle voulait, tout comme il s’interdisait de trop restreindre Joan. Il n’était pas son père, elle était assez grande pour se débrouiller toute seule. Le seule problème, était qu’elle avait encore besoin de quelqu’un en qui elle aurait confiance, pour faire un lien entre l’humanité et son esprit introverti. Enfin, la madame reprit. était encore étonnant à quel point il pouvait lui parler alors que quelques minutes elle était qu’une simple jeune femme qui l’avait aidé à retrouver Joan il n’y a pas si longtemps. Mais là, elle était devenue comme une amie trop proche. était bizarre, un peu trop soudain, mais était comme ça.

« Aujourd’hui.. Bah, j’ai des amis. J’ai un bon ami et je ne l’aimerais pas le perdre ça c’est sur. Mais de là à dire famille… je sais pas… Mais bon, je présume que je ne connais pas réellement la signification de ce mot. »

Il hocha la tête, lentement. Oui, lui aussi… Famille, il n’avait eu que Lily comme famille, puis maintenant Joan et Tag, mais ce n’était pas pareil… était différent d’une véritable famille. Joan et lui, savaient parfaitement qu’ils étaient rien pour l’un l’autre. Il n’était pas son père, elle n’était pas sa fille. Ils jouaient pourtant sur la frontière qui séparait les termes de famille et d’amis… Tag était une chienne, un animal, elle faisait confiance en son maître et il la protégeait, mais elle n’était pas de sa famille à proprement parler. Un oiseau s’envola brusquement non loin de là, Tag dressa la tête, se léchant les babines et O’Reilly en fit de même (la tête, pas les babines). Il attrapa son arme et se tourna vers la jeune femme.

- Un barbecue, ça vous dit ? Pour… fêter nos retrouvailles… A moins que vous ne préfériez la soupe d'asperges?

Il n’avait aucune envie de la soupe d’asperges ce soir… Il restait tout de même ennuyé, car elle n’avait peut-être pas envie de partir en chasse, surtout qu’il pouvait y avoir des machines qui rodaient dans le coin, mais il ne pouvait pas la laisser toute seule là, hors de question…

- Pardon si je vous vouvoies encore, c’est juste que la situation est… bizarre encore. Et puis je ne peux pas vous laisser là toute seule, et si on peut débusquer un autre lapin ou une poule d’eau… Enfin, vous voyez quoi…
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MessageSujet: Re: All letters start with "Dear John" [Shenys]   Mar 12 Juil - 15:08

Un barbecue ? Je relevais la tête dans sa direction. Oui, l’idée était mieux que la soupe à l’asperge, ca je devais bien l’avouer. De plus qui dirait non à un barbecue ?

« Non, le barbecue me va à merveille. »

Je souris, effectivement la situation était assez étrange, il fallait bien l’avouer. Moi-même j’avais encore du mal à vraiment croire qu’après tout ce temps, je me retrouvais en face de celui qui avait toujours répondu à mes lettres. A qui je m’étais confié. C’est bien de pouvoir placer un visage sur ces lettres, mais en même temps, cela faisait très bizarre et cela donnait un sentiment d’être à nue. J’hochais la tête, je comprenais et je ne lui en voulais pas. Il me tutoierait lorsqu’il se sentirait prête.

« Oui, ne vous en faites pas. Je comprends parfaitement. »

Je me relevais et me positionnais à côté de lui. Oui, je comprenais le fait qu’il ne pouvait pas me laisser seul et qu’en même temps il ne pouvait pas laisser l’occasion filer d’attraper encore un animal. Aussi maigre qu’ils puissent être. De la nourriture frais est mieux que la soupe en conserve.

« Bon allons chercher d’autres animaux… »

Tout en marchant à côté du militaire, je regardais les alentours, le monde avait changé et je me demandais si un jour tout pourrait retourner à l’ancienne. Surement que non, même si par grande chance les machines se font battre par les humains, ca durerait des années et même des siècles pour rebâtir le monde telle qu’il avait été. Mais au moins, on pourrait à nouveau vivre sur terre et non comme des rats. Les enfants pourraient à nouveau jouer dans le soleil sans devoir avoir peur des machines. On pourrait à nouveau cultiver des fruits et des légumes, des meilleurs que dans la serre en dessous de terre. La vie pourrait doucement reprendre et la chance de vie pourrait remonter doucement. Oui, ca serait bien si cela pouvait arriver. Mais mieux faut pas trop espérer.

« Quels sont nos chances de vaincre les machines ? Honnêtement ? »

Je ne voulais pas de l’espoir, juste la vérité. Et c’était un soldat, un combattant, un militaire, il devait quand même avoir une petite idée.
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MessageSujet: Re: All letters start with "Dear John" [Shenys]   Mar 26 Juil - 18:12

Il ne voulait pas la laisser seule. Après tout, il avait deux bonnes raisons. Une, il était militaire et sa philosophie, c'était de protéger tout le monde, la laisser là, voulait dire la contraindre à la solitude et peut-être si elle bougeait, des mines autours de la base. La deuxième raison, c'était qu'il venait tout juste de retrouver la personne en qui il s'était confié, plus qu'à Lily même, il n'avait pas envie de la perdre, même si ça lui faisait tout drôle. Mais bon, il n'avait pas à tergiverser, car elle accepta. Après tout, c'était vraiment mieux que de la soupe aux asperges, ça dégourdissait les jambes, ça faisait prendre le soleil, et ça faisait oublier un peu les couloirs sombres des catacombes. O'Reilly se redressa, prépara son arme, Tag prête à lever les proies. Il marcha donc en direction du sous-bois, la chienne dénicherait une bestiole, et il tirerait à ce moment-là, mais pour le moment, son arme pointait vers le sol, de l'autre côté, loin de la jeune femme. Une fausse manoeuvre pouvait arriver, on ne savait jamais. Elle se plaça d'ailleurs, à ses côtés, avant de lancer une question. Le militaire s'arrêta de marcher, la regardant avant la tête légèrement penchée sur le côté, comme si cela aidait à mieux visualiser ou à mieux réfléchir. La chienne fit de même, se demandant ce qu'il se passait surement. O'Reilly resta ainsi quelques longues secondes, avant de lever légèrement les épaules, afficher un petit sourire et avant de reprendre la marche, regardant droit devant lui, observant les touffus du coin, cherchant le fretillement des branches causé par un lapin ou un autre petit animal.

- Nous sommes déjà en train de les battre. Cela fait dix ans que l'espèce humaine aurait dû disparaitre. Mais nous sommes encore là. Et puis les machines sont arrivées. Elles ont voulu nous détruire. Mais nous sommes encore là. Nous sommes une mauvaise herbe tenace. Les machines ont échoué leurs objectif. Nous les avons donc battu. On peut nous arracher, mais on reviendra toujours. Nos chances? Je crois que le monde vivra et Joan sourira. Honnêtement? Le monde vivra et Joan sourira. La seule différence, c'est qu'on mettra plus longtemps. Peut-être que nous, nous ne verrons pas la fin des machines, mais nos enfants oui. Je le pense, je le sais, je le veux. Je veux que Joan puisse oublier tout son passé, qu'elle sourisse et qu'elle vive.

Il se tut un moment, s'abaissa légèrement et pointa son arme devant lui. Il n'avait rien vu pour le moment qui ressemble à un lapin ou une chèvre, mais Tag s'était immobilisée, après avoir reniflé en l'air. Le militaire leva son arme jusqu'à avoir le viseur au niveau du regard. Il posa un genou à terre. Il aurait plus de stabilité et si c'était un ennemi, il aurait moins de surface visible. Pourtant, ce n'était pas une machine, Tag serait resté là, sans bouger, mais elle s'avança, doucement, sans bruit, vers un bosquet de buissons. La chienne s'arrêta un moment, puis avança avant de sauter derrière une touffe d'herbe séchée. Il y eut une sorte de bêlement et une chèvre détala. Le canon du militaire suivit la débandade de la chèvre, mais O'Reilly hésita. Une chèvre, ça donnait du lait. C'était peut-être important pour la résistance? Oui, mais son ventre gargouillait. Tant pis. Il tira et l'animal s'écrasa à terre. Si une chèvre était encore en vie, alors d'autres le seraient et il pourrait en attraper une vivante, pour le moment, il n'avait rien sous la main et il risquait de perdre quelques kilos de viande. Le militaire se redressa avant de s'adresser à la jeune femme.

- La chèvre grillée. Hmm... Ca c'est du service quatre étoiles.
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MessageSujet: Re: All letters start with "Dear John" [Shenys]   Sam 30 Juil - 11:38

Je le fixais des yeux. Il y croyait vraiment. Au début, je pensais qu’il allait essayer d’échapper à la question, de s’évader d’une manière ou d’une autre. Ou qu’il allait tout bonnement mentir, mais non. Ca fut tout le contraire de ce que je pensais. De un il me disait belle et bien la vérité. Et de deux, ses pensées étaient réellement positives. Chose qui me surprenait, car je connaissais vraiment peu de gens qui pensais de manière positive. A moins qu’il tente de se convaincre soi-même, que cette bataille n’était pas pour rien. Pourtant quelque part, je devais bien avouer que ses paroles avaient un sens. Battre les machines… Espérons qu’on arrive à tenir cette bataille. J’avais parfois l’impression qu’on n’avançait pas, qu’on perdait des hommes sans avoir de progrès. Mais peut-etre que sur le champ de bataille c’était totalement différent ? Après tout, je n’en savais rien. J’étais là pour aider et non pour attaquer ou encore mettre des pièges. Je ne dis rien, laissant les mots d’O’Reilly se peser lentement dans mon esprit. Pendant ce temps je voyais que la chienne se comportait de manière étrange, enfin étrange pour moi surement, vu que je ne m’y connaissais pas du tout en chasse. Et que même si jamais les chiens, je n’en avais jamais eu un. Restant silencieuse face aux gestes du soldat. Je tentais de ne pas bouger. Un coup de feu se fit entendre et je ne pu m’empêcher de me crisper doucement. Je n’aimais pas entendre ce bruit qui souvent était le bruit de douleur ou de mort. Je regardais l’animal mort non loin de nous, la chienne semblait être contente, tout comme le soldat. Et je ne pu m’empêcher de sourire doucement suite à ses paroles.

« Manque plus qu’un vin pour accompagner le tout »

Cette fois-ci, je ne restais pas trop près de lui et de la chèvre. J’avais déjà vu la scène avec le lapin et une fois cela me suffisait largement. Regardant l’entourage, j’en profitais pour bien mémoriser ce que je voyais, car je risquais encore d’attendre longtemps avant de pouvoir remonter à la surface. J’observais un court instant le soldat, dont la raison de vivre se consistait à un seul nom : Joan. Je me souvenais de ces mots. Les enfants allaient peut-etre pouvoir vivre dans un monde meilleur. Oui, je l’espérais, à condition qu’on n’y laisse pas tous notre peau.

« Alors… A part chasser et jouer au soldat, t’as d’autres passe temps ? »

Beau s’être confié pendant des longues moments, cela ne voulait pas dire que je savais tout sur lui. D’ailleurs j’avais toujours ignoré à quoi il ressemblait, quel était son nom etc.
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MessageSujet: Re: All letters start with "Dear John" [Shenys]   Dim 31 Juil - 4:47

Oui, il y croyait, il croyait qu'on pouvait battre les machines, il le fallait, c'était plus un espoir qu'autre chose, mais pour faire avancer le militaire, il fallait qu'il y croit, qu'il y croit dur comme fer, il s'en était persuadé déjà il y a bien longtemps. Maintenant, quand il y repensait, il savait que c'était la vérité, car il y avait réfléchi, longtemps. Honnêtement, si au début ce n'était que de l'espoir, maintenant, c'était une certitude. Il ne se mentait pas et il restait ferme sur ses pensées, il se battrait contre les machines pour que les enfants puissent vivre à nouveau libre et reconstruire un monde nouveau. C'était un militaire, il avait trouvé son but. Depuis qu'il avait trouvé Joan, il avait encore plus d'espoir et il se battait avec encore plus d'ardeur.

Bref, il avait tiré sur la chèvre et l'animal s'était éteint, abattue sur le coup, une balle dans la tête. Comme quoi, il ne perdait rien à sa précision. Ca faisait 10 ans que la terre comme il la connaissait, 10 ans qu'il avait perdu son travail, l'armée qu'il chérissait, mais comme il vivait à la surface de la terre, tout seul, il avait eu tout l'entrainement nécessaire, il devait faire attention à ses munitions et donc, il avait tout fait pour tirer pour tuer. La chèvre n'avait pas eu le temps de s'en rendre compte, elle était tombée, foudroyée. La chienne galopa jusqu'à l'animal, la renifla, mais bien dressée, elle ne se jeta pas dessus. O'Reilly s'approcha, posa son arme par terre, tout près de lui. Ce n'était pas rare qu'un carnivore surgisse à l'odeur du sang, du moins ici, en Angleterre, il ne devait pas y avoir beaucoup, surement déjà mangé par les Résistants, mais on était jamais trop prudent.

Un verre de vin? Nan, pas pour lui. Un militaire, ça boit de la bière et le militaire, pour dire la vérité, n'aimait pas trop la bière. L'alcool en général, ce n'était pas pour lui. Mais elle faisait ce qu'elle voulait, après tout. Il posa un genou à terre et sortit de nouveau son couteau de chasse. A force de vivre dans la nature, il essayait de tout garder pour toujours avoir quelque chose, ne rien gaspiller et ne rien perdre. Seule la tête de la chèvre était en charpie, mais tout le corps était intact, donc ça faisait encore plus de viande. Il s'attela à dépecer la pauvre bête, comme il l'avait fait pour le lapin. La peau pouvait servir pour un vêtement, une couverture ou un sac, la viande, ça ferait quelques repas tout de même. Shenys était restée à l'écart et de temsp à autre, le militaire levait les yeux pour vérifier que tout était en ordre et qu'elle ne risquait pas sa vie. On ne savait jamais. Puis elle posa une question. Il s'intérompit avant de hausser les épaules, de reprendre le charcutage de l'animal et de répondre.


- Je ne sais pas. Chasser, je n'aime pas ça, on peut toujours utiliser l'animal pour quelque chose autre que la viande, mais il faut bien survivre, non? Je chasse parce qu'il le faut. Avant Era, je n'ai connu que l'armée. Je n'ai fait que ça, je ne connais que ça. Je ne sais pas si j'ai d'autre passe-temps.

Tag était assise, fixant son maître comme si c'était le Pape, des étincelles dans ses yeux noirs, juste pour avoir un morceau. Mais O'Reilly ne fit pas attention à elle et il reprit.

- Pendant pas mal d'années, j'ai vécu à la surface. Dans les moments les plus difficiles, on s'accroche aux plus petits plaisirs de la vie. Les étoiles, le vent, même le soleil, tout et n'importe quoi. Je ne sais pas comment vous faites pour vivre sous terre. Il n'y a rien, il fait noir comme dans des cauchemars, il fait froid et les murs sont épais, comme dans une cage.
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MessageSujet: Re: All letters start with "Dear John" [Shenys]   Dim 31 Juil - 12:59

Connu que l’armée, est-ce que quelque part ce n’était pas triste, d’avoir presque vécue que pour son métier? Du moins à temps partiel vu qu’il avait eu une fiancée. Mais d’un autre côté, je me dis que si j’étais devenue avocate je me serais surement également donné à fond dans mon métier, jusqu’à en oublier les choses qui passent à côté de nous. Enfin pas besoin de penser à tout ca, vu que ce n’est jamais arrivé. Par la suite, O’Reilly parlait de la base. Quelque part, il n’avait pas tord. Vivre sous terre était plus une punition qu’autre chose, mais après tant d’années, on finit par s’habituer. Et puis quelque part, le monde sous terre me plaisait mieux que celui au dessus. J’haussais les épaules.

« C’est sure que comparé à un ciel étoilée, la base ressemble à une prison. Mais après Era c’est le seul endroit ou on pouvait encore continuer à vivre. Puis lorsque on pouvait à nouveau respirer l’air, ce sont les machines qui ont fait leur apparition et on n’a pas eu le choix »

Je me demandais ce que ca me ferait si j’étais à sa place. Avoir échappé aux machines à chaque fois, vivre sur terre. Peut-etre que tout comme lui, je ferais la base d’un autre œil.

« Bien que c’est humide, froide et sombre, c’est le seul lieu ou les enfants puissent rire, pleurer et courir sans que les mères doivent avoir peur que les machines nous tombent dessus. C’est le seul endroit ou on peut fermer complètement l’œil et se permettre de se reposer sans devoir faire attention au moindre bruit. »

Mais oui, c’est sure que vivre sur terre serait surement mieux pour la majorité des gens. Le soleil faisait du bien. L’être humain n’était pas fait pour vivre comme une taupe sous terre, rester enfermé sous la poussière et la terre était pas bon. Mais on n’avait pas le choix. Il n’y avait aucun autre lieu qui pouvait abriter un aussi grand nombre de personnes tout en assurant la sécurité de chacun.

« J’ignore comment j’ai pu survivre dans un tel lieu pendant si longtemps… Mais puis faut dire que comparé à mon ancien appartement la base me parait d’un grand luxe ! »

Je souris faiblement. Oui, c’est vrai que comparé au placard dans lequel je vivais. Car on avait beau dire appartement, cela méritait vraiment plus le nom de placard.

« Je présume que c’est les gens, la solidarité qui est née suite à l’arrivée d’Era. Dans des temps comme ca, tout le monde est rabaissé au même niveau. Les riches, les pauvres, homme, femme, enfant… On a tous besoin de la même chose. Etre consolé, avoir de l’aide, retrouver le sourire et sentir un peu d’amitié et d’amour. Je pense qu’après toutes ces années que j’ai vécue à la base, toutes les personnes que j’ai connu et qui sont partis, tout les rires et les pleurs…. Je risque même de regretter l’endroit le jour ou on pourrait revivre à la surface. »

C’était peut-etre con, mais c’était la vérité. Ici j’avais apprit à avoir des amis, des vrais amis. Avant Era, j’avais été sur le point de commettre l’irréversible, de me suicider. Aujourd’hui, malgré tout, j’avais retrouvé la force de vivre, de sourire à nouveau. Et même si ce lieu en lui-même était merdique et surement invivable, il m’avais quand même apporté beaucoup de choses.
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MessageSujet: Re: All letters start with "Dear John" [Shenys]   Mar 2 Aoû - 7:55

La chèvre n'était pas bien grosse, mais elle avait quelques kilos de viande qui feront le bonheur à plusieurs membres de la Résistance. Ayant l'habitude de toujours protéger ses troupes, malgré les dix ans de cataclysme, il allait donner la viande restante à ses hommes, à la caserne, sous la terre. Les donner aux hommes et aux femmes civiles, cela ne ferait qu'augmenter les dissensions entre les gens. Si cela revenait aux soldats, cela serait différent, c'est ce qu'on appelait le triage militaire. C'était pas beau à voir, c'était vrai, mais il fallait comprendre, fallait intégrer la mentalité militaire et pas grand monde pouvait le faire. Enfin bref, il continua de la dépecer. Certes, ce n'était pas une partie de plaisir, mais il restait parfaitement stoïque. La jeune femme se mit à parler, longuement, le militaire continua son travail, mais l'écoutait avec attention. Il resta quelques minutes silencieux, analysant ce qu'elle venait de dire. La solidarité? C'était bien vrai qu'il ne l'avait observé uniquement quand un grand groupe de gens vivaient ensemble, sinon, les survivants de la surface, ils étaient méfiants, solitaires, égoïstes. Mais c'était ce qu'il fallait pour pouvoir survivre, oeil pour oeil et dent pour dent, chacun pour soi. Ici, c'était si différent, fallait penser aux autres avant, ce n'était pas évident, cela compromettait la survie de sa propre personne. Pourtant, il était militaire, il était là pour protéger la veuve et l'orphelin, mais pas pour compromettre sa propre survie. Il ne pensait pas pouvoir s'adapter à cet environnement, mais il pouvait tout de même tenter, il le ferait pour Joan. Il reprit la parole.

- Pendant la Guerre du Viet Nam, les villageois de la zone démilitarisée ont creusé, à main nue ou avec seulement quelques pelles, des centaines de kilomètres de tunnels à Vinh Moc. Ils y ont vécu pendant 6 ans, avec la peur des hélicoptères américains. Des enfants sont nés, des couples se sont formés, des vieillards y ont été enterrés. La vie pour eux a continué simplement. Aussi, je ne doute pas que cela sera le cas, ici. Mais...

Il s'interrompit un moment, s'immobilisant, fixant la chèvre dépecée. Son regard se tourna lentement sur Tag, sa chienne fidèle avant de reprendre.

- Vous êtes déjà allée au zoo? On reconnait tout de suite les lions qui ont connu les plaines de la Savane. Ils ont dans le regard, une étincelle qui s'éteint et dans leur rêve, ils courent encore. Ici... je ne suis qu'un animal qui a connu les étendues sans chaîne et qui maintenant se trouve derrière les barreaux. Joan est sauvage, mais c'est ici qu'elle pourra s'extérioriser. Je ne veux pas l'abandonner pourtant...

Le militaire pensait bien à repartir, mais il ne pouvait pas laisser Joan ici. Il voulait servir la Résistance, plus que tout au monde, mais il ne pouvait pas le faire avec cette impression desuffocation. Le militaire reprit ce qu'il était en train de faire, sans un mot de plus.
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MessageSujet: Re: All letters start with "Dear John" [Shenys]   Mar 2 Aoû - 22:49

Je l’écoutais, un lion en cage, voila comment il se voyait. Et je pouvais le comprendre. Arès toute la base ressemblait plus à un labyrinthe et une prison qu’à un lieu de bonheur et de rédemption. Mais c’était un soldat, il verrait le soleil et la terre bien plus souvent que les simples civils.

« Pourtant vous préférez vivre sur terre…. Mais entant que soldat vous allez retrouver la surface bien plus souvent que tous les autres. Et au final, un militaire solitaire ou un militaire qui travaille en équipe… Je pense que c’est en équipe qu’il arrive à faire plus de dégâts aux machines, n’est-ce pas ? »

Et puis ou est-ce qu’il irait ? Vivre le jour en jour, voyager telle qu’un nomade ? C’est bien… Pendant quelques années et puis la solitude et la cruauté du monde commence à nous peser.

« L’être humain n’est surement pas fait pour vivre en muette, mais en se la jouant solo on ne va pas gagner cette guerre. Après tout, il y a une chose que les machines n’arrivent pas à comprendre sur nous, c’est notre fonctionnement mental. Notre cœur. Quelque part, je me dis que si on suit plus notre cœur et moins notre tête on aurait plus d’avantage sur eux. Car ils savent parfaitement comprendre les stratagèmes militaires, calculer les chances et surement imaginer ce qu’on ferait dans telle ou telle situation, mais de façon mathématique. Si on réagit par instinct, par pulsion, ils ne comprennent rien. «

Oui, prendre par surprise les machines était une bonne chose, mais si on suit tout le temps le stratagème militaire on n’irait pas très loin. Car une fois la surprise tombée, les machines reprendront le dessus. Par contre si on réagit que par instinct, par pulsion, par sentiment, sans penser à un tel mécanisme ou plan, peut-être que… enfin je n’étais pas militaire et je ne me connaissais pas du tout en combat.

« Enfin… Je ne m’y connais pas de toute façon. »

Mon regard se portait un court instant sur la chèvre, pour ensuite se poser sur l’armement du soldat. Je me demandais ce que ca faisait de tuer. Tuer un être vivant, pas une de ces machines, qui n’avaient pas du tout d’âme. Mais un être humain, un animal. Bien que cette question me trotte en tête, je ne la posais pas. Cela ne se faisait tout simplement pas. Par contre j’en posais une autre.

« Tu ne veux pas m’apprendre à utiliser une arme à feu ? On ne sait jamais quand ca peut être utile. »

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MessageSujet: Re: All letters start with "Dear John" [Shenys]   Mer 3 Aoû - 12:00

- Je ne dis pas le contraire, mais comprenez que j'ai toujours fait parti d'une unité qui a toujours été sur le terrain. Je ne connais pas les longues périodes en caserne. Si nous n'avions pas de mission, on partait à l'entrainement, montagne, désert, ville, plaine, jungle, toundra... Nous étions... libres, nous n'avions pas de chaîne. Ici, la cause est juste et justifiée, bien sûr, tout ce que je veux, c'est un monde libre, pour Joan, pour tous les civils, c'était mon travail, y'a dix ans, c'est toujours mon travail maintenant, mais ici, j'ai les ailes coupées, je suis mieux dans la nature... Mais de toute manière... je ne peux pas partir.

Laisser Joan? Impossible, impensable. Repartir avec elle? Impossible, impensable. Il l'avait conduite ici pour qu'elle soit en sécurité, pour qu'elle puisse s'épanouir. Il se sacrifierait pour elle, voir le sourire de cette gamine, serait la preuve qu'il avait fait au moins quelque chose de bien dans sa vie, c'était ce qui lui importait le plus au monde. Il ne pouvait pas partir, il se doutait bien que les hautes instances militaires refuseraient de toutes manières qu'il parte comme ça, si jamais il se faisait capturé, il savait où se trouvait la base, et ce, même s'il était rompu aux tortures et autres. Cela paraissait de toutes manières suspect d'arriver et au bout de quelques jours partir. Et puis, d'un autre côté, au moins il avait pas à faire la garde tout le temps, s'inquiéter pour Joan et tout ça. Oui, il fallait mieux voir le bon côté des choses, ne s'occuper que des points positifs. Il retourna à ses occupations, la chèvre était complètement dépecée maintenant, le militaire étala la peau pour qu'elle sèche bien au soleil, puis s'intéressa à la viande, retirant le moins centimètre cube de viande des os. Il travaillait vite et bien, signe que ce n'était pas son premier cadavre d'animal sous les doigts. Bientôt, Shenys lui demanda s'il pouvait lui apprendre à tirer à l'arme. Il la regarda un court instant, puis continuer ce qu'il était en train de faire. Il termina rapidement et fourra le tout dans un sac de cuir qu'il ferma bien fort. Puis il se lava les mains avec un peu d'eau avant de récupérer son arme et de s'approcher de la jeune femme. Il dégaina son arme de poing et les présenta toutes les deux à Shenys.

- Tu as le choix. Le PAMAS pour un combat proche, 1kg chargé, diamètre des balles : 9mm parabellum. Portée maximum 50m. A bout portant, tu fais un trou de la taille du poing. Léger, rapide à dégainer, c'est le meilleur quand tu dois te balader et surement l'arme que tu trouveras dans le coin.

Tout en parlant, il lui montrait le pistolet, le retournant sous tous les angles, enlevant la chambre de munitions, la replaçant jusqu'à charger l'arme et viser, sans pour autant tirer. Il vira la balle qui était entrée dans le culot et retira la chambre avant de donner l'arme désormais inoffensive à la demoiselle. Sans chargement, l'arme faisait tout de même son poids, presque un kilo. Puis il lui montra l'arme dont il ne se séparait jamais.

- Le FAMAS par contre, c'est un autre jouet. C'est un fusil d'assault, probablement le meilleur de tous les temps. Les français l'ont inventé et il est très performant, bien mieux que le M16 américain. Le G2 fait 3kg7, a une portée maximale de 3km, pour une distance idéale de 300m. Les balles sont certifiées OTAN, c'est à dire que non seulement les balles françaises entrent là-dedans, mais aussi toutes celles de l'OTAN, ça fait donc une très bonne adaptation dans le coin. Avec cette chose, on peut tirer à coup unique, à triple coups ou en automatique, c'est à dire toutes les balles du chargeur, mais c'est aussi un fusil d'assault qui peut tirer des grenades. Celui-là, c'est une arme spéciale, c'est un G2-FELIN, tout ça pour dire qu'il possède un ordinateur de visée, ça sert à détecter la chaleur et peut voir la nuit, comme les machines. A bout portant, le FAMAS fait un trou de la taille d'un melon. Mais le plus important, c'est que cette chose est increvable et qu'elle s'assemble avec seulement deux pistons, tout le reste, c'est de l'emboitement. Cette arme-là est destinée à du tir de précision.

Il fit la même chose, il lui tendit son jouet après avoir retiré toutes les balles.

- Pour toi, vu ta carrure, vaudrait mieux un Uzi, une arme automatique, mais qui peut faire des gros dégats.

Il s'approcha de la jeune femme, farfouilla dans ses poches pour sortir une munition de sa poche et la plaça dans le culot du FAMas. Le militaire se plaça dans le dos de la jeune femme et joua au marionnetiste commandant une jolie petite poupée. Il s'interrompit toutefois, pour lui demander.

- Gauchère ou droitière?

Selon ce qu'elle lui dirait, il s'adapterait.

- Ce qui est bien avec le FAMAS aussi, c'est qu'il s'adapte aussi bien aux droitiers qu'aux gauchers, chose que ne fait pas le M16. Le bras qui tient le cannon, toujours légèrement plié, jamais tendu, ton coude doit pouvoir être libre, sinon tu risques de te déboiter l'épaule. Tu dois caler l'arme contre ton épaule... là... La main sur la poignée, légère, pas stressée, souple, les doigts détendus. Une fois que tu as l'arme bien en main, tu lèves l'arme pour viser. Ouvre les deux yeux, tu verras deux fois mieux. Un oeil pour voir ta cible, l'autre pour observer ce qu'il y a autours, arbre, gens, rocher... tout ça. Tu as tout le temps qu'il faut pour tirer, respire normalement et ne tire que pendant une expiration. Sens les mouvements du fusil quand tu respires, la balle ira dans le prolongement du canon et il n'y a pas beaucoup de recul sur un FAMAS, tu n'auras pas l'épaule arrachée... Prête?

Un murmure, contre son oreille...
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MessageSujet: Re: All letters start with "Dear John" [Shenys]   Mer 3 Aoû - 19:11

Et voila… Ce n’était pas si difficile que ca de me tutoyer. Il ne s’en était surement pas rendu compte mais il venait enfin de me tutoyer ! Il en était temps. Par contre il commençait à me parler d’armes et bien que je tentais de le suivre, que je tentais de mémoriser tout ce qu’il me disait, je trouvais que les cours de droit était plus simple à retirer que ca. Comme ci je savais ce que c’était OTAN. Et c’était bien beau d’avoir tout ces détails sur les armes, mais à quoi ca servait ? Surtout que je ne connaissais vraiment rien à tout ca. Moi qui avais toujours été pour la non-violence, je ne m’étais jamais intéressé aux noms, aux calibres et à tout ca. Mais les temps changent et les gens changent avec. Aujourd’hui, il était peut-être temps que j’arrive à en utiliser un. Et en plus c’est lourd ces trucs… Comment est-ce qu’ils font pour tirer sans trembler rien que par le poids déjà ? Examinant par la suite la deuxième arme qu’il me donnait. Finalement il se plaçait derrière moi. J’avais tenté tant bien que mal de mémoriser tout ce qu’il me disait, mais loin d’être facile. Il me montrait comment je devais tenir l’arme.

« Droitière. »

Légèrement plié, pas tendu, coude libre sinon tu risqué de débotter l’épaule? Eh quoi ? Et comment est-ce qu’il voulait que je sois détendue ? J’avais une arme à feu entre les mains et c’était la toute première fois de ma vie. Mais bon, c’était ma faute, c’est moi qui lui avait demandé de me l’apprendre. Et je n’étais pas le genre de faire marche arrière. Bon allez, respire Shenys. Ce n’est pas la fin du monde. C’est qu’n tir. Respiration et je remis ma concentration sur ce qu’il me conseillait de faire. Okey… Les deux yeux ouverts. Les doigts légers, pas stressée… Euhm bon d’accord, ca c’était loin d’être facile. Mais je tentais de les garder assez souple, léger et pas serrer comme si c’était une bouée de sauvetage. Prête ? Mmm, je devais vraiment répondre à ca ? Mais bon, oui, je pensais être prête. J’avais tout ces conseils en tête, et j’essayais de les pratiquer tous. J’hochais donc positivement la tête avant de dire dans un court souffle.

« Oui. »

Mais euhm? Je devais viser sur quoi?
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