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 Flug über eine Kuckucksnest [Terminé]

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Jeremy O'Reilly
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MessageSujet: Flug über eine Kuckucksnest [Terminé]   Mer 24 Nov - 2:21

L'hélicoptère avait vraiment l'aspect menaçant. Le Hind était l'un de ses engins qui colle la chair de poule, au simple son des puissants rotords, et par l'apparence, cela faisait froid dans le dos. Beaucoup d'appareil étaient destinés à une seule mission: transport de troupe, vitesse ou bien défense stratégique. L'hélicoptère russe était un deux en un. Même les américains n'avaient pas réussi à faire mieux. O'Reilly avait rêvé trouver une machine comme celle-là. Dix ans s'étaient passé et il ne savait comment sur cette base slovène abandonnée, il y avait eu l'un de ses oiseaux noirs, endormis. C'était plus que fou. C'était idyllique, vraiment. Avec ça, il pouvait se défendre comme il le voulait. Le Hind était conçu pour la défense aérienne et sur ses côtés il transportait roquettes et poudrières. Mais mieux que tout, l'hélicoptère était aussi destiné au transport: une dizaine de soldats, armés jusqu'aux dents pouvaient grimper dedans. Le seul inconvénient, c'était qu'on l'entendait de loin. Et quand l'engin se posa dans un champs au pied du village de Preischeid à la frontière avec le Luxembourg, ce fut un spectacle de toutes beautés, sauf qu'il n'y avait personne.

Une jeune fille accompagnée d'un chien sauta dans l'herbe roussi du champs et courrut se mettre à l'abri des arbres un peu plus loin. Le Hind se posa comme une fleur et ses pales ne mirent pas longtemps à se taire. Le militaire ferma tous les boutons avant de retirer son casque, attraper son sac et à son tour courir vers le couvert de la petite forêt tout proche. Ils attendirent bien une heure, avant de ressortir, satisfaits que personne ne les avait suivit, ils avaient craint une patrouille de machines, mais non rien. Le ciel était bleu comme une topaze étincelante. Ils sortirent les affaires de l'hélicoptère, O'Reilly retira le principal. Ils tirèrent une immense bache sur l'appareil, pour éviter que les machines ne le détectent, après tout, elles se basaient sur leur scanner, par sur leurs yeux et leurs connaissances des humains. Le militaire fourra dans un sac plusieurs rations-K, cela serait leur monnaie d'échange, si jamais il trouvait quelqu'un pas loin de là. Il avait besoin d'essence pour l'engin. Ce n'était pas important encore, mais plus on en avait, plus on pouvait aller loin. Et son but, c'était l'Angleterre... ou pas... Il ne savait pas encore.

Famas en main, il passa devant, Tag, la chienne fila au grand galop, heureuse de se défouler les papattes. Joan resta en léger retrait, comme à son habitude, derrière O'Reilly. Ils descendirent une petite côte, un bout de forêt. Ils se retrouvèrent dans une petite vallée escarpée. Un repaire parfait, mais certainement pas l'endroit pour trouver de l'essence. Ils marchèrent sans bruit, sans besoin de parler jusqu'à la petite ville de Zingent. Le coin était vraiment sympa, malgré la chaleur de fin d'après-midi. Ils avaient voyagé tout l'après-midi avec leur hélicoptère, il était temps de chercher des vivres. Le soleil encore puissant touchait presque l'horizon, bientôt, ils ne pourraient compter que sur l'instinct de la chienne et l'ordinateur sur le Famas du militaire. Mais pour l'instant, ils se mirent à inspecter les restes de la ville. O'Reilly déboula dans une pharmacie. Pillée. Merde. Les petites boutiques d'aliments périssables n'eurent même pas un regard, c'était bien trop tard, il le savait. Joan attira l'attention du militaire par l'église qui tenait encore debout. Parfaitement. Comme si le souffle d'Era n'avait eu aucune insidence. Tous les trois, ils entrèrent. O'Reilly scruta l'endroit, mais personne. Joan ramassa un livre à terre. Une bible. En allemand.


- Tiens... Faudrait que j'apprenne l'allemand pour pouvoir te le lire...


Dernière édition par Jeremy O'Reilly le Ven 10 Déc - 11:45, édité 1 fois
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Sylena Mirage DeValian
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MessageSujet: Re: Flug über eine Kuckucksnest [Terminé]   Mer 24 Nov - 3:09

La vie… Qu’est-ce que c’était la vie ? Life ou en allemand Das Leben ? Je n’en savais rien, tout ce que je savais c’était que c’était tuer ou être tué. Et devinez donc dans quel camp j’étais ? Bien sure, ceux qui n’hésitaient pas à tuer pour survivre. Marchant dans une des villes allemandes, je n’essayais même pas de m’imaginer à quoi la ville aurait du ressembler il y a quelques années. A quoi bon ? De toute manière ca n’allait pas faire revenir la ville. Casant la porte d’une pharmacie, je me retrouvais face à face avec un homme. Surement un survivant. Je ne pris même pas la peine de lui adresser la parole. La balle sortait et allait s’allonger dans le cerveau de l’homme. Mort sur le coup, rechargeant mon fusil, je commençais à prendre tout ce qui pourrait m’être utile dans un avenir proche avant de visiter les autres magasins. La ville était déserte, comme toutes les autres que j’avais visités. De temps en temps j’avais croisé une âme vivante, mais je détestais l’être humain et je n’avais pas hésité de tuer chaque âme qui s’approchait de trop de moi.

L’église se dressait devant moi et pour une des rares fois dans ma vie, j’hésitais. Mais de quoi est-ce que j’avais peur ? De Dieu ? Pfff ! comme ci il existait vraiment. Des conneries pour endormir les gens, pour leur persuader qu’ils pouvaient changer, qu’ils pouvaient être des humains mieux. Des conneries si vous demandez mon avis. Mon arme dans ma main, je pénétrais dans cette maison de Dieu. Des crois, des bougies… Et pas d’âme vivante ni de machine. Rentrant dans la petite pièce, destinée aux prêtres, j’ouvrais les armoires à la recherche de tout ce qui pourrait m’être utile. Mais un bruit se fit entendre… Une voix. Mes dents se crispaient l’une contre l’autre. Des humains…. Je vérifiais que mon arme était bien chargé, avant de m’approcher de la porte, m’accroupirait afin d’être dans la ligne de mire de personne. Un homme… Une fillette et.. Un chien. Super !! Même dans les églises on ne peut pas être tranquille sans tomber sur des stupides survivants de l’espèce humaine.

Mais ce n’était pas ce groupe-là qui allait m’arrêter. D’ailleurs on allait très vite se débarrasser d’eux. Prenant la chienne dans mon viseur, mon doigt allait doucement vers la gâchette de mon arme. Mais au moment ou je poussais sur la détente, la chienne bougeait. Elle devait surement avoir repéré mon odeur. Saleté d’animaux ! Ma balle allait s’installer dans une des chaises de l’église. L’effet de la surprise était parti. Mais ce n’était pas grave. Je m’étais trouvé face à des pires ennemis qu’une chienne, une fille et un militaire. Oh oui, j’avais bien vu pire que ca. Sortant de la poche de ma veste une grenade lumineuse… On allait voir quels dégâts cela allait faire à cette bande d’idiots ! D’un coup sec, je jetais la grenade dans l’église, protégeant mes yeux avec mes mains, tout en les fermant. Quelques secondes plus tard, je sortais de ma cachette, mon Beretta braqué en direction de la chienne et de la fillette, alors qu’avec ma main droite et mon autre arme, je visais la tête du militaire.


« Donnez moi une raison pourquoi je ne vous tue pas sur le champ ! »

J’étais à quelques mètres d’eux, au moindre mouvement d’un des trois, je n’hésiterais pas à tirer. Quittant des yeux par aucun cas la chienne, ni les deux autres humains.

« Et garder votre rottweiler près de vous, si vous ne voulez pas que j’explose sa cervelle canine. »
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MessageSujet: Re: Flug über eine Kuckucksnest [Terminé]   Mer 24 Nov - 13:38

Le militaire laissa son regard sur le texte. Il ne comprenait pas l'allemand, il avait appris d'autres langues, ouai, genre le slovène (allez savoir pourquoi, surtout pour son stage obligatoire, forcé, mais passionnant qu'il avait fait là-bas), le russe, c'était presque pareil, avec un peu de différence, le croate, ça c'était pratique quand il était allé au Kosovo, et il parlait même l'afghan, mais en maché et en très: "moi Tarzan, toi Jane". Mais il arrivait à se faire comprendre. Il se désintéressa au livre que tenait Joan et s'avança vers l'autel. En bois, il avait résisté des années, dans le froid, dans le délaissement le plus total. Il n'était pas croyant, du moins, il l'avait été, catholique par naissance, d'une mère orthodoxe et d'un père parfaitement croyant pratiquant de la religion du Vatican. Mais maintenant, après toutes les merdes qu'il avait croisé, il s'était dit que Dieu, quel qu'il soit et quel soit la religion auquel il devait appartenir, n'existait pas. Mais ça c'était une appréciation personnelle. Il ne savait pas pour Joan, il se demandait même si elle avait une idée sur la question, mais il ne demanda pas. Si la jeune fille voulait en parler, alors il écouterait, sinon cela ne le regardait pas.

Il leva son regard sur le Jesus, accroché à sa croix. Placide. Mort. Paisible. Il resta quelques instants immobile avant de revenir lentement vers Joan, se désintéressant du lieu. Il n'y aurait rien par là, mais comme c'était Joan qui avait voulu entré, il l'avait suivi. Tag reniflait les bancs, les livres à terre, même un crucifix, jusqu'à temps qu'elle se fige, les oreilles dressées, les sens en alerte. Puis elle détala comme un lapin entre deux rangées de bancs. O'Reilly fronça les sourcils et au même instant, une balle siffla. Il repéra vaguement l'origine, derrière le coeur de l'église, vraissemblablement une petite porte. Mais il n'eut pas le temps de tergiverser, qu'il entendit un bruit caractéristique, une goupille de grenade au sol et le bruit métallique de l'engin au sol. Il n'y eut que ses réflexes militaires qui le sauvèrent s'accroupissant derrière un prie-dieu, le visage vers le sol, une main déjà allant chercher le famas en position. Joan et la chienne n'eurent pas le temps de se protéger et elles crièrent toutes les deux sous la lumière aveuglante. O'Reilly se redressa arme braquée sur la première chose qui bougeait. Une femme. Armée. Menaçante. Flingue braqué sur la jeune fille. Merde.

« Donnez moi une raison pourquoi je ne vous tue pas sur le champ ! »

- Votre pétoire fera un trou de la taille d'une bille, la mienne vous fera un trou de la taille d'une pastèque à cette distance.

Il ne pouvait pas protéger Joan pour le moment, d'ordinaire, elle se serait instinctivement aplatie au sol, mais elle avait été surprise et restait droite comme un "i", fixant méchamment cette dame qui pointait sur elle une arme. Tag resta à ses pieds, l'air menaçant, mais elle ne bougea pas. Pas sans un ordre d'O'Reilly de toutes manières. Elle se mit à grogner cependant. Au moins, cela rassurait le militaire que cette personne n'était pas une machine recouverte d'une peau bio-mécanique. Il avait deux solutions, soit il y allait à la warrior et bousillait le crâne de la dame, espérant qu'elle vise le tronc de Joan, soit il baissait lui-même son arme en signe de cessez-le-feu. Non, non, il ne pouvait pas prendre de risque pour Joan, mais il était hors de question qu'il baisse son arme. Ok, il avait déjà donné une raison pour laquelle elle ne devait pas tirer. Il allait lui en donner une autre. Le mode militaire était activé.

- Beretta 92, 90 mètres par seconde, contre Famas Felin, 930 mètres à la seconde... Vous serez morte avant d'avoir appuyé sur la gachette.

Il se tut un moment avant de reprendre, d'une manière plus diplomate.

- Nous ne cherchons que de l'essence, si nous vous avons déranger ou si nous avons trépassé votre propriété, nous nous excusons, nous allons repartir.
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Sylena Mirage DeValian
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MessageSujet: Re: Flug über eine Kuckucksnest [Terminé]   Mer 24 Nov - 16:48

“Long after our time on earth…. Will strangers whisper our names out of the stillness of the air? Will history remember what happened as we made a stand? For how fiercely we fought, hated, and with passion loved?”

Autre fois cette phrase m’avait semblé si jolie, si belle, plein d’espoir. Aujourd’hui je ne pouvais que me souvenir de cette phrase comme l’espoir bête de l’être humain. Les gens dont on parle dans les livres d’histoires ne sont pas des saintes. Combien de gens est-ce que Caesar n’avait-il pas tué, massacré ? Et cela pour la gloire de Rome ? Combien de gens est-ce que l’église catholique n’avait-elle pas envoyé sur le bûcher ? L’être humain n’était pas mieux que ces machines qu’il combat chaque jour, ca je vous l’assure. Alors à quoi ca sert de vouloir faire sa place dans l’histoire ? A quoi ca sert d’espérer que quelqu’un repensera à vous ? La mort c’est la mort… Ce n’est pas parce qu’on repense à des gens que ca va leur faire du bien peu importe ou les morts pouvaient bien aller après la vie. Cette phrase était jolie, plein d’espérance, mais il ne fallait pas s’attarder dessus.

Examinant les faits et gestes du militaire en face de moi, je ne bougeais pas d’un poil. Pas de stresse, pas de sueur… rien. Si au tout début de ma carrière j’avais encore eu les mains tremblantes après avoir tué des hommes, à présent c’était comme marcher, comme nager, comme respirer… Rien de plus normale. Mes yeux passaient un court instant sur l’arme du militaire, mais je ne cillais pas. Je me contenta de lui répondre, tout en gardant mon arme viser sur la fille.


« Ce n’est pas un argument… Cela signifie tout simplement que vous ne devez pas être très doué pour pouvoir me tuer. Et que presqu’un novice ne pourrait pas rater sa cible. »

Qu’est-ce qu’il pensait ? Que j’allais rabaisser mon arme, lui donner l’avantage ? Je ne baisserais jamais mon arme devant un homme et encore moins devant un militaire. Ca ne durait pas longtemps avant qu’il me lance son baratin de militaire. Bravo ! Comme ci je ne savais pas tout ca, on n’oublie pas ce qu’on nous enseigne l’armée, même si on finit par la tourner le dos.

« Mmm vous ne vous attendez quand même pas à recevoir une étoile de ma part… »

De l’essence… Et de la politesse… Tiens on retournait dans le monde civilisé ? J’avais des autres choses à faire que d’entendre des conneries comme quoi on s’excusait et tout le tralala qui allait avec. Franchement est-ce que j’avais la tête de vouloir entendre des excuses ou encore savoir ce qu’ils faisaient ici ? Non, la question n’avait même pas traversé l’esprit. Mon regard s’arrêtait un bref instant sur l’uniforme qu’il portait. Finalement je baissais l’arme que je pointais sur lui, gardant néanmoins mon Beretta dirigé sur la fille.

« Allez vous en, avant que je change d’avis, sergent. »

J’avais vraiment d’autre choses à faire que de parler d’essence avec des inconnus. A commencer par trouver cette ordure de militaire anglais. De plus me blesser inutilement en faisant joujou avec un militaire ne pourrait que ralentir ma quête.
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MessageSujet: Re: Flug über eine Kuckucksnest [Terminé]   Mer 24 Nov - 17:38

« Ce n’est pas un argument… Cela signifie tout simplement que vous ne devez pas être très doué pour pouvoir me tuer. Et que presqu’un novice ne pourrait pas rater sa cible. »

- Ca veut surtout dire qu'elle aura une chance de s'en tirer, alors que vous non.

Attirer l'attention, même une demi-seconde, permettrait à Joan de sortir de son champs d'action, du moins éviter que la balle ne touche sa tête ou son coeur. La jeune fille était depuis longtemps avec le militaire qui l'avait préparé à toutes sortes de rencontre. Si bien qu'elle savait quoi faire. Elle avait une parfaite confiance en O'Reilly et savait qu'il serait là pour la sauver, combien de fois d'ailleurs, l'avait-il fait? Coup de machette ou balle carrément dans le thorax. Elle se souvenait même d'un de ces jours où le militaire avait perdu connaissance, suite à un coup violent d'une machine récalcitrante. L'homme en rouspétait encore d'ailleurs à chaque fois qu'elle l'évoquait. Elle n'avait pas fait attention et ils s'étaient mis dans de sales draps. Enfin qu'importe, depuis ce jour, il lui avait dit comment faire et ce qu'il ferait lui, s'ils étaient dans une nouvelle facheuse position. Et le cas qui se déroulait dans l'église était l'un de ceux-ci. Elle n'attendait que le bon moment, il le savait, elle le savait. Mais fière de sa petite personne, elle restait droite, mauvaise, hargneuse contre la dame qui pointait sur elle un révolver. Le militaire ne releva pas la touche sarcastique qu'elle fit, sur l'étoile à recevoir. Il ne voyait d'ailleurs pas de quoi elle parlait.

« Allez vous en, avant que je change d’avis, sergent. »

Changement d'attitude? Cela surpris le militaire. Elle venait de baisser son arme qui avait été braqué sur lui, mais gardait la jeune fille en ligne de mire. Autant qu'il acceptait être menacé, autant qu'il ne supportait pas de voir Joan un flingue braqué sur elle. Tag grogna, mais ne bougea pas. O'Reilly retint toutefois que l'inconnu avait utilisé son grade, au moins elle connaissait quelque chose à l'armée et avait reconnu l'étiquette "GYSGT", manquerait plus qu'elle eut été dans les commandos elle aussi. Il en aurait bien rigolé. Mais l'heure n'était pas à la plaisanterie. Il inclina la tête pour confirmer qu'il l'avait bien entendu et que c'était bien ce qu'il comptait faire, mais en aucun cas il ne baissa son arme, pas tant que Joan serait en danger. Le militaire fit donc un pas de côté, puis un autre, jusqu'à se retrouver devant la jeune fille, entre elle et le pistolet. Puis, lentement il baissa son famas et se mit à reculer en direction de la sortie.

- Pardon de vous avoir dérangée.

Joan l'attrapa par la lanière du M16 dans son dos et le tira vers la sortie, restant cachée derrière son dos. O'Reilly n'avait plus à se préoccuper de ce qui se passait derrière lui, guidé par la jeune fille. Tag lança un dernier regard à la dame puis galopa jusque dehors. De toutes la traversée de la nef, O'Reilly ne quitta pas la dame du regard. Ce ne fut qu'une fois dehors, dans le soleil du soir que Joan soupira.

- Dis, j'ai faim. Pourquoi tu l'as pas tuée?

- Parce qu'elle défend sa vie aussi et parce qu'elle ne t'as pas tiré dessus. Les gens agissent différemment. Faudra attendre le retour au coucou pour manger.

Elle soupira encore et sortit un paquet de cigarettes de sa poche. O'Reilly en profita pour lui en piquer une.

- Moi j'lui aurai fait bouffer son flingue.

- Je ne crois pas qu'elle t'aurais laissé faire. Et je t'ai dis que ça, c'était pas bon pour toi.
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MessageSujet: Re: Flug über eine Kuckucksnest [Terminé]   Mer 24 Nov - 18:26

Sourire amusé apparut sur mes lèvres en entendant la remarque de l’homme en face de moi. Qui avait donc dit que je voulais vraiment m’en sortir ? Puis déjà.. Je ratais que très rarement mon coup.

« Uniquement si je rate mon coup et que je vise un peu plus bas vers la nuque… Alors ca serait moi la plus chanceuse, car je serais morte sur le coup, alors qu’elle souffrira avant de mourir. »

Rester là, l’un face à l’autre, attendant qui allait faire le premier coup ne servait à peu de choses. On n’était pas dans un arène et ni à l’époque du Far West. Finalement je finis par lui dire de s’en aller, tout en gardant néanmoins mon arme braqué sur l’ado. Car c’était le point faible de l’homme. C’était toujours la même chose… Toujours une autre personne.. Amour… amitié…. C’était tellement facile de repérer ce point faible que cela devenait presque à en pleurer. Trop facile ne m’amusais pas. Néanmoins ce n’était pas pour autant que je sous-estimais le sergent. Trouver une faiblesse était bien, mais il fallait encore s’en servir. Mais j’avais pas envie de jouer. Je regardais le soldat s’approcher de la jeune femme pour ensuite lui servir de bouclier… Oui, oui c’était très touchant. Je les observais jusqu’à ce que les portes de l’église se refermaient et que j’étais à nouveau seule. Je rangeais mes deux Beretta et retournais dans la petite pièce ou je sortais de l’église par la porte arrière. Mais mon regard fut capté par quelque chose… deux militaires… prisonniers de deux robots. Oh rien d’intéressant. Et j’étais sur le point de me retourner lorsque je reconnu l’uniforme…. L’armée britannique !

C’était presque trop beau pour y croire, bien sure cela n’allait pas être très facile. Mais ca ne serait pas la première fois qu’une de mes missions n’était pas facile. Tant pis, pas de jeu d’enfant aujourd’hui. Ca serait l’expertise dans ce cas. Sans réfléchir plus longtemps je retournais dans l’église, et prit l’escalier à ma droite, afin d’accéder au clocher. De là, je ne serais pas directement repéré par les radars de ces boîtes. Installant mon HK G-3SG/1, j’attendis patiemment qu’une de ces boîtes sans cervelle, rentre dans ma ligne de mir. Encore trois… deux…un… Parfait, mon doigt poussait sur la détente. Et je n’attendis pas de voir le dégâts. Je savais que j’avais visé droit entre les deux yeux. Mais il y avait encore un autre et les ti-22 étaient des machines qui étaient doués au corps à corps. Juste le combat que je préférais le plus. Un contre un, que le show commence ! En sortant de l’église, je voyais que la machine avait jeté les deux militaires contre un arbre, ils étaient trop bien attachés pour se défaire eux-mêmes de leur chaines. Bien. Ca ne serait que plus facile pour moi. M’avançant vers cette machine, je sortais mon katana attaché à mon dos, je jetais mon sac à dos contre le mur de l’église. Du corps à corps avec ces saloperies qui avaient beaucoup trop de force, ce n’allait pas être facile. Mieux fallait être le plus vite possible, avoir moins de choses sur soi afin de bouger plus rapidement que la machine.

Esquivait le premier coup de la machine, ca fut dans une rapide réflexion, que je frappe avec le katana sur le bras de la machine. J’avais visé plus haut, mais la machine s’était retourné plus vite que j’aurais cru. L’instant suivant, je me retrouvais le dos à terre. Le katana à quelques mètres de moi. Voyant la machine s’avancer à nouveau, je fis une roulade jusqu’à l’épée. Et dans un cris de guerrière, je mis avec toutes les forces que mon corps pouvaient me donner à cette instant, l’épée dans sa gorge… enfin si on pouvait appeler ca comme ca. Court circuit. Fatigué, je me laissais tomber à genoux. Reprenant mon souffle, je regardais le cadavre de cette machine, lorsque tout à coup j’entendais les deux anglais demander de les aider à sortir de leurs chaines. D’un coup sec, je me releveais, rangeait le katana et reprit mon sac à dos, avant de m’approcher des deux anglais.


« Je ne vais le demander qu’une seule fois, alors ouvrez bien vos oreilles. Est-ce que quelqu’un connaît le commandant Caldwell ? »

Ca durait beaucoup trop longtemps. C’était une réponse simple non ? Oui ou non. Pas difficile, même un enfant de trois ans arriverait à y répondre. Sortant mon Beretta, je tirais une balle dans le genou d’un des deux militaires.

« Alors ? La mémoire vous revient ? »

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MessageSujet: Re: Flug über eine Kuckucksnest [Terminé]   Mer 24 Nov - 19:48

Elle grommela et tous les deux quittèrent le fronton de l'église encore debout. C'était une jolie barraque en tout cas, en pierre, bien taillée, de même couleur. Les architectes avaient mis du temps, de la patience à faire cette chose. Maintenant, elle ne servait plus à rien, sauf à s'envoyer des piques avec une inconnue, comme ils venaient de le faire. Ah, qu'il avait horreur de faire ça. Merde, l'humanité avait été décimé et tout ce que la dame avait voulu, c'était leur coller une balle entre les deux yeux. Pourquoi l'homme devenait loup? Des gens comme ça, qui pouvaient tuer leur semblables pour un bout de pain, peut-être même moins, cela ne pouvait pas. L'homme était vraiment stupide quelques fois. Enfin, c'était pas son problème, ils en étaient sortis vivant, c'était ce qui comptait le plus.

Tag prit la tête du petit convois et passa derrière un tas de gravas, dans une rue adjacente. Ils avaient passé des restes de boutiques, maintenant, ils se trouvaient dans une rue plus résidentiel, du moins, c'était ce que le reste des devantures supposaient. Le militaire se dit qu'il ne devait plus prendre de risque. Avant de passer complètement dans la rue, il fit taire la chienne d'un claquement discret de doigts et intima l'ordre de silence d'un doigt sur les lèvres à la jeune fille. Puis, il alluma doucement l'ordinateur de visée de son fusil d'assault. Le monde devint pour lui un mélange de gris et d'or, parsemés de taches noires. Le canon de son famas regarda un bout de la route, mais il n'y avait rien, de l'autre côté par contre, il vit plusieurs formes plus ou moins groupés. Merde. Pilleurs? Machines? Non, quoi que... Pas toutes en faites... Sur les cinq, il y en avait une... deux... C'est alors qu'il comprit ce qu'il se passait par les mouvements erratiques d'une des formes. Ils se battaient entre eux. Bientôt les deux machines devinrent aussi froide que la pierre. Malgré la distance d'un bon deux ou trois cents mètres, il pouvait largement voir ce qu'il se passait dans son viseur. Une forme humaine s'approcha des deux autres, puis soudain une explosion de rouge. L'image thermique indiquait très clairement qu'on avait blessé, peut-être tué l'une des formes.

O'Reilly baissa son arme, dubitatif. Les traitres, les fanas des machines, les esclaves, les lavés du cerveau, il en avait déjà croisés. Mais généralement, ça se situait plus près des camps d'emprisonnement. Il y en aurait-il un dans le coin? Il était plus que sceptique, car il n'avait pas vu cela depuis son hélicoptère. Le monde serait encore tel qu'il était il y avait une dizaine d'années, il aurait couru pour aider l'humain blessé, mais comme aujourd'hui c'était chacun pour sa peau... Le militaire fit signe à la jeune fille qui le suivait de retourner dans la rue principale et aller de l'autre côté de la petite ville en ruine. Généralement les stations essence se trouvaient à un bout. Le Hind avait besoin d'un carburant un peu plus consistant que de l'essence à voiture, mais ça pouvait rouler à n'importe quoi, suffisait d'avoir la bonne séquence dans le cockpit, après ça dépendait de ce qu'on voulait comme performance. Avec un baril d'essence, il traverserait la France, avec un baril spécial, il ferait presque l'aller-retour, chargé à bloc.

Toujours méfiant, au pas militaire, et sans le moindre bruit, il traversèrent les ruines et parvinrent à la sortie de la ville. Pas d'essence dans le coin, mais... mais... un hospice pour animaux. S'il ne voulait pas d'autres bestioles, il pourrait trouver quelques médicaments pour Tag si jamais il lui arrivait quelque chose. Ils n'eurent pas de difficulté à entrer et trouver la réserve. Cette dernière avait été fouillée et pillée déjà, mais il trouva tout de même quelques petites choses que les pilleurs n'avaient pas eu besoin: de la kétamine, c'était un calmant pour chevaux, néanmoins, à très faible dose, dilué, cela pouvait aller pour la chienne. Il y avait aussi quelques produits pour poissons rouges... inutilisables, des limes pour les becs des perroquets, des objets bizarres qu'il ne voulait pas savoir ce que ça faisait là. Non, mis à part la kétamine, c'était inutile de continuer là-dedans...

Ils ressortirent déçus. Dans le Hind, ils avaient encore deux barils plein que le militaire avait pris soin d'embarquer avant de quitter la Slovénie. Le réservoir était plein au trois quart, ils avaient encore pas mal de route devant eux sans aucun problème, mais quand même. Ici aussi, il y avait des machines. Mieux valait peut-être retourner à l'appareil et trouver un endroit bien calme. Tag se figea, grognant. Pas machine, mais humain. Merde. O'Reilly sortit un des pamas de sa gaine contre sa cuisse et même Joan qui s'était pris un coup de chaud par le fait d'être visée par la dame sortit sa propre arme de sa veste. Deux hommes de la taille de Hulk déboulèrent d'une baraque qui tenait à moitié sur deux vieux poteaux. Une femme les suivit. Ils avaient l'air en pétard et lui lancèrent quelques piques en allemand ou une autre langue. C'était bien la veine du militaire, mais il ne parlait pas cette langue. Il leur intima l'ordre de ne pas bouger, braquant son arme sur eux. Joan fit la même chose, une lueur sauvage dans le regard. Finalement, dans un anglais cassé l'un des hommes se mit à rire et invita le militaire à venir avec lui.

- Vous venir d'où? Nous autrichiens, mais c'est mieux là. Vous avoir tué machines, tout à l'heure? Vous avez vu les deux anglais? Ils ont été pris?

Le militaire fit lentement non de la tête. Non, ce n'était pas lui. Visiblement, les autrichiens avaient rencontré ou vu deux des formes de tout à l'heure. L'autre forme... Ce pourrait-il que cela soit la dame? Bah, c'était pas ses affaires à lui. La femme entra et sortit de la maison presque dans la même seconde, une bouteille dans la main.

- Alcool maison! Moi qui ai fait!

Il s'envoya une bonne rasade avant de la tendre à O'Reilly. Ce dernier la prit, remercia poliment l'homme et avala une gorgée de militaire. L'alcool lui brula la gorge et il en eut presque les larmes aux yeux. Pour un peu, c'était exactement ce qui lui fallait pour mettre dans son hélicoptère. Sans un mot, il tendit la bouteille à Joan qui se jeta presque dessus, s'enfila une gorgée, toussa abondamment quant au gout de la boisson et rendit la bouteille au militaire. Ce dernier la retourna à son propriétaire.

- Il y a beaucoup de passage dans le coin?
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Sylena Mirage DeValian
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MessageSujet: Re: Flug über eine Kuckucksnest [Terminé]   Mer 24 Nov - 20:23

C’était à en devenir dingue ! Je me demandais à quel lenteur le cerveau des hommes travaillent. J’avais pourtant bien parlé en anglais, alors pourquoi est-ce que j’avais toujours pas reçu de réponse de leur part ? Finalement un des deux anglais faisait un signe de non. Je l’observais un court instant avant de me tourner vers l’autre.

« Et toi ? »

C’était celui-là don’t j’avais déjà abimé le genou. Et à ma grande surprise il parlait… Il connaissait Caldwell ! Enfin, il était temps que quelqu’un connaisse ce foutu militaire. Mais l’autre soldat l’interrompit, disant qu’ils ne pouvaient pas se fier à moi… Tiens donc ainsi il m’avait menti ? D’un geste vif et sec, je lui tranchait la gorge, avant de m’avancer vers le blessé avec le couteau.

« Et maintenant si tu ne veux pas terminer comme ton confrère, je me mettrais directement à parler si j’étais toi. »

« Il est à la tête de la Résurrection »

Résurrection ? C’était quoi ca ? L’attrapant par les cheveux, je lui tirais la tête en arrière, tout en caressant sa nuque avec le couteau. Perso torturer quelqu’un ne me faisait ni froid ni chaud. Mais j’avais apprit que c’était souvent l’unique et meilleure solution pour obtenir les informations qu’on voulait et cela le plus vite possible.

« Et c’est quoi cette Résurrection ? Qu’est-ce qu’il y fait ? Et ou est-ce que la localisation se trouve ? »

« C’est une base….une armée qui combat les machines… Il… s’occupe de la protéger… La localisation est tenu secrète…. »

Quoi c’était tout ? pendant tout ce temps il n’avait rien fait de mieux que de créer des unités pour combattre Ares ? J’avais du mal à y croire…. Après pourtant dix minutes de torture gratuite, j’arrivais à sortir plus rien de l’Anglais. Je soupirais et l’abattait. J’avais pour habitude de ne pas laisser de traces et de toute manière, il n’aurait pas survécu bien longtemps avec son genou. Je me mit à marcher, peu importe la direction. Ce fumier vivait toujours… Et comme d’habitude il avait même réussit à avoir un place haut placé… murmurant quelques injures en roumain, je contenais ma marche, lorsque soudainement au tournent d’une rue, je remarquais des… humains… Raaah !! J’étais tombé dans un nid ou quoi ! Pendant tout ce temps presque personne et tout à coup j’ai du mal à ne pas en croiser un ! Me planquant derrière un mur. Je reconnu le militaire et la fille ainsi que la chienne. Mais cette fois-ci ils étaient pas seuls. Il y avait trois autres personnes avec eux : deux hommes et une femme. *Même pour toi, ils sont trop nombreux…T’aurais du tuer le militaire et la fille lorsque t’en avais l’occasion.* Stupide voix de m*rde. Comme ci j’avais vraiment besoin de conseil.

Je maudissais déjà cette situation à l’avance. J’avais pourtant infiltré pas mal de groupes, j’avais pas eu du mal.. Mais tout ca c’était avant. Un passé que je ne voulais à vrai dire pas trop faire remonter à la surface. Mais c’était la seule manière de savoir si ils connaissaient cette Résurrection. Fermant un court instant les yeux, je sortais de derrière le mur et m’avançais vers eux. Dès qu’ils me remarquaient, je levais les mains en l’air, afin de leur faire comprendre que j’étais pas une menace… enfin si on veut !


« Bonjour… je peux me joindre à vous ? »

Rien que de prononcer ces mots, j’avais déjà envie de vomir. Non seulement ils étaient beaucoup trop nombreux, j’aimais pas avoir de la compagnie. Mais je devais bien m’y faire. *Allez Mirage… un peu de patience et puis tu pourrais tous les tuer si l’envie te prend.* J’observais le militaire ainsi que la jeune fille. Et oui, pas encore débarrassé de moi…. Je retournais ma tête lorsqu’un des autrichien prit la parole. Géniale de l’Anglais qui ressemble à rien… En plus je vais devoir tendre mon oreille pour les comprendre.

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MessageSujet: Re: Flug über eine Kuckucksnest [Terminé]   Sam 27 Nov - 15:56

Nan, il n'y avait pas beaucoup de passage dans le coin, du moins, c'était ce que lui avait dit l'autrichien au fort accent. Il lui raconta tout de même les quelques rencontres qu'il avait fait un couple de suisses qui cherchaient l'Eldorado, allez savoir ce que c'était ce machin, trois chinois dont il n'avait absolument rien compris à leur langues et qui parlaient le français, mais lui non. Sinon deux ou trois solitaires, mais depuis quelques mois, il n'y avait vraiment plus personne. Eux, cela faisait depuis que l'air était redevenu respirable qu'ils étaient là, trois ou quatre ans, il ne savait plus trop. Ils s'étaient cachés dans des grottes, bien profondes et dès qu'ils avaient pu sortir, ils étaient venu là, c'était un coin plus ou moins sympa et il n'y avait pas beaucoup de monde. Tout ça, O'Reilly le sut grâce à l'Autrichien, aidé d'un bon coup d'alcool fait maison qui lui brulait le palais, le militaire écoutait tranquillement. Tag était à ses pieds, le regard fixe sur celui qui parlait. Joan s'était un peu retranchée, à quelques pas, pas loin d'un bout de poteau qui tenait encore debout. Visiblement elle fouillait dans son sac, cherchant à avoir l'air occupé. Puis Tag changea de comportement en se redressant et pointant le bout de sa truffe à contre-vent, deux secondes après, la dame de tout à l'heure arriva.

« Bonjour… je peux me joindre à vous ? »

Le militaire inclina la tête, plus on est de fou, plus on rit, non? Quoi qu'il n'avait pas une tête à rire, il n'avait jamais une tête à rire. Enfin bref. L'Autrichien balança un truc dans sa langue, O'Reilly ne chercha pas à comprendre, c'était trop compliqué et tendit la bouteille d'alcool frelaté fait maison à la dame. Puis se tournant vers O'Reilly, comme pour reprendre la conversation, il ajouta:

- Y'a une semaine... Il y a un petit avion qui a... crashé, pas loin. J'ai entendu quand je coupais le bois pour la nuit... Y'a deux anglais qui sont venus... tout blessés, tout apeurés... Ils ont battu deux machines, on les a mis là-bas. Après ça, depuis, y'a des machines qui viennent tous les jours. Je pense que elles recherchent les hommes, non? Ils sont importants, les anglais?

O'Reilly ne savait vraiment pas. Est-ce que les anglais étaient importants? Peut-être. Peut-être ça signifiait que c'était là-bas qu'était la résistance, pour que les machines veuillent à tout prix mettre la main sur les deux pilotes anglais. Elles n'étaient pas bêtes au point de croire que c'était avec un petit biporteur que la race humaine ferait la guerre aux tas de boulons... Alors pourquoi voulaient-elles les anglais. Est-ce que sur l'île britannique il y avait un secret bien gardé? Hmm... A nouveau Tag le sortit de ses pensées quand elle fit le tour du militaire puis cavala vers un coin de rue. Joan dans le dos du militaire redressa la tête, suivant la chienne des yeux. O'Reilly fit de même avant de revenir sur l'Autrichien.

- Et les deux anglais, ils sont où?

L'homme baraqué haussa les épaules, se gratta la tête, visiblement embêté. La femme retourna dans la maison et le dernier homme, celui qui était resté pour le moment silencieux baissa les yeux. L'autrichien volubile reprit donc

- Je sais pas... Ce matin, un anglais a dit que les machines arrivent... J'ai pris tout le monde et je me suis caché dans les grottes, dans la valée au fond. Ca fait deux heures qu'on revient et les anglais... partis... Mais j'ai entendu coups de feu tout à l'heure, c'est peut-être eux...

O'Reilly laissa son regard inexpressif glisser sur la dame qui les avait attaqué dans l'église et qu'il avait vraisemblablement vu dans son viseur, mais ne dit rien. Si elle les avait tué, elle avait bousillé peut-être une des seules chances de trouver cette résistance. Rah, il replaça son regard sur l'autrichien avant que celui-ci se rende compte de quelque chose. De toutes manières, tout cela n'était que supposition.

- Mais c'est pour ça que je dis à vous de faire attention... Quand les machines rentrent pas, ils en renvoient d'autres... Hier, on a eu deux attaques... Aujourd'hui aussi... Il va faire nuit bientôt... Normalement, ils viennent la nuit... Il faut aller dans grottes...

Et comme pour parachever la sorte de peur qui s'installait, un vent frais nocturne les envouta quelques secondes, la luminosité déclinait, les oiseaux se turent, au loin le tonnerre se fit entendre, à moins que cela ne soit pas le tonnerre...
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MessageSujet: Re: Flug über eine Kuckucksnest [Terminé]   Sam 27 Nov - 16:40

C’était de la torture… Décidément je préférais vraiment me battre contre toute une armée de machines que de m’installer près de ce groupe. Mais j’avais pas le choix. Je m’asseyais, tout en gardant néanmoins chacun de ces personnes à l’œil. Bah quoi ? Je ne faisais confiance à personne, et d’ailleurs c’était surement ca qui m’avait tenu en vie si longtemps. Le sergent de toute à l’heure me proposait la bouteille, mais je déclinais l’offre poliment. Oh que non, je ne voulais pas boire. L’alcool diminua toutes les reflexes sans devoir dire qu’on devient souvent plus bavarde avec cette potion. Et même si il ne s’agissait que de prendre une gorgée ou deux, j’y tenais pas. Je me mit à écouter la conversation. Les Anglais important ? Oui surement… Ca pourrait expliquer pourquoi ce stupide Caldwell a réussit à se mettre à la tête de ces humains. Si la majorité de ces résistants étaient des anglais…..

« Est-ce qu’ils ont dit d’où ils venaient avant de s’être écrasés ? »

L’autrichien fut un signe de non. Mmm, j’aurais peut-être du les avoir laissé en vie… J’aurais peut-être su avoir plus d’informations… Mais bon c’était trop tard. Et ce n’était pas un drame, il y avait toujours d’autres moyens d’obtenir ce qu’on voulait. Le sergent posait une question et alors que personne savait vraiment la réponse à cette question, je sortis une cigarette. Faisant comme ci de rien était, après tout, je savais très bien ou ils étaient… Mais je pense pas qu’en disant tout ca, j’allais me faire des amis ici et obtenir des informations. Allumant la clope, mon regard s’arrêtait un court instant sur le sergent qui me regardait avant de retourner son regard sur l’autrichien. Est-ce qu’il se doutait de quelque chose ? Possible.. mais peu importe, si il pensait vraiment un danger, il ne m’aurait pas laissé approché de cette petite bande d’humains. Cette conversation commençait à m’ennuyer, mais je voulais pas directement utiliser le mot Résurrection. Fallait d’abord un peu plus gagner leur confiance ou quelque chose qui y ressemble. Néanmoins je ne sus réellement pas m’empêcher de sourire lorsque l’autrichien dit de faire attention… Ouais ouais… les machines sont terribles… ils causent la mort… et blablabla. C’était un ennemi comme un autre pour moi. D’ailleurs je trouvais l’être humain bien plus dangereux qu’une de ces machines. Les machines manipulent pas, n’utilisent pas de leurs sentiments pour rabaisser la méfiance des autres… Tout le contraire des humains. Je terminais ma cigarette lorsque soudainement le silence s’installa… J’observais les alentours, je m’étais relever. écrasant ma cigarette à terre, ma main se posait déjà sur mon arme. C’était une habitude, un reflex. Mon regard allait un court instant vers le ciel… Les premières étoiles commençaient à apparaître… mais pas de nuage… Et pas de nuage veut dire… pas d’orage possible. Après cette constatation dans ma tête, ca fut un reflex naturelle de sortir mon arme. Non non pas contre ces humains… mais sur une menace qui s’approchait..

« Je pense qu’on est mieux de partir d’ici… »

L’autrichien qui connaissait mieux les environs, qui semblait quand même connaître la menace que formait les machines, s’était déjà relevé. Appelant la jeune femme, qui sortit en quelques secondes de la maison. L’autrichien parlait en Allemand et bien sure, je ne prit même pas la peine de comprendre cette langue. D’ailleurs vu l’intonation et les mimiques il ne pouvait que parler d’une chose : les robots. Puis il se retournait vers eux, alors que la femme et l’autre homme s’éloignait déjà.

– Il faut aller se cacher dans les grottes.

Bah voyons… Se cacher…Pas des battants, ces autrichiens….. Enfin… Je me contentais de les suivre, sans dire un mot. Restant le plus à l’arrière possible, car je ne supportais pas avoir le dos tourné vers quelqu’un.

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MessageSujet: Re: Flug über eine Kuckucksnest [Terminé]   Sam 27 Nov - 17:36

Pour annoncer la fin en beauté, Tag cavala ventre-à-terre, droit vers eux, pour ne s'arrêter que près du militaire en position menaçante, mais sans un seul bruit. Il n'y eut que deux personnes sur le coup qui comprirent ce qu'il se passait avec la chienne. Joan et O'Reilly. Merde. Pas bon. Pas bon. Pas bon du tout. Quand l'autrichien proposa d'aller se cacher dans les grottes, il hocha la tête, sans un mot. Merde. Trois semaines sans une seule machine, et voilà qu'en deux jours, deux attaques... Mais il avait perdu un pari ou quoi? Sa main glissa sur ses côtes. Bon sang, il avait mal toujours, l'épaule ça allait, il n'avait plus rien, mais son flanc lui rendait sa respiration quelques fois difficile. Rah, ce n'était pas le temps de penser à ça. Le M16 toujours en place sous son gros sac-à-dos, il épaula le famas, c'était plus dangereux cette chose. Le fusil d'assault américain ne serait que pour faire des gros trous. Le français, c'était pour le sale boulot, sans parler que bientôt, comme il ferait nuit, seul son ordinateur de visée lui serait utile.

- Joan. Tu vas avec eux... Ne discute pas, bordel. Vous, vous montrez le chemin, je prends l'arrière.

Joan avait failli protesté, mais comme le temps manquait toujours quand il y avait des machines dans le coin, il avait réagi au moment où elle ouvrait la bouche. La jeune fille lui lança un regard de tueur, mais se mit à courir vers le petit bois, dans la direction qu'avait indiqué l'autrichien un peu plus tot. D'ailleurs, dans les paroles qui suivirent, O'Reilly s'était tourné vers le bonhomme volubile pour lui dire de filer aussi. Il ramassa un vieux sac-à-dos et poussa ses deux compatriotes vers le bois, suivant Joan. Tag resta sur les talons du militaire, alors que ce dernier allumait une nouvelle fois l'ordinateur. Avec ça, il pouvait différencier machine d'humain, en plus de Tag, mais maintenant, cela ne servirait que pour détecter les chaleurs corporelles. Il lança un coup d'oeil à la dame de tout à l'heure. Cette dernière visiblement n'avait pas envie de passer devant. Et bien soit, qu'elle fasse l'arrière aussi. Il prit le chemin suivant tous les autres, l'arme à la main, la chienne juste derrière, ce ne fut qu'une fois sous le couvert des arbres qu'il se retourna et pointa son arme dans la direction du village. Il balaya l'endroit, regardant simplement dans son viseur. Rien pour le moment. Doucement, son arme pointa vers le ciel, mais il n'y avait aucune chaleur corporelle et si jamais il y avait un transporteur, il était trop loin pour pouvoir le détecter.

Il reprit la course, son esprit militaire en marche. Pourquoi les robots attaquaient continuellement cet endroit-ci? Cela ne pouvait pas être une ressource quelconque, cela ne pouvait pas être un point stratégique... Alors quoi? Les anglais? C'était tout de même, d'après l'autrichien, la troisième attaque de la journée... Tout en y réfléchissant, le militaire courrait dans la forêt, avec le peu de visibilité, ce n'était guère évident de voir les troncs d'arbres, mais la forêt était assez espacée, il n'y avait que peu de chance qu'on se prenne un tronc en pleine face. Par contre, le terrain était très accidenté, et la côte se fit importante. Si bien que lors d'une trouée, il put voir le village, a bien cinq cent mètres, en léger contre-bas. A nouveau il pointa son arme. Il put voir cinq formes vivantes. Elles envahirent l'endroit, fouillèrent quelques maisons jusqu'à arriver à un arbre. Les deux corps ne donnait plus cette lumière dorée qu'il aurait dû avoir dans son viseur, ils étaient déjà refroidis... Puis alors que visiblement les cinq formes discutaient, ou pas, en tout cas, elles s'étaient immobilisées, quatre d'entre elles prirent le pas de courses et foncèrent droit sur eux, empruntant le même chemin. Merde.

Merde. Ne voulant pas parler, alors que les autrichiens et Joan étaient déjà loin, il indiqua à la dame une main levée, doigts écartés, le pouce rentré. Quatre. Puis se tourna vers Tag, il lui montra du doigt le chemin et indiqua de s'asseoir. Il se redressa et prit un chemin légèrement différent des quatre civils, il longea le chemin et s'arrêta contre le tronc d'un arbre suffisamment important pour cacher son corps entier. Tag alla d'elle-même prendre place en plein milieu du chemin, assise, face aux machines qui arriveraient surement bientôt. Ce n'était plus qu'un jeu de patience. Il retira son sac-à-dos doucement, le posant contre le tronc, fit de même avec le M16, s'il devait se battre, ça ne serait qu'avec son famas, mieux vallait garder quelques munitions pour plus tard.
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MessageSujet: Re: Flug über eine Kuckucksnest [Terminé]   Sam 27 Nov - 18:15

Suivant le militaire, je ne voulais pas passer à l’avant et cela pour des multiples raisons. Si il devait y avoir un combat, je devais être dans le feu de cette action. Suicidaire ? Pas vraiment… disons que c’était la seule raison de vie que j’avais, et la seule manière à canaliser ma haine et ma rage ainsi que mon chagrin. Me battre dans une forêt était pas trop à mon gout. Le territoire était loin d’être facile… Des pierres, des branches et puis il y avait cette côte…. Au moins on pouvait se cacher, mais fallait pas trop rêver non plus. Ces machines étaient mieux équipés à l’obscurité de la nuit que nous. A l’arrêt du militaire, je me planquais derrière un arbre. Ce ne fut que lorsqu’il montrait sa main, m’indiquant combien ils étaient, que je poussait ma tête un court instant contre l’arbre. Quatre… Deux chacun…Mon esprit évaluait la situation. Physiquement je me portais bien, la fatigue était loin de me consumer et l’envie de se battre s’était très vite emparé de mon être. Et avec l’effet surprise, ca devenait une bataille équitable.

Restant caché derrière l’arbre, je jetais un coup d’œil au militaire. Ca me rappelait faiblement mes années dans l’armée. *Mirage ! C’est pas le moment de repenser au passé !*. Rangeant mon arme, je sortais doucement mon Katana. Il fallait abattre le premier robot en vitesse, avec souplesse et par surprise. La meilleure chance était de me battre au corps à corps. L’obscurité dans la forêt n’allait pas m’aider à viser comme il faut, de plus je préférais ne pas prendre de risque. Ce n’était pas avec la première machine que je voulais déjà me faire des blessures…. *Allez… Saloperie…* Les pas machinales se firent entendre et mes mains se serraient plus fort sur mon Katana. *Patience… Attend qu’il soit à côté de toi pour l’attaquer… non pas encore…* Malgré toute mon expérience, je sentais l’adrénaline monter, mon cœur qui commençait à battre plus fort. Mais je n’étais nullement stressé… Non j’étais impatiente.*Pas encore… Attend encore un petit peu… * Je sentais que la machine n’était qu’à quelques pas de moi, retenant mon souffle, je fermais les yeux, attendant qu’il avance encore un peu plus.*Maintenant ! D’un geste félin, mon Katana allait droit en direction de la nuque de la machine. Je ne réfléchissais pas. Mes gestes étaient courts mais souples. Je l’avais endommagé mais pas assez pour le mettre hors combat. Je voyais les yeux rouges de la deuxième machine s’empresser dans ma direction. Me glissant entre les jambes du premier robot grâce à une roulade militaire, me relevant , je plantais mon Katana dans le dos de machine, lâchant ma rage sur toutes les files que je pouvais voir.

Deux mains m’attrapait par derrière, j’avais même pas remarqué que le premier robot était tombé à genoux, pour ensuite tomber raide mort à terre. Je me ramassais un tronc d’arbre en plein visage. Je grimaçais, mais n’eut pas le temps de me plaindre car une main métallique fonçait droit sur moi et je l’esquivait de justesse. La poigné du robot fut si puissant qu’il restait coincé dans l’arbre. Je ne voulais même pas m’imaginer quelle dégât ca aurait pu me faire si je l’avais pas esquivé à temps. Cherchant mon Katana des yeux, je maudissais l’obscurité.


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Jeremy O'Reilly
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MessageSujet: Re: Flug über eine Kuckucksnest [Terminé]   Dim 28 Nov - 6:06

Un court instant le militaire ferma les yeux. Il élimina toutes les pensées de sa tête, il se calma, il calma surtout les battements de son coeur qui frappaient sa cage thoracique à tout rompre à cause de la course dans la montée et parmi les arbres. Puis lentement il prit position la crosse du famas calée contre l'épaule droite, la main droite incurvée autour de la gachette, la main gauche soutenant le poids du canon, l'oeil droit dans le viseur. Il avait remercié le ciel, même s'il ne croyait pas en dieu, quand il avait découvert la cache de l'armée française dans les montagnes à la frontière entre l'Espagne et la France. Toute une artillerie pour para-commando. Exactement ce qu'il lui fallait. A l'école militaire, il avait appris toutes les armes des armées étrangères et il avait lu que le famas-félin était le meilleur de sa catégorie. Celui qui avait la meilleure précision à trois cent mètres et qui pouvait faire un trou de la taille d'une bille dans le casque d'un soldat, à cent mètres. Celui qui pouvait se démonter et se remonter le plus vite, simplement avec l'aide de deux pivots. Celui qui pouvait accepter les balles de l'OTAN, c'était à dire, ce qu'il trouverait le plus facilement, contrairement au M16 dont les munitions étaient bien différentes. Mais ce qui était de mieux sur le famas, c'était qu'il était adaptable. Et le famas félin s'appelait ainsi à cause de l'ordinateur portable spécial placé sur le viseur. Ce dernier était un peu plus gros, mais pouvait dévoiler ce qu'il visait sous une lueur grisatre, presque argenté. Cela n'avait rien à voir avec le monde en infrarouge, il y avait cette fonction, certes, mais il y avait aussi un petit plus, celui de voir l'ensemble de la structure, autant externe qu'interne. Un peu comme les rayons X des contrôleurs aériens. C'était ça le secret du félin, c'était pour ça qu'il préférait ce fusil et non pas le M16 contre les machines.

Et le ménage allait commencer. Plus calme qu'un chat dormant, il attendit, parfaitement immobile que les machines arrivent. Tag, sur le chemin, bien visible, se mit sur ses pattes, les oreilles levées. Bientôt. Un craquement. Un silence. Un souffle de vent. Deux formes vivantes apparurent dans l'ordinateur. Un craquement. Une nouvelle forme. Un murmure. Une dernière forme. La chienne gratta la terre, ce qui délogea un petit caillou qui dégringola la pente. Les quatre mastodontes se lancèrent à la poursuite de l'animal. Tag détala comme un lapin, fuyant les machines rapides. Pourtant, les quelques dizaines de mètres suffirent pour que O'Reilly ne vise et ne tire. La balle siffla, la machine tourna la tête dans la direction du bruit. Trop tard. CHAK. En plein front. Pas forcément morte. Il tira une nouvelle fois, cette fois-ci la balle traversa la trachée mécanique. Cela avait dû être assez, car le tas de boulons devint tas de boulons inutiles. La deuxième machine décida de passer en mode offensif et attaqua O'Reilly qu'elle avait repéré derrière son arbre. Le militaire s'empara de son pamas et visa la machine, mais il ne tira pas encore voulant être certain de ne pas gaspiller de munitions. La machine l'attrapa par le coup, le soulevant d'une simple main. Sans lacher le pistolet, le militaire se défendit, puis finit par lui balancer un coup de tatane dans son visage mécanique. Il eut soudain une idée, son pied, chaussé d'une grosse ranger taille 44 vint écraser le visage, forçant la machine a dévoiler son coup. Il tira trois fois dedans, pratiquement à bout portants. Les trous laissés firent la taille d'une balle de golf. Le militaire descendit sur le chemin, retrouva Tag avant de chercher la dame des yeux.
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MessageSujet: Re: Flug über eine Kuckucksnest [Terminé]   Dim 28 Nov - 13:56

Des branches… Pierres… Herbe.. mais aucun signe de mon arme. Je grognais de mécontentement. Et oui que voulez-vous, lorsqu’on est si solitaire que moi, on commence à montrer des actes digne d’un animal. Je du arrêter mes recherches, lorsque la machine avait débloqué son bras de l’arbre. J’esquivais le premier coup, le deuxième ainsi que le troisième, mais au quatrième coup, ma réaction avait été trop long. Je tombais à terre, suite au coup de la machine. Ma mâchoire me faisait mal, mais étrangement la sensation d’avoir mal me réjouissais. Enfin quelque chose que j’avais pas du mal à ressentir. Je rampais autour de l’arbre, m’accroupit et contre attaquais. Il ne me fallait que quelques minutes pour réaliser que j’étais condamnée à répéter le combat précédent. Chaque fois que je lançais un coup de pied, mon adversaire esquivait. Et il ripostait avec une efficacité bien plus supérieure à la mienne. Je m’étalais de tout son long sur le sol. La machine me releva sans douceur et entreprit de m’étrangler. La seule chose qui me sauva, ce fut de lui cracher du sang à la figure ; surpris ; la machine et un mouvement de recul et me lâcha. Profitant de l’instant de répit qu’il m’accorda tandis que je savourais le gout de mon propre sang, je m’enfonça dans les entrailles de la foret. Il n’y avait rien qui pouvait m’aider.

La machine se lança à ma poursuit et je n’eu pas le loisir de récupérer. Comme précédemment, je passais à l’offensive, le frappant sur le crâne avec une grosse branche d’arbre. Ca fut à peine si mon adversaire parut s’en apercevoir. Il m’arracha mon arme improvisée et la jeta au loin..J’étais forcée de me mettre sur la défensive. Je ne cessais de reculer et lui d’avancer, esquivant chaque coup. Mais j’eu l’impression que ma tête explosait quand la machine m’assena un revers si violent que je fus projetée un peu plus loin dans la foret. Pendant que je gisais sur le sol, haletante, la machine se rua vers moi. C’est à ce moment-là que mon œil tombait sur quelque chose qui brillait dans la lumière de la lune. Mon Katana ! Sous l’effet de la vue de mon arme, mon corps se remit en action. Esquivant un coup de la machine, je courais en direction de mon épée. Me laissant glisser sur le sol, le Katana se retrouvait très vite entre mes mains. *Maintenant on va pouvoir jouer selon les règles du jeu.* La machine s’avançait à nouveau droit sur moi, mais cette fois-ci j’avais plus de chance de l’abattre que précédemment. Ses mouvements étaient répétitifs, esquivant son coup, je me mit à genoux et frappa à plein fouet dans le genou de cette brute métallique. L’ayant à terre, mon pied le frappait directement en pleine tête avant que mon épée s’installa dans son cerveau. Je crachais sur la machine, avant de me retourner vers le militaire, qui avait à son tour réussit à se débarrasser des machines.

Rangeant mon Katana, je remis bien mes gants, avant de m’approcher du militaire. Je me demandais dans combien de temps des autres machines allaient être envoyés… Et pourquoi par ici ? Simplement pour les deux anglais ? Non.. ils étaient même pas gradés… Alors pourquoi ? Mais mes questions restaient sans réponse. Arrivé à la hauteur du militaire, j’attendis qu’il dise quelque chose ou qu’il se mit en route vers ces grottes.
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Jeremy O'Reilly
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MessageSujet: Re: Flug über eine Kuckucksnest [Terminé]   Lun 29 Nov - 13:55

Ah, mais ce n'était pas encore fini visiblement avec la deuxième machine. Autant que la première avait été quasiment décapitée par la balle homologuée OTAN, autant que la deuxième bestiole de fer résistait aux impacts. Néanmoins, elle mit quelques secondes avant de se reprogrammer et passer en mode auxiliaire, la tête déboitée, sur le côté, mais toujours active. O'Reilly avait foncé sur le chemin, espérant retrouver la dame en un seul morceau. Mais il n'eut pas vraiment le temps, ni les moyens de fouiller les environs du regard que déjà le tas de boulons lui avait sauté dessus, dans un saut silencieux et terrifiant. Il n'y eut que le jappement de Tag qui le fit pivoter sur ses talons, juste le temps de voir la masse incroyable lui tomber dessus. Son dos frappa le sol avec une intensité rare alors que les mains de la machine entouraient son cou. Généralement, c'est dans ses moments-là qu'on avait des pensées imbéciles et ce fut ce qui arriva. Le militaire eut l'impression que la machine ne voulait pas le tuer. Elle serrait oui, mais pas au point de lui briser les os de la nuque, juste assez pour le priver d'air. Fort de cela, le militaire se débattit, mais sans succès. Il fallut l'intervention de la chienne qui avait sauté sur le dos de la bête de ferraille et qui mordillait les fils pour que la machine lache l'homme. Ce dernier toussa incontrôlablement avant de reprendre une attitude offensive et il poussa de toutes ses forces la machine.

Tag fuyait les assaults des grands bras du monstre, mais déjà cette chose se retournait vers le militaire. Il attrapa son deuxième pistolet, à son autre cuisse, mais se ravisa. Non. Cela serait gacher ses munitions. Une nouvelle balle ne ferait pas vraiment de dégats, fallait arracher le reste des fils. S'engagea alors un combat à mains nues, pas vraiment égalitaire, mais le militaire se fit prendre dans une prise de l'ours et alors que la machine serrait indéniablement, appuyant sur les côtes froissées, le militaire termina son oeuvre en arrachant les derniers fils, plongeant les mains dans le cou de la boite de fer. La ferraille sans ordinateur de commande tomba, inutile sur le sol, tout comme O'Reilly qui s'effondra sous la douleur contre ses côtes. Là, si ce n'était pas cassé, il voulait bien manger son casque. Il se redressa, hâletant, râlant. Tag arriva à ses côtés et il lui gratouilla la tête. Ca semblait calme par là. Il n'y avait plus de bruit de pujilat. Peut-être la dame avait fini par se débrouiller elle aussi? Il retourna chercher son sac et sortit le tube à essai. Une lumière bleue, presque blanche illumina les quelques mètres autours de lui. Bon, au moins, il voyait un peu mieux. Sa main passa sur les côtes et une expression douloureuse passa sur son visage. Merde. Il allait galérer des jours pour que ça se remette en place. Il reprit son famas et descendit sur le chemin retrouver la dame.


- Il en reste un dans le village. Je m'en occupe.
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Sylena Mirage DeValian
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MessageSujet: Re: Flug über eine Kuckucksnest [Terminé]   Lun 29 Nov - 20:20

Ma tête me faisait atrocement mal du au coup violent de la deuxième machine, mais un coup en plus ou en moins sur la tête n’allait pas me rendre encore plus folle que je l’étais déjà. J’avais toujours mon propre sang en bouche, lorsque je m’avançais vers le militaire. Cette satané boîte de fer avait du me caser une dent. Pourquoi est-ce qu’il fallait toujours qu’on s’attaque à ma tête et à mon visage ? Ils ne pouvaient pas s’amuser avec mes côtés non ? M’enfin c’était peut-être pas plus mal, au moins c’était un reflex de protéger sa tête. Arrivé à la hauteur du sergent il me dit qu’il avait encore une machine dans le village et qu’il allait s’en occuper. Tiens et ensuite on va dire que c’est moi la suicidaire ! Mais décidément je n’étais pas la seule à adorer de massacrer ces boîtes de ferrailles. Quoi que je devais quand même avouer que me battre contre un humain donnait plus de satisfaction que de se battre contre une machine.

« Je vous le laisse. »

De toute manière, ma tête me faisait toujours terriblement souffrir et ce n’était pas le meilleur des états pour se battre. Alors si le militaire voulait s’occuper de cette dernière machine, il le pouvait. M’adossant contre l’arbre, je prit un antidouleur de la boîte de soins que je portais avec moi. Alors que le militaire s’avançait vers le village, je me restais à l’écart. M’arrêtant à l’entrée de la foret, je me hissais dans un des arbres. Un peu de repos ne pouvait pas me faire du mal. De plus, si le militaire survivait sa bataille avec la machine, j’allais directement le repérer. J’aurais très bien pu aller en direction des grottes, mais quelque chose me dit que ce n’était pas si facile à retrouver. Après tout si les machines ne les avaient pas retrouvés dans les grottes, c’était qu’ils étaient bien cachés. Et la meilleure chose pour retrouver cette bande de survivants était surement de rester près de ce militaire. Après tout la chienne allait très vite repérer les survivants. Fixant mon regard en direction du village, j’essayais de voir ce qu’il s’y passait. Et heureusement que c’était pleine lune, car sinon je n’aurais surement pas remarqué la machine et la silhouette du militaire. Examinons donc ce qu’il avait dans le ventre.

Après un court moment j’eu marre de ne rien faire, rester assise et attendre que le maux de tête passe, n’était pas réellement quelque chose qui était fait pour moi. Du coup, je finis par me laisser glisser en bas de l’arbre, m’avançant doucement vers le village, néanmoins je restais à l’écart de la bataille. Oh, la machine m’avait très vite repéré, mais il était trop occupé avec le militaire. Il devait surement se dire qu’après ca serait mon tour. Et peut-être qu’il avait raison… Après tout, cela dépendait des atouts de ce sergent. M’appuyant contre le mur d’une ruine, j’examinais le combat. Ca pouvait être irritable de savoir que je restais planté là, alors que j’aurais pu l’aider. Mais je n’étais pas le genre de fille à jouer à l’héroïne et encore moins de prêter de l’aide sans qu’on me l’ordonne ou demande. Sortant mon paquet de cigarettes, j’allumais une clope avant de poser mon regard sur le militaire et la machine.

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MessageSujet: Re: Flug über eine Kuckucksnest [Terminé]   Mar 30 Nov - 17:26

Le militaire s'attendait à une pareille réaction après tout, il était là pour ça, non? C'était le pourquoi de son devoir en tant que militaire. Il dégringola la petite pente, Tag sur ses talons, sans aucun reproche ou remords. Sa côte le faisait souffrir le martyre, mais il n'avait pas le droit de laisser une seule machine en paix. Arrivé à la lisière du petit bois, il déposa son sac à dos, laissa le tube à essai lumineux dans une pochette opaque. Il allait devoir y aller avec seulement la chienne et son famas. Pas le temps de panser sa côte, il serrerait les dents. A nouveau, il prit le pas de course, discrètement, bien que la machine avait dû l'entendre venir. Il parvint jusque dans l'ancienne rue principale. Tag scrutait les environs, mais ne semblait pas sur ses gardes. Merde, il était où le tas de boulons? Il continua d'avancer, le soleil avait disparu complètement derrière l'horizon, les étoiles brillaient et le monde était devenu noir et gris. Soudain Tag s'immobilisa, méfiante. O'Reilly fit de même, espionant les ombres. Il n'avait pas le droit de perdre il ne pouvait pas laisser Joan toute seule. Il épaula son fusil près à la confrontation. Soudain, il tomba sur le ventre un poids incroyable sur le dos. Tag aboya avant que le monde devienne tout noir.

La machine loin d'être bête s'était cachée sur un tot, dans une ombre. Tag n'avait pas pu la découvrir. Quand O'Reilly reprit ses esprits, il était en train de se faire tirer par le pied sur le sol. Ses instants militaires se réveillèrent en sursaut, il attrapa son couteau suisse, se redressa et enfonça la lame dans le poignet de son kidnappeur. Incapable d'utiliser sa main, le robot s'immobilisa et lacha le militaire. Ce dernier se redressa sur ses pieds, en position de défense. Il n'avait pas beaucoup d'option de toutes façons. Son famas était... quelque part, son pamas ne lui servirait à rien et il avait laissé son M6 contre l'arbre. Donc solution: couteau suisse. Il allait morfler... Pour parachever le tout, la machine sortit un couteau de chasse, une dent de T-rex, 30 centimètres facile. Une moue mécontente parcourut les traits du militaire. Le tas de ferraille était passée en mode offensif.

- C'est pas juste!

Le robot fondit sur l'homme et le militaire usa de toute son agilité pour éviter le tranchant de la lame. Il réussi à maintenir le rythme pendant une bonne minute mais il se sentit perdre en rapidité, alors que la machine ne fléchissait pas. Le tas de boulon parvint à enfoncer son poing dans le flanc déjà souffrant du militaire qui lacha un cri de douleur. Le couteau de la machine fendit l'air et taillada le visage de l'humain. Il tomba sur le ventre, sonné. La chienne aboya une nouvelle fois et quelque chose fut envoyé en l'air. Cela atterrit dans un bruit métallique juste à côté de lui. Un couteau à cran d'arret, made in USA. La garde typique des commandos américains. Un couteau? Non! SON couteau. Ni une, ni deux, il le ramassa, se retourna et chargé d'énergie, il fonça sur la machine. Il fallut plus d'une minute avant que la chose de métal s'étale à terre, des fils partout. Rah, qu'il aimait son couteau. Il s'écroula à terre, hâletant, les côtes en feu. Le militaire toussa énergiquement et d'une manière bien incontrôlable. Joan apparut avec Tag dans la rue. O'Reilly fit une moue désaprobatrice, mais ne dit rien. La jeune fille sortit un paquet de cigarettes et lui en tendit une. Il soupira mais l'alluma.

- T'as une sale tête.
- Un canif contre un sabre, c'est pas équitable.

Il se passa la main contre la joue. Ah! Merde, mais ça piquait! Il devait avoir une bonne estafilade maintenant. Il se redressa, assis par terre. Le militaire retira sa veste, son t-shirt. A la lumière du tube à essai de Joan, il put voir que tout son côté était bleu. Et merde, il allait en chier pour plusieurs jours. Sa respiration était déjà difficile.

- Et là, ça fait mal?

Joan venait d'enfoncer ses doigts dans son flanc. O'Reilly grogna, ouai, ça faisait plus que mal. La jeune fille balança un truc du genre "mauviette" alors qu'elle fouillait dans son sac. Elle sortit un bandage et entreprit d'enserrer au maximum la cage thoracique du militaire. Ce dernier sortit la baballe rose de sa poche et Tag courut pour aller la rattraper.

- Hey d'abord, pourquoi t'es pas restée dans la grotte?
- J'parle pas la langue...
- Je t'avais dis de pas bouger de là.
- Et tu m'avais dit que tu viendrais!

Elle lui balança la gourde d'eau à la figure et il la rattrapa in extremis. Bon, d'accord, elle avait raison, sans son intervention, il serait probablement mort à l'heure qu'il était. Il versa un peu d'eau dans une gamelle et trempa un linge plus ou moins propre pour se le coller sur le visage. Rapidement le torchon blanc devint rouge. Sans le sang, il avait une jolie coupure du coin de la jugulaire, jusqu'au milieu du front. Cela avait été un miracle que la machine lui aie manqué l'oeil. Bah, dans quelques jours, il n'y aurait plus rien... Pas la peine de mettre des pansements... C'était pas si terrible.
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Sylena Mirage DeValian
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MessageSujet: Re: Flug über eine Kuckucksnest [Terminé]   Mer 1 Déc - 18:49

Protéger les gens n’était plus du tout mon métier. Sauver des civils, les protéger et tout ce blabla, avait touché à sa fin lorsque j’étais devenu mercenaire. Bien que cette envie de sauver les gens m’avait déjà délaissé pendant plus longtemps que ca. Lorsque je me décidais enfin de bouger de la foret, m’exposant à la bataille sans pour autant y participer. M’adossant contre un mur, je regardais tranquillement le combat. Il se débrouillait pas mal… Enfin c’était avant que la machine commencait à voir l’utilité de viser les côtés du militaire.. Je grimaçais car je pouvais bien m’imaginer la douleur qu’il devait ressentir, mais aucun cheveu sur ma tête qui pensait à l’aider. M’adossant contre un mur, je voyais l’adolescente accourir à son héro. Et bah… Sacré équipe. Finalement le jouer à la solitaire manquait un peu au militaire. Car si cela n’avait pas été pour la jeune adolescente, il aurait surement craché son propre sang à terre. L’arme jeté par la jeune fille en main le militaire finit par achever la machine. Et bien il en était temps ! Passant une mèche derrière mon oreille, j’observais toujours la scène. Le militaire qui était blessé, la fille qui essayait de le soigner et finalement la chienne qui allait chercher la balle rose…. Pff quelle bande ceux-là ! Finalement marre d’observer et d’attendre dans l’ombre, je m’avançais vers eux.

« Très beau portrait de famille… Par contre le combat n’était pas trop ca. Faut plus protéger son flanc droit, surtout si on est déjà blessé avant de commencer un combat, sergent.»

Tirant un bon coup sur ma cigarette, je laissais échapper la fumée de mes lèvres avant de poser mon regard à nouveau sur le militaire. J’ignorais le nom du militaire et même si je l’aurais su, je ne l’aurais jamais appelé par son prénom. Je n’appelais que très rarement les gens par leur prénom. Les appeler par leur rang ou encore par leur nom de famille m’empêchait en quelque sorte de créer un lien trop personnel, de créer une certaine distance. Puis l’appeler soldat alors qu’il avait un rang plus haut, serait un peu mal placé, même de ma part. Après tout j’avais été dans l’armée et ayant été élevé par un militaire, cette hiérarchie était comme tatoué dans mon cerveau.

« Bon, et si on allait retrouver ces autrichiens ? »

Rester ici serait stupide, même si pour l’instant il n’y avait plus de menace, cela ne voulait pas dire qu’il n’y avait pas d’autre machines dans les parages. Et tant que les machines n’avaient pas ce qu’ils voulaient, ils allaient revenir sans cesse. Tiens un peu comme moi ! Une fois que j’ai quelque chose en tête, je vais jusqu’au bout, quitte à y laisser ma vie. De toute manière j’avais déjà tout perdu, perdre la vie n’était surement rien face à tout ce que j’avais déjà perdu. Je les regardais, attendant une réaction. Au pire, si ils décidaient de rester ici, je pouvais toujours partir moi-même à la recherche de ces autrichiens. Ils ne devaient pas être si difficile à trouver. Examinant le militaire, plus précisément l’uniforme qu’il portait.

« Combien de temps est-ce que vous avez été dans les commandos ? »
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MessageSujet: Re: Flug über eine Kuckucksnest [Terminé]   Mer 1 Déc - 20:50

'Taaiiiin, il se faisait vieux pour ce genre de choses... Combattre, c'était sa passion, en territoire ennemi, hostile aussi bien climatiquement qu'humainement, ce n'était pas un problème, mais là, fallait avouer que les machines dépassaient les bornes. Elles étaient sans vie, n'avaient pas besoin de repos, n'avait pas d'état d'âme et visait comme le meilleur des sniper. Une fois le tout pansé, il fit quelques mouvements de bras, histoire de voir comment ses côtes réagissaient. Merde, il allait souffrir pendant plusieurs jours avec tout ça. Tant pis. Tag se roula à terre et entreprit de machouiller la baballe. Ce n'était ni pour la remercier, ni pour la laisser jouer, à vrai dire, c'était pour faire garder le moral au militaire. Il n'aimait pas chasser le tas de ferraille, il avait l'impression d'être une bête. Mais voir la chienne s'amuser d'un rien, c'était le cas de le dire, cela lui permettait de se rappeler qu'il n'était pas tout seul et qu'il avait du monde à protéger. Avec Joan, c'était différent, elle était sauvage, malgré le bon nombre d'années qu'ils étaient ensemble. Enfin bref. La chienne redressa la tête et O'Reilly suivit le mouvement. Ce fut à ce moment-là que la dame de tout à l'heure approcha.

« Très beau portrait de famille… Par contre le combat n’était pas trop ca. Faut plus protéger son flanc droit, surtout si on est déjà blessé avant de commencer un combat, sergent.»

Portrait de famille? Le militaire arqua un sourcil et son regard se perdit un moment sur Joan. Ah bon? Famille? Eux deux? C'était vrai qu'il la considérait comme une gamine, et qu'il devait la protéger, mais... une famille? Bah, la dame devait juste dire ça comme ça, peut-être. Joan s'écarta. Elle alla jouer avec Tag, un peu plus loin, craignant la dame, ne voulant être regardé, d'ailleurs, elle se cacha derrière un mur à moitié détruit, assise par terre. Le militaire n'y fit pas attention, son attention de retour sur la dame.

- Bah, je suis pas Superman non plus.

Nan, c'était vrai. Il était peut-être un militaire depuis plus longtemps qu'on ne le pensait, mais c'était pas Rambo. Il cracha la dernière bouffée de cigarette avec un rictus de dégout. C'était franchement pas bon, cette connerie, mais au moins, ça faisait ça en moins dans les poumons de la jeune fille qu'il trainait avec lui. Il y eut un moment de silence, la dame semblait dans ses pensées. O'Reilly ne chercha pas à la déranger. Finalement, elle se décida à bouger, proposant d'aller retrouver les autrichiens. Le militaire inclina du chef et renfila tout son barda. Vêtements, gilet par balle. Il alla même récupérer son famas, un peu plus loin. Fort heureusement l'ordinateur sur la visée n'était pas endomagée, au moins, il pourrait s'en resservir plus tard. Il l'épaula alors que la dame lui parla.

« Combien de temps est-ce que vous avez été dans les commandos ? »

Il leva sur elle un air froid et sans émotion, pourtant à l'intérieur, il était bien surpris. A vrai dire, elle avait dû voir son tatouage à l'épaule, ainsi que son uniforme, le même qu'il avait depuis bien des années maintenant. Il finit par hocher la tête.

- J'ai servi onze ans dans les commandos avant Ares.

Il remballa ce qui avait été déranger du sac à dos de Joan avant de, sans un mot, frapper contre sa cuisse du plat de la main. Tag bondit à ses pieds. Joan finit par se lever elle aussi et retrouver son sac ainsi que son tube à essai scellé qui brillait dans la nuit. Le militaire reprit la baballe et la rangea avant de prendre le chemin du retour. D'abord récupérer son sac avant toute chose. La nuit s'était bien installé et c'était Joan qui ouvrait la route, la seule avec une lumière potable permettant d'éclairer le chemin. Une fois son M16 dans son dos et le sac à dos à sa place et après une bonne grimace bien douloureuse, mais pourtant sans se plaindre, il sortit lui aussi un tube à essai qui éclaira immédiatement en doublon le sous-bois.

- Et vous, quelle armée?

Il n'était peut-être pas un grand penseur, mais fallait pas non plus être très intelligent pour comprendre que la dame elle aussi avait servi une armée, que cela soit aux Etats-Unis ou ailleurs. Elle avait reconnu son grade, elle avait même pu reconnaître l'insigne des commandos spéciaux des Marines américains. Le militaire n'attendait pas forcément une réponse, mais c'était mieux que rien pour combler le vide alors qu'ils grimpaient une deuxième fois la côte derrière Joan et Tag.
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MessageSujet: Re: Flug über eine Kuckucksnest [Terminé]   Mer 1 Déc - 22:33

- Bah, je suis pas Superman non plus.

Oui, ca c’est sure. Il avait semblé surprit lorsque j’avais parlé de portrait de famille. Quoi ? Est-ce qu’il ne se rendait même pas compte de son comportement envers la jeune adolescente ? Et comment cette dernière s’était attaché à lui. Pas besoin d’être psychologue pour voir ca. C’était comme le nez au milieu du visage. Suite à ma proposition d’aller rejoindre les autrichiens, le militaire hochait la tête et se relevait péniblement. Mon regard allait ensuite vers l’adolescent qui semblait me fuir comme de la peste. Elle devait surement se méfier et avoir peur de moi… Et elle avait bien raison ! Portant par la suite mon regard sur le sergent, j’essayais de me souvenir de mes connaissances militaires, afin de savoir à quelle unité il avait appartenu avant 2012. Et ca ne durait pas très longtemps pour que mes connaissances remontent à la surface.

Ainsi donc il avait servit onze ans… Plus que moi. Mais cela ne voulait rien dire, j’avais quitté l’armée pour devenir agent du gouvernement et mes entrainements n’avaient fait que de se multiplier. Je commençais à marcher, le regard sur la chienne et l’adolescente qui marchaient plusieurs mètres devant nous. Marcher en silence ne me dérangeait pas du tout. Mais je tournais légèrement ma tête vers le sergent lorsqu’il me demandant dans quelle armée j’avais servit. Perspicace notre sergent. Car le seul signe que je portais aujourd’hui encore sur moi était la chaine avec mon matricule. Mais je doutais fort qu’il avait remarqué ca. Quoi que… on ne sait jamais. Un court silence s’installait avant que je finis par répondre, mon regard fixé sur les deux silhouettes devant nous.

« Forces terrestres des forces armées roumaines. »

Marchant sur la colline, mon regard se portait sur les rochers, derrière laquelle l’adolescente et la chienne disparaissait. Ils étaient surement presque qu’arrivés aux grottes. Malgré tout, je restais très attentive à l’environnement. Ma main était reposée sur mon arme, question de précaution mais aussi par simple habitude.

« Ou est passé votre unité ? »

Peut-être qu’il n’avait pas été avec les autres soldats pendant la catastrophe, ou alors ils étaient tous morts dans la catastrophe. Je ne savais même pas pourquoi je posais cette question, surement pour attarder notre arrivée aux grottes. Car même si c’était mon idée, cela ne me réjouissait pas trop de me retrouver dans un petit troupeau d’humains.
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MessageSujet: Re: Flug über eine Kuckucksnest [Terminé]   Jeu 2 Déc - 14:54

Armée roumaine... Comme une machine, son cerveau fonctionna automatiquement. Sa propre formation l'avait poussé à connaître la majorité des armées de la planète, mais c'était il y a si longtemps, s'en souviendrait-il? A quoi bon? Le monde était fouttu de toutes manières. Pourtant, cela ne l'empécha pas d'y réfléchir. L'armée roumaine était reconnue pour ses MIGs, venu tout droit de l'ancienne Union Soviétique. Si les russes pouvaient faire du bruit avec leur Hind, le meilleur hélicoptère qui soit, le MIG n'avait rien à envier. L'avion de chasse était une bête, puissante, méchante et difficilement repérable. Les MIG étaient la plaie des américains. Le militaire hocha la tête, prenant en compte ce qu'avait dit la dame. Les roumains étaient une bonne armée, il avait eu raison, d'ailleurs, elle s'était bien défendue contre ses deux machines.

Le chemin sinuait et grimpait véritablement maintenant, Joan était à quelques pas de là, suivie par Tag, mais déjà elle était à quelques mètres plus haut. Les pins laissaient place à des gros rochers, surement le haut de la colline. Ses côtes le martyrisaient, mais il ne montra aucun signe de fatigue, gardant le rythme avec les deux jeunes femmes et la chienne. Arrivé tout au sommet de la pente raide, O'Reilly se retourna et observa les environs. Il n'y avait pas une lumière visible. Absolument rien. D'accord, il se trouvait dans un pays assez accidenté, mais pas un feu de camps, pas une lampe de poche, rien du tout qui n'indique la présence d'humain quelques part dans le coin. Son regard se déplaça là où il avait laissé le Hind, justement, de l'autre côté de la petite vallée dans un champ. Bah, il ne pouvait pas le voir, vu la nuit quasi-impénétrable qui régnait, mais il était visiblement toujours là. Ils pourraient partir demain, à moins de trouver de l'essence dans le coin, ce dont il doutait royalement.

« Ou est passé votre unité ? »

Le militaire haussa les épaules. Qu'est-ce qu'il en savait. Depuis la catastrophe d'Era, il ne savait absolument pas. Il avait été en permission spéciale pour retrouver sa fiancée, alors son unité. Probablement en Afghanistan ou en Irak, à condition que la météorite n'aie pas tout détruit. Peut-être avaient-ils survécu et qu'ils avaient voyagé, tout comme lui. Où ils étaient... Aucune idée.

- On était en Irak, j'ai eu une perm, je suis rentré au pays et Era est tombée.

Il avait dit ça platement, comme si cela coulait de source. Puis le militaire lacha l'horizon noir des yeux pour se diriger à nouveau vers la grotte, guidé par son tube à essai luminescent. Joan se tenait là, tranquille, mais presque invisible, son regard sauvage posé sur la dame. Tag était passée devant et les guidait dans les profondeurs. Le sol devenait même glissant. Maintenant qu'il savait qu'elle était dans l'armée, ça le dérangeait afreusement de ne pas savoir comment l'appeler. Hors de question qu'il la surnomme, ou qu'il utilise son patronyme. Gravé dans la chair, il avait l'habitude d'user des grades militaires. Et comme visiblement la dame en avait fait partie, raison de plus pour utiliser son titre.

- Quel grade? Je veux dire, quand vous étiez dans l'armée.
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Sylena Mirage DeValian
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MessageSujet: Re: Flug über eine Kuckucksnest [Terminé]   Jeu 2 Déc - 15:59

Il avait eu une permission pour retourner au pays, alors que son unité se trouvait encore en Irak, peu de temps avant qu’Era tombe. Du coup, il ne savait pas si ses hommes étaient encore en vie ou pas. Je l’observais un court instant. Me demandant ce que j’aurais ressenti à sa place. Mon équipe avait été abattue, il y a à présent pas mal d’années. Mais au moins je savais qu’ils étaient morts, je ne vivais pas dans le doute. Mais peut-être que le militaire ne s’était pas autant attaché à son équipe que moi j’avais fait. Pour moi, ca avait été la première réelle famille et la seule que j’avais jamais eu. Ce n’était surement pas comparable pour la majorité des soldats. Je continuais à marcher, rentrant dans les grottes. Je devais avouer qu’avoir une certaine lumière aidait beaucoup. Alors qu’on avançait de plus en plus, je me demandais jusqu’ou on devait aller pour trouver ces deux hommes. Finalement ils avaient été plus intelligents que j’aurais cru, se cacher si loin dans une grotte… Normale que ces machines ne les avaient pas encore repérés. Faisant attention ou je mettais les pieds, je gardais mon regard fixé sur le sol lorsque le sergent se remit à parler. Quel grade… Ca faisait si longtemps…. C’était carrément une autre vie. Mais comme il nous était difficile d’oublier notre propre nom, il était également presque impossible d’oublier notre grade. Certaines choses restes gravés dans notre mémoire, qu’on le veuille ou non. Je cherchais dans ma mémoire le mot correct de ce rang, j’aurais très bien pu le dire dans ma langue maternelle, mais je doute fort qu’il sache le parler. Inconsciemment ma main allait vers le matricule autour de ma nuque, cherchant toujours le mot correcte. Caressant les chiffres avec le doigt, ma mémoire avait fini part trouver le mot. Et je remit la chaine en dessous de mon haut avant de répondre, après un certain silence.

« Je pense que dans votre langue on l’appelle… aspirant. »

Pas très sure, mais je pensais bien que c’était correcte. Puis peu importe, aujourd’hui je ne l’étais plus. J’avais abandonnée le rang, l’uniforme lorsque j’avais décidé de quitter l’armée. Le couloir devenait plus étroit, mais au but je pouvais remarquer une petite lumière. Cela devait surement être les autrichiens. Continuant le chemin à l’aide de la lumière que donnait le tube d’essai du sergent, on finit par tomber face à face avec les autrichiens. Ils semblaient contents de nous voir vivant… Mais je ne partageais pas du tout le même sentiment. Je fus une grimace qui devait ressembler à un sourire, avant de jeter mon sac un peu plus loin dans la grotte. Nullement envie de m’installer autour de leur petit feu de camp et de faire comme ci on était les meilleurs amis du monde. Je me laissais tomber sur le sol froid et les observais. Pour l’instant j’allais me contenter d’écouter leur stupides paroles et leurs discussions sans sens. Par la suite… Bah on verra bien.
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Jeremy O'Reilly
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MessageSujet: Re: Flug über eine Kuckucksnest [Terminé]   Jeu 2 Déc - 17:20

Il y avait pas mal de cul de sac, de tunnels qui partaient dans tous les sens, heureusement que Joan était là pour les guider, et que Tag aussi d'ailleurs, car la jeune fille hésita plusieurs fois, mais à chaque fois la chienne retrouva la bonne direction. La dame lui dit qu'elle était aspirant. Machinalement le militaire se redressa, droit comme un "i". Aspirant voulait dire officier, officier voulait dire supérieur et supérieur voulait dire autorité. Il la verrait d'une autre manière maintenant. Lentement, il hocha la tête, continua sa marche et ne dit plus rien. Finalement, ils parvirent après plusieurs longues minutes à faire attention où ils mettaient leur pied, jusqu'à la petite caverne bien camouflée des autrichiens.

- Aaah, je croyais vous morts!

La caverne n'était pas bien grande, dire qu'ils avaient passés près de dix ans dans ce trou à rat... Pff, il ne pourrait pas faire ça. Il y avait quatre lits de camps dont un vaguement rangé sur le côté, une petite table visiblement construite avec quelques rondins de bois et dans les alcoves de la caverne, tout un tas de victuaille. Les seules sources de lumières était le petit feu qu'ils avaient allumé, mais le militaire put voir qu'ils avaient installé un petit réseau de lampe électrique, le générateur fonctionnait tout de même, on pouvait l'entendre tousser. Surement une éolienne dehors ou bien un moulin avec une source souterraine. O'Reilly ne pouvait pas vraiment dire. Joan, à la vue des trois autres trouva cachette dans le dos du militaire, à choisir entre trois personnes et une dame, autant prendre la dame, quoi que. Bref, O'Reilly s'avança près du feu et retira son sac à dos. La femme autrichienne s'approcha pour venir soigner sa belle balafre sur le visage, mais il la remercia avant de la repousser.

- Vous avez vécu tout le temps ici?
- Oui, les tunnels continuent loin. Pendant la guerre, surement. Je sais pas. Mais gaz poison vient pas par ici. Profond.
- Et les provisions?
- Ah, usine conditionnement, à trois kilomètres. Au Luxembourg, pas loin. Très grande usine, mais depuis deux ou trois ans, tout pillé.


Et merde... Peut-être qu'il pourrait trouver de l'essence, plus ou moins rafinée, c'était mieux pour l'hélicoptère. Vu que les autrichiens avaient farfouillé les lieux, peut-être avaient-ils vu une station service dans le coin? Le militaire réfléchit longuement. Joan s'était installée un peu plus loin, dans un coin, et Tag restait avec elle, elle tournait pratiquement le dos, bien qu'on pouvait être sûr et certain qu'elle gardait un oeil attentif à la scène.

- Ici, on est bien, ici, chez nous.
- Il y a une station service dans le coin?
- Non... Non... Ici, tout perdu, juste usine de euh... ciment.
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Sylena Mirage DeValian
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MessageSujet: Re: Flug über eine Kuckucksnest [Terminé]   Jeu 2 Déc - 17:51

- Aaah, je croyais vous morts!
« Il faut plus que quelques machines pour ca… »

Ca avait été trop fort, j’avais encore du dire ce que je pensais. Mais peu importe, j’allais me mettre dans un coin et j’observais la scène tout en écoutant. Provisions…Usine… Pillé… pourquoi est-ce que j’avais l’impression de perdre mon temps ? S’ils étaient restés pendant toutes ces années dans ce trou à rats… ils ne savaient surement rien de cette base. Quoi que… peut-être qu’ils avaient parlés à d’autres survivants. Je soupirais doucement, posant ma tête contre le rocher, je fermais les yeux, tout en écoutant leurs paroles. Ici chez nous… Oui oui très chaleureux comme endroit…Station de service. J’ouvrais les yeux. Pourquoi est-ce qu’il voulait trouver de l’essence ? C’était bien ce qu’il avait dit à leur première rencontre non ? Je l’observais un court moment avant de prendre la parole.

« Pourquoi est-ce que vous avez besoin de l’essence, sergent ? »

Bon je commençais à avoir marre d’être ici, d’être parmi les gens et de ne pas obtenir ce que je voulais. Finalement l’attente n’était pas trop mon truc. Je me relevais et m’approchais du feu, tout en restant néanmoins à un certain écart de cette petite bande. Croisant mes bras, mes yeux allaient d’une personne vers une autre pendant que je posais ma question.

« Est-ce que quelqu’un d’entre vous connaît la Résurrection ? Ou en a entendu parler ? »

Ils semblaient être surprit par ma question. Quoi encore ? Qu’est-ce que j’avais encore dit de mal ? Vu qu’aucun semblait prendre directement la parole, j’y ajoutais.

« Vous êtes ici depuis tout ce temps… les anglais sont passés… et d’autres survivants ont également du passer par ici… Alors vous n’allez quand même pas me dire que vous n’avez pas entendu parler de la Résurrection. »

Ca fut la jeune femme qui se mit à parler, et je retournais mon regard vers elle.

- Si.. Mais on ne sait pas ou elle se trouve… ni si c’est la vérité… Elle est cachée des machines, un peu comme nous. Ils mènent une bataille contre Ares.

Vérité ? Oui aucun doute, la femme en face de moi hésitait peut-être pour trouver ces mots, mais ses paroles confirmaient ce que je savais déjà. Une bataille contre Ares… Ca voulait dire que les robots les voulaient morts à tout prix et ce qui expliquaient pourquoi les anglais étaient si précieux. Ils espéraient surement avoir des renseignements à propos de la base. Je n’aurais pas du les tuer aussi vite ! Jurant intérieurement je me retournais, grattant ma nuque. Et maintenant ? Vérifier si les cadavres n’avaient rien sur eux ? Mouais… Ils étaient pas si stupides que ca, j’allais pas trouver une carte avec la localisation de cette base… Mon esprit s’illuminait et je me retournais vers eux.

« Vous avez dit qu’ils s’étaient écrasés avec un avion ? Il se trouve ou ? L’avion ? »

« A un kilomètre de la ville à l’ouest… Mais il est complètement détruit… impossible de le faire refonctionner. »

1kilomètre Ouest de la ville. Je m’étais à nouveau approché de mes affaires, épaulant mon sac à dos, j’allais chercher cette avion. Peu importe qu’il faisait nuit et qu’il y avait des patrouilles d’Ares dehors. Au moins j’aurais quelque chose d’utile à faire et non rester autour de ce feu de camp à parler de conneries.
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MessageSujet: Re: Flug über eine Kuckucksnest [Terminé]   Ven 3 Déc - 19:07

« Pourquoi est-ce que vous avez besoin de l’essence, sergent ? »

Le militaire tourna la tête vers l'aspirant. D'ordinaire, il aurait répondu au tac-o-tac, mais là, c'était pour quelque chose qui ne la regardait pas du tout, du moins, si, mais pas vraiment. Disons qu'en tant que militaire et vu le charactère qu'elle avait démontré en fin d'après-midi, elle était prête à tuer pour tout et n'importe quoi, surtout n'importe quoi, aussi mieux valait la fermer au sujet de l'hélicoptère. Le Hind était à lui, c'était son ticket d'entrée à la base des résistants, il ne permettrait pas qu'on le lui vole. Il ne pouvait d'ailleurs qu'émettre la probabilité qu'elle sache le piloter, mais mieux valait ne pas prendre de risque, il n'avait aucune envie de se prendre une balle dans la tête, il en avait déjà assez vu, surtout avec ce qui s'était passé pas loin de l'arbre. A savoir si c'était elle qui avait tiré, il ne pouvait pas en être certain, mais il se doutait bien. Quoi que techniquement il s'en fichait bien, il aurait bien voulu parler avec ces anglais, peut-être qu'ils savaient où se trouvait la résistance...

« Est-ce que quelqu’un d’entre vous connaît la Résurrection ? Ou en a entendu parler ? »

L'aspirant s'était relevé et approché du feu, Joan l'observa dans son coin avec un air sauvage dans le regard, mais ne dit rien, O'Reilly resta de marbre, pourtant quand elle parla de la... "Résurection"? Il ne put s'empécher de lever sur elle un air étonné. La Résurection? C'était quoi ça? La Résistance? Ca semblait être le cas. Mais il ne pouvait pas le jurer. D'ailleurs, elle continua sur ce chemin-là. Et ce fut la femme autrichienne qui jusqu'à lors s'était tenue parfaitement muette qui prit la parole. Cela devait définitivement être ça... Résurection = Résistance... Il avançait dans son cheminement, ça n'était pas très utile de savoir le nom de la Résistance, mais peut-être était-ce un endroit. Peut-être le retrouverait-il avec ce nom. Mais comment le retrouver, cet endroit, il n'avait pas de carte avec un point rouge pour indiquer sa cible, si seulement... Il se leva vivement, allait ouvrir la bouche quand il entendit:

« Vous avez dit qu’ils s’étaient écrasés avec un avion ? Il se trouve ou ? L’avion ? »

Hey! Ils avaient pensé la même chose. Il vit alors la dame prendre ses affaires, visiblement, elle avait vraiment envie de trouver la résistance et ce, maintenant. Alors qu'elle prenait la tangente, il l'arrêta, une main sur un bras.

- Sauf votre respect, Aspirant. Je viens avec vous.

Joan leva le regard, furieuse, Tag dressa la tête. Le militaire laissa ses affaires, attrapa uniquement ses armes et sa besace et s'avança vers la jeune fille.

- Toi, si tu bouges le petit doigt, si tu quittes cette grotte ou si tu dis un mot de travers, je te fais bouffer tes godasses.

Il se redressa et quitta immédiatement la petite caverne, Tag sur ses talons.
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