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 La mort est au bout de ce voyage.

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Varia Rowens
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MessageSujet: La mort est au bout de ce voyage.   Lun 20 Déc - 18:37

Post d'intro d'Eveline dans les camps d'Ares : Changement de groupe après ce RPG.


Patrouillant dans le secteur de l’Europe, non loin de l’Ecosse, Varia était accompagné de trois autres robots. Et alors qu’ils sortaient de la forêt, Varia s’arrêtait. Des silhouettes… humaines… sourire sur le visage de Varia. Pas parce qu’elle ressentait du plaisir. Non tout simplement parce qu’elle avait été crée pour les combats, pour voir le sang couler des humains. Et c’est ce qui allait se passer en ce belle après-midi chaud de décembre. Les machines se cachaient derrière les arbres. Les humains s’approchèrent pas à pas, ils étaient nerveux… Des petits poussins qui allaient droit vers la mort. Ils étaient quatre… oh ca serait même trop facile, quatre contre quatre ? Pfff même une machine contre quatre humains auraient réussit à venir à bout facilement. Néanmoins, il ne s’agissait pas de les abattre… pas encore. Varia les voulait à genoux. Elle voulait bien les examiner, savoir de qui il s’agissait avant de les tuer de sang froid. Les humains s’étaient arrêtés à quelques mètres devant eux. Tiens… ils sont plus intelligent que d’habitude. En même temps les quatre machines sortaient de derrière les arbres et s’avançaient vers les résistants. Pas d’arme, du moins pas d’arme à feu. Il fallait les capturer et non les tuer. Mais le corps à corps était ce que Varia préférait le plus. Elle désarmait une jeune fille en moins d’une minute, néanmoins son détecteur lui disait qu’une balle l’avait touché dans l’épaule. Elle frappait la jeune femme droit au visage, et suite à la brutalité du coup, la jeune femme se trouvait très vite à terre. Sentant surement sa dernière heure sonner, elle faisait de plus en plus marche arrière, ses yeux rivées sur Varia, qui se contenta de marcher tranquille vers l’humaine qui comptait se redresser. Mais la machine était plus rapide qu’elle. L’attrapant par les cheveux, elle la jetait contre un arbre. La jeune femme tombait dans l’inconscience suite au cou, et Varia se tournait vers les autres machines, qui avaient les armes braqués sur les trois résistants, qui étaient allongés sur le sol. Varia trainait le corps de la jeune fille jusqu’à ses camarades avant de poser son regard sur le premier résistant. Quarante-cinq ans… Homme… Américain… Jambe cassé à cause de la bataille contre la machine.

« Les camps. »

Son regard allait pas la suite sur l’autre homme. Plus jeune mais il semblait s’être déjà battu avec les machines car il avait quelques côtes cassés. Mmm pas la peine de le trainer jusqu’au camp, à peine arrivé, il serait déjà mort. Donc sans inutilité.

« Abattre. »

Mais avant qu’elle eut le temps d’examiner le troisième, ce dernier s’était déjà relevé et s’attaquait à une des machines. Bien sure… Tentative suicidaire… peut-être qu’il avait peur d’être envoyé dans les camps ? Peu importe son cadavre allait servir à nourrir un peu cette terre. Par la suite son regard s’arrêtait sur la jeune femme qui semblait reprendre ses esprits. Scannant la jeune femme… Eveline Dolover McLowly Identifié… Femme….28 ans… Bonne santé…. McLowly… elle connaissait ce nom…. Scrutant dans sa base de données, cela durait quelques minutes avant qu’elle fasse le lien avec un des prisonniers dans le camp d’Islande. Tiens… Elle l’avait déjà mit sur la liste des morts…. Homme faible, pas d’habitude d’être dehors et de travailler… elle avait trouvé que très peu d’intérêt à cette homme. De plus il battait toutes les femmes avec qui on le mettait. Varia posait son regard vide sur la jeune femme. Mais si on l’impose quelqu’un qu’il connaît… peut-être que les choses pouvaient avancer plus rapidement.

« Les camps.. Mais je m’en occupe. »

Se séparant des autres machines qui allaient mettre le prisonnier dans le camp le plus proche. Varia comptait bien voir ce que ca allait donner. Obligeant la femme à se relever et à avancer, Varia examinait en détaille l’état physique de la jeune femme.
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Eveline Dolover
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Lun 20 Déc - 19:01

Ils étaient quatre à hésiter lorsque des silhouettes humaines sortaient de la foret. Humain ? Machine ? Ce ne fut que lorsqu’ils s’attaquaient à eux, qu’ils n’eurent pas d’autre choix que de se défendre. Et c’est ce qu’Eveline faisait. Tirant dans la machine qui s’approchait d’elle, elle la touchait dans l’épaule avant de se faire désarmer et de recevoir un joli coup en plein mâchoire. Tiens cela lui rappelait les coups de Roman… Aussi inattendu…. Aussi brutale… et aussi douloureux. Tombant à terre, Eveline se retournait très vite en direction de la machine qui s’approchait d’elle. Elle voulait s’enfuir, se lever et courir, mais la machine fut plus rapide qu’elle. Et avant même qu’elle se rende compte, Ev’ touchait en plein fouet un des arbres et perdit connaissance.

Quelques minutes plus tard, la tête lourd, elle ouvrit ses paupières. Qu’est-ce qui s’était passé ? Ou est-ce qu’elle était ? Qu’est-ce que… mais ses pensées s’arrêtaient brusquement lorsqu’elle voyait deux des ses amis morts. Retenant un sanglot, Eveline levait son regard vers la machine qui s’approchait d’elle. Les camps ? Oh non ! Elle préférait mourir. Elle se débattait lorsque la femme l’obligeait à se relever, mais la poignée d’une machine était bien plus forte qu’elle. Les autres machines partaient et Eveline fut obligé de marcher. Ou est-ce qu’ils allaient ? Elle n’en avait aucune idée. Néanmoins après un certain temps, elle finit par parler. D’accord pas dans les habitudes de parler avec des machines. Mais peut-être qu’elle pourrait obtenir des informations ? Du moins ce qu’elle comptait faire d’elle, vers quelle camp elle l’amenait.


« Ou est-ce que tu m’emmènes ?

Elle n’allait pas la vouvoyer, ce n’était qu’une machine ! Une boîte de conserves, qu’elle aurait bien voulu botter les fesses. Mais pour l’instant l’occasion ne se présentait pas et la seule chose qu’elle risquait d’obtenir en faisant ca, était de se ramasser des coups… Bon quelque part, elle en avait l’habitude… Du moins elle l’avait eu dans le passé. Mais ce n’était pas l’endroit, ni le moment de penser à son ex-mari. Eveline tournait sa tête légèrement vers la machine. Elle avait l’air si…humaine… Elle avait du mal à la voir comme machine.

« C’est quoi ton nom ? »

Ah plus fort qu’elle. Fallait qu’elle sache le nom de la machine. Eveline !! C’est une machine ! Elle ne ressent rien ! Oui, elle le savait, mais c’était si difficile… Cette femme était si humaine…. Très vite on arrivait près d’un…. C’est quoi ca ? Un aéronef ? Poussé à l’intérieure, Eve remarquait qu’elle n’était pas la seule prisonnière. On l’attachait et peu de temps après l’aéronef décollait. Elle sentait son cœur se battre de plus en plus fort. Elle ne voulait pas rentrer dans un de ces camps. Les rumeurs qui couraient sur ces camps.. non non non !! Elle ne voulait pas ! Essayant de se détacher des menottes, elle ne faisait que saigner ses propres poignets en frottant tellement contre le fer. Finalement elle abandonnait… Son regard croisait ceux des autres prisonniers.. il lui semblait qu’ils avaient déjà été dans un camp, vu leurs yeux vides, leurs corps qui n’étaient presque que de la chair sur des os.. Qu’est-ce qu’elle faisait ici ! Elle essayait encore une fois de se détacher, chose qui finit d’attirer l’attention d’un des machines. Un coup de pied en direction de la machine, elle recevait très vite un coup en plein estomac.
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Varia Rowens
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Lun 20 Déc - 19:55

Ou est-ce que tu m’amènes… C’est quoi ton nom? Pourquoi est-ce que ces humains devaient parler? Ca servait à quoi de savoir tout ca ? A mieux se préparer mentalement à ce qui les attend ? Ne pouvaient-ils pas avancer et se taire ? Apparemment non….

« Fermes-la et avance. »

Néanmoins Varia n’avait pas vraiment de raison pour ne pas répondre à ces questions. Ce n’était pas informations secrètes. Alors tout en la poussant à avancer plus vite, la tirant debout lorsqu’elle trébuchait, Varia dit.

« Tu vas partir dans un camp en Islande. Et crois-moi, t’as aucune chance de t’en sortir. Mais peut-être que si t’es sage et que tu obéis bien aux machines et si tu as un peu de la chance, on t’enverra dans un des camps en Amérique, qui est un peu plus accueillant pour toi. »

Oui, si ses calculs étaient correctes et si ces humains étaient plus ouvert vers des gens qu’ils connaissaient, de plus ils étaient mari et femme… Enfin ils l’avaient étés mais Varia ne voyait aucune différence entre ca. Et elle ne tenait pas non plus à y voir une différence. La poussant dans l’aéronef qui transportait des prisonniers vers le camp de l’Islande, Varia s’installait au devant de la machine, pendant que les autres machines attachaient tout les prisonniers. Pendant le vol, il semblait néanmoins y avoir des problèmes chez les prisonniers. Tournant son regard vers l’arrière, elle remarquait très vite la brunette qui semblait être la cause de tout ca. Une machine la frappait dans le ventre et contre cœur, Varia s’avançait vers eux. La machine allait frapper une deuxième fois mais Varia lui attrapait le bras et l’arrêtait.

« Non, il ne faut pas endommager l’intérieure de l’humaine. »

Mais elle ne devait pas penser qu’elle venait d’être sauvé ! D’un geste, Varia sortit une petite lame de son arrière poche. Coupant doucement dans le bras de la jeune femme, pas trop fort, mais assez pour laisser apparaître une trace de sang, sur un ton monotone, Varia lui dit.

« Et maintenant on se calme. T’es qu’une humaine et vous êtes tous bien inferieures à nous. Soit ravie qu’on te laisse la vie sauf…. Et ne pense pas que je ne te tuerais pas… Mais si je dois te tuer, ca sera une mort lente et douloureuse pour toi. Alors réfléchis deux fois avant de faire quelque chose qui pourrait nous mettre en colère. »

Sur ceci, Varia plongeait la lame dans le bras de la jeune femme. Voyant son visage se crisper, elle finit par le sortir et de la ranger. Oh elle avait bien fait attention de ne pas toucher une veine. Mais c’était pour qu’elle comprenne bien qu’ici c’était eux les maitres. Et que les humains de son genre n’étaient que des déchets de l’évolution. Quelques temps plus tard, ils arrivaient enfin en Islande. L’atmosphère était morbide. Attrapant la jeune femme par les menottes, Varia se dirigeait avec elle vers le grand bâtiment, là ou quelques machines s’occupaient d’examiner les humains. Des morts étaient tolérables, mais des épidémies ne l’étaient pas. Lâchant la jeune femme une fois à l’intérieure, elle tournait sa tête vers une des machines.

« Nouvelle humaine qu’il faut examiner pour le projet 012 d’Ares. »
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Eveline Dolover
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Lun 20 Déc - 20:21

Un camp ou un autre camp… ou était la différence? Essayant de se détacher, se débattant avec une machine, elle attendait de recevoir le deuxième coup… Comme elle avait attendu les coups de Roman tellement de fois… pourquoi est-ce qu’elle pensait à lui ? Arf ! Eve ! Mais ce deuxième coup ne venait jamais, car la femme qui l’avait capturé avait arrêté la machine, disant qu’il ne devait pas abimer l’intérieure de l’humaine ? Hein ? Quoi ? Mais Eveline n’eut pas le temps de réfléchir à tout ca, car très vite, elle sentit la poignée de la femme qui l’empêchait de bouger son bras, et elle sentit une léger douleur. Une mort lent et douloureuse…. Tout à coup, la lame allait plus profond et un cris de douleur échappait des lèvres d’Eveline. Elle avait peut-être encaisser des coups de son mari, mais au fond elle ne supportait pas la douleur. De plus que Roman ne l’avait jamais attaqué avec un couteau ou autre objet tranchant. La machine retirait d’un geste vif le couteau de son bras, et Eveline laissait entendre un deuxième cris de douleur. C’était plus fort qu’elle, elle avait toujours été douillette. Sentant le sang couler au long de son bras, Eveline fermait les yeux. Elle n’était même pas encore arrivé et elle souffrait déjà…. Pourquoi est-ce qu’elle n’était pas morte au combat ? Non fallait qu’elle perde connaissance, qu’elle se laisse capturer… Qu’est-ce qu’elle pouvait être idiote ! Peu de temps après ils arrivaient et alors que les autres prisonniers furent amener au camp, Eveline fut amène dans un bâtiment.

Peu de temps après, Ev se trouvait attaché sur une table, des machines autour d’elle et elle pensait devenir folle. Passant sous des scanneurs, on lui prit du sang… Mais beaucoup de trop, car la pièce commençait à tourner. Du coup, elle remarquait bien trop tard qu’une machine lui fit une piqure….Elle ne sentait plus rien… Morphine…très vite, ses paupières étaient trop lourds pour les garder ouverts et ca fut le noir. Lorsqu’elle se réveillait, on l’avait détaché, et la femme machine la regardait. Eveline se relevait doucement. Qu’est-ce qui s’était passé ? Son regard s’arrêtait sur le bandage autour de son bras. On l’avait soigné ? Pourquoi ? Elle se relevait de la table, mais au moment ou ses jambes touchaient le sol, elle tombait à terre. Trop faible de se tenir debout et surement encore un peu sous l’effet de la morphine. Eveline n’aimait pas être si vulnérable que ca. Trop de fois dans sa vie, elle l’avait été. Le mariage… les coups de Roman… et maintenant ici… A croire que cela n’allait jamais s’arrêter. Elle sentait les larmes monter et ne pouvait rien faire pour les retenir.


« Qu’est-ce que vous me voulez ? »

Dans un sanglot, Ev’ avait prononcé quelques mots, qu’est-ce qu’ils voulaient d’elle ? Qu’est-ce qu’ils lui avaient fait pendant qu’elle était inconsciente ? Combien de temps est-ce qu’elle avait été inconsciente ? Elle restait sur le sol, trop fatigué pour se relever. Et puis pour faire quoi ? Se battre ? S’échapper ? Elle était qu’au début de son chemin de croix….

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Varia Rowens
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Lun 20 Déc - 21:03

Et pendant qu’ils examinaient l’humain. Question d’être certaine que biologiquement tout était en ordre, Varia avait demandé l’ancien dossier de McLowly. Au début, elle avait cru qu’il pourrait leur être efficace, mais lorsqu’il commençait à se montrer à chaque fois si violent avec les femmes… Oui, mieux fallait laisser tomber ce cas et l’envoyer à l’abattoir. Néanmoins maintenant… la situation changeait. Peut-être qu’il n’allait pas battre cette Eveline jusqu’à ce qu’elle ne tient plus debout et que les machines doivent intervenir ? Peut-être qu’il allait canaliser sa rage en elle ? Au pire si cela tournait mal, on enverrait la femme en Amérique et l’homme continuera à travailler comme esclave, jusqu’à ce qu’il rend l’âme. Il n’y avait aucune raison pourquoi ils ne devaient pas tenter le coup. Finalement Varia voyait les machines sortir de la salle, lui donner quelques informations qu’elle mémorisait sans beaucoup de peine, avant de rentrer dans la salle. La femme était toujours encore endormie. Elle n’était pas stérile et avait l’âge adéquate pour porter des enfants. De plus si ils devaient se fier à ce cycle, chose qui restait quand même encore un peu un mystère pour les machines, il semblait qu’elle était dans la bonne période pour créer un humain. La jeune femme finit par se réveiller et essayait de marcher. Bien sure, elle tombait très vite à terre et ne semblait pas avoir la force de se relever. Ou alors elle ne voulait pas. Peu importe. Varia s’était déjà approché d’elle, et avec force, elle la relevait. Ce qu’elle voulait ?

« La localisation de la base humaine. Mais on a déjà remarqué que même si vous le voudriez, la plupart d’entre vous est incapable de se souvenir du chemin. »

Ces humains étaient vraiment des incapables. Et ils pensaient sincèrement gagner cette guerre ? Ils étaient même pas capable de se souvenir du chemin vers leur cachette… Pff ! Des cervelles de moineaux. Trainant la jeune femme jusqu’à l’extérieure, Varia la jetait dans un des cachots. Fermant la porte.

« La seule chose que j’attend est la création humaine. »

Après avoir dit cela, Varia se retournait et quitta les cachots, à une des machines, elle disait de l’accoupler avec le prisonnier 213 lorsqu’il serait de retour des mines.
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Eveline Dolover
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Lun 20 Déc - 21:10

Amenés après des paroles qui lui faisaient peur, mais sur lesquels, elle n’osait pas répondre. Trop peur de vraiment bien comprendre les intentions des machines. Elle fut jeté dans un cachot, obscure, humide… et seule. S’installant dans un coin du cachot, elle fut surprit d’entendre dire le nom de son ex-mari.

« Roman… »

Pourquoi ses pensées allaient vers lui? C’était pourtant le mauvais endroit de penser à lui, c’était le mauvais moment de se demander ce qu’il était devenu. Dans ce morbide trou ou on l’avait jeté, Eveline sortait son alliance de la chaine qu’elle portait autour du cou. Pour un court instant ses pensées allaient vers ses amis résistants. Qu’est-ce qu’ils allaient dire ? Est-ce qu’ils vont penser qu’elle était morte ? Ou est-ce qu’il se doutait de la dure réalité ? Elle faisait doucement glisser la bague autour de son annuaire… Cela lui rappelait… Ah !!! Eve !! Qu’est-ce que tu fous !! Les choses qu’on possède finissent par nous posséder, siffla-t-elle entre ses dents, allusion à ce mariage qui l’avait bouffée comme de la vermine, petit à petit, la détruisant comme un feu aussi salaud que malsain. La bague était le symbole de cette période qu’elle avait passé sous la coupelle de ce sentiment qu’elle appelait naïvement amour alors qu’il ne s’agissait que de la possession et d’un simple contrat pour avoir des alliés dans le milieu de l’argent et des entreprises. Elle ne se ferait plus jamais posséder !! De plus Roman était mort, ses parents étaient morts ! La vie devait être belle non ? Du moins elle aurait du l’être… Maintenant elle se trouvait prisonnière d’Ares et se rendait enfin compte qu’elle était contente de ne plus devoir s’inquiéter pour Roman, de ne plus avoir peur qu’il apparait brutalement devant ses yeux, réclamant sa femme, complètement sous l’effet de l’alcool. Oh oui, après leur divorce elle avait longtemps fait des cauchemars ainsi. Rêvant que complètement bourré il débarquerait chez elle, disant qu’elle était sa femme, qu’elle n’avait pas le droit de le quitter et tout ce qui aurait pu se passer dans la tête d’un fou alcoolique. Attachant son alliance à nouveau autour de son cou, elle se rendait compte qu’elle avait gardé cette alliance pour se souvenir de tout ce qu’il lui avait fait, de ce qu’il lui avait fait traversé… Et surtout pour se rappeler qu’elle ne voulait plus jamais se marier avec quelqu’un. Posant sa tête contre le mur glaciale, elle fermait les yeux.

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Roman McLowly
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Lun 20 Déc - 23:54

Le prisonnier 213 était aux mines aujourd'hui. La température dehors n'était visiblement pas suffisante, ils l'avait forcé à travailler dans les mines, sous terre, là où il faisait déjà 12 000°C... Ouai, presque. Franchement, si ça continuait comme ça, il ne tiendrait pas longtemps. Il avait déjà subi pas mal de mois dans les caves, les dortoirs, les mines, les déserts, tout ce qu'elles voulaient, ces foutues machines, il avait tout subi et visiblement, ce n'était pas assez, mais là, il commençait à ne plus pouvoir suivre. Ce n'était pas parce qu'il était vieux, ou qu'il était affaibli, c'était surtout parce qu'il voulait baisser les bras. Il en avait marre, il avait tenu jusque là, mais cela ne pouvait plus continuer. Il n'était pas fait pour ça, il était un homme d'affaire, zut alors. Il voulait retourner à dix ans en arrière... avec Eveline...

Eveline... Ev'... Pourquoi il pensait à elle maintenant? Il retint un sourire sarcastique... Cela faisait bien dix ans qu'elle était dans son esprit à ne pas pouvoir s'en décrocher, c'était comme le tatouage au creux de son poignet... Indélébile, à tout jamais là... Pendant dix ans, il s'était raccroché à son image... Il pouvait être un gros imbécile tout de même. Elle était morte, elle était incinéré, elle était partie en poussière, elle n'était plus de ce monde, ce n'était pas compliqué à savoir tout ça, non? C'était l'évidence même. Mais non... Comme un imbécile, il la gardait toujours en mémoire. Imbécile de têtu, va. Bah, au moins, cela l'aidait à voir un bout de lumière tout au loin du tunnel... Il s'y accrochait, même s'il savait que tout cela n'était que stupidité et enfantillage.

La pioche tapait avec plus de violence sur la roche, en Islande, c'était de la roche volcanique, un truc costaud de chez costaud, incassable, fallait s'arracher les épaules et se défoncer les mains pour parvenir à creuser là-dedans. La pioche tinta clairement, mais ne cassa pas la roche, toujours aussi noire, toujours aussi intacte. Foutue pierre à la noix. Il faisait une chaleur torride dans le tunnel sombre, l'atmosphère était humide, les mains moites, l'air irrespirable et personne ne parlait et les machines surveillaient. Non, ce n'était pas l'Enfer, c'était pire encore. Il n'avait qu'une hate, c'était de retourner dans sa pauvre couchette, fermer les yeux pour quelques heures et ne plus bouger. Son dos lui faisait mal, ses mains semblaient être des branches incapables de plier et sa tête avait l'impression d'être un champ de batailles...


- 213!

Tiens, c'était lui, ça non? Il n'arrêta pas, conscient qu'il allait encore se prendre un coup de crosse ou bien de fouet. Mais il n'en avait absolument rien à faire. Il continua de frapper la pierre, toujours plus fort, avec plus d'insitance. Une machine vint le saisir par l'épaule et l'écarter de la roche. Il leva la pioche en direction de la tête du tas de boulons, mais rapidement il se retrouva par terre, un coup dans l'estomac. Puis rapidement, il fut relevé et emmené. Bon sang, qu'est-ce qu'elles voulaient maintenant? Il fut trainé hors de la mine, puis dans des couloirs avant qu'on le force dans un endroit qu'il ne connaissait que trop bien. Les cachots. Par quatre fois on l'avait déjà guidé là. Ils s'arrêtèrent près d'une porte. Il savait très bien ce qu'il y avait de l'autre côté. Une bonne femme en train de pleurer toutes les larmes de son corps. Après huit mois dans les camps, on savait pourquoi on était là. La porte fut ouverte et on l'envoya violemment à l'intérieur. Il tomba sur le côté et se releva en grognant. Foutues machines. Il faisait bien trop noir pour voir quoi que ce soit. Roman soupira et longea le mur jusqu'à trouver un coin. Si les machines voulaient qu'ils se reproduisent comme des bêtes, fallait peut-être qu'ils les mettent dans un endroit un peu plus sain... Même des bêtes ne feraient pas ça là-dedans. Ok, il fallait ménager ses forces. Il resterait dans son coin, demain matin, il retournerait à la mine. Bah, au moins ça lui faisait une soirée tranquille.
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Varia Rowens
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Mar 21 Déc - 0:03

HJ : Je vous laisse vous retrouver un peu. Et j'interviendrais plus tard. Si néanmoins vous voulez que j'intervienne plus tôt, faites moi signe par MP Wink
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Eveline Dolover
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Mar 21 Déc - 0:06

La porte de la cellule s’ouvrit et Eveline se relevait. Un homme entrait. Son cœur se mit à battre plus vite, son souffle se coupa.. ca ne pouvait pas…. Et pourtant mal au point, une barbe de plusieurs jours… C’était bien lui. Ses yeux le fixaient… Il n’y avait aucun doute c’était lui. Instinctivement Eveline reculait de quelques pas, jusqu’à ce qu’elle se trouve le dos au mur. Non… ca ne pouvait pas être lui. Il était censé être mort…. Il ne semblait pas prêter attention à elle. Légèrement piétiné dans son estime. Car oui, ayant été pendant Dix-neuf ans une de plus riches personnes, elle avait gardé une certaine fierté en elle. Et le fait qu’il ne prêtait aucune attention à elle…. Oui, oui ca la mettait en rogne. Levant sa voix, telle que son rang l’avait toujours enseigné, cela faisait d’ailleurs bien longtemps qu’elle n’avait plus parlé de cette manière à quelqu’un.

« Avez-vous oublié toute politesse, Monsieur McLowly ? »

Croisant son regard, son souffle se coupa. Et pour une raison inconnu, elle s’était déjà avancé vers lui. Sa main se glissa sur la joue de Roman et l’autre sur son épaule pendant qu’elle se hissait légèrement sur la pointe de ses pieds pour goûter à l’obsédante saveur des lèvres de celui qui avait été son mari. Au fond d’elle, une voix, celle de la sagesse peut-être, lui hurlait quelques conseils biens placés histoire de lui remettre les idées en place… A quel jeu dangereux joues-tu, Eveline? Il t’as battu tellement de fois, mais tu le laisses t’embrasser comme ça ? La première fois t’as pas suffit peut-être, t’aimes bien être battu c’est ca ? Eveline aurait voulu envoyer chier cette petite voix au fond d’elle. Mais, elle devait la donner raison. Roman et elle… C’était de l’histoire ancienne. C’était un chemin qu’elle ne voulait plus prendre. Elle l’aimait toujours, certes. Mais elle le craignait également. Et c’était pas un mélange très bon pour la santé. Stoppant le baiser, elle reculait de quelques pas.

« Je… je suis désolée. Je ne sais pas ce qui m’a prit. »

Qu’est-ce qui lui avait prit ? Stupide… Très stupide… Plus que stupide… Elle se maudissait intérieurement. Pourquoi est-ce qu’elle n’avait pas su se retenir ? Elle ne le voulait pas.. elle ne le voulait plus… Alors pourquoi avoir du l’embrasser comme la première des idiotes ! Reculant, s’éloignant le plus loin possible de lui, elle essayait à tout prix de garder une distance entre elle et lui. Bien qu’au fond d’elle, elle aurait voulu se coller à lui, avoir ses bras autour d’elle. Qu’il soit pour une fois le rempart qu’il n’a jamais été pendant leur mariage. Mais c’était des idées ridicules. Roman n’avait pas changé, rien qu’à voir ses mains qui tremblaient, lui disait bien qu’il n’avait jamais arrêté de boire… Il avait toujours dit savoir arrêté… oui, bien sure… Voila l’effet que ca donne quand l’alcool n’est pas sur une table nous invitant à le consommer. Le regard d’Eveline parcourait l’homme. Il avait énormément maigrit, son regard était sauvage…il était en manque. Et cela devait le tuer à petit feu. Tout comme leur mariage avait tué Eveline à petit feu. Redressant sa tête, elle le regardait… Non elle le défiait du regard d’oser s’approcher d’elle. D’où elle sortait ce courage ? Ah faut croire que trainer pendant dix ans avec des résistants et avec Lilween qui lui avait apprit à utiliser une arme et à se battre, avait donné quelques changements dans le comportement de la jeune femme. De plus elle n’était plus la gamine qu’il avait connu il y a dix ans. Néanmoins elle avait fait une bêtise, elle avait gouté à ses lèvres. Et cela la démangeait. Mais son regard fixé sur lui.

« T’approches pas de moi, Roman. »

Leger peur dans sa voix ? Oui, quelque part oui. C’était plus fort qu’elle. Si loin de lui, elle avait remémoré leurs bons moments, près de lui, elle ne pouvait que penser à tout les coups qu’il lui avait donné, à ses supplications d’arrêter, qu’elle l’aimait… Mais toutes ces paroles ne l’avaient pas fait qu’il s’arrête. Son regard allait vers la porte, pourquoi est-ce qu’il fallait qu’elle soit emprisonné dans la même pièce que lui… enfin si on pouvait appeler cela une pièce.
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Roman McLowly
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Mar 21 Déc - 14:52

Il en avait assez, il avait besoin d'une petite soirée tranquille, au moins, il n'avait pas à finir la nuit au milieu de tout un monde d'inconnus et de sous-hommes. Il avait été un grand tycoon de l'industrie, il n'allait pas s'abaisser aux autres. Certes, il bossait tout autant qu'eux, peut-être même plus, rien que pour les faire envier de ses capacités, trop fier pour se rabaisser, mais il commençait à faiblir, ses mains tremblaient de plus en plus, il avait mal partout, sans parler des coups qu'il se prenait, et la nourriture qui n'était pas d'un quatre étoiles. Mais il résistait... du moins pour le moment. Alors là, pour une fois, il aurait une nuit plus calme que les autres. Sauf si la bonne femme allait l'énerver avec ses pleurs, ses cris, ses suppliques. Pour le moment elle ne disait rien, tant mieux, il restait dans son coin, elle restait dans son coin. Ce n'était pas plus mal.

« Avez-vous oublié toute politesse, Monsieur McLowly ? »

Monsieur McLowly... Ca faisait bien longtemps qu'il s'était fait appeler Monsieur McLowly. Qui donc ici pouvait bien savoir comment il s'appelait. La voix ne lui disait pas vraiment grand chose, comme dans un vieux souvenir. Oui, il l'avait déjà entendu, mais c'était qui? Lentement il tourna la tête pour fouiller les ténèbres. Une femme, jolie, magnifique plutôt, le genre de femme qu'il aurait aimé épouser, soit dit en passant. Tiens, mais pourquoi il pensait à cela maintenant? On pouvait avoir des idées bêtes quelques fois. Puis lentement alors que ses yeux s'habituaient à la noirceur environnante, les traits de la jeune femme se précisèrent. Il avait déjà vu ce visage, il avait déjà vu ce corps, il l'avait déjà vu... Elle s'approcha, jusqu'à être incroyablement près. Trop. Beaucoup trop. Il avait voulu la repousser, car c'était en fin de compte ce que voulait les machines, qu'ils se reproduisent. Non, non, non... Mais trop tard, leurs lèvres se touchèrent. C'était comme s'il reprenait vie, comme si les murs autours de lui s'abaissaient, s'effondraient. Eveline...

Eveline? Non, non, non, non. Elle se recula alors que lui-même se coinça dans le coin du cachot. Non, non, non... Cela ne pouvait pas être elle, cela ne DEVAIT pas être elle. D'ailleurs, elle s'excusa, retournant dans son coin. C'était un mirage, cela ne pouvait pas être elle. Eveline était morte, Eveline devait être morte, Eveline ne pouvait qu'être morte. C'était... Non, il n'avait pas le droit de penser à cela, il ne devait pas imaginer... Il... Non, ce n'était pas elle qui venait de l'embrasser... Mais il fallait en être sûr... Il n'avait pas bien vu, il devait revoir ce visage, désormais dans l'ombre. Mais une voix le fit stopper dans sa démarche alors qu'il s'avançait. Ne pas s'approcher. Il se pétrifia, avant de reculer et se laisser glisser contre le mur, pour se poser par terre, sur le sol gelé. Il ferma les yeux, posant les coudes sur les genoux et enfouissant sa tête dans ses mains.

Non, ce n'était pas Eveline. Elle n'aurait jamais réagi comme cela. Elle ne se serait jamais permis d'élever la voix comme cela, elle ne se serait jamais approché de lui, pas après ce qu'il avait oser lui faire, elle ne l'aurait jamais embrassé, pas après les violences qu'il lui avait fait subir, elle ne lui aurait jamais dit de ne pas s'approcher, elle avait toujours été passive. Non, ce n'était pas Eveline. Il vit la perversité des machines, elles avaient dû fouiller dans ses pensées et souvenirs quand on l'avait emmené plus d'une fois dans les salles d'expérimentation. Elles avaient dû trouver les souvenirs d'Eveline et avaient créé une machine à son image, sauf qu'elles avaient oublié ce qu'il lui avait fait, à la vraie Eveline. Non, non, non, ce n'était pas la vraie Eveline.

Il redressa la tête, lança un regard de tueur à la jeune femme, elle aussi dans son coin. Une vague de haine traversa son esprit. Il détestait les machines plus que tout au monde. Encore plus que tout maintenant. Sa tête vint reposer contere la pierre froide et il leva les yeux au plafond. Roman soupira longuement. Eveline, Eveline, Eveline... Les machines pouvaient faire n'importe quoi avec son esprit, mais elles venaient de rater monstrueusement à partir du moment où elles avaient oser toucher à Eveline et ses souvenirs. Non, cela ne pouvait pas être elle. Eveline, Eveline, Eveline... Il se mit à murmurer, plus pour lui-même que pour les machines qui devaient tout de même les écouter.

- Eveline, Eveline... Pourquoi m'a-t'on aussi volé tes souvenirs...
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Mar 21 Déc - 15:49

Pourquoi est-ce qu’elle l’avait embrassé? Moment de faiblesse ? Pour être sure que ce n’était pas un rêve, ni une hallucination ? Oui… Cela devait être ca…. Elle avait réagit si paradoxale… D’abord elle était contente de le savoir mort et loin d’elle et puis en le voyant elle s’était presque jeté sur lui, pour ensuite avoir peur de son toucher ? Ah c’était compliqué….Contrairement à ce qu’elle aurait cru, Roman retournait dans son coin lorsqu’elle le lui avait ordonné. Tiens… Elle aurait peut-être du parler plus vite ainsi. Mais avant cela n’avait pas été dans son caractère et encore maintenant ce n’était pas vraiment dans son caractère, c’était plus un mécanisme de défense. Doucement Eveline tournait sa tête vers lui... Super… Un regard comme ci il allait tuer…au moins il n’avait pas changé dans son regard. Mais c’était peu réconfortant. Ce regard-là… elle l’avait vu beaucoup trop de fois… et cela l’avait hanté beaucoup trop de fois. Mais elle n’osait pas détourner son regard de lui, de peur qu’il s’approche d’elle. Finalement, Roman fermait les yeux un court instant et murmurait quelque chose. Ev’ le regardait, arquant un sourcil. Super !!! En plus de tout ces défauts, le voila fou ? Ah non, c’était de trop. Elle ne voulait pas être avec lui dans le même cachot. Elle se relevait et s’approchait de la porte. Frappant de toutes ces forces contre la porte, esperant que quelqu’un puisse l’entendre.

« Eeeh !! Sortez-moi d’ici !!! Je ne veux pas et ne peux pas rester ici !! Je ferais tout, mais pas avec lui ! Pitié, ne me laissez pas avec lui. »

Si elle avait eu peur d’un Roman sous l’emprise de l’alcool, elle avait encore plus peur de ce qu’il risquait de faire s’il avait perdu ses esprits. Non non non, pas ca. Elle préférait encore affronter une armée de machines plutôt que de lui faire face. Mais ses cris restaient que des cris… personne venait la sortir de là, à croire que les machines ne l’entendaient pas ou ne faisaient même pas attention à elle. Un dernier coup de poing contre le porte, contre la quel elle se fit glisser doucement contre le sol glaciale du cachot. C’était l’enfer…. Son bras lui faisait mal et doucement, tenant néanmoins son ex-mari à l’œil, elle défait doucement le bandage, regardant la blessure. Super… elle qui avait l’habitude d’avoir des bleus sur son corps, voila qu’elle pouvait à présent se vanter d’avoir une belle blessure grâce à cette stupide machine qui avait mit son couteau dans sa chair. Elle soupirait. Au moins ils avaient prit la peine de la soigner… Pourquoi ? Mais au fond, elle ne voulait même pas réfléchir à tout ca. Trop de rumeurs macabres sur ces lieux se firent raconter dans la base. Et elle ne tenait pas à savoir si c’était vrai ou pas. Remettant le bandage en place, grimaçant légèrement, elle finit par tourner sa tête en direction de Roman, qui était toujours assis dans son coin.

« Comment… Pourquoi t’es pas mort… »

C’était sorti plus cru qu’elle l’aurait voulu. Mais au fond, elle l’avait cru mort et pour être honnête… elle avait espéré qu’il l’était vraiment. C’était peut-être cruel de dire une telle chose. Mais être près de lui ne pouvait que lui causer du tord. Physiquement, mais encore plus mentalement. Oh… mais qu’est-ce qu’elle faisait ici ? Elle aurait tout donner pour être bien loin de lui…. Mais dans cette époque… elle n’avait bien plus rien à offrir et on ne pouvait pas se permettre de voyager si tranquillement. Oh non… Elle devait se faire à l’idée d’être enfermé avec lui… Mais quelque part… C’était au dessus de ses forces. Son cœur et son âme hurlait de sortir de cette pièce, d’aller loin, très loin de lui et surtout de ne plus l’embrasser ! Mais il n’y avait pas d’échappatoire.
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Roman McLowly
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Mar 21 Déc - 16:23

- Quoi que tu fasses, personne ne te répondra...

Il se redressa et s'écarta, allant dans un autre coin, loin d'elle, loin de cette foutue machine. Cela ne pouvait pas être Eveline. Ce n'était pas possible. Il ne voulait pas regarder ce monstre d'aussi près, c'était trop douloureux, cela lui rappelait à quel point il avait été odieux avec la véritable Eveline. Il voulait mourir, il voulait se laisser aller, il voulait ne plus penser à tout cela. Il en avait assez, pourquoi ne pouvait-il pas laisser tout tomber et attendre que les coups ne pleuvent, que les coups continuent, toujours plus fort, toujours plus destructeurs... Mais la machine savaient frapper là où cela faisait le plus mal, sans pour autant atteindre à la vie de l'humain. Non, elles étaient loin d'être bêtes... Bien au contraire. Il s'aida du mur pour aller jusque dans un nouveau coin, prendre place par terre, le dos au mur et la tête, trop lourde maintenant, coincée et calée dans un coin. Son regard se perdit entre le bout de son nez et le mur en face de lui.

- Quoi que tu fasses... Ici... On ne vient te chercher qu'une fois le matin...

Pourquoi il parlait à cette foutue machine? Il ne savait pas, peut-être pour entendre la voix de la machine qui avait pris la voix d'Eveline, peut-être pour entendre sa propre voix... Non, surtout pour faire taire cette machine... Bah qu'importe, il ferma les yeux, tentant de dormir, d'oublier au moins pour quelques instants la présence de la soi-disante Eveline. Mais elle parla. Pourquoi il n'était pas mort? C'était bien une question de machines, de vie synthétique. Pourquoi survivre, pourquoi ne pas laisser tomber, pourquoi ne pas avoir de but. Et il fallait qu'il réponde à ça? Il soupira, gardant les yeux fermés et haussa les épaules.

- Je sais pas...

Pas besoin de s'étaler. Peut-être qu'elle cherchait à lui soutirer des informations, au fond, les catacombes de l'église dans laquelle il s'était réfugié tant d'années pouvaient toujours être habitées par des gens, et il n'avait pas envie que des gens subissent ce qu'il était en train de subir, même s'ils étaient des inférieurs... Il avait survécu au camps? Ouai, et alors? Il travaillait et se prenait des coups, bah, un de plus ou un de moins, il n'y portait plus d'attention. Tout ce qui pouvait bien l'énerver, c'était qu'on le fouttait avec des humaines et on attendait de voir ce qu'il allait faire. Ce qui était bien par contre, c'est qu'en prenant de l'âge, il aurait de moins en moins de chance de participer à leurs expérimentation... Mais est-ce qu'il tiendrait jusque là... Pas sûr. Pourtant il résistait... Il voulait survivre. Mais pourquoi? Eveline, Eveline... Ev'... Essayant de trouver le sommeil, il se frotta le poignet, croisant les bras et se tourna légèrement pour tenter de trouver le sommeil. Mais il était bien incapable de penser à quoi que ce soit d'autre, surtout quand il y avait une image copiée collée d'Eveline à quelques mètres seulement, il murmura, à nouveau pour lui, sans se rendre compte que la véritable véridiquement vrai Eveline était pourtant bien présente dans le même cachot...

- Ev'... est morte il y a longtemps...
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Mar 21 Déc - 17:01

Les paroles de Roman venaient à ses oreilles, mais elle ne voulait pas l’écouter. Elle avait assez de lui. Marre de l’entendre parler… Et pourtant elle se rendait bien vite compte qu’il avait raison. Personne viendrait à son secours…. Elle se laissais glisser sur le sol froid de la pièce.

Morte? Eveline tournait son regard vers lui… Qu’est-ce que son ex-mari pouvait être sympathique… Encore une fois la voix de la sagesse se mit à parler. Tu vois bien qu’il ne t’as jamais vraiment aimé. D’ailleurs le jour ou tu l’as quitté, c’était le jour ou tu as arrêté d’exister pour lui. Comme un vêtement qu’on jeté et qu’on oublie quelques minutes après. Ca avait été aussi facile pour lui… oui… il semblait que la seule à souffrir de tout ca n’avait qu’été elle. Et encore une fois… C’était elle qui souffrait. Colère, chagrin, amour, haine… tout se mélangeait.


« T’es méprisant, Roman. Et dire que je t’ai aimé… J’étais vraiment une stupide gamine de penser que l’amour était réciproque. J’aurais du partir dès le premier coup. Mais non… j’étais trop amoureuse de toi, trop naïve et trop aveugle…. »

Comment elle avait pu l’aimer ? Et pourquoi après tout ce temps, elle l’aimait toujours ? Pourquoi ca lui faisait mal ? Pourquoi est-ce qu’en disant tout ca, les larmes lui venaient aussi naturellement dans les yeux ? Elle le détestait ! Elle le détestait parce que même après ces dix ans, même sans la toucher, il arrivait à lui faire du mal. On aurait du interdire d’être aussi attirant, agaçant et séduisant, songea-t-elle au plus profond d’elle avant de soupirer un bref coup. Pourquoi ca faisait encore si mal, après tout ce temps ? Que ca soit la rage qui animait son cœur, la douleur du passé, ou alors de le voir ainsi se foutant de sa présence, qui la rendait dingue.. elle ne le sut pas. Elle s’était déjà avancé vers lui. Et pas pour l’embrassé cette fois-ci, bien au contraire. Animé par une certaine haine, une douleur dans son cœur, et puis surement ces derniers mois ou elle avait apprit à esquiver des coups et en donnant en retour, le poing d’Eveline était déjà parti en direction de Roman. Elle envoya son poing vers le visage de l’homme. Premier coup sur l’arrête du nez, le deuxième sur la tempe, le troisième dans le ventre. Elle ne sentait plus la douleur, elle voulait juste qu’on arrête de la priver de son air, qu’on arrête de lui arracher le cœur, qu’il disparaisse de sa vie, qu’elle oublie tout. Lui montrer qu’elle n’était pas une chiffe molle dont on riait. Quatre. Le genou de la jeune femme se ficha dans l’entrejambe de Roman.

« Je te déteste !! Je te hais!! “

Au fond elle se détestait encore bien plus, d’avoir aussi faible, de ne pas avoir eu le courage de le quitter plus tôt, et de toujours l’aimer après tout ce temps. Elle frappait n’importe ou, tant qu’elle pouvait lui faire ressentir rien qu’un tout petit peu de douleur. Fini la petite Eveline qui ramassait les coups sans dire un mot, fini de pleurnicher sur son sort, la haine qui n’avait fait que s’accumuler et se créer sortait enfin. S’acharnant contre lui, surement digne d’une vrai hystérique, elle donnait presque des coups à l’aveuglette à cause des larmes qui lui coulaient au long du visage.
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Roman McLowly
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Mar 21 Déc - 17:53

Et il se laissa faire. Il en avait assez. Assez de survivre pour une connerie d'espoir, assez de malvivre pour une lueur au bout du tunnel. Les coups pleuvaient, d'autres parmi tout ceux que les machines avaient déjà balancé sur Roman. Morte était l'Eveline qu'il avait aimé, oui, définitivement. Mort, il le serait bientôt. Il ne le voulait pas, parce que les machines ouvriront bientôt les portes pour les séparer, mais il n'avait plus la force d'arrêter la jeune femme. Eveline. Les coups pleuraient, la douleur fusait. Est-ce qu'une machine, ça peut pleurer? Il ne savait pas, peut-être les dernières trouvailles d'Ares... Dans un dernier sursaut de force, il bloqua les deux poings de la furie dans les siens. Qu'est-ce qu'il devait faire? Eveline? C'était... vraiment Eveline? Non... Ce... n'était pas possible... Elle ne pouvait pas... Non, non... Foutue imagination... Son regard...

- Ev'?

Il lacha brutalement ses mains, comme si les poings de la jeune femme l'avait brûlé. C'était bien elle. Il s'éloigna brusquement, longeant toujours le mur, cherchant la porte du regard. Non, il n'avait pas le droit, il devait partir d'ici, il n'avait pas le droit d'être aussi proche d'elle, il lui avait fait trop de mal, elle devait vivre sa vie maintenant, loin de lui. Pitié, qu'on l'enferme ailleurs. Il plaça ses mains sur ses côtes comme si on lui avait mis une camisole de force, comme s'il avait peur de la frapper, s'interdisant tout mouvement des bras. Il tourna la tête vers la jeune femme. C'était le même regard qu'elle avait... Le même que dans ses souvenirs... C'était elle... Elle...

- Ev'...

Non, non, il n'avait pas le droit de lui parler. Il voulait fuir... La porte était tentante, mais il savait que personne ne viendrait. Il aurait peut-être dû la laisser continuer. Retournant dans un autre coin de la cellule, toujours le plus loin possible, il s'essuya la commissure des lèvres, la tempe qui s'étaient mises à saigner. Méprisant? Oui, il l'était, oui, il l'avait été... Odieux... Fourbe... Méchant... Violent... Cruel... Tout ça il l'avait été. Mais ce n'était que des mots qui ne le touchaient plus. Je te hais, je te déteste... C'était ce qu'elle lui avait dit, non? Oh que oui, il se détestait aussi, il se haissait. Assis dans son coin, il regarda ses mains, tremblantes, faibles par la faim, par le travail forcé, par le manque de sommeil, par le manque constant d'alcool, mais ça, c'était de l'histoire ancienne. Cela faisait bien des années qu'il n'avait plus d'alcool, plus encore dans le camps d'Ares. Son regard tomba sur le tatouage au creux de son poignet et les tremblements s'arrêtèrent immédiatement. Il leva un regard perdu sur la jeune femme et cacha ce qui le tenait le plus à coeur à la vue d'Eveline.

Elle devait partir d'ici, elle n'avait aucune idée de ce que les machines pouvaient faire. Il ouvrit la bouche pour parler, mais ne sut s'il en avait le droit ou même s'il l'avait, que dire... La nuit fraichissait terriblement en Islande et il se recroquevilla sur lui-même. Il avait déjà mal partout, mais avec les coups d'Eveline, c'était pire. Pourtant, il ne dit rien, les yeux perdus dans un monde de cauchemars. Eveline...

- Eveline...

Encore un murmure lancé au hasard, mais à la prononciation de ce prénom, un fin sourire difficile et triste apparu sur ses lèvres. Eveline... Il se souvint du baiser qu'ils avaient échangés, juste avant. Court, furtif, éphémère. Comme le premier de leur rencontre. Ils avaient été deux inconnus et c'était ce qu'ils semblaient être de nouveau. Il toussa essayant de retrouver une respiration normale.

- Dix ans... J'aurai dû mourir il y a dix ans... quand tu m'as demandé de signer les papiers.
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Mar 21 Déc - 18:19

Elle ne réfléchissait plus… Ca faisait trop de mal.. Et la seule chose qu’elle voulait de le faire souffrir à son tour. Si elle ne pouvait pas atteindre son cœur, elle pouvait au moins lui faire ressentir un bref fragment de ce qu’il lui avait fait subir. Il ne se débattait même pas… Encaissant les coups comme elle l’avait fait. Mais elle ne réfléchissait plus, la voix de la sagesse n’arrivait pas à la raisonner, aveugle par le chagrin et la colère qui s’était mélangé. Mais tout à coup, ces coups furent bloqués. Ses poignets se trouvaient enserrés par une poigne de fer de laquelle elle aurait bien de la peine à se dégager. Elle remua, se cambra légèrement pour se dégager de son étreinte et tenta de frapper. En vain, Roman avait bien plus de force qu’elle, il la privait momentanément de sa liberté de mouvement. Prononçant son surnom.. Chose qui n’aidait pas vraiment à calmer les nerfs de l’autrichienne, bien au contraire, maintenant qu’elle ne donnait plus de coups, elle se réalisait que cela n’avait pas donné de la satisfaction. Cela n’avait rien changé à la douleur atroce. Bien au contraire, elle se détestait. Elle avait réagit comme lui… Utilisant la violence… Pendant un court instant elle l’avait ressemblé…. Il relâchait aussi brusquement qu’il l’avait saisit les poignets il y a quelques minutes, et fit directement quelques pas en arrière. Qu’est-ce qu’il attendait ? Qu’est-ce qu’il attendait de se défendre, de la battre, comme il avait tellement fait. Tout à coup, elle ne souhaitait que ca. Qu’il lui donne l’occasion de le détester encore plus, qu’il efface toute trace d’amour dans son cœur. Mais non… au lieu de la frapper, il se retirait dans le noir. Au lieu de ca il ne faisait que de répéter son nom. S’adossant contre un des murs, elle le regardait. Essayant de se calmer, d’arrêter cette fontaine de larmes, car si il y avait bien une chose qu’elle ne voulait pas, c’était lui ressembler. Après un long silence, il se mit enfin à parler. Et Eveline ne sut pas quoi dire… Est-ce qu’il aurait du mourir ce jour-là ? Pff… Qu’est-ce que ca aurait changé ?

« Cela n’aurait rien changé…. Le mal était déjà fait… Avec ou sans les papiers.»

Fermant les yeux, elle ne voulait pas pleurer, pas encore… Combien de larmes est-ce qu’on pouvait verser pour quelqu’un ? Beaucoup… beaucoup de trop… Plus qu’il le méritait.. Ca c’est sure. Elle entourait ses frêles épaules de ses mains, la colère avait laissé place pour l’atmosphère et le froid qui régnait dans cette cellule.

« J’avais du divorcer plus tôt… Ou j’avais peut-être jamais du dire oui au prêtre…. »

Et le pire dans tout ca, c’était qu’elle ne pensait même pas ce qu’elle était entrain de dire. Si ce mariage était à refaire, elle l’aurait refait… Stupide… Stupide Ev’. L’amour rend aveugle… l’amour rend surtout stupide oui ! Cognant doucement sa tête contre le mur, elle n’arrivait pas à croire qu’elle était dans la même pièce que lui. Et dire qu’il y a encore quelques jours, elle aurait voulu retourner en arrière, l’embrasser, sentir sa peau contre la sienne… Et maintenant elle ne voulait que mourir sur place, que ca soit par lui ou par les machines, peu importe. Elle ne voulait pas vivre ainsi, elle ne voulait pas vivre avec cette douleur immense, et surtout pas si il était toujours là pour faire raviver cette douleur. Il était trop enfoncé dans le noir pour réellement le voir et c’était surement mieux ainsi. Déjà le fait de le savoir là, de l’entendre parler… C’était déjà un supplice.

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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Mar 21 Déc - 18:39

Il avait voulu mourir ce jour-là. Ce jour où on lui amena les papiers du divorce. Cela avait fait quelques jours qu'il n'était plus véritablement avec Eveline, mais ce jour-là, il savait qu'il ne l'aurait plus jamais. Qu'il ne serait plus jamais à ses côtés et que plus jamais il n'aurait son sourire. Oh, il avait été odieux et violent avec elle, oui, il ne le niait pas, mais il l'aimait, il l'avait aimé et il l'aimerait toujours. Ne plus la voir, ne plus lui parler, c'était son coeur qui se transformait en pierre, c'était son âme qu'il perdait, c'était la mort à petit feu... Il avait voulu mourir ce jour-là... Pourquoi ne l'avait-il pas fait? Entendant les remords dans les paroles de la jeune femme, il sut qu'il n'aurait pas dû lui parler. Trop de haine, trop de colère... Oui, il fallait qu'elle le déteste, il fallait qu'elle le haïsse, car par la douleur elle resterait en vie, elle ne se perdrait pas dans une mélancolique dévastatrice, comme celle dans laquelle il baignait depuis bien trop longtemps. Il se tut, laissant son regard fatigué se poser sur la jeune femme. Il devait en profiter, garder intact ses souvenirs, raviver son image en son coeur... Encore une peu, avant que les machines ne les séparent à nouveau. Cela lui fendait le coeur, mais il n'avait pas le choix. Il fallait se contenter de peu. Elle continua ses paroles, prétextant qu'elle aurait du dire non au prêtre. Son coeur se contracta, comme percé au fer blanc. Ainsi, elle le détestait vraiment... Remarque, elle avait des raisons de le faire, mais de l'entendre parler ainsi... Cette fois, il ne pouvait que baisser les bras. Ses épaules tombèrent lourdement comme si elles avaient voulu toucher terre. La flameche qui avait toujours brulé au bout du tunnel disparut, soufflée par le vent. Il était dans le noir, il était dans le froid. Il n'y avait plus d'espoir. Il voulait mourir, là, tout de suite. Il n'avait été qu'un râté toute sa vie... Qu'elle le déteste oui, cela lui donnera du courage, pour qu'elle puisse trouver quelqu'un de bien... Le sommeil engourdit ses sens... Il n'avait plus l'envie de se battre, il voulait que tout s'arrête... La douleur reprit, libre d'aller et venir comme bon lui semblait, les cauchemars s'insinuèrent... Il partait...
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Eveline Dolover
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Mar 21 Déc - 19:11

Eveline fermait les yeux. Cette journée avait été infernale… Tout c’était passé si vite… Les robots… Le combat.. la capture… son arrivée dans ce camps et puis Roman…. Pourquoi est-ce qu’elle était encore en vie ? Sur l’échelle de la survie, elle devait se trouver toute en bas. Elle n’avait jamais connu la faim, le froid, la chaleur… Il n’y avait que les coups et la violence qu’elle avait connu. D’ailleurs, cela faisait quelques temps que Roman n’avait plus prit la parole.

« Quoi ? T’as plus rien à dire ? »

Toujours pas de réponse. Eveline ouvrait ses yeux et le regardait. Qu’est-ce qu’il lui faisait-là ? Sans réellement réfléchir, elle s’était déjà approché de lui. Néanmoins ses gestes restaient hésitante. Elle était trop près de lui… Beaucoup trop près… et elle n’aimait pas ca.

« Roman ? »

Ah non! Il n’allait pas la laisser quand même ? Son œil tombait sur la tempe qui saignait, et elle ravala doucement sa salive… C’était de sa faute, tout ca s’était de sa faute… peut-être qu’elle lui avait donné un coup dans une ancienne blessure ? Qu’elle l’avait tellement affaiblit ? Elle n’était pas médecin et ne s’y connaissait pas du tout, mais c’était bien la toute première fois qu’elle le voyait si faible…. Lui qui avait toujours été fort et que même une tornade n’aurait pas pu lui faire baisser les bras. Elle n’avait pas prêté attention à son état physique. La haine l’avait tellement aveuglé…

« Non non non, s’il te plait… ne me fais pas ca. »

Ses sentiments ne faisaient que changer perpétuellement. La haine, l’amour, le chagrin et maintenant c’était la peur de le perdre qui l’envahissait l’esprit. Ironique… elle qui aurait voulu le voir mort, tout à coup l’idée de ne plus le savoir là, l’effrayait. C’était lui le méchant dans cette histoire et pourtant elle s’en voulait. Elle s’en voulait de ne pas avoir su se tenir droite et de l’avoir quitté, de lui avoir dit qu’elle le détestait alors qu’au fond c’était pas vrai. Sa main passait sur la joue de Roman, la peur lui bloquait la voix respiratoire et elle sentait déjà les larmes couler au long de ses joues.

« S’il te plait, Roman… ne me laisse pas. Ne me laisse pas toute seule.. »

Elle n’était pas assez fort pour encaisser une nouvelle douleur inconnue. Non non, il pouvait pas la laisser seule dans ce cachot, entre les mains des machines. Stupide Eveline, il ne l’aimait même pas. Mais c’était sans importance, elle n’était pas prête de le voir mourir, elle n’était pas prête de l’effacer de sa vie complètement. Eveline devait faire quelque chose, même si c’était inutile ou stupide, elle ne pouvait pas le laisser partir comme ca. Non non non. Elle tenta de le réchauffer avec ses mains et avec son corps. Oh elle était bien trop proche de lui, chose qu’elle n’aurait jamais cru être encore un jour, mais elle ne réfléchissait pas vraiment. Elle tenta de le réchauffer. Pour ses blessures, elle ne pouvait rien, elle n’y connaissait rien. Et pour la nourriture.. impossible d’en avoir. Du coup, elle ne pouvait qu’espérer. Tu sais que si il se réveille et qu’il reprend de ses forces, tu risques d’en baver ? Et non seulement physiquement ? Oui… Encore une fois elle devait donner raison à cette petite voix intérieure, mais cette fois-ci elle n’allait pas se reculer de lui, pas tant qu’il était comme ca. Posant doucement sa joue contre celle de Roman… l’amour ne pouvait qu’être étrange… De la haine lorsqu’il est éveillé, mais de l’amour lorsqu’elle risque de le perdre.
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Roman McLowly
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Mar 21 Déc - 19:45

Une douce torpeur le prenait, l'enveloppait. Il allait partir, c'était bien ça, mais sans le sourire d'Eveline, comme un râté, comme un nul, comme l'imbécile qu'il avait été avec elle. Tant pis, il avait été méchant, cruel et violent, il ne le méritait pas, il avait déjà pu la revoir, c'était suffisant non? En tout cas, il s'en contenta. Il fermait les yeux pour ne plus les rouvrir. C'était fini, il avait eu la "bénédiction" de sa femme, de la seule et unique femme qu'il avait aimé, véritablement, sans fausse modestie, sans arrière pensée, simplement, sans froufrou, sans complexité, elle avait fait partie de sa chair. Mais il avait été trop con pour avoir oser la frapper. Il ne s'était rendu compte de rien. Tout n'était que torpeur à ces instants-là, là même torpeur qui le prenait maintenant. Bientôt, il ne sentit plus le bout de ses doigts, puis tout son corps, il partait pour un monde noir, oublié de tous. Il le voulait, c'était ce qu'il attendait depuis des années, sans avoir le courage de le faire. Eveline le détestait, c'était tout ce qui comptait, c'était ce qu'il voulait, c'était ce qui lui fallait.

La voix d'Eveline se faisait de plus en plus distante, de plus en plus sourde, il s'éloignait, il partait. Il tomba dans une inconscience sommaire, pas vraiment efficace. Il abandonnait, il ne pouvait plus faire que ça. Il voulait oublier, il voulait se relever un jour et ne plus se souvenir de rien, il voulait tracer un trait sur cette vie. Tant pis s'il était un nain de jardin ou une morue dans l'océan. Il se fichait bien d'être une machine, il avait fait du mal à la seule et unique personne qu'il avait dans son coeur, c'était suffisant pour vouloir disparaître et ne plus jamais revenir. C'était comme s'enfoncer dans l'eau, c'était comme se faire enterrer, son corps était comprimé et pourtant si relaché en même temps. Il ne maitrisait plus rien. Il se laissait aller complètement.

Malgré le noir qui l'entourait, une chaleur fut perçue, tout contre lui et si loin en même temps. Et au même moment, des souvenirs ressurgirent. Un sourire d'une jeune femme, un rire alors qu'ils étaient à cheval, une main sous les draps, une robe à un cocktail, un "oui" à l'église, une bague autour d'un doigt... Sa respiration se coupa... C'était trop douloureux, elle devait rester loin de lui, oui. Loin... Proche... Même après dix ans de solitude, loin d'elle, il la devinait proche. Trop proche. Si proche. Son odeur, sa douceur, tout cela appartenait à Eveline. Elle était là. Si proche. Trop proche. Elle était là, mais où? Il était perdu dans un dédale noir, obscure, il ne trouvait plus la sortie. Comme un plongeur il tenta d'atteindre la surface, comme un skieur blessé par une avalanche, il cherchait l'air libre, une chaleur contre sa joue, elle lui indiqua la sortie. Comme s'extirpant difficilement d'une inconscience malsaine, Roman finit par ouvrir les yeux et retrouver une respiration saccadée. Une quinte de toux le prit violemment. Il aurait cru pouvoir cracher ses poumons.

- Eveline.

Il chercha ses repères spatio-temporels. Il était toujours dans la cellule glauque dans laquelle on l'avait jeté méchamment. Il était toujours dans un coin, il était touj... il était tout contre Eveline. Eveline, Eveline, Eveline... Il aurait voulu lui crier dessus, l'envoyer valser à l'autre bout de la pièce. Mais qu'est-ce qu'elle faisait? Il voulait mourir, pourquoi ne le laissait-elle pas? Pourquoi? Comme un chien dans une cage, comme un imbécile dans la honte? Pourquoi, ne le détestait-elle pas assez? Ses mains retournèrent de chaque côté de ses côtes, s'interdisant tout mouvement des mains. Non, il n'avait pas le droit d'être en colère contre elle. Si elle l'avait ranimé, c'était bien pour qu'il souffre encore plus, non? Oui, cela, elle avait le droit... Il devait rester conscient encore un peu... Pour qu'elle lache ses nerfs. Son dos s'appuya contre le mur, mais ne chercha pas à se séparer de la jeune femme, de toute manière, c'était elle qui s'était rapprochée. Qu'elle le frappe encore si elle le voulait, il était prêt, cette fois, il ne l'arrêterait plus.
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Mar 21 Déc - 19:58

Combien de fois est-ce qu’elle n’avait pas supplié cette homme ? Combien de fois est-ce qu’elle ne lui avait pas dit d’arrêter ? Et encore aujourd’hui, elle se rendait compte qu’elle était entrain de le supplier. Par de ne pas la frapper, mais de rester près d’elle. Combien de fois est-ce qu’elle n’avait pas ravalé sa fierté pour lui ? Et encore maintenant elle le faisait…. Pitoyable… voila ce qu’elle était.

« S’il te plait Roman… ne me laisse pas. »

Elle fermait les yeux, attendant que la mort vient le chercher, car espérer ? Oh elle ne savait pas quoi elle devait encore espérer dans ce monde. Mais tout à coup, elle entendit son nom. Relevant sa tête elle le regardait surprit. Il s’était même redressé légèrement, appuyant contre le mur. Elle arrivait à peine à y croire. Et puis sans se rendre compte de ce qu’elle faisait son visage se rapproche du sien, ses lèvres des siennes. Irrésistible attirance. Impossible de lutter. Ses lèvres entrèrent sans prévenir violemment en contact avec celles de Roman, venant forcer un nouveau baiser qui cette fois ne se fit pas hésitant mais bel et bien passionné. Elle ne put tout simplement pas s'en empêcher. Le petit ange qu’on voit dans les dessins animés et qui tourne autour de la tête des gens fermait les yeux, tout en traitant Eveline d’idiote. Mais cela avait été plus fort qu’elle. Elle avait été trop contente de savoir qu’il n’était pas mort, qu’il ne l’avait pas laissé seule ici, dans ce camp remplit d’inconnus et de machines qui allaient surement prendre un grand plaisir à la faire souffrir. Bon et maintenant que tu l’as à nouveau embrassé ? Tu vas t’excuser à nouveau pour ton comportement de gamine ? Les hommes ne sont pas dupe, surtout pas quand il s’agit des baiser telle que celui-là. Il va très vite se rendre compte que malgré tout ce que tu prétends ressentir, il a encore un certain pouvoir sur toi. Et je te laisse deviner qui va souffrir à la fin de tout ca…. Fait chier fait chier fait chier.. Mais il y avait de la vérité dans ces paroles…. Si Roman l’avait aimé cela n’avait qu’été de l’attirance physique, un besoin hormonale, ou peut-être même la facilité…. Comment un homme pouvait prétendre aimer une femme pour la battre ainsi ? Pour signer si vite des papiers de divorces ? Pour ne pas essayer de la récupérer ou de la garder… Non on l’avait obligé à épouser Eveline et elle n’avait qu’été un atout dans son monde de mascarade et de politesse. Un atout économique et peut-être même politique. Et pourtant elle ne regrettait pas de l’avoir embrassé. Mais elle savait qu’elle ne pouvait pas lui donner une deuxième chance. Leur relation était dans le passé, et Eveline le souhaitait garder dans le passé. Car elle ne pourrait pas survivre cette histoire une deuxième fois. Doucement Eveline retira ses lèvres de celle de Roman. Perdue… Perdue dans ses pensées, perdue dans ses sentiments, perdue dans ce trou à rat et perdue dans ce qu’elle faisait. Encore s’excuser ? Non ca servait à quoi ? Elle ne savait plus trop ce qu’elle était supposé faire. Du coup, elle baissait les yeux, contemplant les pierres de ce cachots comme ci c’était de l’architecture de haute gamme.

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Roman McLowly
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Mar 21 Déc - 20:25

Qu'elle le frappe et qu'il m... Mais ce ne fut pas une baffe qui le giffla dans ses pensées, mais un baiser passionné. Surpris jusqu'à la moelle, il sursauta à moitié, incapable de faire quoi que ce soit. Une seconde. Deux secondes. L'énergie lui revint, lèvres contre lèvre, la chaleur d'Eveline lui offrait tout ce qu'il avait désiré pendant dix ans. Sa main parvint à se lever doucement, froler la joue de la jeune femme, sans oser s'y poser, l'autre main s'était posé sur les hanches de son épouse. Il ne pouvait pas la considérer autrement, certes, il avait signé les papiers, mais tout de même, tant qu'elle était gravée en sa chair, elle serait à lui, même s'il devait taire cela, même si personne ne devait le savoir. Néanmoins, il retira ses mains quand il s'aperçut ce qu'il était en train de faire. Au même moment, ils rompirent le baiser.

- Il... ne faut pas... Ils vont... nous forcer à... Eveline, je... Non, il ne faut pas...

Ses épaules pesaient des tonnes, il avait mal au dos, une migraine lui cisaillait le front et il avait des bleus de partout, ainsi que toujours du sang contre la tempe qui commençait déjà à durcir. Pourquoi ne partait-elle pas, pourquoi restait-elle là, pourquoi l'avait-elle embrassé? Il ne savait plus ça tournait, ça tournait. Le monde se mit à tanguer et il se tint la tête entre ses deux mains, comme si cela pouvait arrêter le déséquilibre. Elle le détestait, non? Elle l'aimait, si elle l'embrassait, non? Argh, c'était confus. Pourquoi dix ans après, il avait la jeune femme de nouveau entre les bras? Il leva la main, comme s'il voulait la toucher, ses doigts ne tremblant plus, mais finalement se rétracta, incapable de terminer le geste. Son regard termina lui aussi contre le sol glacé et admira les reliefs inégaux du sol.
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Mer 22 Déc - 1:11

Aux paroles de Roman, Eveline baissait les yeux. Oui, il ne faut pas… Oui, pourquoi est-ce qu’elle avait fait ca ? Et pourquoi est-ce qu’elle avait envie de recommencer ? Elle posa son regard un court instant sur Roman. Pourquoi est-ce qu’il ne pouvait tout simplement pas être le monstre qu’elle détestait ? Pourquoi est-ce qu’il devait être celui qu’elle aimait ? Ne pouvait-il pas être le monstre alcoolique ? Ca aurait tellement été plus simple, plus facile…. Bien qu’il avait répondu à son baiser… Il avait néanmoins était distant d’une certaine manière… Est-ce que c’était à cause des dix dernières années ? Peut-être qu’il y avait eu une autre entre temps ? Et oui… cela avait traversé l’esprit d’Ev’. Mais elle ne dit rien. C’était peut-être mieux ainsi. Car au fond leur histoire… Qu’est-ce qu’il avait attendu ? Comment est-ce qu’elle pensait qu’il aurait réagit ? Descends sur terre, Ev’. D’ailleurs même si il t’aurait embrassé fougueusement jusqu’ou est-ce que cette histoire aurait été ? T’as intérêt à ne pas perdre la tête et surtout pas ton cœur dans cette histoire. Soupir… Finalement Eve relevait son regard vers Roman. Il semblait toujours pas bien aller. Combien de jours est-ce qu’il n’avait pas réussit à dormir ? Il avait toujours été insomniaque, mais cela avait surement du s’empirer, car sa mine… soyons honnête… Ca faisait peur. Un soupir passait sur ces lèvres, avant de s’asseoir à côté de Roman. Doucement elle enlaçait Roman d’un bras, l’obligeant doucement à s’allonger, sa tête contre les jambes d’Ev’. Pas sure qu’il se laisse faire aussi facilement. Néanmoins il était faible.

« Essaies de dormir… T’en a besoin. »

C’était plus son mari, elle ne lui devait plus rien. Elle le savait parfaitement, mais elle ne tenait pas à le voir mourir sous ses yeux. Et malgré tout le mal qu’il lui avait fait, elle ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter pour lui. Une habitude qui s’était crée pendant leur vie comme mari et femme. Et une habitude qui semblait pas s’être envolé avec le divorce. Elle lui caressait doucement les cheveux. Elle savait que demain elle allait surement s’en vouloir d’être si mère poule avec lui, de montrer de l’attachement malgré tout. Elle chantait doucement une chanson. La dernier qu’elle avait entendu sur la radio avant qu’Era touche la terre. Et la dernière qui l’avait touché à cause des paroles et de la mélodie.


Muzicons.com

That makes me remember
Our last December
How the city looked
So beautiful in white
As we walked the streets
That day you kept me warm
We couldn't wait to get inside
Now it's Christmas
And you're so far away
On this Christmas
I just wished you had stayed
And I wonder if you're
Thinking of me today


Chantonnant doucement tout en caressant les cheveux de Roman, elle espérait qu’il trouve un peu de sommeil. Elle n’osait pas penser à demain, et elle ne voulait pas penser aux machines, ni à toutes les rumeurs qu’elle avait entendu à propos des camps. Du coup, elle ne faisait que penser à la chanson, fermant les yeux, laissant la musique et les paroles venir à elle.
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Roman McLowly
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Mer 22 Déc - 4:08

Ce n'était pas comme cela qu'il avait envisagé une rencontre avec Eveline si jamais elle avait été vivante. Non, non, non. Dans son esprit, cela n'avait jamais pu être le cas, elle était morte et jamais il n'aurait pu la revoir. Mais pourtant elle était bien là. Il avait cru au départ à un mirage, à un robot, à quelqu'un d'autre qui aurait pris son apparence, mais personne n'aurait pu avoir son regard en peine, il l'avait vu tellement de fois, il avait été tellement près, cela n'avait pu qu'être Eveline, la vraie, celle qu'il aimait de toute son âme, mais qu'il avait été trop con pour battre jusqu'au sang.

Elle s'installa près de lui, dos au mur et l'enlaça. Une vague de frisson traversa son corps, mais il n'y réagit pas, gardant les lèvres scellées. Cela faisait bien des années qu'il ne parlait plus vraiment. Il n'avait jamais été un grand expressif, mais là, il battait tous les records. Elle l'incita à se coucher contre elle, sur ses genoux. Roman résista un instant, avant de céder à la douce pression de sa main contre son épaule. Il ne voulait pas se sentir trop proche, il n'avait pas le droit, il ne le méritait pas, mais il en avait tellement besoin. Tout ce qu'il espérait, c'était que cela ne se voit pas, qu'elle puisse le coeur léger partir loin de lui, loin du mal qu'il pouvait lui faire.

Sa tête reposa sur ses cuisses et sa main, sans y faire attention, se posa sur ses genoux. Dormir? Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas réellement dormi. Il était si fatigué, mais toujours des cauchemars venaient, toujours du bruit, toujours des machines, toujours des intérogations, toujours des souvenirs, toujours Eveline... Il ne voulait pas dormir cette nuit, car s'il s'endormait, verrait-il encore Eveline? Avant elle n'était pas là et il rêvait d'elle, maintenant qu'elle était là, est-ce qu'il la verrait? Non, il ne chercha pas à dormir, non, il ne voulait pas, néanmoins, ces quelques minutes passées tout contre Ev' était plus une bénédiction qu'autre chose et il se sentait plus reposé, plus calme, la migraine partait et il n'imaginait pas le travail à la mine le lendemain.

Il sentit sa main dans ses cheveux et un nouveau poids s'étiola, le simple fait de sentir les doigts d'Eveline contre son crane, c'était comme dormir une nuit entière sans se réveiller, parfaite, délicieuse. Ce n'était pas grand chose, mais pour Roman, c'était largement suffisant. Puis sa voix, il ferma les yeux, mais ne chercha pas à dormir, il ferma les yeux pour s'imaginer, dix ans auparavant, auprès de sa nouvelle femme, là où personne ne les trouverait. Ils étaient heureux à cette époque, non? Pouvaient-ils l'être à nouveau? Il rouvrit les yeux. Non, ce n'était pas quelque chose qu'il pouvait demander, il n'avait même pas le droit de penser cela. C'était impossible, pas après tout ça... Et pourtant, ce fut ce qui lui scella le coeur. Il repousssa l'idée, mais se résigna rapidement. Il n'avait pas la force de lutter.

- Ton livre était magnifique.

Ce fut la seule chose qu'il réussit à dire, sans bafouiller, sans réfléchir, alors qu'elle avait terminé sa chanson...
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Varia Rowens
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Mer 22 Déc - 13:14

“Il semble pas y avoir beaucoup d’activité, Varia….”

Bah c’était presque encore plus instructif de regarder un documentaire sur les plantes… Néanmoins, Varia pointa son doigt sur la chaleur corporelle qui avait augmenté lorsque les humains s’étaient approchés l’un de l’autre. De l’attirance physique, des hormones en cavale.

« Et ca, mon chère, montre qu’ils ne sont pas mieux que des animaux. Les humains sont des bêtes. Ils ont plus de sentiments et plus d’intelligence que la plupart des mammifères, mais ils restent des espèces purement biologique, qui se laisse très vite aller. Si jusqu’à présent ils se sont retenus, c’est qu’il y a encore quelque chose qui est bloqué dans leur tête, qui leur empêche de se laisser aller dans le moment… »

Mais Ares ne l’avait pas crée pour comprendre l’espèce humaine, il l’avait crée pour la détruire. Mais avant il voulait un peu plus observer ces humains, qui avaient quand même été à l’origine de la création d’Ares. Ennuie mortelle. C’était pas une machine pacifiste, bien au contraire, l’action, au plus de mouvements qu’elle pouvait faire, au mieux que son mécanisme se portait. Mais regarder ces deux humains se tourner autour…. Pff. Tournant son regard vers le robot à côté d’elle. Elle commencait obligatoirement à calculer une autre trajectoire, une autre manière pour obtenir ce qu’elle voulait. La force ? Oui, mais ils l’avaient déjà essayés et cela ne semblait pas marcher. Alors quoi ? Qu’est-ce qu’Alicia lui avait encore dit sur ces humains ? Sur ce sentiment qu’ils prénommaient l’amour ? Cherchant dans ses données, elle se refit la conversation avec Alicia dans sa tête, avant de tourner son visage vers l’écran qui donnait sur les deux prisonniers. Mais bien sure ! Ces humains étaient si simple… Si stupide… Et si près de la soumission. D’un geste vif et rapide, Varia se relevait du banc sur lequel elle avait été assise, il y a encore à peine quelques minutes.

« Je suis née pour faire du carnage et c’est ce que je vais faire. Ces humains sont que des petits chiens, prête à nous obéir à doigt et à l’œil. Et c’est ce que je vais très vite réaliser avec ces deux-là. »

Marchant vers le cachot en question elle ouvrait brutalement la porte, laissant apparaître de la lumière très claire, les aveuglant quelques minutes, d’un pas décidé, Varia soulevait déjà l’homme au niveau de sa nuque et le trainait jusqu’en dehors de la cellule. Le trainant dans une des salles, elle le colla contre le mur, maintenant toujours une certaine pression sur son cou.

« Je te ramène ta femme et tu sembles toujours pas content ? »

Tout en lui parlant, Varia l’examinait, regardait sa date de naissance, son lieu d’habitation, tout ce qu’il avait bien pu faire dans sa vie misérable. Puis elle détectait quelque chose… un manque… C’est pas vrai.. Stupide humains…Il était en manque d’alcool ? Jamais comprit ce qui pouvait être intéressant à cette boisson, d’ailleurs à aucune. Elle le lachait, le laissant tomber à terre.

« Tu sais très bien pourquoi on t’as mit avec elle. Alors soit tu fais ce que je te demande et te recevra une belle bouteille de whiskey, ou alors je la met avec quelqu’un qui a la réputation de violer les femmes. Pour moi ca revient à la même chose. J’obtiens par les deux moyens ce que je veux. »

Elle le regardait. Pas d’émotion dans son regard, rien. Varia n’était pas faite pour s’infiltrer parmi les humains et pour mimer leurs sentiments et expression. Elle avait la froideur d’une machine et l’esprit d’une vrai calculatrice.

« T’as cinq secondes pour me fournir une réponse, sinon c’est moi que prend la décision. »
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Eveline Dolover
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Mer 22 Déc - 19:51

Ses gestes étaient machinalement, elle ne réfléchit pas à ce qu’elle faisait. D’ailleurs c’était surement mieux. Mais Eveline s’arrêtait dans son geste lorsqu’il lui parlait de son livre. Il l’avait lu ?

« Tu l’as lu ? »

Mais bien sure qu’il l’avait lu. Ne pas lire le livre de son ex-femme… surtout que les journalistes avaient surement du lui demander ce qu’il en pensait. Mais dès qu’elle voyait le nom McLowly dans le journal, il atterrissait directement dans le feu ouvert sans prendre la peine de voir de quoi il parlait. Tout simplement parce qu’elle ne voulait pas savoir comment il allait ou ce qui se passait dans sa vie. Il y avait une question qui lui brulait les lèvres, mais qu’elle n’osait pas poser. D’ailleurs à quoi bon ? Qu’importe la réponse cela allait la faire souffrir. Fermant les yeux, elle finit par poser une autre question. Une question plus sure.

« Depuis quand est-ce que tu es ici ? »

Elle se disait ne pas survivre très longtemps. Elle n’y était même pas encore un jour et elle était déboussolée. Son bras, la fatigue, le froid… Oh non, elle n’allait pas survivre très longtemps par ici. C’était une chose de survivre dans la Résurrection, mais survivre ici était une toute autre chose. Et soyons honnête, Eveline n’était pas faite pour survivre. Trop fragile, surtout physiquement mais depuis qu’elle avait revue Roman, elle l’était mentalement aussi. Dans un petit sourire sarcastique, elle lui demandait.

« Tu me donnes combien de jours pour survivre par ici ? »

Peu importe combien de jours Eveline allait survivre. Qu’elle meurt aujourd’hui ou demain… ou était la différence ? Elle ne sortira jamais d’ici, elle ne verrait plus jamais ses amis, elle ne marcherait plus jamais dans la Résurrection… Néanmoins si elle devait mourir, elle allait quand même essayer de trainer quelques machines avec elle, rien que pour faciliter un peu la tâche de ses amis. Une machine en moins pouvait sauver une vie. Elle posait son regard sur Roman. Qu’est-ce qu’elle faisait ? Pourquoi est-ce qu’elle était si gentille avec lui ? Il lui avait prit tellement de choses…. Il ne s’en doutait même pas. Divorcer semblait être si simple… Mais cela avait loin été le cas. Après lui, elle aurait peut-être pu donner de la tendresse à quelqu’un, mais plus rien de son amour. Impossible de donner son cœur à quelqu’un. Briser les envies de se marier une deuxième fois, d’avoir des enfants… Tout cela s’était envolé et elle ne voulait plus rien de tout ca. Dans un soupire et un murmure elle lui dit.

« Je suis désolée pour les coups que je t’ai donné… »

Ironique n’est-ce pas ? Que ca soit elle qui s’excuse pour son comportement. Mais elle n’avait pas aimé son propre comportement. Elle n’avait pas voulu lui ressembler. Mais il avait fait remonter de la haine, de la colère et de la peine… Des sentiments qu’elle pensait sincèrement avoir enterré.... Mais non certaines blessures ne cicatrisent jamais réellement. Il en faut peu pour les ouvrir et les faire saigner à nouveau. Mais tout à coup, la porte s’ouvrit et Ev’ reconnu la machine qui lui avait blessé, reculant instinctivement, elle semblait pas s’interesser à elle… mais à …

« Roman ! »

Trop tard, roman était déjà en dehors du cachot et Eveline était seule dans le noir.
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Roman McLowly
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   Mer 22 Déc - 21:26

- Tu es plus courageuse que ton héroïne.

Oui, il l'avait lu son livre, il s'en rappelait encore, comme de tout ce qui concernait Eveline. Tout cela était des souvenirs chers à son coeur, ils avaient réussi à le tenir en vie, il s'accrochait à ses souvenirs comme un homme s'accroche à une bouée en plein naufrage. Pour sortir des limbes noirs, aussi bien de la solitude des longues années, autant qu'ici. Même s'il y mettait de la mauvaise volonté, c'était sa lumière au bout du tunnel. D'ailleurs, cette dernière était revenue, vascillante, si fragile, d'un souffle léger elle pourrait s'éteindre. La torpeur le reprit, mais une de ces douces torpeurs qui adoucit, plus qu'elle ne fait mal. Elle lui demanda depuis quand il était ici. A vrai dire, il ne savait pas trop, il lui semblait bien que c'était la fin de l'hiver, il avait entendu cela de la bouche d'un prisonnier. Il nia du chef avant de répondre.

- Je ne sais pas... Six... Huit mois?

Oui, techniquement, c'était ça, le temps fraichissait tout de même malgré la chaleur impénétrable en journée. Il existait toujours un semblant de saison, si on a l'habitude de travailler dehors. Cela ne faisait pas longtemps qu'il travaillait aux mines, mais au final, c'était la même chose sous la terre. Et puis, de but en blanc, elle lui demanda combien de temps, elle, elle pourrait survivre. Roman tourna tête et regard vers elle avant de se redresser sur un bras, fronçant les sourcils. Défaitiste? Eveline? Non, elle ne l'avait jamais été. Il préféra ne pas répondre, elle tiendrait tout le temps qu'il fallait, il était sûr qu'elle tiendrait bien plus longtemps que lui, elle avait le courage d'aller loin, de résister. Même si cela ne se voyait pas, elle avait résisté à ses coups, elle les avait pris sans broncher... Non, Ev' était forte, bien plus forte que n'importe qui. Incroyablement, elle s'excusa pour l'avoir frappé. Ca, ça c'était l'Eveline qu'il connaissait. Elle paraissait fragile et délicate d'extérieur, mais elle avait un coeur de lion, c'était pour cela qu'il l'aimait, oui, encore aujourd'hui. Il haussa les épaules.

- Je les ai mérité.

Et encore, c'était loin d'être équitable, elle aurait dû continuer, il n'aurait jamais dû la retenir. Elle aurait dû le saigner à mort, il ne pouvait que l'encourager. La porte finit par s'ouvrir, Roman se retourna immédiagement, mais fut aveuglé par la lumière du couloirs. Une poigne de fer se saisit de lui à la gorge et le traina dehors. Il ne put entendre qu'un cri d'Eveline, son propre prénom qui résonnait comme le gong d'une cloche qui sonne le glas. Terrifiant. Horrible. Morbide... Mortel...

Il fut plaqué contre un mur, la lumière trop vive lui brulait les rétines, mais pour le moment tout ce qui le préoccupait, c'était d'alléger les doigts autour de son cou, pour retrouver sa respiration. La machine, visiblement faite avec un visage de femme, lui parla d'une voix venimeuse, froide, massacrante, assassine. Elle finit par le lacher et toussant ses poumons, il se laissa glisser sur le sol, contre le mur, vrillant sur elle, un de ces regards de tueur. Elle essayait de lui faire faire quoi, là? Il était peut-être un imbécile, un saoulard, mais il était moins con qu'il en avait l'air. Elle lui laissa cinq secondes.

Cinq secondes pendant lesquels il passa de la haine extrême à la peur terrible. Il ne disait pas non pour une bonne bouteille de whisky, mais hors de question de l'utiliser comme cela. Non, il était peut-être un alcoolique, mais il savait se maitriser depuis quelques années. Il l'avait bien prouvé plusieurs fois dans leurs foutues expérimentations mécaniques. Par contre, faire du mal à la jeune femme, ça non, il ne voulait pas, il ferait n'importe quoi pour se racheter envers Eveline. Il n'avait pas besoin de cinq secondes, tant pis pour la peur, l'honneur ou la haine, il ferait n'importe quoi pour sauver Eveline. Oui, il tomberait dans le piège de la machine, mais pour Eveline, il était prêt. La menace ne fonctionnait pas sur ce genre d'objet, pas non plus le marchandage. Avec eux, c'était du binaire. Soit 1 soit 0. Rien d'autre.

- Pour préserver l'honneur de ma femme, je ferais n'importe quoi, quitte à perdre le mien. Je ferais ce que tu veux, mais Eveline est mienne.
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MessageSujet: Re: La mort est au bout de ce voyage.   

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La mort est au bout de ce voyage.
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