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 La mort est au bout de ce voyage.

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Varia Rowens
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Mer 22 Déc - 22:14

Est-ce qu’au moins il s’était déjà regardé? De l’honneur ? Il pensait vraiment en avoir encore ? Huit mois à périr, à travailler dans les mines, à recevoir des coups de fouet… Et tout à coup, il semble voir la lumière ? IL pense encore avoir de l’honneur ? Ah ces humains….Néanmoins Varia avait fut juste… Stupides humains… Mais soit, elle avait ce qu’elle voulait non ? Le mettre avec ce violeur… oui, elle aurait pu le faire… mais elle tenait quand même à avoir des enfants… C’était quoi encore le mot… en bonne santé… Oui, c’était ca en bonne santé. Et il semblait que certaines gènes n’étaient pas très bien pour mélanger avec des autres. Enfin… C’était ce qu’ils avaient remarqués. Du coup ceux qui montraient certains troubles psychologique ou psychique n’était pas fait pour s’accoupler avec les autres. Croisant les bras, Varia ne craignait rien. D’ailleurs est-ce qu’elle craignait quelque chose ? Ah si, les Cr-24 pouvaient parfaitement voir leurs propres blessures, même si ils ne ressentaient pas la douleur, ils pouvaient parfaitement savoir si ils étaient grièvement blessé ou pas. Et c’est dans des moments ainsi qu’ils se retirent du combat. Mais plutôt dire que cela n’était jamais arrivé à Varia. Je ferais ce que tu veux… ah des doux paroles dans les oreilles de Varia.

« Alors pas besoin de gâcher encore plus de mots. »

Elle lui fit un bref signe de tête, question qu’il se relève et qu’il marche en direction des cachots. Si il aurait tenté quoi ce soit, il risquait d’y laisser sa vie. Et quelque part, Varia n’attendait que ca. Une excuse pour donner des raclées à ces humains, pour voir du sang couleur sur le sol. Mais pour l’instant elle devait se tenir aux ordres. Tant qu’elle n’était pas sur le terrain, elle devait se contenter d’aider au projet de fertilité d’Ares. Ouvrant le cachot, Varia n’attendait pas que l’homme rentre de lui-même. Oh non, les humains sont beaucoup trop lent pour cela. Elle le poussait violement à l’intérieure, avant de refermer la porte. Tiens… avant de retourner dans la salle d’observation, il fallait peut-être nourrir les bêtes ? Après tout est-ce que cela ne demandait pas des efforts. Quelques temps plus tard, on glissait quelques morceaux de pain et une bouteille d’eau dans le cachot d’Eve et de Roman. Retournant s’asseoir sur le bureau, Varia tournait son regard vers l’autre machine.

« Qu’est-ce que je t’avais dit… Ils sont si faibles… Physiquement, mentalement… Je me demande même pourquoi Ares peut tellement montrer de l’intérêt à ces créatures. Pas mieux que des verres de terre… »

Son regard se posta sur la camera. Le son était coupé. Cela ne l’intéressait pas d’entendre ces voix des humains. Ce qui l’intéressait était ce qui se passait entre eux et dans leur corps.
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Eveline Dolover
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Mer 22 Déc - 22:32

Plus courageuse que son protagoniste dans son livre? Mmm.. Elle en doutait fortement. Néanmoins c’était gentille de la part de Roman, même si cela n’était pas la vérité. Du moins pas dans les yeux d’Eveline. Le courage… Non c’était plus qu’endurer des coups de son ex-mari, c’était beaucoup plus que ca. Huit mois ? Eveline tournait son regard vers lui. Comment est-ce qu’il avait fait pour survivre aussi longtemps ? Elle n’était même pas sure de parvenir à survivre une semaine, alors un mois ? huit mois ? C’était presque toute une année ? C’était long… terriblement long… Qu’est-ce qu’il avait fait pendant ces dix ans ? Mais elle se tut et se contenta d’admirer le silence. Ce ne fut qu’après quelques instants, qu’elle ouvrait doucement la bouche. Murmurant un désolé. Car oui, elle s’en voulait de l’avoir frappé, de l’avoir fait du mal. Même si au moment même elle l’avait tellement détesté… pff haine… amour… Décidément ce n’est pas si facilement de se décider. Secouant doucement la tête à ses paroles.

« Personne mérite ca, Roman. »

Son regard se tournait vers le mur en face d’elle, lorsque subitement la porte du cachot s’ouvrait. Eveline s’était retiré, de peur. Mais ce n’était pas elle qu’on venait chercher… C’était Roman. Mais avant qu’elle se rende compte de la chose, Roman était déjà dehors et la porte s’était refermé. Restant dans l’obscurité du cachot, elle se mit en boule dans un petit coin. Maintenant qu’il n’était plus là. Peut-être qu’elle pouvait laisser aller ses pensées au flot libre…. Qu’est-ce qu’elle devait faire ? Comment est-ce qu’elle devait réagir face à lui. Oui, c’était toujours l’homme qu’elle aimait et qu’elle avait épousé. Mais il y avait une partie de Roman qui la terrifiait. Et l’amour ne va pas ensemble avec la peur. De plus, elle ne voulait pas refaire la même bêtise. Oui, elle l’aimait et il aurait toujours son cœur ou qu’il ira. Mais recommencer tout ca ? Non… Au dessus de ses forces. Et alors qu’elle réfléchissait, qu’elle laissait cette petite voix parler, la porte du cachot s’ouvrit et Eveline se relevait directement. Prête à se défendre… Mais c’était la silhouette de Roman, du coup elle se détendit… enfin un peu. S’approchait un peu plus de lui, néanmoins restant à un mètre de lui, elle le regardait. Le moment d’avoir été proche s’était envolé. Eveline avait réagit machinalement sans réfléchir. Et maintenant qu’il allait un peu mieux, elle devait faire attention à elle. Et il y avait plein de raisons pourquoi elle ne devait pas être trop près de lui.

« Ca va ? Qu’est-ce qu’elle te voulait ? »

Puis le regard d’Eveline se tournait vers la nourriture et l’eau qu’une machine avait déposé dans leur cachot. Méfiante elle regardait Roman qui devait avoir l’habitude de ca, qui devait savoir si ils pouvaient faire confiance à cette eau et à cette nourriture.
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Roman McLowly
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Mer 2 Fév - 17:54

Et vlan. Il se retrouva par terre, jeté par cette boite de concerve fermentée. Il n'avait pas réussi à contrer l'attraction terrestre et il s'affala au sol, incapable de tenir sur ses deux jambes. Il ne put se retenir que par ses bras qui le brulèrent immédiatement, dérapant sur le sol rugueux de la cage de fer. Il resta là, cherchant à retrouver une respiration plus contrôlée, un équilibre plus stable et une force plus convaincante. Qu'est-ce qu'il ne fallait pas faire pour un peu de tranquillité. Il se baffa mentalement, le visage encore sur le sol froid. Il méritait cela. Qu'importe ce que pouvait dire Eveline, il méritait un pareil traitement. Il mourra sous les coups des machines, il le savait, il s'en fichait maintenant. Aujourd'hui ou demain. Qu'importe. Ce qui était important, c'était qu'Eveline soit en vie. La petite flammèche brulait et refusait de vaciller désormais. Sa femme, son épouse, celle qu'il aimait plus que tout au monde devait d'être protégée. Il tourna sur lui-même, maintenant sur le dos, à fixer le plafond. Eveline n'était pas loin, à distance raisonnable, encore apeurée qu'il ne lui colle une baffe. A cette pensée, il se détesta, il avait dû lui faire véritablement mal pour qu'elle prenne peur comme cela, pour qu'elle ne s'approche plus. Il n'était qu'un imbécile. Il allait faire quelque chose qui allait sceller pour toujours l'attitude d'Ev' par rapport à lui. Il se détestait véritablement.

- Tu m'as demandé combien de temps tu survivras dans ce camps, non?

Il se redressa difficilement, reprenant appui sur ses jambes, debout. On apporta, par la petite trappe au pied de la porte un peu à manger. Le regard de Roman alla de la maigre pitence à la jeune femme. Il jugea sa force, la sienne, puis celle d'Eveline. Son regard cherchait la confiance, surement pour ce que c'était que le plat apporté. Elle allait le détester, c'était ce qu'il voulait.

- Pas longtemps, pour ce qu'ils veulent faire de toi. J'ai survécu parce que j'ai jamais fait ce qu'ils voulaient, mais là, j'ai pas le choix.

Il ne laissa pas de temps pour une réaction et se jeta littéralement sur la jeune femme, la forçant dans un coin plus sombre de la pièce. Une main agrippa un des poings d'Eveline, l'autre se plaqua contre la bouche de la jeune femme pour ne pas qu'elle lui hurle dans les oreilles. Partiellement immobilisée, il s'approcha de son oreille, prononçant quelques phrases les plus basses qu'il soit afin que même les détecteurs de son des machines ne puissent les entendre. De bouche à oreille, rien qui ne passe par l'air ambiant. Lentement, s'il sentait la jeune femme se détendre, il retira la main qu'il avait sur sa bouche. Sur la caméra, on pouvait croire qu'ils s'embrassaient ou bien que l'homme passait aux choses sérieuses, les mains baladeuses sur le corps de la jeune femme.

- Il va falloir faire quelque chose qui ne va pas te plaire. Je n'ai pas le choix, Eveline, ils te tueront sinon. Ecoute-moi, je n'ai pas l'intention de te faire du mal, je ne veux plus te faire du mal. J'ai vécu suffisamment longtemps dans leur camps pour savoir qu'ils n'y connaissent rien en température corporelle. Il va falloir qu'on se déshabille, pour avoir le plus froid possible, que notre température baisse. Il n'y a rien dans la nourriture, ils ont besoin de nous, donc pas de poison, mais la digestion augmentera la température de notre corps, assez pour faire croire à ces boites de conserves que l'on est en train de faire ce qu'ils veulent. Ils nous considèrent comme des animaux, ne regarde qu'en surface, on peut les avoir comme ça. Fais-moi confiance... s'il te plait.

Les derniers mots étaient difficiles à prononcer, fais-moi confiance, ce n'était pas après autant de coups qu'elle le ferait, c'était certain, mais c'était la seule manière de sortir d'ici, plus ou moins vivants. Il ne pouvait rien faire d'autre. C'était à elle de voir si elle acceptait ou si elle préférait affronter le reste. Ne pouvant plus soutenir son regard, il baissa la tête et s'agenouilla près du peu de nourriture offert. Avec le peu de nourriture qu'il avait dans le corps, c'était sûr que sa température à lui monterait rapidement. Il prit sa part et commença à mâchouiller, sans envie, sans volonté la chose.
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Eveline Dolover
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Mer 2 Fév - 22:08

« Oui mais… »

Elle ne comprenait pas pourquoi il lui parlait de ca tout à coup. Pourquoi ne répondit-il pas à sa question ? Elle regardait Roman qui se relevait et ne bougeait pas d’un pouce, elle ne reculait pas, mais ne s’approchait pas pour l’aider. Elle se contenta de le regarder. Mais les paroles de Roman la poussait à craindre. Mais craindre quoi ? Mais elle n’eut pas le temps de dire ou de faire quoi ce soit.

Eveline fut incapable d’émettre un son, de faire un geste : le monde vacillait autour d’elle. Elle avait pu le frapper il y a encore une heure de cela, elle avait pu lui dire les pires choses. Mais là.. Au moment ou il s’était avancé brutalement vers elle, lui prenant les mains, lui bloquant tout mouvement… Toute parole… Oui, elle fit un retour droit vers ses souvenirs les plus noirs. Elle n’était qu’Eveline. Toujours la même personne que jadis, trop apeuré pour réagir. Prise sous le contrôle de la peur, elle sentait Roman s’approcher de son oreille, son souffle contre sa peau. Eveline ne comprenait pas directement les paroles de Roman, et honnêtement son cerveau refusait de faire un grand effort. Ce fut que lorsqu’il la lâchait et qu’il s’éloignait un peu pour manger, que son cœur se calmait, qu’elle se détendit un peu. Fais moi confiance…. Comment est-ce qu’il osait encore prononcer ces simples mots ? Comment en arrivait-il encore à dire ca ? Est-ce qu’il pensait sincèrement qu’elle pourrait lui faire confiance ? Et même si elle le voulait, elle n’était pas sure de pouvoir lui faire réellement confiance. Restant immobile pendant des longues minutes.

Ses paroles avaient été ridicules. Après tout ce qu’elle avait vécue, il pensait qu’elle accepterait de faire n’importe quoi pour garder la vie sauve ? Reviens dans la réalité, Roman. Eveline avait du grandir pour survivre dans ce monde. Elle avait du faire ami avec les gens minables qu’elle aurait méprisé autre fois, mais qu’aujourd’hui, elle aimerait tellement revoir.


« Une fois… Rien qu’une fois j’ai accepté de faire une chose contre mon envie, contre ma volonté. Et pourquoi ? Parce que j’avais peur de vivre sans l’argent de mes parents. Stupide maintenant que j’y repenses…. »

Oui, dire que maintenant… ah elle avait bien du apprendre à vivre sans le luxe, à vivre sans servitude, à se débrouiller seule. Pas du tout facile, mais elle n’avait pas eu le choix. Importe le titre qu’elle avait pu porter, aujourd’hui cela ne voulait plus rien dire. Ca prit beaucoup de volonté et de courage de s’approcher de Roman et de manger doucement. Telle qu’un animal, Ev’ jetais mille regards en directions de Roman suivant chacun de ses gestes. Après quelque instants elle se relevait. Elle avait réfléchit à tout ce qu’il lui disait. Mais non, elle ne pouvait pas, c’était trop… Non elle ne voulait et ne pouvait pas faire ce qu’il lui demande. Physiquement mais surtout mentalement elle ne pouvait pas faire ca. Se déshabiller… Ca pourrait passer. Mais se tenir à plusieurs mètres de lui, n’allait pas faire croire quoi ce soit à ces machines….

« Je ne peux pas, Roman. »

Oui, c’était lui demander de trop. Eveline se mit en boule dans un coin du cachot. Non, elle ne pouvait pas faire ca. Ces sentiments étaient mélangés, mais la peur régnait de trop. Et ce n’était pas uniquement la peur pour Roman. Il y avait également la peur de mourir, la peur de ce que les machines pouvaient faire, la peur d’ouvrir des anciennes blessures dans son cœur. Non c’était un trop grand risque. La barrière de force qu’elle s’était crée, était entrain de s’écrouler à cause des attaques de peur qu’elle subissait intérieurement. Plongeant sa tête contre ses genoux, elle ne voulait pas qu’il voit les larmes couler au long de son visage.

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Roman McLowly
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Jeu 3 Fév - 2:12

« Je ne peux pas, Roman. »

Il voulut frapper quelque chose, il voulait la frapper, elle. Mais il ne le pouvait pas, il ne le devait pas. Alors tout était fichu. Elle ne pouvait pas, elle ne voulait pas, elle finirait entre les bras d'un violeur, d'un obsédé. Peut-être pas, finalement. Ares n'était pas un imbécile non plus. Lui, l'avait été. La tête pensante des machines tenaient les humains comme de précieuses petites choses à étudier, il en avait besoin pour la reproduction comme l'on fait avec les chiens de race. On ne mélange pas les moindres-sang avec le potentiel riche. Mais cela prouvait une chose c'est que Eveline se tenait loin de lui maintenant, trop loin pour la toucher, trop loin pour la voir, l'avoir, l'atteindre. Oh, il pouvait lui sauter dessus, encore une fois, mais ce n'était pas de cette distance dont il pensait. Il avait eu l'espoir fou, oui, bien trop fou de ne serait-ce que croire à... à quoi d'ailleurs? Surement des pensées folles. Tout cela était fini. Encore une fois, il voulait se laisser aller, partir, quitter ce monde, mourir tout simplement. Mais il n'en avait même plus la force. La machine de tout à l'heure avait été pourtant menaçante, il avait voulu se battre pour Eveline, mais cette même Eveline ne le voulait pas. Il aurait souffert, lui aussi de se sentir si près d'elle, il était prêt à faire des concessions, mais elle ne le voulait pas. Il avait dû la traumatiser plus qu'il n'y pensait. Il s'en voulait.

« Je ne peux pas, Roman. »

Il voulut frapper quelque chose, il voulut frapper quelqu'un, mais tout ce qu'il fit fut d'agripper le coin de mur et serrer tellement fort que la jointure de ces doigts en devint blanche. Pas une seule fois son regard ne se posa sur Eveline. C'était fini, il l'avait perdue, définitivement. Il n'y avait plus d'espoir. Plus rien qui ne ranime son monde noir, tellement noir. La machine viendrait le chercher à nouveau, pour l'envoyer aux mines, elle verrait bien que cela ne fonctionnerait pas, que cela ne fonctionnerait plus entre les deux humains. Il était persuadé de cela. Défaitiste, il s'en fichait bien maintenant. Il n'avait plus d'espoir. Plus rien ne le remonterait à la réalité. Il s'en fichait bien de mourir, ici ou plus tard. Il était déjà trop las pour se faire une idée. Ayant terminé son repas, la maigre pitance qu'on lui avait donné, il se laissa tomber dans un coin du cachot, à l'opposé d'Eveline. Ce n'était plus la même Eveline qu'avant la fin du monde. Celle-ci était plus noire, plus terrible... moins belle... Elle lui avait chanté une chanson, elle l'avait bercé dans ses bras. Peut-être qu'au final, c'était bien une machine, qu'on l'avait berné, qu'on attendait qu'il la frappe. Peut-être était-ce cela tout le but de l'expérimentation. Oui... Oui, cela ne pouvait être que ça. La véritable Eveline n'aurait pu s'approcher autant, avoir autant de compassion pour un être aussi horrible qu'il avait été. Ce n'était pas la vraie Eveline. Roman ferma les yeux, prostré dans son propre coin. Il attendait la sentence de la machine, il attendait à ce qu'on le ramène aux mines. Qu'il y crève, c'était là sa volonté. Il en avait assez de se battre contre des moulins. Il en avait assez de penser à Eveline, toujours, toujours autant. Eveline.

Non, ce n'était pas la vraie Eveline.
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Varia Rowens
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Jeu 3 Fév - 3:05

« Ton plan ne semble pas fonctionner Varia. »

Et entendre ca, la mettant en rage. Son programme ne concevait pas l’erreur, pas de droit à l’erreur. Et c’était donc pas toléré. Se relevant du bureau, elle murmurait.

« Et bien c’est ce qu’on va voir… »

Ils ne voulaient pas ? Ils ne pouvaient pas ? Peu importe le discours sur les sentiments, Varia ne s’y intéressait pas. Ils voulaient pas écouter. Et bien alors cela allait être de la nourriture pour les autres prisonniers. Les deux ! Passant la clé dans la serrure, elle obligeait l’homme à se relever. Lui menottant les mains, qu’elle reliait à un des murs, avant qu’il ne puisse pas rejoindre l’autre coin de la pièce. Tirant la tête en arrière, le tenant pas les cheveux. Varia le regardait droit dans les pupilles.

« Elle était tienne hein… Faudrait revoir ton vocabulaire, car ce n’est pas ce que j’appelle être la tienne. »

Poussant violement la tête de Roman contre le mur, elle lâchait prise et s’approchait de la femme. Son système était déjà entrain d’évaluer chaque méthode, à fin de savoir quel méthode utiliser. Finalement lorsque son programme avait calculé les pourcentages de réussite et d’échec, Varia, s’approchait de la jeune femme. Ah elle ne voulait pas faire ce qu’on disait de faire ? Elle se pensait encore maitre ? Fallait vraiment faire comprendre à cette vermine qu’ils étaient plus rien, à part des esclaves entre les mains d’Ares.

« Attachez-là avec une chaine suspendu au plafond. Et que ses pieds ne touchent pas le sol. »

Varia s’était adressé à un des gardes qui s’étaient approchés de la cellule, avant de sortir de la cellule. Ce fut que quelques temps après qu’elle revenait, un prisonnier avec elle. Un ami résistant de la jeune femme. Du moins c’est ce que présumais Varia. Cet homme avait été capturé il y a une semaine et après torture il avait avoué sans trop de difficulté qu’il avait séjourné à la résistance. Et vu qu’Eveline avait été accompagné par un groupe de résistants, il y avait de fortes chance qu’elle avait déjà vu cet homme au paravent. Obligeant l’homme à s’agenouiller.

« Regarde cette femme et dit-moi si elle est une des vôtres. »

Mais l’homme ne semblait pas vouloir relever son regard pour regarder Eveline ou alors il réagissait trop lentement au gout de Varia, qui l’avait déjà prit par les cheveux.

[color=slateblue] « Ne me fais pas répéter ma question ! »

Gémissant de mal, il finit par dire qu’il ne la connaissait pas, qu’il ne l’avait jamais vu. Varia s’approchait du visage de l’homme.

« Vraiment ? ou tu veux protéger les résistants ? »

Varia fit un court signe à une des machines, qui s’approchait de l’homme, et lui tenait fermement la tête, alors que Varia sortait une lame. Sans plaisir, sans dégout, sans aucune émotion, Varia pointait la lame dans l’œil, découpant quelques muscles avant d’enlever l’œil, sous les regards des deux autres prisonniers et sous les cris de l’homme. Cela devait faire mal… oui, mais Varia ne savait pas ce que ce mot pouvait réellement signifier.

« Bon et maintenant, tu vois peut-être plus claire avec un seul œil. Ou peut-être que je devrais t’enlever la deuxième aussi ? Est-ce que tu l’as vu dans la Résistance OUI ou NON !! »

Apparemment l’homme souffrait de trop pour répondre à la machine, chose qui l’énervait encore plus. Elle l’obligeait à se relever, répétant une dernière fois sa question. Et puis miracle, l’homme finit par répondre. Plus encore il lui dit le nom de la prisonnière, chose qu’elle savait déjà. Mais qui prouvait bien qu’il la connaissait. Un sourire se désigna sur les lèvres de Varia.

« Enfin… C’est pas si difficile de ca d’obéir. Ramenez-le à l’infirmerie. »

Elle regardait la machine ramener l’homme, avant de se tourner vers les deux autres prisonniers, plus précisément vers la jeune femme, sourire mesquin sur les lèvres.

« Bon avec quoi on va pouvoir commencé… »

Ecrassant l’œil de l’homme en s’avançant vers Eveline, elle jouait doucement avec son couteau. Examinant le battement de cœur qui augmentait chez la jeune femme.

« J’ai pas été programmé pour comprendre les humains. Moi j’ai été programmé pour torturer et tuer comme tu as pu le voir. Et vu que l’option la plus facile pour toi, tu viens de la refuser… je vais devoir passer à la manière forte. Néanmoins je tiens à te remercier, car c’est cette option que je préfères. »

Elle n’était pas programmé pour attendre les humains se multiplier. Oh non, elle était crée pour tuer, pour combattre. M’enfin, certaines missions avaient priorité. Mais vu qu’elle refusait d’obéir… Passant doucement la lame sur le visage de la belle, laissant un léger coupure sur la joue.

« Allez parle-moi de la résistance. Localisation, Armement, Nombre de combattants… Dis moi tout ce que tu sais. »

Oh elle était consciente qu’elle n’allait pas obtenir des nouvelles informations. C’était toujours la même chanson. Fallait attraper un des chefs pour obtenir plus, ou du moins quelqu’un de haut placé. Mais cela n’empêchait pas Varia de s’amuser un peu. Et vu qu’il semblait que la jeune femme ne voulait pas immédiatement répondre, elle sourit doucement. Pas de réponse eh…. Sortant une sac, elle l’ouvrait et en sortait des longues aiguilles, de la taille de… et bien on pourrait les comparer à ceux qu’on utilise pour tricoter. Le postant contre le bras tendu de la jeune femme, Varia la regardait, attendant une réponse qui ne fit pas… Soit… Elle enfonçait l’aiguille dans la chair de la jeune femme jusqu’à ce qu’il transperce de l’autre côté. Et elle le laissait là. Ca faisait plus mal que de le retirer, ainsi si elle se débatte pour la deuxième tricot, elle allait agrandir le trou de la première.

« Alors ? Décider de répondre ? »

Elle avait brisé des esprits bien plus dure que ca. Ce n’était qu’une question de temps. Elle lançait un sourire amusé vers le jeune homme.
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Eveline Dolover
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Jeu 3 Fév - 14:39

Eveline essayait de ne porter aucune attention à Roman, qui décidément était entrain de s’énerver avant de finir par abandonner et de se laisser glisser contre le sol à son tour. Ev se demandait ce qui allait se passer à présent. Mais elle aurait surement pas du se demander une telle chose, car peu de temps après la porte des cachots s’ouvrait et la femme qui l’avait capturé rentrait. Aussi tôt, Eveline se relevait, dos contre le mur elle était dans l’incapacité d’avancer encore plus. Son regard allait vers Roman, arquant un sourcil suite aux paroles de la machine. Tienne… Est-ce qu’il la voyait toujours comme sa femme ? Comme sa propriété ? Décidément pour Roman un divorce ne voulait pas dire grand-chose… Mais en entendant les ordres de la machine et de voir une autre machine s’avancer vers elle, Ev’ reculait, son dos touchait brutalement le mur glaciale. C’était surement idiote de se débattre, sachant que les machines sont plus fort que vous. Mais c’était un reflex.

« Non !! Lachez-moi !! »

Très vite, Eveline était attaché. Ses pieds ne touchaient pas le sol, et ses poignets commençaient à lui faire atrocement mal. Elle n’avait jamais été torturé, n’avait jamais connu beaucoup de blessures à part ceux que Roman lui avait affligé. Se débattant doucement elle essayait de se détacher, mais pas assez de force pour se soulever un petit peu et puis ca faisait mal sur ses muscles, du coup elle essayait de bouger le moins possible. La femme robot revenait avec un résistant, elle le connaissait. Enfin ils avaient parlés une ou deux fois. Elle grimaçait en voyant dans quel état il était. Il disait ne pas la connaître. Terrifié, elle jetait un regard en direction de Roman. Mais lorsque la machine commençait à enlever l’œil de l’homme, le cris de l’homme était inhumain et c’était une scène affreuse. Eveline essayait de se détacher, de venir en aide à l’homme. Elle n’avait jamais pu supporter de voir les gens souffrir et là c’était de trop. Les larmes lui coulaient au long du visage. Et lorsque l’homme finit par admettre la connaître, à dire son prénom elle ne lui en voulait pas le moins du monde.

Mais lorsque la femme finit par s’approcher d’elle, elle eut le reflexe d’aller en arrière, mais les chaines lui en empêchait. Elle voulait qu’elle parle de la Résistance. Sincèrement ? Après ce qu’elle venait de voir ? Pensait-elle vraiment qu’elle allait livrer tout ces amis à cette machine ? Secouant la tête, Eveline refusait de répondre quoi ce soit.

« Vous n’êtes qu’un monstre… »

C’est tout ce qu’elle allait dire, l’insulter jusqu’à ne plus avoir de voix. Que pouvait-elle réellement faire d’autre ? Mais ses yeux se remplissaient de peur à la vue des objets de torture de la machine. Elle ne voulait pas savoir à quoi cela servait. Lorsque le fer rentrait dans sa chair, un cris de douleur traversait ses lèvres, des larmes lui coulaient au visage.

« Pitié… je ne sais rien. Je connais pas la localisation… »

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Roman McLowly
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Jeu 3 Fév - 19:33

Beaucoup trop fier pour s'excuser ou reconnaître quoi que ce soit, Roman resta dans son coin, immobile et muet. Ce n'était plus la peine de dire, de parler, de faire, maintenant, c'était terminé, il avait perdu. Il avait été un requin en affaire, il avait combattu des géants aux millions d'euros ou de dollars, mais il n'y avait qu'un seul combat qu'il avait lamentablement perdu. Il avait atterri au plus bas et ce n'était plus possible de remonter la pente. C'était fichu, foutu, perdu. Il ne voulait plus rien. Pendant dix ans, il avait eu un espoir, fou et démesuré. Même s'il savait que c'était de la folie, il l'avait su dès la première année, mais cela avait été plus fort que lui. Dans sa vie, il n'y avait eu que sa femme pour illuminer ses jours. S'il avait souri, s'il avait eu de l'argent à foison, il lui avait manqué un sourire, tout simplement. C'était Ev' qui le lui avait apporté. Sa jeunesse, sa gentillesse, son amour... tout ça. Il avait été un vrai abruti pour l'avoir frappé autant. Il se dégoutait plus qu'il ne pouvait l'imaginer. Et maintenant, après 10 ans, il l'a retrouvait, changée, noire, différente, moins belle. Oh, il y était pour quelque chose, bien sûr, il se doutait bien qu'elle ne le prendrait pas dans ses bras, comme ça, en faisant en sorte que rien ne s'était passé. Mais l'Eveline d'avant, elle l'avait fait, non? C'était cette Eveline là qu'il aimait. Désormais, elle était morte. Morte. Morte.

La canette entra dans la cellule et se jeta carrément sur lui. Elle n'avait pas vraiment à le faire, car il ne montra aucune résistance. Au bout du roulot, aussi bien mentalement que physiquement, il se laissa attacher les poignets, se retrouva contre le mur, un regard morne dans celui de la machine qui lui arracha presque le cuir chevelu. Il retourna le regard, sans la moindre compassion, sans le moindre sentiment si ce n'était que de la lassitude extrême. Il regarda par la suite les boites de conserves s'atteler sur Eveline. Roman serra les dents, les poings mais ne dit rien. Réaction instinctive. Il ne devait plus prendre part en ce qui concernait Eveline, elle lui avait dit tout à l'heure, elle le lui avait bien fait comprendre. Il aurait bien voulu ajouter qu'il s'était trompé, qu'elle n'était plus sienne. Elle avait trop changée, ce n'était pas elle qu'il aimait, mais n'en eu même pas la force. Il n'était plus qu'un gros marshmallow trop cuit au bout d'un bout de bois près du feu de camp. Il existait encore, il était encore spectateur, mais son corps ne réagissait plus rien. Le sang s'était remis à couler le long de sa tempe, là où la machine l'avait envoyé dans le mur.

Un résistant fut emmené dans le cachot, torturé devant Eveline. Au moment où le tas de boulons sortit l'oeil du visage, le peu de nourriture présente dans son corps voulut ressortir, néanmoins, il parvint avec tout le reste de sa volonté à garder cela dans son estomac. Le robot voulait savoir tout ce qui concernait la Résistance? Pourquoi elle demandait à Eveline? Roman lança un regard désintéressé sur son ex-femme. Avait-elle été hautement placée? Il ne savait pas, il s'en fichait bien. Il se doutait bien d'où se trouvait les résistants, il avait eu des ouïes-dires sur l'Ecosse, il avait même farfouillé dans son pays natal pour s'assurer. Comble de l'ironie, ils s'étaient installé sur ses anciennes terres. A croire qu'il avait été vraiment fait pour souffrir. Bah, il était parti sans rien dire, qu'ils combattent les bestioles de fer, il n'en avait rien à faire. Il était fatigué maintenant. Qu'on le laisse mourir, par pitié. Eveline fut torturée elle aussi, son cri traversa le corps de Roman comme un coup de fouet tranchant. Il serra les poings, mais c'était tout ce qu'il pouvait faire. Son regard tomba sur le sol froid de la cellule. Il fallait prendre sur soi maintenant, car la machine n'allait très certainement pas s'arrêter là. Le dos contre le mur, le cul par terre, les yeux fermés, il attendit la suite, douleur morale, douleur physique, il s'en fichait bien. Il y a des fois où lorsqu'on a tellement mal, on ne ressent plus la douleur.
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Varia Rowens
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Ven 4 Fév - 1:33

Ce n’était pas dans les intentions de Varia de tuer l’humaine. Rare étaient les personnes qui mourraient pendant ces tortures. Cela pouvait être rassurant… Mais cela ne l’était pas vraiment, car cela voulait dire qu’elle pouvait passer à l’attaque quelques jours après que les premières blessures commençaient à cicatriser. Et croyez-moi, ouvrir une plaie qui cicatrice, fait plus de mal que de créer une toute nouvelle blessure. Le regard de la machine s’attardait un court instant sur l’homme. Tiens enfin quelqu’un qui a apprit à ne plus l’ouvrir. Il était temps. Ces humains devaient vraiment comprendre pour leur propre bien qu’ils étaient rien, qu’ils ne signifiaient rien. Qu’ils ne pouvaient qu’espérer être utile à quelque chose. Mais apparemment cette jeune femme ne semblait pas être si utile que ca. Pas une très grande surprise… La plupart des résistants qui se faisaient capturer n’étaient que des pauvres civils, ou des soldats de bas ordre. Rien de bien intéressant. Ceux avec l’information de la localisation sur la base les échappait à chaque fois, à se demander si ils sortaient vraiment un jour de leur tanière.

« Si telle est ta réponse. »

Cette fois-ci ce n’est pas le bras que Varia visait mais la cuise de la jeune femme, un deuxième cris et un sanglot se fit entendre. Néanmoins aucune satisfaction chez la machine. Du moins pas en premier lieu, car quelque part, elle avait été crée pour ca. Chaque tête qu’elle faisait tomber, chaque sang qu’elle faisait couler était une confirmation qu’elle était un bon soldat d’Ares, qu’elle fonctionnait parfaitement selon sa programmation. Et rien que ca, pouvait déjà être vu comme une satisfaction. Oh, Varia se doutait bien que la jeune femme lui disait la vérité. Mais elle voulait la faire comprendre qu’ici c’était à doigt et à l’œil des machines qu’il fallait obéir et non à son cœur ou à son propre cerveau. Néanmoins elle tenait le battement de cœur de la jeune femme à l’œil. Examinant la santé de la jeune femme qui diminuait mais qui était encore loin d’aller dans la limite. Donc elle pouvait encore continuer. Et c’est ce qu’elle fit. Mais comme souvent, Varia s’arrêtait. Non on ne meurt pas après ses tortures. Si elle veut tuer, c’est vite fait et non lentement. Ici ce n’était qu’un message qu’elle voulait faire passer. Varia lui donnait le coup de grâce, coup de poigné ferme qui l’expédiait dans le monde des rêves. La détachant, laissant son corps tomber sur le sol, elle s’approchait de l’homme. Sa main se serrait autour de la gorge de ce McLowly

« Et toi, t’as plus intérêt de me raconter des choses que tu ne peux pas conquérir. Cette femme-là, n’est pas tienne. Mais est celle d’Ares. Et il en veut ce que bon lui semble. Tout comme tu l’appartiens également. Met ca bien dans ta tête. »

Elle finit néanmoins par détacher les menottes, sortir du cachot et s’avançait vers un des gardes.

« Ramène les deux aux dortoirs, sans passage vers l’infirmerie, qu’elle souffre un peu et qu’elle comprend qui est le maitre ici. »

Elle en avait fini avec eux. Du moins pour l’instant. Varia quittait le camps. Elle avait envie de trancher quelques têtes.

FIN Pour VARIA
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Eveline Dolover
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Ven 4 Fév - 2:13

Est-ce qu’elle avait changé ? Oui surement. La survie, devoir s’adapter à l’environnement hostile, à des nouveaux ennemis… oui tout cela change une personne. Sans oublier qu’elle avait tout perdu, pas d’ami, plus de famille. Oui, elle avait du recommencer à nouveau, avec des gens qu’elle n’aurait jamais pu apprécier au paravent. Donc oui, elle avait changé. Mais au fond, n’était pas si différente que ca. Elle avait toujours eu cette volonté, cette force, même si elle l’avait toujours nié. Elle avait accepté ce mariage avec un homme encore inconnu pour elle, elle avait subit ses colères et ces coups.. longtemps… Et maintenant, la voici être torturé. Et un déclic se fit dans sa tête. Car même si son corps hurlait de douleur, il y avait quelque chose au fond qui lui faisait plus mal. Encore plus mal. Et elle n’aurait pas cru que cela l’aurait tellement affecté pas après toutes ces années de rage et de haine.

« Allez-y… Torturez moi comme bon vous semble. Je ne peux pas vous donner plus d’informations, car je ne sais rien. Oui, je suis une résistante et oui, je vivais dans la Résurrection, mais je ne suis pas une militaire, ni quelqu’un de gradé, je suis qu’une fille qui a voulu se battre pour une cause. Mais cela n’a plus aucune importance… Alors vas-y, amusez vous. De toute manière je suis déjà morte… »

Cela avait duré qu’une seule seconde pour se réaliser et pourtant elle avait du attendre des années pour cette seconde de lucidité. Et elle se sentit stupide… oui stupide, idiote, et encore tout ces mots étaient trop faibles. Après tant d’années, tant d’efforts à l’oublier, il lui fallait qu’un regard dans sa direction pour ouvrir cette vieille blessure sur son cœur. Il n’en avait rien à faire d’elle… Cela avait été ainsi dès le début. Il ne l’avait jamais aimé. Elle le savait et pourtant cela n’avait pas empêché cette blessure de s’ouvrir… à nouveau.

« Je ne vous suis d’aucune utilité…. Je ne sais rien. »

Elle avait eu peur de la mort… Mais à présent elle ne souhaitait que de mourir. Apaiser cette douleur de la torture, apaiser son esprit torturé, ses sentiments si controverse et si intense en même temps. Que tout cela s’arrête… Oui, elle le voulait plus que tout. Néanmoins elle ne voulait pas partir sans le dire. Fallait qu’elle le dise. De toute manière elle n’allait pas vivre très longtemps, donc elle n’allait pas devoir faire face à ce qu’elle allait dire. Jamais elle allait devoir s’expliquer ou repenser à ce qu’elle allait dire, car c’était la fin.

« Monsieur McLowly, vous qui prétendez avoir lu mon livre. Vous vous rappelez sans aucun doute la phrase de ma protagoniste à la fin du livre… Je vous les cite. ‘Évite les mots "pour toujours", ils te feront donner une promesse que tu ne pourras pas tenir’. Et bien j’avais tort. Le cœur peut tenir cette promesse, même quand on est loin. »

Créer cette distance entre lui et elle, le vouvoyer, lui rappeler qui il avait été, qui elle avait été avant que les machines prennent possession de la terre. Se rappeler leur première rencontre, la promesse. Pour le bien et pour le pire…. Elle n’avait pas su tenir cette promesse. Et pourtant elle savait que son cœur ne pourrait plus jamais aimer autre que lui. Baissant les yeux elle n’attendit que le coup fatale de la machine. Et puis ca fut le noir totale.

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Roman McLowly
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Ven 4 Fév - 16:34

Il y avait des moments où il fallait savoir se la fermer. Tel était celui-là. Roman garda la bouche close, et ce, pour deux raisons. Premièrement plus on ferait chier cette machine, plus on risquait de s'en prendre plein les dents. Deuxièmement, il était tellement las qu'il ne pouvait plus parler. Il n'attendait qu'un coup contre la nuque, un poing contre la cage thoracique, une lame sous la gorge. N'importe quoi. Eveline l'avait abandonné. Elle l'avait gardé en vie pendant toutes ses années, par son simple souvenir et maintenant, ce n'était plus que des mots crachés à la figure. Oh, il les méritait, il s'y était attendu, quoi que non... Il avait espéré qu'elle les lui dise en vérité, mais avec la douceur qu'elle avait eu à l'époque de leur mariage, elle n'aurait jamais osé les dire, c'était ça, la beauté d'Eveline, c'était peut-être bête à dire, horriblement machos, mais par un sourire, par une caresse, Eveline se transformait en ange, et c'était avec cela qu'il survivait chaque jour. Dans ce cachot, alors que le tas de boulons s'occupait de son ex-femme, il revoyait la rencontre quelques instants plus tôt après dix ans de séparation. Dix ans et tant de souffrances. Elle l'avait embrassé, deux fois. Pourquoi? Si elle le détestait autant? Pour le faire souffrir alors. D'un geste las, il repoussa quelques centimètres la menotte à son poignet, dévoilant à ses yeux fatigués le tatouage, parole de son coeur. Il caressa du pouce les deux lettres incrustées dans sa peau avant de redresser la tête quand il entendit le bruit des chaines et la fin des cris.

« Et toi, t’as plus intérêt de me raconter des choses que tu ne peux pas conquérir. Cette femme-là, n’est pas tienne. Mais est celle d’Ares. Et il en veut ce que bon lui semble. Tout comme tu l’appartiens également. Mets-ça bien dans ta tête. »

Il inclina la tête doucement, se rendant compte qu'en effet, il s'était trompé. Eveline n'avait pas été sienne, plus depuis ces foutus papiers, pourquoi avait-il signé, bon sang? Ils appartenaient à Ares? Oui, il hocha lentement du chef à nouveau. Il n'était plus qu'une loque humaine, il ne servirait plus à rien. Qu'on lui foutte la paix. La machine donna ses dernières instructions avant de prendre la poudre d'escampette. Une machine sans visage humain vint le tirer de là, le remettant sur ses pattes. Roman ne prêta aucune résistance et se laissa conduire. Quand Eveline, encore par terre prononça ses dernières paroles, avant elle aussi d'être ramené vers le dortoir, il ne s'arrêta pas, et laissa ses paroles parvenir à la jeune femme.

- Lass mich nicht
Wir müssen vergessen
Alle können vergessen werden
Wer bereits geflohen
Vergessen Sie die Zeit
Missverständnisse
Und verlorene Zeit
Zu wissen, wie
Vergessen die Stunden
Die manchmal getötet
Ein voller warum
Das Herz des Glücks


[HRP: Ne parlant pas allemand personnellement, j'ai juste copier coller les paroles de Jacques Brel "Ne me quitte pas" (premier couplet) et demandé la traduction via Google, donc désolé, si c'est pas bon XD]
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Eveline Dolover
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Dim 6 Fév - 20:49


Eveline avait mal partout, son corps lui faisait mal. Son corps touchait lourdement le sol sans qu’elle puisse poser ses mains pour se protéger de la chute. Ses yeux se fermaient alors qu’elle sentit qu’on la soulevait. Mais elle était trop fatiguée pour se débattre ou pour simplement regarder ou on l’amenait. Néanmoins des paroles lui parvenaient à l’oreille… sa langue maternelle… et la voix… Roman ? Mais pourquoi est-ce qu’il lui parlait en Allemand ? C’était tellement rare qu’il s’adresse à elle dans cette langue là. Qu’est-ce qu’il voulait lui dire avec des telles mots ? Se laissant entrainer dans un endroit inconnu, Eveline laissait passer les mots de Roman en boucle. Qu’est-ce qu’il voulait finalement d’elle ? Elle l’aimait oui, c’est sure, elle l’avait toujours aimé, et elle l’aimerait surement toute sa vie. Mais oublions tout ce qu’il lui avait fait ? Pourquoi ? Et surtout comment est-ce qu’elle pourrait faire une telle chose ? L’amour pardonne tout… du moins c’est ce qu’on prétend. Mais Eveline n’en était pas très sure. C’était la haine et l’amour qui tirait son cœur en deux morceaux et comment recoller un tel cœur ?

Jeté dans une pièce, elle pouvait entendre des voix autour d’elle, mais épuisé de douleur, elle ne distinguait aucun visage et tombait très vite dans l’inconscience. Ses rêves étaient étranges… Il semblait qu’il n’y avait plus de chronologie… elle valsait entre ses mémoires. Une fois elle souriait à Roman lui disant qu’elle l’aimait, l’autre instant elle faisait ses valises pour partir de lui… Il n’y avait pas d’incohérence, d’un seconde à l’autre elle changeait de pièce, de sentiment, de moment.

« R..omm..an. »

Quelques autres prisonniers avaient prit la peine de mettre Eveline sur un lit dans les dortoirs. Elle faisait de la fièvre et elle délirait. Beaucoup. C’était comme ci elle n’arrivait pas à se réveiller de ces rêves noires. Ce ne fut qu’après des longues minutes en agonie que ses yeux s’ouvraient doucement. Mal, mal partout. Son regard se posait sur ses blessures et elle grimaçait. Elle ne voulait pas bouger, trop mal. Mais son esprit était plus fort, moins tourmenté par la douleur. Néanmoins les paroles de Roman restaient dans sa tête. Tournant doucement sa tête, elle regardait le lieu dans lequel elle se trouvait. Regardant les gens, cherchant une personne en particulier.
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Roman McLowly
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Lun 7 Fév - 0:22

Pourquoi il avait dit ça hein? Un "tu m'as manqué", c'était pas... mieux? Nan? Pourquoi il avait fallu qu'il soit aussi con, il ne savait même pas répondre à cette question. Tout ce qu'il savait, c'était qu'il avait été incapable de lui dire clairement ce qu'il pensait, qu'il avait le coeur arraché par l'attitude qu'il avait eu, par ce qu'il lui avait fait. Il voulait mourir dans un coin, qu'on arrête de l'embêter. Il avait déjà suffisamment eu pour aujourd'hui. D'abord la mine, puis Eveline... Il était meurtri de partout, partout et en plus, si las, las comme jamais. Il voulait un peu de repos, un peu de changement. Oh, il savait qu'il ne dormirait pas beaucoup plus que ce qu'il faisait déjà, mais tout de même, il voulait dormir, oublier cette journée, ou cette soirée, il ne savait pas et il ne voulait pas savoir.

Quant à savoir pourquoi il avait parlé en allemand? Bah, c'était une langue qu'il s'était forcé d'apprendre, parce que c'était une partie d'Eveline, c'était son identité, il avait voulu s'approcher d'elle, un peu plus, même s'il ne lui avait jamais dit. Elle savait qu'il parlait allemand, oui, c'était elle qui l'avait un peu converti, au début, puis il avait progressé tout seul, mais pour lui, c'était une langue bien difficile, mieux vallait s'en tenir à l'anglais. C'était plus pratique et tout le monde le parlait. Donc l'allemand, il avait un peu laissé tombé. Sauf dans cette église dans laquelle il s'était réfugié, une fois la terreur d'Era écrabouillée sur Terre. Il s'était mis à prier, lui qui ne croyait pas spécialement en Dieu, il s'était mis à prier, en allemand, comme pour chercher à se rapprocher d'Eveline. Pour ne pas oublier.

La machine l'entraina jusqu'au dortoir, cet endroit aussi vaste qu'un entrepot avec plein de lits superposés, miteux, grinçants et franchement pas confortables. Il avait mal partout, aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur. Il en avait vraiment marre, mais il resta non loin de la porte, il n'avait pas envie de s'aventurer dans la fosse humaine, il voulait rester le plus loin possible des gens, c'était pas son problème s'ils avaient mal là, ou là, ou encore s'ils avaient faim. De toutes manières, ils avaient tous faim, même lui, il avait la dalle. Bientôt une autre machine arriva, trainant Ev', à moitié dans le coltar. Il la lacha rudement sur le sol. Roman fit un pas en sa direction, mais ne put continuer. Elle lui avait bien dit qu'elle ne voulait pas qu'il s'approche, non?

Des prisonniers compatissants soulevèrent la pauvre jeune femme jusqu'à un lit inoccupé, du moins pour le moment. Ici, tout le monde avait plus ou moins son lit, ça dépendait de qui bossait la nuit, qui non. Là, le gars était parti s'acharner à casser des cailloux dans la mine. Roman regarda d'un oeil mauvais ces gens miteux trainer SA femme. Un sursaut de jalousie le réveilla, mais il serra les dents et les suivit, en retrait. Ils soignèrent comme ils purent les blessures d'Eveline avant de la laisser à ses démons. C'était à elle de faire le reste désormais. L'homme s'approcha, mais garda ses distances, s'appuyant contre le montant d'un lit superposé, il attendit. Il attendit quoi? Même lui ne savait pas.

Finalement elle ouvrit les yeux après pas mal de temps où elle semblait faire des mauvais cauchemars. Il aurait tellement voulu la prendre dans ses bras, lui dire que tout allait bien et calmer ses craintes. Ces pensées lui retournèrent le coeur. Il fourra les mains dans ses poches, baissa la tête. Il était vraiment con pour se laisser croire qu'elle l'autoriserait à faire ça. Imbécile. Quand il vit qu'elle le regardait, lui, il tourna la tête, blessé, fatigué et prit le chemin de son propre lit, un peu plus loin, contre le mur. Il ne voulait pas reparler. A vrai dire, il voulait retourner dans la mine, mais en même temps il ne voulait pas perdre Ev' de vue. Rah, il se donnerait des baffes s'il le pouvait. Finalement il s'alongea sur sa paillasse et tenta de fermer les yeux.
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Lun 7 Fév - 1:24

Fatigué, oui, terriblement fatiguée. Eveline regardait néanmoins autour d’elle. Plein de visage, plein d’inconnus et pourtant elle était à la recherche d’un seul visage. LUI. Elle le trouvait. Elle pourrait toujours le retrouver, même dans une salle remplit de personnes masqués, elle pourrait toujours en ressortir Roman. C’était stupéfiant mais c’était la vérité. Son regard croisait un très bref instant celui de son ex mari. Mais il ne tardait pas à regarder ailleurs… Bah voyons. Soupir. Eveline détournait la tête et fixait le plafond, fermant quelques instants les yeux. Finalement elle finit par les ouvrir. Elle était fatiguée et avait mal partout, mais elle ne voulait pas s’endormir. Pas ici, pas ainsi. Essayant de se relever doucement, en position assise, elle regardait ses blessures. Ah super… Elle risquait d’avoir des cicatrices… Tout ce qu’elle ne voulait pas. Essayant de se relever du lit, elle se laissait très vite tomber à terre, à cause de la douleur. C’était pas son jour.. Vrai enfer… Roman, les machines… Roman.. Oh oui, enfer éternelle. Pourquoi est-ce que la machine ne l’avait pas achevé ? Ses paroles avaient été bien pour une fin. Mais vivre avec ce qu’elle avait dit ? Et puis les paroles de Roman… Comment devait-elle les prendre. *Comme toujours… Des paroles en l’air…* Fermant les yeux afin de ne pas laisser les larmes de douleur sortir de ses pupilles, elle posa doucement sa tête contre le lit.

A quoi se tenir lorsqu’on n’a plus rien pour vivre ? Des souvenirs ? Mais quels souvenirs ? Même les plus beaux souvenirs faisant un mal atroce, car la vérité et la douleur planait au dessus d’eux. Non mieux fallait se vider l’esprit. Mais voila une chose avec laquelle Ev’ avait toujours eu un mal. Sourire bêtement, oui ca elle pouvait faire. Mais ne plus rien ressentir ? Oh, elle aurait bien voulu. Car cela faisait mal, très mal. Et c’était un mal insupportable. Elle tentait de mettre fin à la douleur, mais elle n’a fait qu’en accumuler beaucoup plus. Essayant de se remettre sur le lit, malgré la souffrance dans sa jambe, elle finit par s’y installer. Elle allait attendre la mort. Oui, attendre que Dieu finit par venir la chercher. C’était la seule chose qu’elle puisse faire. Coule à flots de regrets déchirants et de trahisons. Ses blessures pleurent pour sa tombe, son âme pleure pour la délivrance, mais aucune délivrance ne fit.
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Roman McLowly
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Lun 7 Fév - 1:51

Il était bien incapable de dormir, il avait toujours été incapable de dormir. Avant Era, il était déjà insomniaque, après Era cela avait été pire. Et maintenant, depuis qu'il était enfermé avec un reste d'humanité, c'était à peine s'il pouvait fermer les yeux pour une trentaine de minutes, plusieurs fois dans la nuit, accumulant au maximum, trois ou quatre heures, le reste, c'était des tours et des retours dans son lit, sur sa couchette, contre un mur, n'importe où, mais quelque part tranquille, loin de tout ce bruit, de tout ce monde.

Là, c'était pire. Il était fatigué, il pouvait dormir, non pardon, il voulait dormir, mais impossible, devant son regard, toujours, omniprésent, constant, le regard d'Eveline, posé sur lui, tranchant tout son être. Il voulait l'oublier. Oui, la rayer de la carte. Non, la garder près de soi. Non, il devait tirer un trait. NON! Il voulait la protéger. Il voulait... Il soupira... Eveline. Il avait beau gigoter dans tous les sens, impossible de trouver un semblant de paix. Il avait trop mal partout, mais il arrivait encore à faire comme si de rien était. Il se redressa finalement, plaçant ses mains contre son visage, les coudes sur ses genoux. Il soupira longuement avant de finir par se redresser et prendre le chemin en sens inverse.

De retour près du lit d'Eveline. Elle semblait dormir, il ne savait pas, en tout cas, elle semblait plus calme que tout à l'heure. Eveline, et dire qu'elle avait été sa femme, qu'il l'avait aimé et qu'il aurait fait n'importe quoi pour elle. N'importe quoi... Mais qu'il avait été con! Il l'avait frappé, il l'avait blessé, il l'avait tabassé, tout ça pour quoi? Pour un verre de whisky en trop. Non, non, non, il ne devait pas y penser, il allait avoir soif après. Il regarda ses mains, les paumes face à lui. Il ne s'était même pas rendu compte qu'il s'était assit sur la couchette d'Eveline, sans bruit. Il était courbaturé de partout et il ne chercha même pas à prendre ses repères géographiques. Il aurait su, il ne se serait jamais approché autant. De nouveau les coudes sur les genoux, regardant toujours ses mains, il murmura, pour lui-même.


- Pourquoi... pourquoi tu ne m'as rien dit...
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Eveline Dolover
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Lun 7 Fév - 2:44

Prier, espérer oui, espérer que Dieu finit par venir la chercher. La mort ne pouvait être qu’une douce consolation, car il enlevait l’agonie de la vie, l’agonie de l’amour, l’agonie de toutes ces souffrances humaines. Oui, cela ne pouvait qu’être un cadeau du ciel. Mourir au lieu de vivre. Somnolant doucement, elle finit néanmoins par se réveiller à cause d’un murmure.


Ouvrant doucement les yeux, en entendant une voix, elle regardait celui qui s’était installé près d’elle… C’était pas Dieu et encore moins un ange.. Plutôt le diable. Super… Tout ce qui lui fallait. Encore plus de douleur. Enfin si une telle chose pouvait être possible bien sure. Quoi que oui… Lorsqu’on pense toucher le fond de la douleur, il n’y que lui pour nous enfoncer encore plus dans ce trou de douleur et de chagrin. Entendant ses murmures, Eveline portait sa main à sa tête, avant de dire doucement.

“À propos de quoi?”

Eveline avait à présent les yeux ouverts, et regardait Roman, se relevant doucement, se mettant en position assise. Ce qui lui faut une grimace, elle fixait Roman du regard. Elle était fatigué, qu’est-ce qu’il lui voulait encore ? Franchement elle n’arrivait pas le cerner. Il lui montrait de l’affection pour ensuite ne pas la regarder alors qu’elle se fait torturer. Et même encore maintenant il ne l’avait pas regardé. Et pourtant maintenant qu’elle se réveillait, il se trouvait là, à son chevet. Mais qu’est-ce qu’il voulait à la fin ? La rendre dingue ? Ah non il avait déjà réussit à faire ca !

« Pourquoi est-ce que tu as dit ces paroles-là… en Allemand… ? »

Et hup, c’était sorti plus vite qu’elle l’aurait voulu ! Pourquoi est-ce qu’elle avait dit ca encore ? Au fond elle ne voulait même pas savoir pourquoi il avait dit tout ca. Non elle ne voulait rien du tout savoir. Car peu importe ce qu’il lui dirait, cela allait faire du mal… A nouveau… Encore… éternelle supplice. Franchement être amoureuse n’était pas feu d’artifice et des petit cœurs partout, bien au contraire. C’était du sang, de la douleur et une souffrance éternelle.

« Laisse tomber… t’as pas besoin de me répondre. »

Elle voulait se relever, elle voulait bouger, aller loin d’ici. Mais ses blessures ne lui permettaient pas de bouger. Et puis à quoi bon ? Fuir ? Fuir quoi ? Les machines ? Roman ? Ses sentiments ? Est-ce qu’on pouvait fuir éternellement ? Surement pas…. Elle regardait Roman. Ne savant pas ce qu’il faisait ici, ne savant pas ce qu’il voulait d’elle. Au finale il voulait quoi ?
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Roman McLowly
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Lun 7 Fév - 11:21

A propos de quoi? Oh, de plein de choses... Du fait qu'il l'a frappait, du fait qu'il buvait, du fait qu'elle voulait partir. Il aurait peut-être pu changer. Il ne savait pas vraiment, cette époque était encore floue, embuée dans son esprit, il avait préféré l'oublier, l'éradiquer de ses souvenirs. Peut-être au final, il devrait s'en rappeler... Non, non... Il ne voulait pas se revoir battre Eveline au sang, ce n'était pas bien. Il ne voulait pas s'en rappeler, et pourtant, c'était au moment où il l'avait pour femme. Ev' n'avait été son épouse que pendant quelques mois, une année tout au plus, mais en fin de compte, il avait été heureux avec elle, il l'aimait plus que tout, il le savait, sinon il ne serait pas encore là à être pret d'elle... Hein? Près d'elle? Il redressa la tête et cette dernière pivota violemment autour du cou. Mais qu'est-ce qu'il foutait là? Elle le regardait à nouveau, d'un regard tout aussi noir, tout aussi fatigué que celui qu'elle lui lançait dans le cachot, il y avait de cela un petit moment. Il resta presque tétanisé, incapable de dire quoi que ce soit, encore sous le choc d'être si près d'elle. Il eut d'ailleurs le droit à une autre question. C'était comme si il n'avait pas pu entendre ce qu'elle lui disait. Il n'en revenait toujours pas de s'être assis sur son lit. Il voulait se séparer, après ce qu'elle lui avait dit, c'était assez clair non? Ev' ne voulait plus qu'il s'approche et lui, son coeur avait reçu un coup mortel sous ses paroles. Finalement elle laissa tomber et Roman baissa à nouveau la tête regardant ses pieds plus qu'autre chose. Il voulait partir, retourner à sa paillasse, mais son derrière restait vissé au bord du lit de sa femme. Combien de temps il ne parla pas, il ne sut pas vraiment. Les doigts entrecroisés, son pouce droit caressait le tatouage discret, sous son poignet gauche.

- Quand Era est tombée, j'ai prié... pour que tu sois saine et sauve, pour que tu restes... près de moi, tous les jours, pour que je ne t'oublie pas. La seule chose que... Tout à l'heure, tu avais raison, les sentiments restent, le coeur n'oublie pas, mais il n'y a pas que l'amour qui rend aveugle.

Le tout en allemand, le tout en chuchotant.

Mais qu'est ce qu'il foutait là bon sang. Tire-toi une balle, mon vieux. Dégage de là! Arrête de la faire chier avec ça. De toutes manières, rien ne pourra changer ce que t'avais fait. Allez, barre-toi... Roman se leva finalement, oui, mieux valait ne pas rester là. Il allait retourner à son lit. Il était vraiment un imbécile pour oser dire ça à celle qui le détestait maintenant. Oh, il ne la blamait pas, elle avait tous les droits de le détester. Qu'il arrête de débiter des conneries aussi monstrueuses. Il voulait mettre les choses au clair, se séparer de sa femme et ne plus jamais la recroiser. Oui c'était ça. Pourquoi ne l'envoyait-il donc pas ailleurs? Comme ça, elle serait vraiment en colère, comme ça, elle s'éloignerait encore plus de lui et tout sera clair. Le seul problème, c'était qu'au fond de lui, il ne voulait plus lui faire du mal, il voulait qu'elle vive bien, en paix, tranquille, sans cette haine qui semblait la dévorer. Cela ne ressemblait pas à Eveline, Eveline était un ange... son ange...
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Lun 7 Fév - 12:27

Roman qui prie? Hein? Il ne priait jamais, c’était des conneries de prier, il n’avait jamais prié. D’accord, Eveline voulait bien croire que les gens changeaient lorsque la fin du monde arrive… Mais quand même il s’agit de Roman…. Qu’est-ce qu’il voulait lui dire ? Des excuses ? Qu’il l’aimait toujours ? A quoi bon ? Cela ne ferait que faire souffrir Eveline de plus. Car elle aurait du mal à le croire et pourtant il aurait semé du doute en elle. Tout ce qu’elle ne voulait pas. C’était plus facile de laisser la haine prendre contrôle de notre cœur, et de détester un monstre, que de détester quelqu’un qui néanmoins a quelque chose d’humain en lui et qui vous aime. Oui, c’était plus facile de détester le Roman alcoolique que le Roman qui la protège et la chérie.

« J’aurais du t’écouter… A propos des machines. »

Oui, changement de sujet. Elle voulait pas parler de son cœur, ca faisait trop mal. Elle l’aimait toujours, ca elle le savait. Ev’ avait pourtant pas voulu se l’avouer mais lorsqu’il était entrain de sombrer dans la mort, qu’elle l’a prit dans ses bras… Oui, malgré toute la haine qu’elle avait, il y a avait toujours une partie d’amour pour lui. Suicidaire et très stupide… Mais elle pouvait rien y faire. Lorsqu’il se relevait, Eveline réagit presque instinctivement, lui prenant sa main, posant sa main sur le tatouage, sans pour autant le remarquer.

« Non… reste… s’il te plait. »

Tiens cela n’aurait pas duré très longtemps avant qu’elle le supplie….Mais elle aurait du supplier qu’il part, et qu’il ne lui adresse plus jamais la parole. Et pourtant elle venait de faire tout le contraire. Bravo Ev’ ! Pour être suicidaire tu l’es ! A croire que tu adores être blessée ! Mais Eveline avait très vite relâché la main de Roman. Cela lui rappelait des trop vifs souvenirs. Pourquoi avoir voulu qu’il reste ? C’était stupide, si il y avait bien quelqu’un dont elle avait peur, c’était lui mais d’un autre côté, elle savait que tant qu’il ne buvait pas, qu’il ne laissait pas aller dans sa colère, c’était son Roman. Raaah !! Pire conne qu’elle on ne pouvait surement pas trouver. Tout ce qu’elle détestait, était tout ce qu’elle voulait avoir près d’elle… Super tout ca.

« J’ai pas envie d’être seule. »

Faible excuse n’est-ce pas ? Mais ce n’était pas tout à fait faux non plus. Elle ne voulait pas être seule. La solitude n’était pas amusant, cela vous poussait à repenser au passé, tout ce qu’elle ne voulait pas. Néanmoins pas sur que la présence de Roman n’allait pas avoir le même effet.
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Roman McLowly
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Lun 7 Fév - 21:33

Eveline changea rapidement de sujet. Tant mieux, il ne voulait pas non plus en parler. Quand il était près d'elle, que cela soit dans la cellule tout à l'heure, ou bien là maintenant, elle reprenait du poil de la bête, devenait plus mesquine, plus vindicative, plus énervée. Il ne voulait pas la voir comme ça, il voulait qu'elle soit souriante, et si cela voulait dire qu'il fallait qu'il s'en aille, il le ferait, il l'observerait de loin, pour voir son sourire, sa joie de vivre, il voulait encore croire que l'Eveline qu'il connaissait était toujours là, dans un coin sombre de son être, juste oubliée pour un temps. Oui, elle aurait dû l'écouter, la situation aurait été délicate, gênante et surement horriblement longue, mais au moins, les machines auraient cru et les auraient laissé tranquille après ça. Bah, c'était fait, c'était fait, il n'y avait plus à grinchoner à propos de ça. Le passé c'était le passé. D'accord, il y avait des choses qu'il ne voulait pas oublier, qu'il ne pouvait pas oublier, mais quand même, ça c'était rien comparer à bien pire. Il se leva donc pour s'en aller, il était resté trop longtemps beaucoup trop près d'elle. Pourtant, à peine était-il debout qu'elle lui attrapa son poignet et il s'immobilisa, pétrifié par le froid de sa main. Lentement sa tête tourna, les sourcils froncés, ne comprenant pas ce qu'elle voulait en fin de compte. Un moment c'était "vas-t-en, je ne veux plus te voir, je te déteste" et une seconde plus tard, c'était:

« Non… reste… s’il te plait. »

Eveline retira sa main prestement, mais Roman suivit plus lentement le mouvement et finalement reprit place là où il l'avait quitté quelques secondes plus tôt. Toujours dans la même position, assis, les coudes sur les genoux, le dos vouté. C'était la meilleure position pour ne pas avoir trop mal dans les membres. Comme un sac à patates. Il reposait tout sur tout, comme ça, aucun muscle ne portait trop de poids. Il ramassa un chiffon qui se trouvait là et s'essuya la tempe. Le sang avait séché et il sentait la peau qui tirait un peu. Il fit du mieux qu'il put avant de jeter le chiffon là où il l'avait trouvé. Par terre.

« J’ai pas envie d’être seule. »

Pourtant, elle avait été seule, dès son mariage, non? Du moins, c'était ce qu'il supposait, vu qu'ils habitaient dans un endroit assez reculé de l'Ecosse, vu qu'elle ne voyait pas grand monde et vu qu'il la battait si souvent qu'elle ne sortait presque pas. Mais pourquoi ne s'était-il pas rendu compte de tout cela. Ce n'était qu'après de nombreux mois qu'il avait compris. Dès que l'alcool était venu à manquer dans les cryptes de la petite église, il avait réfléchi à ce qu'il lui avait fait. Il s'était rendu compte qu'il avait frappé sa femme, tant de fois. Il se dégoutait lui-même, il n'aurait jamais dû lever la main sur elle, ce n'était pas bien, la violence ne résolvait aucun problème, bien au contraire, elle n'en produisait que d'autres. Mais voilà, il était bien trop tard pour s'excuser. Les gens qui passaient non loin de là n'étaient plus que des ombres. Il les méprisait toujours autant, mais là, il devait avouer qu'il s'en fichait royalement, car il était dans une sphère qui n'appartenait qu'à Eveline et lui, les autres, ils étaient à côté. Il ne chercha pas à argumenter ses propos. Non, c'était certainement pas ici qu'elle se sentirait seule de toutes manières, il y avait toujours quelqu'un pour vous embêter. Roman resta alors là, sans bouger, sans parler. Pas besoin de perdre de l'énergie pour des paroles dans le vent, pour des gestes inutiles, ici-bas, le moindre repos était considéré comme une bénédiction.
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Lun 7 Fév - 22:49

“Merci…”

Il s’était rassit sur le lit, et Eveline lui fit un peu plus de place, plus par politesse qu’autre chose. Mais eh, il avait bien voulu rester. Mais est-ce que c’était pour ca qu’elle le remerciait ? C’était drôle de le remercier après tout ce qu’il avait fait à Ev’. Et pourtant elle l’avait fait. Tournant son regard sur les autres gens, elle ne reconnu aucun autre visage que celui de Roman. Quelque part c’était mieux ainsi. Au moins aucun de ses amis, de ses connaissances de la résurrection se trouvait ici. Ses yeux allaient par la suite vers le plafond. Pourquoi n’était elle pas morte ? C’est vrai… une aristocrate autrichienne qui n’a pas l’habitude de se battre pour survivre pendant tellement d’années… pourquoi est-ce qu’elle avait survécue ? Des soldats, mieux entrainé qu’elle, avait péri. Et elle avait survécue… pourquoi ? Et comment ? Ses yeux toujours fixés sur le plafond, elle laissait échapper un soupir avant de poser son regard sur Roman. Malgré toute la haine qu’elle avait envers lui, elle ne pouvait se résigner à le voir dans une telle position. Se décalant un peu plus à sa gauche, elle finit par dire.

« Tu peux t’allonger, si tu promets de ne pas ronfler »

Faible tentative de faire apparaître un sourire sur le visage de Roman et sur le sien. Attendant qu’il s’installe près d’elle ou qu’il refuse, elle le regardait. Comment est-ce qu’on pouvait tourner le dos a tellement de souvenirs… Ev’ se le demandait. Etre courageuse et continuer à avancer… C’était qu’elle faisait depuis la destruction partielle de la terre. Mais ici, dans ce trou à rat, avec la dernière et pourtant l’unique personne avec qui elle voulait être… C’était tentant d’abandonner l’espoir. Mais ce n’était pas Eveline. Même lorsqu’elle avait dit oui à Roman, à l’inconnu qu’il pouvait encore être à cette époque, elle avait eu l’espoir. Oui, l’espoir qu’elle pourrait l’aimer, qu’ils pourraient vivre heureux. Et ca fut le cas… Cela ne durait pas éternellement. Mais la vie n’est pas un conte de fée. Posant son regard sur Roman, Eveline finit par dire, à voix basse.

« Je croyais ce n’était qu’une question de temps de ne plus penser à toi, de t’oublier… mais qu’est-ce que j’avais tort de penser ca… J’ai pourtant essayé tout ce que je pouvais pour que mon cœur t’oublie… [b]

Posant son regard sur le mur à sa droit, Eveline fermait les yeux. Oui, elle avait essayé de l’oublier. Mais même dans ses nuits pleine de solitude, dans des moments les plus lucides, elle avait eu une pensée pour lui.

[b] « Mais je crois que c’était des espoirs stupides de ma part…. Car j’ai encore ton visage gribouillé sur mon âme, grâvé dans ma mémoire… Je sens encore ton baiser brulant sur mes lèvres et tes mains… parfois doux… parfois cruels sur mon corps. »


Oh oui… Elle se rappelait, pourtant elle ne voulait pas se rappeler leurs moments de bonheur, de violence, de passion… Elle avait voulu tout oublier en ce qui concernait Roman. D’ailleurs personne à part Skylar savait qu’elle avait été mariée. Elle avait eu tout bonnement pas envie de parler de Roman, l’efface de sa vie, comme une de ses fleurs qu’on reçoit mais qu’après qu’on la jeté on l’oublie. Mais Roman était loin d’être ca… Il avait signifié tellement plus. Et encore une fois, la barrière se brisait et les larmes coulaient.

« Je t’ai tout donné… Je t’ai aimé, plus que j’aurais du… Pourquoi… ? »

Mais son pourquoi se brisait dans un sanglot, et Eveline lui tournait le dos. Restant toujours allongé, de toute façon, elle n’aurait pas pu aller bien loin avec ces blessures.
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Roman McLowly
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Mar 8 Fév - 0:33

Merci, merci pour quoi? Il ne savait pas trop. Merci de rester? Bah, elle l'avait demandé, elle n'avait pas à lui dire merci. Merci pour ne pas la frapper, peut-être aussi. C'était ça le pouvoir d'Eveline, elle était douce, elle était fragile, elle était un ange, vraiment. Et lui comme un con infini, il l'avait frappée, massacrée, blessée comme personne, tout cela parce qu'il n'avait pas réussi à la faire venir dans son monde, parce qu'il s'était senti comme le maître du monde, décidant de l'âme de tout ceux autours de lui, il avait jugé Eveline comme un objet à vendre ou à acheter, un contrat de plus. Qu'il avait été un con infini. Il n'avait pas réussi à lui montrer qu'il l'aimait vraiment. C'était le cas, il l'aimait, il l'aimait toujours autant pourtant, mais il n'avait jamais su lui dire, comme encore maintenant. C'était pas compliqué de prononcer un "tu m'as manqué, pardonne-moi, je t'aime", si? Bah visiblement, oui, trop compliqué pour qu'il puisse le faire. Elle lui proposa de s'allonger près d'elle. Il tourna la tête vers Eveline. Mais elle plaisantait là, non? Pourquoi voulait-elle qu'il s'allonge pour elle? N'avait-elle pas assez souffert? N'avait-elle plus peur qu'il ne la frappe? Il fallait savoir ce qu'elle voulait. Un coup vas-t-en, un coup viens-là... Roman ne savait pas trop quoi faire. S'allonger près d'elle les mettrait dans une situation fort déplaisante, non? Finalement, il tourna la tête, pour regarder droit devant soi.

- Je ne dors plus depuis longtemps.

Ils étaient misérables, ces prisonniers, ces gens qui passaient devant lui, un peu plus loin, au coin d'un lit superposé, enfants, femmes, hommes, tous misérables. Il n'était pas mieux loti qu'eux, bien au contraire, mais gardait encore sa fierté d'avant Era, d'avant tout cela. Quoi qu'il pouvait bien se passer, il resterait quelqu'un de plus riche qu'eux. L'argent avait beau ne plus avoir aucune importance, il n'arrivait pas à se retirer cela de la tête, c'était peut-être pour cela qu'il restait encore violent. Il ne savait pas vraiment. Trop de choses s'étaient passées. Il détourna son attention sur les paroles de la jeune femme quand il entendit celle-ci parler. Et bah vas-y, prends-toi ça en pleine face. Il voulait la faire taire, son sang ne fit qu'un tour, pourtant, il ne bougea pas, ancrant sa main dans l'autre, refusant de lever le petit doigt. Comme un bon soldat, il attendit la fin des mots. Elle voulait l'oublier? Et lui ne voulait pas la perdre. Ca prouvait bien qu'ils n'étaient pas fait l'un pour l'autre, non? Mais il repoussa cette pensée amère. Il ne voulait pas y penser. Eveline était... Eveline était celle qui l'avait gardé en vie, l'avait aidé à survivre pendant toutes ses années, il ne pouvait pas la chasser comme cela de sa tête.

« Mais je crois que c’était des espoirs stupides de ma part…. Car j’ai encore ton visage gribouillé sur mon âme, grâvé dans ma mémoire… Je sens encore ton baiser brulant sur mes lèvres et tes mains… parfois douces… parfois cruelles sur mon corps. »

Nooooon, par pitié, qu'elle se taise. Il baissa la tête, la tournant, loin, loin d'elle pour qu'elle ne puisse pas voir la douleur sur son visage. Il ne voulait pas. S'il y avait bien quelque chose que jamais jamais ils ne pourront effacer de leur mémoire, c'était bien cela. Tout le reste pouvait être oublié, le mariage forcé, le divorce, la Tyranique Madame McLowly, la gouvernante dans ce manteau bleu, tout, tout pouvait être oublié, sauf cela. Sauf les moments indescriptibles passés dans les bras de l'autre, sauf les moments où elle dût se plier sous les coups de ses poings. Les traits tirés, comme s'il avait été blessé vivement et bien douloureusement, il regardait ailleurs, loin d'Eveline. Jusqu'à ce qu'elle ne commence à pleurer en douceur tout d'abord, pour finir sur un pourquoi à peine achevé sur un sanglot à fendre le coeur. Pourquoi, oui, c'était une bonne question. Pourquoi? Non, non, il ne pouvait pas la laisser pleurer. Il tourna la tête vers elle, surpris à ce qu'elle pleure ainsi, probablement fatiguée au possible. Il hésita un bon moment, et finit par s'allonger près d'elle, doucement, il ne savait pas s'il pouvait aller plus loin, mais il finit par entourer doucement sa taille d'un bras, passer l'autre sous la tête d'Eveline, la tourner vers lui et de la serrer doucement, sans rien dire, il ne le pouvait pas.
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Mar 8 Fév - 2:11

Il ne dormait plus depuis longtemps eh… Et bien voila une chose qui n’avait pas vraiment changé. Roman avait toujours eu du mal à dormir. Ce n’était pas un mystère pour Ev’. Faible sourire, pour masquer sa douleur. Et oui, parfois elle y arrivait. Pas toujours, mais de temps en temps elle arrivait à masquer sa souffrance.

« Une chose qui n’a donc point changé. »

Et puis venait les mauvaises pensées. Ces bêtes noires qu’elle chassait chaque nuit, chaque instant de solitude. Qu’elle cherchait de la compagnie, une conversation, même une stupide conversation sur les amphibies lui étaient plus agréable que de penser au passé. Oui, pour certains cela pouvait être une force de continuer, mais pour d’autre cela pouvait être l’ancre qui nous traine de plus en plus vers les profondeurs. Et c’était le cas pour Eveline. Et les paroles sortaient comme les larmes, impossible à retenir. Ca fait bien de parler disait certains… Et bien Eveline était sure que pour elle ce n’était pas le cas, pas de ca. Parler, penser, se sentir blessé à chaque fois, à chaque geste, chaque paroles de Roman…. Oui, c’était tout sauf bien. Elle aurait du être loin de lui, dans son pays natale, loin de lui… Et pourtant la voila à pas plus d’un mètre de lui. Et au moment ou elle prononçait le pourquoi, Eveline savait très bien qu’elle n’aurait pas de réponse. Pas de la part de son ex-mari. Dure comme une pierre, il avait été un requin dans les affaires, telle que sa mère… Et cette manière de se comporter, de ne pas laisser voir ses sentiments… A croire qu’il n’était qu’une statuette de pierre, ou peut-être un être de glace…. Au fond, cela avait du prendre du temps à Eveline… mais elle avait comprit.. oui, il ne l’aimait pas. Il la trouvait trop jeune… Puis c’était un contrat comme un autre… un beau prix à son bras… une fille comme des autres. Néanmoins malgré tout ca, elle n’a jamais cru qu’il la trompait. Il aurait pu… mais quelque part, elle savait que même si c’était un mariage arrangé, il lui était fidèle. Il ne l’aimait peut-être pas, mais il était fidèle.

Son pourquoi s’était brisé dans un sanglot et elle s’était retourné, le dos tourné à Roman. Laissant les larmes couler à leur guise. Se fit que lorsqu’elle sentit Roman se coucher près d’elle qu’elle, qu’elle fut surprit de le sentir, ses sanglots s’arrêtaient subitement. Mais elle continuait à laisser les larmes couler, à pleurer doucement. Se laissant étrangement retourner, dans les bras de Roman. Elle se blottit contre lui, pleurant doucement.
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Mar 8 Fév - 11:41

Pendant une minute il avait arrêté de respirer. Il s'était couché auprès de sa femme, il la tenait dans ses bras, il ressentait même contre lui les battements de son coeur mélangés aux siens, il avait arrêté de respirer car il s'attendait à ce qu'elle le repousse, qu'elle le chasse. Il n'avait pas le droit d'être aussi proche, aussi près d'elle, pas après ce qu'il lui avait fait. Mais quand il vit qu'elle ne le chassait pas, il expira tout le trop plein d'air. Sa tête vint se reposer sur le soi-disant oreiller de la couchette alors que ses bras serraient doucement la jeune femme offrant un protection éthérée. Il resta quelques instants sans parler, sans savoir quoi dire avant de reprendre le début de son pourquoi et de finir la question qu'elle n'avait pas réussi à poser. Du moins c'était de cela qu'elle voulait parler, croyait-il.

- Pourquoi... Pourquoi on garde des sentiments aussi forts malgré tout ce qui peut se passer, malgré le fait que l'un déteste l'autre et malgré le fait que l'autre ne sait pas comment dire "je t'aime" à l'un? Je ne sais pas. Peut-être qu'ils auraient dû crever l'abcès dès le début, peut-être que l'autre aurait dû voir qu'il n'était qu'un imbécile, peut-être auraient-ils dû dire non au prêtre, peut-être qu'ils n'avaient pas le choix. Je ne sais pas, Ev'. Tout ce que je sais c'est que...

C'est que quoi? Je t'aime? Bah bravo, ça c'était brillant comme idée.

- C'est que...

C'est que quoi... Allez, vas-y si t'es un homme.

- C'est que... il faut que tu te repose.

Et bah non.

Dire je t'aime à sa propre femme semblait bien trop difficile pour lui, mais qu'est-ce qu'il pouvait être un imbécile, franchement. Ces simples mots n'arrivaient pas à franchir ses lèvres, si ce n'était ses cordes vocales. Ils existaient bien dans son corps, mais ils restaient enfermés, gardés précieusement comme s'ils étaient trop fragiles pour sortir de là. Comme un âne, il avait lâché bêtement une phrase nulle, inutile rien que pour terminer sa phrase. Il voulait mettre un terme à cette conversation, il voulait dormir, aligner quelques heures seulement, ça lui suffirait. Beaucoup trop fier pour avouer cela comme ça, beaucoup trop fier pour avouer qu'il était un véritable imbécile, un con fini. Un jour, sa fierté le perdra. A vrai dire, il n'eut pas vraiment conscience de ce qu'il avait dit précédemment, surement qu'il avait utiliser "l'un" et "l'autre", comme pour se détacher de lui-même et d'Eveline. Il ne savait pas trop, il ne savait pas.
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Mar 8 Fév - 15:45

Fermant les yeux, respirant doucement, se calment silencieusement. Roman finit par prendre parole. Gardant les yeux fermées, Eveline l’écoutait. Sans dire un mot. C’est quoi, Roman ? Ouvrant les yeux, elle le regardait. Mais comme plein de fois, la réponse fut décevant. C’était toujours ainsi avec Roman… Décevant et c’était ca qui faisait mal. Un espoir né, mais se fait briser immédiatement. Et oui, ca fait mal. Fermant les yeux, Eveline ne répondit pas. Une bonne dizaine de minutes passaient. Mais elle ne dormait pas. Finalement elle lui dit.

« Je suis contente de t’avoir revue… Rien qu’une fois…. Au moins j’aurais fait face à la vérité, une bonne fois pour toute. Qui sait.. peut-être qu’après aujourd’hui je ne serais plus hanté par toi… »

Parfois on devait voir la vérité en face pour pouvoir passer à autre chose. En signant le divorce, Eveline avait cru pouvoir mettre un trait sur le passé avec Roman, vivre une nouvelle vie. Mais elle s’était trompé, tant qu’elle ne l’aurait pas tout dit, elle ne pouvait pas aller mieux. Ca allait être dure, elle allait devoir être forte. Mais si elle voulait survivre cette douleur, il fallait faire face à la vérité. Aussi pénible qu’elle soit. Vérité qu’elle connaissait pourtant depuis des années, mais qu’elle n’avait toujours pas réussit à se persuader. Un jour c’était oui, il ne l’aimait pas. Et l’autre jour c’était… il devait quand même m’aimer un peu non ? Pitoyable, après tout ce qu’il lui avait fait…. Mais ici, le revoir, tout les événements, les paroles non dit… Oui, fallait faire face. Si elle voulait être forte, survivre ca, retourner près de ses amis. Car oui, elle ne voulait pas mourir ici. Lui le voulait peut-être, mais elle non. Mais pour être forte, il fallait arriver à cicatriser complètement les anciennes blessures.

« Le temps passé avec toi… les années passés près des résistants… Tout ca m’a apprit une chose… Le temps finit par s’écouler. Et on aurait voulu dire tant de choses, faire tant de choses… J’ai pas envie de mourir avec des regrets, Roman. Alors voila, je vais tout te dire et comme ca, je pourrais enfin tourner la page. »

Oui, c’était pénible, mais il le fallait. Si elle voulait survivre son retour, le revoir… oui, oui,, c’était la meilleure chose à faire. Affronter ses démons n’est-ce pas ?

« Je sais que tu ne m’as jamais aimé réellement. Mariage arrangé, épouse trop jeune, un trophée à ton bras… peu importe ce que j’étais dans tes yeux. Moi… moi je t’ai vraiment aimé et te quitter.. Même si j’avais des très bonnes raisons de le faire… a été surement la chose la plus difficile au monde…mais c’était la meilleure chose à faire. »

Bah dit donc, ca commence à faire mal à la mâchoire de parler tout en retenant des larmes. Mais fallait pas qu’elle s’arrête. Non fallait tout dire, une fois pour toute. Vider tout le sac pour pouvoir commencer à zéro.

« Et même si aujourd’hui je te déteste pour ce que tu m’as fait, pour les coups… je réalise à présent que ce n’est pas à cause des coups que je te déteste…. C’est le fait de ne pas m’avoir aimer assez pour arrêter l’alcool, c’est le fait de ne pas avoir été l’homme que j’aurais voulu que tu sois, de ne pas avoir été aimé de ta part, alors que j’étais folle de toi… C’est ca qui a fait le plus mal et c’est pour ca que je te déteste. Les coups… peuvent se faire pardonner. Mais un amour sans réponse… ca c’est tuant. »

Ca avait prit un sacrée temps, des années, pour se réaliser que ce n’étaient pas à cause des coups qu’il lui avait infligé qu’elle le détestait. Mais bien parce qu’il ne l’aimait pas, du moins pas assez pour arrêter l’alcool. Les affaires pouvaient passer avant elle, elle pouvait le comprendre. Mais que l’alcool passe avant elle… non ca avait été plus rude à accepter. Et c’était pour ca qu’elle le détestait. Qu’elle l’avait aimé comme elle n’aurait jamais pu aimer un autre, mais que lui ne la voyait que comme un de ses multiples objets. Essayant quelques larmes qui étaient venus ensemble avec cette réalité, cette vérité. Elle savait que même si il était de pierre, elle devait quand même avoir touché sa fierté en disant qu’il n’aurait pas été l’homme qu’elle aurait voulu. Mais c’était sans importance. Elle avait eu besoin de lui dire tout ca, pour enfin passer à autre chose. Pour l’oublier définitivement. Et si en disant cela elle devait toucher la fierté de Roman, soit qu’il en soit ainsi. Lui il avait bien piétiner son cœur, alors piétiner un peur sa fierté ne pouvait pas faire si mal que ca.
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Roman McLowly
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Mar 8 Fév - 20:36

Et voilà, il s'en reprenait dans les dents. Ca il le méritait, c'était vrai, elle devait ne plus être hanté par lui. Il avait été plus qu'odieux avec elle, pour la frapper comme cela, pour la brutaliser sans pouvoir s'arrêter. Oui, il ne devait pas prendre cela contre lui, il le méritait. Il le savait. Donc il serra les dents et se tut. Cela avait fait une dizaine de minutes pendant lesquelles elle n'avait pas parlé et pour dire la vérité, il s'était senti comme au paradis. Il avait sa chère et tendre dans les bras, même si elle pleurait, même s'ils étaient tous les deux amochés à l'extrême, elle était là, réelle, bien vivante, même si haineuse.

« Le temps passé avec toi… les années passés près des résistants… Tout ca m’a apprit une chose… Le temps finit par s’écouler. Et on aurait voulu dire tant de choses, faire tant de choses… J’ai pas envie de mourir avec des regrets, Roman. Alors voila, je vais tout te dire et comme ca, je pourrais enfin tourner la page. »

Tourner la page? Il se fossilisa subitement, les muscles tendus, le regard fixe devant lui, contre le mur. Que voulait-elle dire par tourner la page? L'oublier, c'était ça? Après tout, elle en avait tous les droits. Et quand par malheur, elle prononça la première phrase qui suivit, il trembla de tous ses membres. QUOI? Ne pas l'aimer, ELLE? Mais, mais, mais elle était folle? Après tout ce que... Il jeta cette idée le plus loin possible. Il n'avait aucun argument contre cela. Il l'avait frappé. Ca prouvait que ce n'était pas une marque d'amour, non? Ca prouvait bien qu'il ne l'aimait pas. Oui, c'était vrai, vrai pour ces actes insensés, mais faux quant au fait qu'il ne l'aimait pas. Ce n'était pas vrai, il l'aimait plus que tout au monde, mais il n'avait jamais su le lui montrer. Ce qu'elle était pour lui? Un ange, de bonté, de sagesse... Et qu'il avait fait, n'avait été que d'empirer les choses. Oui, la quitter, il n'avait pas eu le choix. Il avait signé les papiers immédiatement, car au final, il avait voulu lui faire plaisir, il ne méritait pas de rester près d'elle. Son meilleur ami le lui avait dit, qu'il fallait signer vite-fait les papiers, pour montrer qu'il n'était pas un monstre, qu'il n'allait pas lui causer plus de malheur qu'il n'avait déjà fait. La meilleure chose à faire? Il ne savait pas trop... Oui, c'était la meilleure chose à faire sur le moment, mais il y avait d'autres choix, il y avait toujours d'autres choix. Se séparer, c'était surement ce qu'ils avaient pu faire de mieux, mais pas pour toute la vie, non, certainement pas. Le monologue continuait, Roman serrait les dents, mais ne dit rien. Elle le détestait, elle en avait tous les droits. Lui-même se détestait.

« [...] C’est le fait de ne pas m’avoir aimer assez pour arrêter l’alcool, c’est le fait de ne pas avoir été l’homme que j’aurais voulu que tu sois, de ne pas avoir été aimé de ta part, alors que j’étais folle de toi… C’est ca qui a fait le plus mal et c’est pour ca que je te déteste. [...] »

Il se dégagea brûtalement, se redressa et se rassit sur le lit. Mais bien vite, il quitta la couchette, pour mettre le plus de distance entre elle et lui. Eveline pouvait le détester, elle en avait tous les droits, cela, il ne le reniait pas, mais de là à dire qu'il ne l'aimait pas, non, non, non, ça c'était faut, ça ce n'était pas vrai. Il l'aimait, il aurait tout fait pour elle, tout, tout, jusqu'à damner son âme, il aurait vendu n'importe quoi pour lui faire plaisir, pour voir un sourire, il aurait fait n'importe quoi. Roman était toujours aussi fier. Personne n'avait le droit de le descendre comme venait de le faire Eveline, il n'y avait que cette dernière qui le pouvait, car c'était à elle qu'il avait fait mal, cela, il l'acceptait, mais il avait tout de même ses limites. Il avait des défauts, il en avait peut-être beaucoup, mais on ne pouvait pas toujours avoir ce qu'on voulait, non? Il traversa le hangar, pour retourner à sa couchette, rentra dans un homme qui passait par là, innocent de tout son long, mais énervé comme l'était Roman, il colla au pauvre homme une droite bien cinglante et continua sa route. Ce ne fut qu'une fois assis sur sa couchette qu'il se prit la tête entre les mains serra fortement de toutes ses forces, comme s'il voulait l'écrabouiller avant de se calmer finalement, la douleur lui vrillant le crâne. Il était incapable de dire un simple "je t'aime" à Eveline. Maintenant qu'elle avait prononcé ses mots, il ne pouvait même plus le faire, même s'il en avait eu la volonté. C'était fini. Elle le détestait, lui l'homme et non pas le monstre qu'il pouvait être. S'en était fini... Fini... La lumière au bout du couloir s'était à nouveau dissipé, il se retrouvait dans le noir complet, le froid, la faim, la fatigue... Il n'avait même pas pu se justifier, non, c'était trop, beaucoup trop... C'était fini. Fini... A nouveau il se prit la tête entre les mains, et dans un mouvement de balancier, doucement, il se répétait dans un murmure, comme un leitmotiv psalmodié.

- Pardon, pardon...
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La mort est au bout de ce voyage.
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