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 Vojaška baza [Terminé]

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Jeremy O'Reilly
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MessageSujet: Vojaška baza [Terminé]   Lun 22 Nov - 13:19

Vingt-trois jours qu'ils marchaient ensemble, ils avaient parcouru plus de quatre cent kilomètres, ce n'était rien comparé à tout ce qu'ils avaient fait avant. Pourtant, cette nuit, l'atmosphère était plus ou moins lourde. O'Reilly désirait ardemment aller vers une base militaire qu'il avait connu avant Era, quand il avait été envoyé pour un entrainement dans les forêts slovènes. Cours de langues intensifs, entrainements de nuit, il avait gambadé en Slovénie en long en large et en travers, pourtant, aujourd'hui, le pays ne ressemblait plus à rien. Tout était bousillé, nucléairisé, ventilé, comme si Godzilla avait débarqué et tout saccagé. Pourtant, il était sûr et certains qu'il y avait un camp militaire pas loin, du moins, ce qui devait rester d'un camp militaire. A la lueur d'un tube à essai fluorescent, il scruta la carte. Joan qui jusqu'à lors marchait derrière, s'approcha, et elle aussi fixa la carte, mais vite désintéressée, elle sortie un paquet de clopes écrasé et s'en alluma une. Le militaire fit une moue mécontente, lui vola une clope et alors qu'il faisait fonctionner le briquet, il ajouta:

- Arrête de fumer, c'est pas bon pour tes poumons.

Elle ricana, mais n'ajouta rien. Et lui alors, hein? Ils reprirent la route tranquillement, sans un bruit, après quelques années, ils avaient tous les deux appris à n'avoir pas besoin de parler pour se comprendre. Parler attirer les oreilles mal placées, parler, c'était révéler leur position, le militaire, malgré tout le chargement qu'il trimbalait ne faisait pas de bruit sur la petite route de campagne qui menait vers Gabrsko. Joan elle, marchait vivement pour garder l'allure avec O'Reilly. C'était elle qui portait les munitions et la réserve d'eau. Ils en avaient décidé ainsi, comme ça, s'ils étaient séparé, au moins, elle avait de quoi tenir et elle pourrait faire du troc si besoin. O'Reilly, lui, se débrouillerait, ça ne serait pas la première fois. Ils arrivèrent bientôt au village. Que des maisons détruites, oubliées, abandonnées, en ruine, la végétation sauvage reprenait ses droits. La nuit, il faisait bien froid et on oubliait vite que c'était pourtant la chaleur qui les prendrait demain au réveil. Voià pourquoi ils marchaient de nuit, ça ravigotait une balade dans la fraicheur. Les forêts qui avaient résisté à l'hiver nucléaire commençaient à dépérir sous les assauts des rayons solaires. Bientôt, les poumons de la Terre seront atrophiés et il n'y aura plus d'air. Ils continuèrent leur chemin, dans ce coin d'Europe, il n'y avait vraiment plus rien, leur seule chance, c'était cette base militaire, perdue un peu plus loin.

Ils remontèrent vers le nord, doucement, Tag au pied de O'Reilly surveillait elle aussi la route. Puis soudain, elle se figea au détour d'un carrefour. Le militaire posa le genou à terre immédiatement, scrutant les environs. Il fit lentement glisser le fusil qu'il avait en bandoulière et l'épaula, il pencha lentement la tête pour observer par le viseur et alluma avec précaution l'ordinateur. Les environs, dans le viseur apparurent soudainement en gris pâle, quelques animaux ayant résisté au cataclysme se découvrirent rouge doré, mais rien à l'horizon qui pouvait ressembler à une machine. Sauf... O'Reilly laissa un vague sourire sur un coin de lèvre. Sauf un entrepôt, militaire, s'il en jugeait la configuration. Sans son viseur jamais il n'aurait pu voir les bâtiments, et il était persuadé que même pendant la journée, cela ne devait pas être facile à retrouver le camp. Avec un peu de chance, nan, beaucoup de chance, l'entrepôt serait plus ou moins intact. Il prit alors le pas de course, suivi par Tag et Joan. Arrivé pas loin de la barrière, le militaire flatta le crane de la chienne. Brave fille, c'était elle qui l'avait trouvé, et sans rien voir en plus. Rapidement alors qu'ils longèrent le grillage ils trouvèrent une trouée et s'y engouffrèrent.

Joan partit immédiatement à la recherche des cuisines, du garde-manger, enfin tout ce qui consistait à la sustentation. Le militaire quant à lui se mit à la poursuite des munitions. Il trouva bientôt la réserve et fut étonné de l'artillerie qui s'y trouvait. Des roquettes air-air russes? Mais qu'est-ce qu'elles faisaient là? Son slovène était très rouillé, mais c'était surtout le design des engins qui lui rappelaient qu'ils étaient utilisés sur des... Mais oui, mais oui... Poursuivi par Tag, le militaire fila jusqu'à l'air d'hélicoptère et un large sourire se fit voir. Bon sang. Un Hind. Un vrai. Il était aux anges. Le plus menaçant, le plus méchant, le plus pratique, le plus "bad ass" hélicoptère du monde. Et il y en avait un, là, rien que pour lui. Fallait voir s'il fonctionnait maintenant. Il était en train de bidouiller les commandes quand Joan revint, les bras chargés de provisions. Repas 4 étoiles.

- Y'a plein de K-rations... C'est pas le grand luxe, mais au moins, la bouffe militaire, c'est résistant, même aux cafards. T'as trouvé quoi toi?

- Un destrier pour la demoiselle... Je devrais pouvoir le trafiquer. Il doit y avoir de l'essence dans le coin, pour un machin de ce genre, c'est obligé. Les rotors ne sont pas cassés et les hélices intactes. Ca devrait le faire. Par contre, ça fait un boucan du diable. Mais on pourra faire pas mal de chemin et traverser la moitié de l'Europe, rien qu'avec un seul plein. Si on trouve de l'essence.

Ils s'installèrent tout juste à côté et allumèrent un petit feu. O'Reilly versa un peu de poudre sur les branches, cela éviterait de faire de la fumée. Ce qui était bien, c'est qu'on pouvait trouver plein de choses dans les bases militaires. Heureusement que celle-là soit encore intacte. Sur le feu, Joan installa deux rations en conserve alors que le militaire farfouillait dans son sac à la recherche d'un bout de viande séchée pour la chienne.

- Hey, O'Reilly... On va où après?

- Je sais pas, plus on ira à l'est, plus ça sera désert, je pensais plutôt grimper vers le nord, Allemagne, pourquoi pas la Scandinavie... L'Angleterre?

Tag se redressa immédiatement, grondant légèrement. O'Reilly ne chercha pas à comprendre, empoigna le Famas et l'épaula.

- Joan, à l'intérieur, maintenant! Tag, sous l'appareil.

La chienne s'exécuta, s'accroupissant derrière les roues de l'immense hélicoptère. Joan protesta en grommelant, mais obéit, elle savait que quand O'Reilly prenait ses airs-là, c'était pas pour jouer et qu'il y avait un risque. Le militaire, quant à lui resta près du cockpit, le chopper était blindé, d'où sa volonté de protéger Joan. Il fixa les ténèbres, l'oeil dans la visée. Il y avait quelqu'un, il le savait. Il alluma doucement l'ordinateur fixé sur son arme et vit...


Dernière édition par Jeremy O'Reilly le Sam 27 Nov - 13:59, édité 1 fois
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Cara Alizade
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MessageSujet: Re: Vojaška baza [Terminé]   Lun 22 Nov - 14:08

Son pays ne ressemblait plus à rien et quelque part au fond d’elle, ca lui faisait du mal de voir la Slovénie dans un état pareil. Un léger soupir sortait des ses lèvres. Cara sortit de la grotte en se frottant les yeux, puis elle fit quelques pas sur la corniche. Il faisait grand jour, le soleil était déjà très haut et la chaleur était lourd à supporter. Comme chaque jour au réveil, elle jeta un coup d’œil dans la vallée pour voir si les chevaux étaient là. Grâce à eux elle se sentait un peu moins seule. Ils étaient venus par ici, il y a une mois de cela. Ils devaient surement être à la recherche de terre moins fertile, de l’eau, du gazon… Mais peu de choses poussaient par ici, mais pourtant ils restaient dans cette vallée. Peut-être parce que les montagnes donnaient de l’ombre, à chaque instant de la journée ? A force de les observer, elle commençait à connaître leur habitudes : elle savait à l’ombre de quel montagnes ils aimaient stationner dans l’après-midi. Et elle les distinguait parfaitement les uns des autres. Il y avait un poulain dont la robe grise était si claire qu’elle semblait presque blanche. Il portait le long de l’échine une rayure plus foncée, de la même couleur que le bas de ses jambes, et une épaisse crinière. Il y avait aussi une jument à la robe brun grisâtre et une jeune pouliche couleur de foin comme l’étalon. Et puis l’étalon lui-même, chef incontesté de la horde jusqu’au jour il serait supplanté par l’un des poulains que pour l’instant il tolérait tout juste. Elle les observait un court instant, un léger sourire aux lèvres. A moins, elle avait une certaine compagnie. Retournant dans la grotte, elle prit ses affaires, qu’elle rangeait dans son sac à dos et se mit en route.

Depuis quelques mois elle avait été repéré par un destructeur et elle tenait vraiment pas à se retrouver à nouveau face à face avec cette boite métallique. Et elle voulait vraiment pas laisser des traces en direction de sa grotte. C’était le seul endroit ou elle avait été jusqu’à présent en sécurité. Et elle tenait à garder ca ainsi. Elle quittait la vallée, le pied fermement assuré sur l’étroit sentier qu’elle connaissait bien maintenant. Quittant dans la fin de l’après-midi les montagnes de la Slovénie, elle continuait son chemin. Elle devait trouver des munitions, des vivres et peut-être quelques médicaments. Il y avait un vieux village à quelques kilomètres et avec chance elle pourrait y trouver des pansements et peut-être quelques médicaments qui auraient survécu au dent des années.

La nuit commençait à tomber et bien que le soleil n’était plus visible dans le ciel, la chaleur dominait toujours l’atmosphère. A présent il fallait être prudent. Les machines voyaient beaucoup mieux qu’elle et ces boîtes de conserves n’étaient pas si bête que ca. Ils savaient bien que la plupart des humains préféraient vagabonder la nuit qu’en journée, avec cette chaleur intenable. Ce fut en marchant vers le village qu’elle voyait quelque chose.. Ca ressemblait à… elle s’approchait prudemment et au fil qu’elle approchait, elle se réalisait qu’il s’agissait d’une ancienne base militaire. A première vue il n’y avait personne. Pas d’activité de la part d’Ares, pas de machine. La base était donc à l’abandon… Ou peut-être pas ? Elle sentait que quelqu’un l’observa… elle n’était pas seule. Et ca elle n’aimait pas. Le seuls fois ou elle avait eu ce sentiment là, c’était quand il y avait des machines dans les parages. Des être humains ? Non… Cela faisait un baille qu’elle n’avait plus vu d’humain vivant. Ses mains caressait doucement le bois de la hache. C’était plus facile de causer des dégâts à une machine avec une telle arme que d’utiliser le faible revolver qu’elle avait trouvé. De plus Cara s’attendait plus à voir des yeux rouges s’approcher d’elle qu’un animal ou un humain.
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Jeremy O'Reilly
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MessageSujet: Re: Vojaška baza [Terminé]   Lun 22 Nov - 14:46

- Joan, tu restes là et tu protèges l'appareil. Pas de discussion. Tag, avec moi...

Ce qu'il avait vu dans le viseur, ce n'était pas une machine, ce n'était même pas un groupe de pilleurs, c'était une forme humaine, probablement féminine à la souplesse de la marche. L'arme toujours en visée, les pieds assurés, il traversa l'héliport rapidement, comme une ombre parmi les ombres jusqu'à la bordure des arbres. La personne était pas loin, le long d'un mur, juste derrière le coin du batiment. Elle n'avait sans doute pas vu le feu de camps, mais elle avait sans doute entendu quelques bruits, c'était ce qu'indiquait la réaction de la chienne quand elle avait grogner. Voilà pourquoi il avait toujours voulu un chien, au moins, ce qu'il ne pouvait voir ou entendre, l'animal lui, le ferait. Tag était précieuse et répondait bien à ses ordres et puis, cela faisait une compagnie de plus et dans ce monde de solitude, c'était une bouée de sauvetage. O'Reilly attrapa doucement l'un de ses pistolets et le famas glissa sur son épaule. A cette distance, ce n'était pas utile de faire un trou de la taille d'une pastèque dans le corps de quelqu'un, il préférait garder ses munitions pour les machines. Le pistolet serait largement suffisant pour effrayer ou pour se protéger contre un humain. Longeant le mur, il écouta attentivement, puis laissa tomber un regard sur Tag, à ses pieds. Elle restait debout, sans vraiment réduire sa taille, attentive elle aussi. A croire qu'il n'y avait pas de danger. Le militaire se décida donc et apparut, arme braquée sur la tête de la personne, dans toute sa présence militaire et sèche.

- Robber or vagabond? Ropar ali vagabund?

Son anglais avait été brusque, par contre son slovène haché et difficile. Ha, mais comme quoi, ça revenait quand on en avait besoin, c'était comme le vélo. Il avait préféré utilisé la langue de de soi-disant pays, on ne savait jamais, la personne pouvait être du coin et n'être jamais partie. Mais alors pourquoi la base n'avait-elle été pillée? O'Reilly n'avait jamais croisé les tout derniers modèles d'Arès. Pour lui, les machines étaient les mécanismes de ferrailles et de boulons qu'il y avait de temps en temps près d'un aéronef, mais rien de bien transcendant. Pour lui, un être de chair, c'était soit un pilleur, soit un gars errant, comme lui, c'était pourquoi il lui avait demandé, pilleur ou vagabond? A cette personne de répondre. Il n'y avait rien d'autres aux alentours, sinon Tag aurait flairé quelque chose. La chienne regarda un moment la personne qu'ils venaient tous les deux de surprendre avant de retourner en trottant vers le gros appareil volant et surtout le feu près duquel elle avait laissé son bout de viande. Bientôt, on entendit la voix de Joan, criant:

- O'Reilly, j'vais l'tuer ton chien! Elle veut bouffer mon petit salé aux lentilles.

Le militaire baissa son arme, jugea la personne devant lui un moment, avant de l'inviter d'un signe de la main vers le feu de camps. Après tout, il fallait bien s'entre-aider, l'humanité ou ce qu'il en restait ne devait pas s'entre-tuer. Et puis, elle avait peut-être faim et il y avait largement de quoi faire ici, bien plus qu'ils ne pourraient emporter de toutes manières. Arrivant près du feu, la chienne vint se placer à ses pieds, mastiquant le bout de viande séchée. O'Reilly tendit une boite de K-ration, certifiée OTAN à la dame, pour si elle voulait, sinon tant pis. Bon, la date de péremption était largement dépassée, mais tout ce qui était militaire était increvable de toute évidence, alors ce n'était pas le moment de chercher des poux sur la tête des autres. Joan se rembrunit à la vue de la dame et s'occupa à manger ses lentilles, la tête baissée, le nez presque dans la conserve. O'Reilly, lui avait replacé l'arme dans le holster à sa cuisse, mais n'en restait pas moins attentif au moindre mouvement de la dame. On ne savait jamais.
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MessageSujet: Re: Vojaška baza [Terminé]   Lun 22 Nov - 15:22

Ca fut à quelques mètres d’elle qu’un homme sortait tout d’un coup des ombres, braquant une arme sur elle. Cara ne bougeait pas et le fixait. Machine ou humain ? Difficile à voir… Ces satanés dernières modèles d’Ares semblaient être si humain. Et surtout il était difficile de voir la différence entre un militaire qui avait des réactions aussi machinale que les robots aux ordres d’Ares. Mais son regard fut capté par le chien à côté de l’homme. Les machines n’avaient pas de chiens… Du moins à dernière nouvelle ! Ca la surprenait presque d’entendre sa propre langue. Cela faisait si longtemps qu’elle n’avait plus parlé le slovène. Ayant apprit l’Anglais à l’université de Ljubljana, elle finit par lui répondre.

♥ Neither… preživela.♥

Cara n'était ni une pilleuse ni une vagabonde. Elle était une survivante, rien de plus. Une autre voix se fit entendre, une voix féminine. Finalement le militaire baissait son arme. Apparament il ne voyait pas Cara comme une ménace. Il lui fit un signe de le suivre. Hésitant, Cara le suivit néanmoins. Cela faisait tellement longtemps qu'elle n'avait plus été dans la présence d'humains, qu'elle en avait presque perdu l'habitude. Elle observa un court instant la jeune adolescente, la chienne, pour ensuite porter son regard sur le militaire. Car il n'y avait aucun doute, sa manière de se tenir, puis son uniforme... Oui, un militaire, mais il n'était pas d'ici. Ca elle l'avait entendu lorsqu'il lui avait parlé en slovène. Déposant l'hache à terre, elle finit par s'installer près du feu. C'était une étrange de petite bande... Une chienne, une ado et un militaire.... Le militaire lui proposait une ratio qu'elle acceptait après court hésitation.

♥ Merci♥

Cara avait opté de lui parler en anglais. Il semblait être plus à l'aise dans cette langue, et de plus ca ne la dérangeait pas vraiment. Tout en commencant à manger, elle examinait les alentours. Elle n'aimait pas être sous le ciel étoillée. Ca lui donnait l'impression d'être à la vue de toute le monde, dans la vue des machines.

♥ Vous vous rendez ou? ♥

Si le monde civilisé aurait encore existé, Cara se serait d'abord présenté. Mais à l'heure actuelle, elle jugeait que c'était peu utile que ces étrangers connaissent son nom. Peut-etre plus tard. Terminant de manger la ratio, elle se tournait vers le militaire et lui dit, toujours en anglais.

♥ Essayez de ne pas trop avancer en direction de la République Tchèque... Ares a un camp de prisonniers dans ce pays et c'est remplit de patrouilles de Cr-24.♥

Simple conseil qu'elle lui donnait. Il en faisait ce qu'il voulait. Il lui avait donné à manger et ne l'avait pas tué et pour cela elle lui en était reconnaissant, d'ou ce conseil. Observant à nouveau les alentours, elle ne se sentit pas du tout à l'aise. Et comme à son habitude, lorsqu'elle était nerveuse ou que l'angoisse l'attrapait, elle caressait doucement son bracelet en forme d'un Ouroboros et en or étrusque. C'était une manie comme une autre.
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MessageSujet: Re: Vojaška baza [Terminé]   Lun 22 Nov - 15:59

Aucun des deux. Bon tant mieux. Mais pourtant il n'abaissa pas son arme pour autant. Ce ne fut que la réaction de la chienne, pressentant aucun danger à l'horizon qu'il se dit que finalement, cette femme ne devait pas être une menace pour eux. Aussi, voilà pourquoi l'invita-t-il près du feu. Un peu de compagnie ne faisait jamais de mal, sauf à Joan qui aimait envoyer chier n'importe qui. Le militaire, lui, n'était pas vraiment à l'aise au début, mais il se forçait, il n'avait aucune envie de devenir une machine à tuer, sans âme et sans pitié, voilà pourquoi il cherchait tout de même le contact humain. Il proposa donc une ration de survie que la jeune femme engouffra avant même de l'avoir fait chauffer. Ils mangeaient bizarrement les slovènes dans le coin. Lui-même attrapa la conserve qui terminait de chauffer avec un chiffon qui trainait par là, trouvé dans l'hélicoptère juste derrière lui et avala ou goba, ça dépendait du point de vue, son repas militaire. La chienne, à l'odeur, se redressa et regarda son maître comme si son avenir en dépendant, le genre de regard qui ferait plier un monstre. Si bien que O'Reilly ouvrit le sachet contenant le pain militaire (une sorte de biscuit qui explose les plombages) et le donna à Tag. Puis il farfouilla dans une de ses poches, sortit une baballe rose et l'envoya au loin pour que la chienne lui fiche la paix pendant qu'il mangeait.

Vous vous rendez où

Le militaire encore en train de manger termina sa bouchée avant de hausser les épaules. Il ne savait pas trop, et à vrai dire, il ne voulait pas non plus trop dire comme ça, à un peu n'importe qui où il se rendait. Quoi que au final, avec l'hélicoptère, ils allaient pouvoir en faire un bout de route sans se faire prendre... Surement dans le nord, surement en Allemagne... En tout cas, remonter vers les pôles, là où il ferait plus frais. Le comportement climatique était tel que plus il y avait de désert autour de l'équateur, plus il y aurait de glace aux pôles, c'était comme ça que cela fonctionnait, donc fallait trouver un endroit plus ou moins tempéré... Donc le nord de l'Europe surement. Et puis, il fallait trouver un endroit sécurisé pour Joan. Pas question qu'elle se balade comme ça dans la nature.

- Je ne sais pas trop, surement dans le nord... Allemagne, Angleterre, Scandinavie.

La conversation s'était installée en anglais, alors il continuerait ainsi. Joan lançait des regards foudroyant et terrifiés en même temps à la dame, mais Tag l'occupait à lui faire lancer la baballe rose fluo qu'elle lui rapportait. O'Reilly était resté vague, avec un large panel de choix, comme ça, il était plus ou moins protégé.

Essayez de ne pas trop avancer en direction de la République Tchèque... Ares a un camp de prisonniers dans ce pays et c'est rempli de patrouilles de Cr-24.

Et merde. Remarque... C'était au plus près de l'ennemi qu'on était le plus protégé... Ils contourneraient la République Tchèque alors, mais alors, ça voulait dire qu'ils devraient faire le plus attention avec le Hind, juste derrière lui. Quoi que bien armé, il pouvait faire pas mal de dégat. A condition que les lance-roquettes fonctionnent encore. Dix ans qu'il n'avait pas été utilisé, peut-être que cela ne serait qu'un flop. Mais c'était une trop belle occasion pour ne pas s'envoler avec l'engin.

- Merci... Pour les renseignements. On voulait partir avec le Hind, là. En regardant vite fait, j'ai vu qu'il pourrait fonctionner. Vous avez quelque part à aller, vous?

C'était con, mais ils n'allaient pas parler de la pluie et du beau temps, pas non plus de la dernière chanson du dernier boys band à la mode. Après le cataclysme, la seule chose dont on pouvait discuter, c'était où on allait se rendre après... Les robots étaient moins nombreux en Europe, mais il y avait tout de même des camps de prisonniers. Intéressant... Ca voulait dire qu'il y avait une résistance existante aussi en Europe, non? Rah, il fallait qu'il les trouve. Ca voulait dire qu'il y aurait aussi des endroits plus ou moins sécurisés. Ouai, ils partiraient pour l'Allemagne après, surement. Le militaire posa la conserve maintenant vide et s'occupa à manger le dessert, un espèce de riz au lait, encore bon, malgré la date dépassée. Ce qui était bien avec les K-rations, c'était qu'il y avait de la sustentation pour toute une journée: matin, midi et soir, sans parler d'un petit quatre-heure, d'un paquet de mouchoir et de quelques friandises pour garder le taux de sucre dans le sang. Un parfait repas 4 étoiles pour militaires.
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MessageSujet: Re: Vojaška baza [Terminé]   Lun 22 Nov - 16:39

Cette météorite avait enclenché cette bataille pour la survie et après ce gaz, après le froid… ils avaient droit à des machines et la chaleur. Ensuite ca serait quoi ? Chaque civilisation connaît une fin. Chaque espèce finit par s’affaiblir et à mourir. Rien n’était éternelle sur cette terre. Qu’il s’agit de bêtise humaine ou catastrophe naturelle, rien n’est éternelle. Tout change, tout évolue. Tout commencement connaît une fin. Et Cara se demandait quand est-ce que ca serait la fin de l’humanité. Surement dans très peu d’années… Depuis Era elle avait vu très peu d’humains en vie, et beaucoup trop de cadavres et de morts. Et c’était surement pas un signe d’une survie magnifique. A la réponse du militaire, Cara se contenta d’hocher la tête. Le nord… Oui pourquoi pas. Personnellement Cara ne voyait pas une bonne raison pourquoi elle changera ces terres pour une autre. Des patrouilles étaient un peu partout, les survivants étaient peu et le monde se ressemblait à présent. Des ruines partout…. Cara ne prêtait pas trop attention à la jeune adolescent qui lui jetait des regards.

Par la suite l’homme la remerciait pour les renseignements, y ajoutant qu’ils comptaient partir avec le Hind. Tournant son regard vers l’hélicoptère, elle devait avouer qu’il semblait être en très bon état, malgré tout ce temps qu’il a du être stationné ici. Elle ne tournait son regard que lorsqu’il lui demandait si elle avait un lieu ou aller. Elle hochait les épaules. De nos jours un lieu ou aller signifiait quoi ? Le monde en lui-même n’était plus sure.

♥ J’ai pas quitté mon pays depuis l’arrivée d’Era. Et jusqu’à présent les machines n’ont pas réussit à trouver mon repère. Donc on pourrait dire que oui, j’ai plus au moins un endroit ou aller. ♥

Cara se relevait, décidément elle avait du mal à rester assis plus que quinze minutes. Levant son regard vers les étoiles, elle se demandait combien de temps elle allait encore pouvoir contempler ce ciel. Si jusqu’à présent les robots n’avaient pas su la tuer ou la capturer, était parce qu’elle connaissait ce pays. Du moins une partie de la Slovénie. Mais l’être humain n’est pas invincible, et tôt ou tard, elle sentait que cela allait devenir serré. Mais pour l’instant, elle comptait bien se battre pour sa propre survie. Soudainement en rabaissant les yeux du ciel, il lui semblait d’avoir vu quelque chose. Et elle n’était pas la seule, la chienne s’était arrêté de jouer. La main de Cara se posait sur sa hache. Après quelques temps, trois silhouettes humaines.. du moins d’apparence s’approchaient d’eux. Faisant quelques pas en arrière, Cara essayait de savoir si il s’agit d’autre humains ou si c’était des Cr-24. Ils étaient tellement difficile à repérer. Ca fut la chienne qui prévenait Cara que ce n’étaient pas des humains, malgré leur paroles, leur voix et même leurs mimiques… Des Cr-24. Et trois en plus… C’était surement pas une simple patrouille, ni une mission de repérage. C’était une mission de destruction ou alors de capture.

♥ Des Cr-24.♥

Les machines, à présent arrivés à quelques mètres d’eux, essayaient de se faire passer pour des autres survivants, parlant en anglais avec des voix humains, tout en semblant fatigue et essoufflé. Mais Cara avait déjà vu des Cr-24 en action. C’était les pires de tous. Ses poings se serraient contre son hache. La meilleure façon restait néanmoins la fuite, mais les Cr-24 rataient presque jamais leur cible. Leur tourner le dos serait une bêtise. Mais ils étaient trop nombreux… même un Cr-24 était difficile à détruire. *T’as des ennuies Cara…* Oui, ca elle le savait. Pas besoin que cette petite voix commence à la prévenir qu’elle se trouvait dans des mauvais draps. Ayant reculés de quelques pas, elle se trouvait à la hauteur de la jeune adolescente, la chienne s’était avancé près du militaire. Les robots semblaient toujours vouloir nous persuader qu’ils étaient des humains… pourquoi ? Tout à coup, mon visage devenait plus pâle… C’était pas une mission de destruction totale, mais de capture. Sinon pourquoi vouloir jouer aux gentils, alors qu’il pouvait tout simplement nous tuer directement ?
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MessageSujet: Re: Vojaška baza [Terminé]   Lun 22 Nov - 17:35

Joan n'aimait vraiment pas cette dame qui lui semblait froide et distante. Elle aurait bien balancé une insulte ou quelque chose comme ça, mais elle était trop terrifiée pour dire quoi que ce soit. Elle surveillait tout de même la dame du coin de l'oeil alors que la chienne ne demandait qu'à jouer. O'Reilly par contre ne se préoccupait pas du tout de l'attitude de la jeune fille par rapport à la dame, car il était bien plus intéressé par les expressions de la femme et vérifier qu'elle n'était pas là pour les voler ou quelque chose dans le genre. Mais finalement, la nouvelle trouvée leur indiqua qu'elle avait tout de même un repère, surement pas trop loin d'ici, c'était une zone bien boisée autrefois et assez escarpé, il y avait donc de quoi se cacher dans le coin. Tant mieux pour elle en tout cas.

Puis, la chienne, baballe rose fluo dans la gueule, s'immobilisa, aux aguets. La dame aussi s'était levée un peu avant pour faire trois ou quatre pas. Le militaire ne pouvait que la comprendre. Ils étaient en terrain dégagé, sans rien pour se cacher, sauf le gros Hind. Ca pouvait mettre mal à l'aise. Mais le feu n'était pas bien grand et ne faisait pas de fumée, donc personne, de vivant, ne pouvait les voir de loin. Pourtant, Tag avait senti que quelque chose n'allait pas. La chienne était statufiée, ne grognait pas, ne produisait aucun son. Ca, c'était très mauvais signe. Depuis trois ou quatre ans maintenant, ils avaient vite compris que le moindre son de gorge pouvait être imités par les machines et depuis ce temps, en présence de ces tas de ferrailles, ils n'utilisaient que le language des signes, un code qu'ils avaient inventés entre eux. Pas de son, signifiait que les machines ne pourraient pas utiliser leur voix. Donc si la chienne restait menaçante, mais ne grognait pas, c'était que ce qui allait pas tarder à débouler ne serait pas des enfants d'Adam ni d'Eve, mais bien d'un produit robotique.

Et ils arrivèrent... Trois... Chiotte... Instinctivement, Joan prit sa place, à quelques pas derrière l'homme, en retrait, pour ne pas le gêner dans ses mouvements et pour être protégée. Elle lança un regard de tueur à la dame qui pour elle, devait plutôt aller aider O'Reilly, plutôt que de rester là à devenir aussi blanc qu'un linge. Tag se figea aux pieds du militaire, toute son attention pointée sur les trois personnes nouvellement arrivées. Trois mastodontes, légèrement différents de physique, mais la même morphologie. Signe plus ou moins évident de leur appartenance mécanique. L'oeil du militaire ne voyait que cela. Bien réflexion immédiate. Comment s'en tirer? Le famas était toujours à son épaule. Le M16 fixé dans son dos. C'était le fusil américain qu'il avait besoin pour faire un trou suffisamment grand pour éradiquer la vie artificielle de ses tas de boulons. Mais il ne pouvait pas l'utiliser sans attirer leur attention. Pourtant les machines n'avaient pas d'arme à la main, c'était donc qu'ils les voulaient vivants? Ce n'était pas dans leur habitude. D'ordinaire, ces modèles-là n'étaient chargés que de la destruction. C'était donc pas bon du tout... Il n'avait aucune envie de finir dans un camps de prisonnier, il en avait que trop entendu parler. Vingt jour sans croiser une seule machine et là, arrivé à cette base militaire, c'était trop beau, c'était peut-être sous surveillance ici... Le Hind était un joli appat. Mais il se jurait mentalement que l'hélicoptère serait à lui. Aux paroles en anglais des trois machines, il ne répondit pas, juste fit non de la tête, refusant tout commentaire.

Une de ses mains glissa dans son dos, signant discrètement à Joan ce qu'elle devait faire. La jeune fille s'approcha, jusqu'à être dans son dos, tout prêt. Les machines ne voyaient pas ce qu'elle était en train de faire, mais peut-être la dame, après tout. Joan attrapa la poignée du M16 qui barrait le dos du militaire. Il ne fallut qu'une seconde. Une seconde pendant laquelle le militaire se laissa tomber sur un genou. Une seconde pendant laquelle la jeune fille décrocha la crosse, pointa l'arme immense et appuya sur la gachette. Une seconde pendant laquelle la balle éclata une moitié d'épaule d'une des machines. Une seconde pendant laquelle Tag détala comme un lapin, contournant les machines. Une seconde...

Une seconde pendant laquelle l'héliport était devenu un champs de bataille.
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MessageSujet: Re: Vojaška baza [Terminé]   Lun 22 Nov - 18:06

Les choses se passaient tellement vite, Cara avait reculé de quelques pas. Elle avait déjà eu affaire avec ces machines et cela avait toujours été un race contre la vie pour s’en sortir sans trop de blessures. L’ado s’était installé derrière le militaire, surement pour être protéger… Quoi que lorsque je voyais les signes de main qu’il lui faisait et que je la fit prendre l’arme, je reculais encore plus de quelques pas, me tenant presque contre le mur de l’héliport. Ma main allait sur la poigné de la porte, la porte n’était pas fermé à clé. Bon signe. Au moment ou l’adolescente appuyait sur la gâchette, Cara avait ouvert la porte de l’héliport et prit la fuite. Mais soudainement elle s’arrêtait. C’était trop fort… elle ne pouvait pas les laisser là. C’était les seuls êtres humains qu’elle avait rencontré depuis des mois et ils avaient pas hésiter à partager leur nourriture avec elle. Retournant sur ses pas, elle se gronda elle-même de ne pas prendre la fuite tout simplement. A présent la guerre avait éclaté près du Hind, les robots n’hésitaient plus à tirer sur le militaire. Cara savait qu’au moins de faire un combat rapproché avec une machine, elle n’allait pas être d’une grande aide. Son simple revolver n’allait même pas toucher ces machines. La seule arme utile était sa hache, mais il fallait être près d’une machine pour faire du dégât. Se tenant près de la porte, elle remarquait les deux robots prendre en cible le militaire, alors qu’un autre s’était détaché des ses deux camarades pour prendre en cible l’adolescente.

♥ Noooon!!♥

Est-ce que c’était un acte de pure folie? Ou est-que ces dix ans de solitude n’avait malgré tout ce qu’elle pensait pas effacer la part d’humanité qu’elle avait toujours eu en elle ? C’était pas le temps pour réfléchir les raisons de son acte, alors qu’elle poussait l’adolescente violement à terre, une des balles s’installait dans son épaule. Elle grimaçait en sentant la douleur, mais se repliait très vite à l’intérieure de la caserne. Une balle dans l’épaule ne faisait pas du bien, mais cela ne devait pas empêcher de se battre. Et pourtant, à peine arrivé à l’intérieure, Cara trébuchait sur ses propres pieds. Son corps ne semblait plus vouloir lui obéir. Néanmoins elle réussit à s’installer contre un mur, en position assise. Sa main allait vers sa blessure, et c’est à ce moment-là qu’elle remarquait que ce n’était pas une balle qui l’avait touché. C’était..

♥ Et m***rde…♥

Elle laissait la fléchette dans ses mains, elle connaissait trop bien cette odeur. Pendant son stage en Colombie, elle avait pu voir les effets de se poison sur un jeune homme qui avait accompagné le professeur et elle. C’était pas mortelle, mais cela ne la rassurait pas. Néanmoins les effets du poison, bien qu’ils devenaient de plus en plus vivant dans son être, ne connaissaient pas la même vitesse qu’elle avait pu examiné en Colombie. La dose avait été tempéré, la dose avait été pour mettre à bloque directement la jeune adolescente. Pour une adulte ca allait prendre plus de temps avant qu’elle soit complètement paralysé. Ca commence par les jambes pour ensuite monter. Complètement paralysé, il n’y a que le cerveau et les organes vitaux qui ne sont pas infectés par le poison. Poison de serpent, que ce dernier utilisait pour paralyser sa proie avant de commencer à a la dévorer. Bien qu’on est paralysé, on reste conscient. Et c’était ca le pire de tout, tout voir, même tout sentir, sans pour autant pouvoir bouger un seul pouce.

Mais pour l’instant Cara arrivait encore à bouger ses mains, chose qui aurait pas du être le cas, si la dose avait été pour elle. Mais ses jambes par contre refusait de lui obéir. Quelque part elle espérait que la dose était trop faible pour la paralyser totalement. Mais les poisons n’avaient jamais été son domaine. Si elle l’avait observé, c’était parce qu’un des membres de l’expédition avait été mordu par un serpent et qu’elle l’avait soigné pendant ces heures de paralisation.

♥ Ca ca va m’apprendre à vouloir ramasser des fléchettes à la place de quelqu’un d’autre ! ♥

Cette fois-ci Cara avait décidé de parler dans sa langue maternelle. Le slovène. Elle essayait de réfléchir, de repenser à cette expédition, combien d’heures est-ce que Kahan avait été paralysé ? Deux heures ? Une heure ? Ce qui était sure que ca n’allait pas passer en quelques minutes. Disant quelques injures dans sa langue maternelle, elle savait que si ces jambes ne voulaient pas lui obéir, elle n’allait jamais s’en sortir.
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MessageSujet: Re: Vojaška baza [Terminé]   Lun 22 Nov - 18:56

Une seconde et tout devint Chaos.

A peine la balle était partie du M16 que déjà Joan filait se mettre à l'abri alors que le militaire épaulait le famas. Son pouce enclencha les tirs en rafale. Il avait 15 balles pour exploser un seul de ses maudits tas de ferrailles. Pourtant, ce fut avec un de ses pistolets qu'il tira en premier, visant la tête des machines. D'abord attirer leur feu à eux. Il était militaire, il se devait de protéger Joan et la dame, même s'il ne la connaissait pas. Deux machines se dirigèrent vers lui alors que l'autre, à moitié blessée à l'épaule chassait la jeune fille.

Joan se fit violemment bananer à terre alors qu'une détonation se faisait. Quand elle s'écrasa à terre, une fois reprise de ses émotions, elle tourna un regard massacreur envers celle qui l'avait poussé, n'acceptant pas une telle violence. Ouai, la sauvage pouvait être une imbécile quelques fois. Elles étaient toutes les deux réfugiées à l'intérieur des barraquements, mais la machine les trouverait bien vite. Il fallait faire quelque chose. Elle savait bien que son propre petit pistolet n'était pas utile. C'était plus contre les humains pilleurs qu'elle avait ça. Fallait trouver un truc. La dame à côté tomba au sol, s'entremêlant les pieds. Bah qu'est-ce qu'elle avait, elle? Elle se mit à baragouiner dans une langue que Joan ne comprenait pas. Au bruit derrière elles, Joan prit la poudre d'escampette. La dame était donc toute seule avec le monstre de métal qui n'allait pas tarder.

Pendant ce temps le militaire s'était écarté du Hind, il le voulait en entier, pas question de se cacher dessous au risque de l'abîmer. Il longea le mur, évitant de peu, en zigzaguant. C'était la seule manière d'agir avec les machines: la manière erratique. Au hazard, c'était la seule chose qu'ils ne pouvaient pas calculer. Il se protégea finalement avec le mur de la caserne, attrapant cette fois le M16. Il prit position, inspira, s'immobilisa et appuya sur la détente. Trois balles partir. Trois en plein sur le cranium de la première machine. Paf. Raide. Morte. A terre. Enfin, morte, façon de parler, mais en tout cas, elle avait un cerveau incontrôlable maintenant. Même si l'appareil en lui-même était intact, les commandes étaient foutues. Une en moins. Il n'en restait plus qu'une, du moins qu'il pouvait voir.

Dans l'entrepot la machine repéra la dame, à moitié paralysée. Il n'y avait pas d'autre bruit et la voyant parfaitement, il ne prit pas la peine de faire un scan ailleurs. Elle n'était vraiment plus très loin, quelques mètres tout au plus. Puis soudain, quelque chose rentra en collision avec son genou, ce qui fit perdre un peu l'équilibre. Une boule de poil enragée lui avait foncé dedans. Tag ne put s'empécher de grogner férocement, protégeant la dame à terre.

La machine qui lui restait était bien plus rapide à prendre des décisions et passa en mode offensif. Elle se jeta carrément sur le militaire qui n'avait pas eu le temps de rediriger son arme. Le tas de ferrailles l'attrapa par le cou et serra. Par pure autodéfence et surtout par réflexe, O'Reilly attrapa le bras de la machine comme pour l'empécher, mais il ne rencontra qu'une poigne du diable. La machine le souleva pour l'étouffer et l'étrangler encore plus. L'homme utilisa alors ce qui lui restait de viable, c'est à dire ses pieds pour shotter de toute sa force dans le menton de la machine. Celle-ci le lacha et il tomba violemment à terre, sur l'épaule qu'il déboita. Il ne put retenir un cri de douleur avant de prendre à son tour la pourdre d'escampette. Il traversa la porte de l'entrepot pour arriver dans la même pièce que la dame, Tag et Joan, glissant et s'affalant à terre. Il se redressa d'une main tout de même. Tag oublia la machine pour venir au secours de son maître.

Joan s'était cachée derrière une grosse caisse de munitions. Alors que tout le monde se battait, elle tentait de déchiffrer les quelques gribouillis qu'il y avait écrit dessus. F... la... sh.. Gre... na... de... Hey, une grenade lumineuse. Elle en empoigna une, l'ouvrit, compta jusqu'à trois et l'envoya vers la machine. Elle hurla:

- Les yeux!

Elle ne savait pas si la dame avait compris et par la même occasion s'en fichait un peu, mais elle prévenait O'Reilly en même temps. Les deux compagnons fermèrent leurs yeux immédiatement. BLAM, la grenade explosa et un flash lumineux se fit dans tout l'entrepôt. La jeune fille avait trouvé auparavant un pied de biche, oublié là surement pour ouvrir les grosses caisses. Elle sauta carrément sur le dos de la machine qui s'était grillé les rétines sur le moment et chercha de toutes ses forces à enfoncer la barre de métal dans le cou. Jeremy quant à lui était en train de viser, de son pistolet les yeux de la machine qui lui restait, mais cette dernière bougeait un peu trop et il était meilleur droitier que gaucher. Malheureusement l'épaule droite avait été déboité. Tag gênait les mouvements de la machine en mordant tant bien que mal les jambes du tas de ferraille.
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MessageSujet: Re: Vojaška baza [Terminé]   Lun 22 Nov - 19:25

Pour Cara être blessé était synonyme pour prendre la fuite. Elle avait après tout pas fait carrière dans l’armée ou encore dans la police. Elle n’avait pas eu d’entrainement intensif ou il fallait malgré tout continuer à se battre. On est blessé ? Alors il faut se réfugier, c’était l’instinct de survie qui lui disait ca. Après tout elle n’était qu’une simple archéologue.. enfin simple ne serait surement pas le terme adéquat vu qu’elle avait finit par obtenir plus qu’un diplôme à l’université. Mais c’était hors de sujet ici. Reposant sa tête contre le mur de l’héliport, elle essayait de se remémorer cette expédition avec le professeur Palkar. Mais impossible de se souvenir le nom du serpent d’où venait ce poison. Mais est-ce qu’au fond cela avait vraiment d’importance ? Non pas vraiment… Mais cela l’occupait l’esprit. Et cela l’empêchait de penser à ce qui allait arriver si les machines rentraient dans la base, chose qui n’allait surement pas durer très longtemps. D’ailleurs en parlant de ca, c’est avec presque impuissance qu’elle voyait une boite métallique s’avancer vers elle. Sa main s’empoignait autour de la hache. Pas question qu’elle se laisse faire si facilement par une boîte de conserve d’Ares ! De plus elle préférait plutôt mourir que de se retrouver dans un de ces camps à être utilisé comme cobaye ou autre. Mais sa fut la chienne qui s’attaquait à la machine, essayant de la protéger.

Pendant ce moment, Cara essayait de se relever, mais ca ne servait à rien, ses jambes ne lui obéissaient plus du tout. Mordant sur sa lèvre, car se sentir si vulnérable était une chose qu’elle détestait. Elle qui avait l’habitude d’avoir besoin de personne, de voler toujours de ses propres ailes… elle se trouvait dans une situation à chier ! Tout à coup la voix de la jeune adolescente se fit entendre et dans un reflex de protection, Cara tournait son visage vers le sol, fermant les yeux. Ce ne fut qu’après quelques minutes qu’elle finit par les rouvrir.

En ouvrant les yeux, le spectacle aurait pu l’amuser si ce n’était pas que la situation était dangereuse et qu’il s’agissait de leur vie. L’adolescente jouait au rodéo sur le dos d’une des machines, alors que le militaire essayait de détruire l’autre machine qui se tenait non loin d’elle. Sentant un sentiment étrange dans ses mains, elle se rendait compte que le poison montait, que cela n’allait pas s’arrêter à ses jambes. Encore une fois, des injures sortaient de la bouche de la slovène. Empoignant plus fort la hache, elle le jetait droit sur le robot, ouvrant la jambe de cette boite de conserve, créant un cour circuit dans sa fonction de marche. Maintenant le militaire allait avoir plus facile à viser. Ca ne dépendait que de lui.

Et bien qu’elle essayait de rester assise, son dos et ses bras commençaient à se paralyser. *Vraiment géniale tout ca ! Au moins ca me ferait une leçon de se jeter dans une bataille !* C’était frustrant de ne plus ressentir son corps, de rien savoir faire. Et elle maudissait son corps, elle maudissait intérieurement ce poison qui la rendait comme une faible poupée de chiffons.
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MessageSujet: Re: Vojaška baza [Terminé]   Lun 22 Nov - 20:03

La chienne se prit un coup de pied dans le poitrail et sur un "kai" douloureux, l'animal se retira du combat. O'Reilly ne pouvait que comprendre, d'ailleurs au même instant, un objet se ficha dans la jambe de la machine dans un "TCHAK" à en faire froid dans le dos. La machine tenta un pas, mais se ramassa par terre, visiblement, ça avait fonctionné. Le militaire ne perdit pas de temps en contemplation et sauta carrément sur la machine vidant son chargeur dans le crane de la machine, juste contre la nuque. Le tas de ferraille tenta vainement de protester, mais la série de plombs lui fut fatal. Le tas de ferraille n'était plus qu'un véritable tas de ferraille inutile.

Pendant ce temps, Joan était redevenue la sauvage qu'elle avait été quand il l'avait trouvé. Elle parvint à transpercer la peau biomécanique jusqu'à certains fils qu'elle arracha de toute sa force. Le robot quant à lui, parvint à la secouer suffisamment fort pour qu'elle tombe. Il l'attrapa par un pied et la souleva. La jeune fille protesta, la chienne, non loin de là aboya. Joan se débattit, mais visiblement le tas de boulons gardait plus ou moins ses facultés, il avait quelques spasmes dus aux fils arrachés, mais il ne semblait pas s'en occuper. Soudain on entendit une voix:


- Hey! Lache-la tout de suite, c'est à moi de lui coller une correction.

La machine au visage d'homme tourna la tête, sans pour autant la lacher, cela aurait été trop beau, mais au moins, le militaire avait détourné l'attention de la machine. Il visa de son pistolet qu'il savait parfaitement inefficace, mais ce n'était pas ça l'important. Il tira. Plusieurs balles. Joan n'en resta pas là non plus. Suspendue par un pied, elle attrapa son couteau et de toute sa force trancha le poignet de la machine. Elle tomba sur les mains, rasant le sol de sa tête. O'Reilly fonça droit sur la machine jusqu'à sauter dans ses bras, carrément. A bout portant, il tira dans le visage humain. Ce n'était peut-être pas un pistolet offensif, mais à bout portant, cela faisait comme toutes les autres armes, un trou de la taille d'une orange. La machine tomba. Match terminé... 3-0... O'Reilly s'écroula à terre, respirant difficilement. S'il n'avait pas les côtes fêlées, c'est qu'il aurait de la chance alors. La chienne galopa jusqu'à lui et s'accroupit à ses côtés, Joan envoya au loin la main métallique et s'assit à côté de celui qu'elle considérait presque comme son père.

- La prochaine fois que tu refais un coup comme ça, c'est une fessée déculotée.

- Hey, c'est pas de ma faute!

Il se redressa, grattouilla l'oreille de Tag, passa sa main dans les cheveux de Joan avant de regarder la dame, assise contre un mur, visiblement pas bien. Dans une grimace, il se redressa et s'avança jusqu'à elle. Il lui tapota sur les joues pour tenter de la garder consciente, ou de la faire réagir. Joan grommelait que c'était de la faute de la dame et qu'il fallait la laisser là. Le militaire ne dit rien, mais étudia le corps de la femme, ses mains glissèrent sur le visage, rien de cassé, la nuque, non plus, c'était le plus dangereux. Par contre il vit la blessure de la fléchette. Rah, pas bon ça.

- Joan, transfère les affaires ici, on va faire un feu-là. Elle a été blessé. Attends... aide-moi à remettre mon épaule.

La jeune fille bouda, mais sans un mot, surtout en face de la dame, elle s'exécuta, il fallut quelques minutes pour que finalement, après un grommellement de douleur, l'épaule fut remise en place. Joan partit chercher les affaires, suivie par Tag. Après tout, c'était encore Joan qui avait la baballe rose. Pendant ce temps, O'Reilly enveloppa la jeune femme dans sa couverture de survie. Il tapota encore sur les joues et si ça n'allait pas aurait foutue une bonne claque comme il savait en donner.

- Vous devez rester consciente. Le poison agira plus rapidement, mais il partira aussi plus rapidement. Votre sang va voyager plus rapidement dans vos veines ça va vous paralyser mais les anticorps se créeront d'eux-même plus rapidement. Restez au chaud... Tag!

La chienne gambada fièrement vers lui et il lui fit prendre place dans la couverture de survie, sur les jambes de la dame, la chaleur de la chienne, l'aiderait un peu plus. Il s'occupa d'allumer un petit feu contrôler pas loin de la dame. Certes, ils se trouvaient dans une armurerie, mais il n'y avait pas à craindre, les armes étaient loin. Joan arriva, s'installa dans un recoin d'ombre et se mit à jouer avec la main mécanique qu'elle avait tranché et balancé tout à l'heure. Le militaire disparut quelques minutes, s'affairant à établir un périmètre de sécurité, à vérifier que les trois machines étaient bien hors de tension et surtout ramasser ses précieuses armes. Quand il revint, il regarda sa montre encore en état de marche, puis s'adressa à la dame. Si elle était encore dans le brouillard, il la bafferait encore, en tout cas il lui rendit la hache qu'il tenait en main, il fallait absolument qu'elle reste consciente.

- Joli lancer de hache. Merci.
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MessageSujet: Re: Vojaška baza [Terminé]   Lun 22 Nov - 20:38

Si Cara n’aimait pas être dans un était d’incompétence de faire quoi ce soit, elle aimait encore moins avoir de la compagnie et surtout qu’on la touche. Mais eh, difficilement de se retirer ou de repousser les mains de quelqu’un lorsqu’aucun de nos articulations voulait nous obéir. Mais le militaire ne voulait que l’aider, elle le savait bien. C’était simplement qu’elle détestait se sentir ainsi. Elle n’aimait pas qu’on prenne soin d’elle, elle avait toujours du s’occuper des autres lorsqu’elle était petite, et cela lui était resté. Indépendante et solitaire. Qu’est-ce qu’elle commençait à s’en vouloir d’être sortie de sa grotte aujourd’hui. De plus on s’attendrait à un merci, mais non au lieu de ca, Cara avait droit à : c’est sa faute et on est mieux de la laisser ainsi. Bah voyons ! Le monde tournait déjà plus très rond, mais la solidarité humaine ne tournait plus très rond non plus. Enfin peu d’importance. Se sentant complètement impuissante, inutile, elle avait plus envie de s’endormir, au moins cela l’empêcherait de s’enrager sur sa situation actuelle. Mais ses paupières s’ouvraient violement lorsqu’elle sentait la main du militaire sur sa joue.

« Parce que j’ai vraiment envie de rester consciente…. »

C’est vrai quoi ! Qui voulait maintenant rester éveillé alors que la seule chose qu’on pouvait encore faire était cligner des paupières et parler ? De plus c’était pas facile de rester consciente, déjà qu’elle n’en avait pas vraiment l’envie. Peu de temps par la suite, le militaire s’en allait et Cara fixait le plafond de cette base. Bah vraiment une journée de m*rde. Elle n’aurait jamais du s’aventurer dehors. Quelques minutes par après il revenait avec son hache. Un faible sourire se marquait sur les lèvres de la blonde.

« Au moins toutes ces années à canaliser ma colère contre les arbres m’aurait servit à quelque chose…. »

Des remerciements, alors qu’elle n’avait presque rien fait, n’était pas quelque chose qu’elle aimait entendre. Merci merci… oui oui, c’est bien bon tout ca. Mais elle n’était pas le bon samaritain non plus. Et puis entendre des remerciements la mettait toujours mal à l’aise et dans la position actuelle, ce n’était pas comme ci elle allait détourner facilement le visage. Elle avait de plus en plus mal à garder les yeux ouverts. Ses paupières devenaient de plus en plus lourd. Mais elle combattait quand même.

« Vous vous êtes pas mal débrouillé… Vous faisiez parti de quel régiment ? »

C’était pas un militaire slovène, pour ca les quelques mots qu’il avait prononcé dans cette langue était bien trop secs pour être sa langue maternelle. Néanmoins elle se demandait comment il avait apprit à parler cette langue. Ce n’était pas une langue très courante. Le clignotement des paupières se faisait de plus en plus long. Elle avait du mal à les ouvrir et ne souhait à vrai dire qu’une chose. Les garder fermer.
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MessageSujet: Re: Vojaška baza [Terminé]   Lun 22 Nov - 21:10

Il déposa la hache à côté de la jeune femme, Tag suivant ses mouvements sans pourtant bouger de la couverture de survie. Bon, maintenant que tout était en ordre, il fallait se rafistoler. Joan semblait n'avoir rien du tout, vu qu'elle restait dans son coin sans rien dire. Elle aurait été blessé, il l'aurait su, cela faisait bien longtemps qu'il la connaissait, il savait comment elle réagirait. Non, juste qu'elle ne voulait pas s'approcher de la dame, ni lui parler non plus, toujours partagée entre la terreur et la méfiance. O'Reilly semblait être le seul capable de faire le pont entre la sauvage et les gens. Elle agita la baballe rose, Tag leva la tête, mais comme son maître lui avait dit de pas bouger, la chienne resta tout contre la dame, ce qui rendit encore plus bougon la jeune fille et elle tourna carrément le dos. Le militaire la regarda puis s'occupa de mettre à chauffer un peu d'eau sur le feu, avant de retirer ses armes, le gilet par balle et même la veste. Il n'était plus qu'en t-shirt mais avec la chaleur du feu, il n'avait pas si froid que ça. Tout en tatant ses côtes, il répondit:

- Unité de commando des Marines... J'ai passé quelques mois ici, entrainement intensif. Ca ne ressemble plus à grand chose, mais je connaissais l'existence de cette base...

Mais la regardant il s'arrêta et reprit aussitôt, voyant qu'elle se laisser emporter par le sommeil ou l'inconscience.

- C'est plutôt à vous de parler. Vous devez rester consciente, sinon le poison restera dans votre sang. Tenez, buvez. La chaleur permettra de combattre le poison.

Il avait retiré l'eau du feu et l'avait versé dans une tasse en métal. Ce n'était que de l'eau, mais cela aiderait un peu... Il fallait qu'elle reste au chaud. Il l'aida ou la força à boire. Joan fit entendre sa voix. Elle avait envie de dormir et avait froid. O'Reilly, la mine impassible l'aida à s'emmitouffler dans la couverture de survie et l'embrassa sur le front avant de la laisser dans son coin, sans un mot. Le militaire regarda sa montre, puis la dame, avant de s'occuper à nouveau de ses côtes. Bon ça n'avait pas l'air d'être trop méchant, il avait évité le pire, ça n'avait pas l'air d'être cassé, mais il aurait mal pendant quelques jours à cause de cela. Bah, il avait vu pire. Il replaça sa veste militaire, son gilet par balle et ses armes. Toujours être prêt, on ne savait jamais ce qui pouvait débouler à n'importe quel moment. Il saupoudra le feu de cette boite magique qui permettait à faire un feu sans fumée avant de s'occuper à remettre des munitions dans son arme.

Le temps passa tranquillement, il attendait que la dame reprenne des couleurs, surtout qu'elle reste éveillée. Il ne voulait pas non plus la laisser sans surveillance, mourir seul n'était jamais sympathique. Mais il n'y avait que son organisme maintenant qui pouvait combattre le poison. A trop forte dose, elle pouvait mourir, c'était aussi une des raison pour laquelle il voulait que le poison passe vite dans son sang qu'il ne s'arrête pas et ne lui paralyse pas à vie ses membres, sa survie en dépendait.
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MessageSujet: Re: Vojaška baza [Terminé]   Lun 22 Nov - 21:44

Un marine… Le reste de ces paroles ne m’intéressaient que très peu, car le poison avait pour effet de vouloir m’en dormir. Ce ne fut qu’aux prochaines paroles, que je me ressaisit. Cara ? Parler ? Il n’y avait qu’un seul sujet dont elle pouvait parler pendant des heures et elle doutait fort que cela intéresse le soldat.

« Si vous ne l’aviez pas encore remarqué, je suis très peu bavarde. D’ailleurs je vois vraiment mal de quoi je pourrais parler. »

Parler du beau temps ? Parler pour ne rien dire ? Ah non c’était pas le style de Cara, qui avait toujours été silencieuse… enfin silencieuse jusqu’à ce qu’on l’énerve et qu’elle doit de dire ce qui lui passe par la tête. Puis le militaire s’approchait d’elle avec de l’eau. Ah non ! Elle n’avait pas envie de boire, mais elle se trouvait dans une position ou elle avait vraiment du mal à tenir tête à qui ce soit et n’eut pas trop le choix que d’avaler le breuvage chaud. L’attention que portait le militaire à l’adolescente n’avait pas échappé Cara. Est-ce que c’était son père ? Possible. Mais cela ne la regardait pas. Lorsqu’il s’était à nouveau approché près du feu, elle remarquait qu’il était blessé.

« Vous vous êtes blessé… »

C’était plus une constatation qu’une question. Cara ne savait pas si c’était à force de lutter contre l’envie de dormir ou si c’était le poison qui diminuait, mais elle avait moins du mal à tenir ses yeux ouverts. Tant mieux car cela ne pouvait être que bon signe. Son regard allait vers les objets dans l’entrepôt, sur la chienne près d’elle, sur l’ado qui dormait dans son coin, pour s’arrêter finalement sur le militaire.

« Vous savez que ce poison n’était pas censé être pour moi…. »

La dose bien qu’elle avait été quand même forte, n’avait pas été pour Cara, mais pour l’adolescente. Et l’aurait surement endormit sur le coup même. Une adulte était pour cela plus résistante, même si Cara se doutait un peu de son système immunitaire. Arrêtant son regard sur l’adolescente, elle reprit finalement la parole.

« Il y a un an, les machines sont tombés sur une famille errante. Ils ont massacrés tout les hommes, malgré leur faible résistance. Seuls les femmes et enfants semblaient les intéresser. En particulier les enfants. Pourquoi je l’ignores…. Mais vous devriez faire attention à elle, car je pense que la mort n’est rien à côté de ces camps. »

Elle avait préféré de parler en slovène, certaines choses étaient mieux gardés loin des oreilles de certaines personnes. Et connaître une langue inconnue à l’oreille de l’adolescente n’était pas une mauvaise chose dans ce cas-ci. Doucement Cara sentait les sensations de ses mains, de ses bras lui revenir. Mais elle se sentait encore très faible.

« Pourquoi m’aider ? »

Question surement stupide, mais au fond, pas mal de survivants auraient volés ses affaires et seraient partis.
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Jeremy O'Reilly
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MessageSujet: Re: Vojaška baza [Terminé]   Lun 22 Nov - 22:21

« Si vous ne l’aviez pas encore remarqué, je suis très peu bavarde. D’ailleurs je vois vraiment mal de quoi je pourrais parler. »

- De la pluie, du beau temps, d'un match de foot, de la voisine, des machines, de vos rêves, chantez une chanson, n'importe quoi tant que vous ne vous endormez pas...

Même si visiblement le ton avait été voulu léger et humoristique, le visage du militaire n'avait pas bouger, impassible, froid, sans émotion. Il l'avait forcé à boire, même si elle avait tenté de refuser. Il n'aimait pas forcer les gens, du moins quand on ne parlait pas au militaire, mais là, c'était plus pour son état de santé plus que pour autre chose et qu'elle le veuille ou pas, rien que le fait de boire quelque chose de chaud allait l'aider plus qu'elle n'y pensait. Une fois qu'il eut fait le maximum pour la dame, O'Reilly s'occupa de son corps fatigué et blessé. D'ailleurs la dame le remarqua, aussi, il baissa le t-shirt, comme s'il n'avait pas voulu qu'on en parle. Il fit une moue négative.

- Non.

Menteur, mais bon. Il n'avait pas non plus à exposer ses plaies et à se plaindre, après ça serait Joan qui serait inquiète et ça, il ne le voulait pas. Pas du tout même. Pour rester éveillée, la jeune femme enchaîna sur le poison qu'elle était en train de combattre en ce moment-même. Le militaire tourna le regard vers Joan qui dormait, ou faisait semblant, elle était forte pour ça, mais son visage tourné vers l'extérieur, il ne pouvait pas la voir. Puis finalement, O'Reilly hocha la tête. Il aurait pu dire merci, mais cela aurait été avouer une faiblesse, que de n'avoir pas pu la protéger à ce moment-là. Non, il la remercia, mais silencieusement, enfermant ce souvenir douloureux au fond de son coeur. Puis elle reprit, usant de son dialecte natal. Ouch... Son slovène était très rouillé et il dut utiliser toute sa concentration pour comprendre ce qu'elle disait. Au fur et à mesure des paroles, il comprenait pourquoi elle parlait dans sa langue d'origine, Joan n'avait pas à entendre cela. Mais elle était suffisamment grande pour comprendre également. C'était ensuite au choix du locuteur. Il hocha la tête lentement, portant son attention sur la jeune fille, dormant dans son coin. Il prononça alors en slovène, hésitant sur certaines tournures de phrases, sur certains mots.

- Elle est résistante et elle... a la tête dure. Je l'ai t... trouvé sur une route quand... c'était encore avec de la... du gaz. C'était une gamine, mais elle avait su quoi faire. Mais je fais attention à elle, oui... Elle est précieuse.

C'était comme le vélo, ça revenait tout seul. C'était pas évident, mais il y était parvenu. Ayant bourré les chambres à munitions de ses armes, il les nettoya avec soin, prenant garde qu'elles restent toujours en état de marche, ce ne fut que lorsque toutes les armes furent inspectées qu'il s'autorisa à ranger les affaires dans son sac à dos, faisant la même chose pour celui de Joan. Il y eut quelques instants de silence avant que la dame ne prenne la parole encore une fois. Pourquoi l'aider? Il s'immobilisa dans son geste, le regard perdu entre le bout de son nez et le sol. Il se passa bien quelques secondes avant qu'il ne lève les yeux vers la femme empoisonnée qui se remettait doucement et prononça alors:

- Pour garder une part d'humanité.

La solitude ne faisait jamais du bien. Il avait vécu avec des gens et puis tout seul, il connaissait la différence. Peu de temps avant qu'il ne croise la route de Joan, il s'était senti comme happé vers un monde animal. Il en avait même presque des réflexes, comme cracher quand il n'était pas content, grogner quand cela n'allait pas ou bien manger n'importe comment quand le ventre gronde. Avec Joan, il avait retrouvé une vie plus normale, plus familiale. Avec Tag, une vie plus militaire. La chienne lui obéissait au doigt et à l'oeil sans jamais refuser. Avec les gens qu'il croisait, c'était une vie sociale qu'il cherchait et pour Joan aussi.

- Je veux rester... humain. Le cataclysme nous a décimé et maintenant, c'est les machines qui nous tuent ou nous parquent comme des bêtes. J'ai vu bien des horreurs, des pilleurs qui volent ceux qui ne peuvent se défendre. Ce sont eux les bêtes et je les plains plus que je ne déteste les machines. Alors pour ne pas être comme eux... Je veux faire quelque chose de bien.

Il reprit ce qu'il était en train de faire et boucla le dernier sac. Il regarda une dernière fois sa montre. Il se redressa de tout sa taille et frappa simplement une fois sa main sur la cuisse. La chienne bondit alors hors de la couverture de survie et courrut à l'extérieur. Le militaire désigna encore la tasse qui contenait encore un peu d'eau.

- Buvez, cela aide... Sinon, essayez de vous redresser, de marcher un peu... Il faut forcer sur vos jambes pour éliminer le poison. Mais restez au chaud en tout cas.

Il prit la direction du dehors. Vérifier le Hind. Et surtout s'occuper les mains. Maintenant qu'à l'intérieur tout allait bien, ou allait mieux, il fallait qu'il continue ce pourquoi il était là. Il s'installa à la place du pilote, vérifiant tous les contrôles. Il y avait un reste de carburant, mais avec le temps, ce dernier avait gelé. Merde, il allait devoir le réchauffer, trouver un moyen surtout et le syphoner. Il fit le tour de l'appareil afin de vérifier le rotord arrière. Tag gambadait autour de lui. L'appareil était capable de voler, ça c'était certain, maintenant, fallait lui donner les capacités. Bon, ça servait à rien de syphoner le réservoir si il n'y avait pas d'essence. Heureusement que les réserves militaires étaient parfaitement protégées, et comme cela n'avait vraisemblablement pas été pillé, il retourna dans l'entrepôt, chienne à ses trousses pour vérifier chacun des bidons s'y trouvant.
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MessageSujet: Re: Vojaška baza [Terminé]   Lun 22 Nov - 22:57

Chanter une chanson ? Ca s’était surement la meilleure connerie qu’elle avait pu entendre. Elle chanter ? C’était demander à un chat de jouer de la guitare. C’était presque impossible, mais aussi très horrible à entendre.

« Je doute fort que vous voulez réellement m’entendre chanter. Croyez-moi ! Comparé à ca, vous auriez encore plus envie d’aller vous faire massacrer par les machines. »

Il n’était pas blessé… Mouais… Si il voulait jouer au dures, chacun son truc. Elle n’allait pas insister et se contenta donc de ne rien dire mais de le regarder quelques instants avant de parler du poison et de la jeune adolescente. Oh, Cara ne voulait pas des remerciements. Elle détestait presqu’entendre ces mots-là. Les Merci et les Je t’aime, étaient des mots qu’elle avait du mal à digérer. Et cela depuis très longtemps. Si elle lui disait tout ca, c’était tout simplement pour le faire comprendre qu’il devait faire attention à la fille, si il tenait à elle, chose qu’il faisait. C’était évident. Il se mit à son tour à parler dans la langue maternelle de Cara et même si c’était à certains moments difficile pour le militaire de trouver les mots exactes, elle n’avait pas du mal à le comprendre. Et c’est alors qu’elle se réalisait qu’il n’était pas son père, même si il se comportait comme telle. Il l’avait tout simplement trouvé et s’était occupé d’elle. Quelque part c’était noble de sa part de s’occuper d’une gamine inconnue.

Après quelques instants, Cara finit de poser la question qui lui trottait depuis pas mal de temps en tête. Pourquoi est-ce qu’il tenait à l’aider ? Peu de gens auraient réagit ainsi. La réponse fit que la jeune slovène arquait un court instant les sourcils. Pour rester humain… Est-ce qu’il avait donc si peur de perdre son humanité ? Parlant des pilleurs, Cara l’écoutait. C’est vrai que les pilleurs avaient perdu une certaine humanité. Mais ce n’était pas parce que certains gens perdaient les pédales que ca arrivait à tous. Elle en était bien la preuve. Six ans à vivre toute seule dans les grottes… et par la suite, ces quatre dernières années, elle était resté solitaire, et se cachait encore dans des grottes. Certes quelque part, sa manière de vouloir se cacher, de se méfier de tout le monde, avait quelque chose d’animale. Mais cela ne la rendait pas moins humaine. La preuve était bien la stupide connerie qui venait de lui donner du poison dans les veines.

« Pas tout le monde perd son humanité en vivant seul. C’est dans notre caractère ou cela ne l’est pas. J’ai vécu six ans seule dans le noir et dans un lieu ou je pensais jamais pouvoir m’en sortir. Je pensais que les grottes allaient devenir ma tombe… Mais j’ai finit par trouver une ouverture et depuis je continué à vivre seule. Mais cela ne m’a pas empêché de ne pas devenir comme les pilleurs dont vous parler. »

Ah non, il était à nouveau là avec son breuvage. Elle bougeait doucement ses mains, ses doigts, essayant de trouver à nouveau de la force dans sa main. Marcher… Oui, ca allait être très facile ! Cara se contenta de d’abord retrouver de la force dans ses mains, dans ses bras. Ses jambes viendraient bien ensuite. Son regard s’attardait un court instant sur son bracelet. La mélancolie l’envahissait aussi tôt, la renvoyant dans un passé ou elle avait cru avoir un avenir qui lui souriait.. Oui…. Ne voulant pas être à nouveau prise dans un de ses souvenirs douloureux, elle s’obligeait à se relever. Pas facile, mais elle s’appuyait contre le mur et tout s’obligeait à rester debout avant d’oser de faire quelques pas. Elle avait l’impression de marcher sur de la glace.
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MessageSujet: Re: Vojaška baza [Terminé]   Lun 22 Nov - 23:49

La dame avait peut-être raison, en fin de compte, mais il avait testé, il avait failli coulé, il ne voulait pas retomber. Il haussa simplement les épaules, mais hocha la tête, il avait compris et entendu son message, il se dirigea donc vers l'hélicoptère. Rester sur place, c'était attendre la mort. Il était un militaire, ce n'était pas dans sa nature d'attendre quoi que ce soit. Il irait par delà les montagnes pour braver la mort justement. Derrière lui, il y aurait Joan, qui serait sa bouée de sauvetage. Il avait tué beaucoup, de machines, mais aussi d'hommes, pilleurs, voleurs, assassins, fous à lier, qui avaient voulu s'en prendre à eux. La jeune fille était la seule qui pouvait le remettre dans le droit chemin, la seule qui était sa lumière au bout du tunnel. Par sa simple présence, il se sentait encore humain, pas tout à fait une bête.

Il ouvrit un premier baril. Pouah, ça sentait pas bon, surement quelque chose de tourner. C'était dangereux de faire ça, mais il n'avait pas le choix, il fallait bien trouver de l'essence et les inscriptions, même les russes étaient indéchiffrable. Au bout du troisième baril, il sentit l'odeur d'essence, le quatrième aussi, tout comme le cinquième. Parfait, il y avait largement assez pour traverser plus de la moitié de l'Europe, à condition de ne pas se faire harponner par un destroyer. Le militaire les poussa, tira, roula, s'acharna à les mener jusqu'au Hind. Bon, maintenant, trouver un truc pour dégeler les quelques litres coincés dans les tuyaux. Il retourna à l'intérieur et découvrit une toche, le genre de flambeau qui scelle des portes ou font des trous dans les plaques de métal. S'il le mettait au moins fort et s'il réchauffait les tuyaux un très court instant, ça marcherait. Armé de cette nouvelle arme à feu, c'était bien le cas de le dire, il jeta un coup d'oeil paternel à Joan et la dame, par la même occasion. Surement réveillée par le bruit, ou bien ayant assez de faire semblant de dormir, la jeune fille se redressa, massacra la dame des yeux et courut dehors près de l'appareil.

- Faites pas attention à elle... Je ne crois pas qu'elle ait eu une vie facile avant ça... Vous, ça a l'air d'aller mieux, en tout cas.

Et il la laissa là pour le moment pour se diriger vers le Hind, le chalumeau et un tuyau d'arrosage dans la main. Arrivant près du transport, il posa le tout à terre et commença à travailler la torche. Il fit signe à la jeune fille de s'approcher, une voix tout aussi neutre.

- Hey, Kiddo, vient m'aider...

Celle-ci, plutôt contente de faire elle aussi quelque chose avec les mains écouta les explications donné par le militaire avant de se mettre au travail de son côté. Ils restèrent bien un bon quart d'heure, O'Reilly à sa tache de siphonner le réservoir, chose bien ingrate car fortement peu ragoutante. Il en cracha plus d'une fois et toussa à plein poumons. Mais quand tout fut terminé, ils retournèrent à l'intérieur se réchauffer auprès du feu. Tag avait sa baballe dans la gueule et la machouillait énergiquement. Joan se roula dans sa couverture de survie et se recroquevilla à nouveau dans son coin. O'Reilly s'appuya contre le mur, assis par terre. Il n'avait pas besoin de parler, c'était pas vraiment dans ses compétences. Briser la glace dans une conversation, ça n'avait jamais été son dada et il était un manche pour tout ce qui concernait les discussions basiques. Il devait se reposer, mais il préférait monter la garde. Ah, tiens, il y pensait. Il tendit une boite à la dame.

- Tenez, c'est des pansements. Faudra nettoyer la plaie quand le poison aura disparu.

Fixant pensivement le feu, il ne fit pas attention quand Tag s'approcha, baballe en gueule, à moitié en train de baver sur son pantalon, elle installa carrément sa tête sur l'une de ses cuisses et continua de macher sa balle favorite. O'Reilly lui gratta mécaniquement la tête, entre les deux oreilles avant de prononcer, plus pour lui-même que pour la dame.

- Il faut un espoir pour survivre. Quand j'étais tout seul, je n'avais rien, je n'étais qu'un animal. Et quand j'ai rencontré Joan, je me suis dis qu'il fallait que je me batte pour elle. Vous croyez que j'aurai pu survivre sans elle?
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MessageSujet: Re: Vojaška baza [Terminé]   Mar 23 Nov - 0:19

Pour Cara la discussion était close lorsque le militaire partait. Marchant un peu, la jeune ado se relevait et lui jetais un regard qui aurait surement pu tuer. Mais c’était pas grave. Elle avait un peu l’habitude d’avoir des regards peu aimable en sa direction. Et cela depuis petite fille. Cara secouait doucement la tête en entendant les paroles du soldat.

« Ne vous en faites pas. Ca ne me fait rien. Je suis immunisé pour ce genre de comportement. »

Elle hochait doucement la tête. Oui, ca allait mieux. Enfin mieux que la tantôt, ca c’est sure. Mais elle n’avait pas encore reprit toutes ces forces et après quelques temps, elle devait s’asseoir. *Qu’est-ce que tu fais ici, Cara ?* Oui, elle se le demandait de plus en plus. Elle n’était pas à sa place ici, et cela n’avait rien à voir avec les regards de cette Joan. Fermant les yeux un court instant, ce ne fut que lorsque tout le monde revenait à l’intérieure qu’elle les ouvrait à nouveau. Prenant en main les pansement que l’homme lui donnait. Elle fut surprit lorsqu’il interrompit le silence pour reprendre le sujet d’avant. Elle l’observa pendant qu’il fixait le feu et qu’il parlait.

« L’être humain est doté de ressources qui lui-même ignore. »

Cara observait le feu, elle n’aimait pas vraiment se souvenir du passé. Quelque part c’était trop dure. C’était enlever une brique de ce mur qu’elle avait su construire autour de son chagrin.

« J’ai toujours prétendu d’être une solitaire, de ne pas aimer la compagnie des autres… mais c’était surtout par obligation. Considéré comme l’intello de service j’avais très peu d’amis et j’aimais me refermer dans mes livres. Puis après la mort de ma mère, j’ai du grandir trop vite et je suis devenue plus froide envers les autres. Si j’avais tant voulu avoir des amis avant, en allant à l’université, c’était tout le contraire… Du moins c’était l’impression que je donnais. »

Elle prit une pause dans mes paroles, fixant le feu pour ensuite poser ma main sur mon bracelet, et tout en le contemplant je continuais.

« Au fond j’ai toujours essayé de trouver une bouée de secours. Une personne vers qui me tourner, qui pourrait me consoler quand cela n’allait pas… Mais avec l’impression que je donnais à tout le monde, j’arrivais pas à trouver ce que je voulais. Et cela me tuait à petit feu. Néanmoins ca a fait de moi, la meilleure de toute mon année. Le sort est parfois très ironique. »

Pourquoi est-ce qu’elle disait tout ca ? Ou est-ce qu’elle voulait en venir ? Est-ce qu’au moins elle savait ou elle voulait amener cette histoire ?

« J’ai finalement trouvé quelqu’un qui était prêt à m’écouter, je voyais en lui le père que j’avais jamais su avoir. Mais Era finit par tomber et il fut un des premiers à mourir. Et alors que je mourais d’envie de mourir à mon tour… De quinze personnes j’ai été la seule à survivre le froid, la faim et l’obscurité… Si on m’aurait dit il y a quinze ans que je serais la seule survivante de ces grottes, j’aurais pas vouloir y croire une seule seconde. J’avais pas le mental d’acier pour survivre ca…. Tout ca pour dire que je pense que parfois on se sous-estimes soi-même. »

Oui… on se sous-estime, on sous-estime la vie, on sous-estime l’amour, l’amitié et on sous-estime la survie. Cara avait l’impression d’avoir dit trop de choses sur elle, trop de choses personnelles. Se disant que le poison devait surement être parti de son corps à présent, elle ouvrait la boîte. Descendant légèrement sa manche afin d’avoir l’épaule dénudé et de pouvoir accéder plus facilement à la blessure, elle se contenta de la nettoyer , de s’occuper.
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MessageSujet: Re: Vojaška baza [Terminé]   Mar 23 Nov - 0:44

La longue marche de la journée, les tensions, les inquiétudes, la méfiance et le combat, tout cela pesait sur les épaules du militaire qui aurait bien voulu prendre un peu de congé. Une petite perm à San Francisco, ça c'était le pied. C'était la bonne époque. Il soupira, laissa sa tête se reposer contre le mur et de sa main de libre, celle qui ne grattait pas la tête de la chienne, il se frotta la nuque, comme si cela allait aider pour la fatigue accumulée. Il réveillerait Joan un peu plus tard, quand cela serait son tour de prendre la garde, pour le moment, il lui fallait tenir jusqu'au petit matin. Il regarda sa montre, ce n'était pas si éloigné que cela, mais les dernières heures allaient être difficiles, sauf s'il parlait avec la dame. D'ailleurs, cette dernière sembla se lancer dans un monologue.

Elle aussi était une solitaire, remarque, n'importe qui à cette époque, après Era était obligé de se sentir un peu solitaire, surtout en vivant en autarcie comme cette femme. Elle parla alors de ce qu'elle avait fait étant jeune, pourquoi elle parvenait à vivre toute seule, sans devenir un animal, une femme sauvage. Elle était forte de caractère, c'était bien ça, c'était assuré sa survie. Il la respectait pour cela, même si ce fut par mauvaise expérience. Puis elle lui raconta ses études. Ouah, elle avait pu aller en faculté. Ouah... Il se sentait bien un imbécile tout à coup à côté d'elle. Puis d'Era et de comment elle avait survécu. C'était pas vraiment un sujet de conversation qui remontait le moral, ça, mieux vallait ne pas en parler. Par contre, l'université, ça, ça l'intéressait.

- Vous êtes allée à l'université. Ouah... Vous en avez eu de la chance. C'était comment? Vous avez suivi quoi comme cours? J'ai jamais fini mes études. Rien que pour faire chier mon beau-père, j'ai fugué et je me suis engagé dans l'armée...

Se rendant compte qu'il venait de dire un gros mot, il bafouilla une excuse. Et oui, c'était le militaire qui parlait un peu trop comme l'un d'entre eux, comme quoi après le slovène, c'était le dialecte militaire qui reprenait le dessus. Il ne pouvait pas imaginer comment les cours à l'université était, il avait bien eu quelques cours théoriques à l'école militaire, mais ça avait rapidement échappé de sa mémoire. Depuis ses dix-sept ans, il n'avait connu que le monde militaire. Jusqu'à aujourd'hui. En y comptant bien, il avait passé plus de temps dans l'armée qu'il n'en avait fait au dehors. Ouai, O'Reilly était un militaire et ne laissera tomber personne, c'était la promesse de ceux qui pouvaient aider, de ceux qui avaient les moyens d'aider. Il avait juré de protéger la veuve et l'orphelin, c'était ce qu'il faisait et tant pis si la personne ne voulait pas être aidée. Il reprit un peu plus tard.

- Ca fait bien une vingtaine de jours qu'on a croisé personne. On a traversé toute l'Autriche, pas une seule machine, pas un seul bonhomme. Est-ce que dans le sud il y a plus de monde? Vous avez l'air d'être drolement isolée ici.
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MessageSujet: Re: Vojaška baza [Terminé]   Mar 23 Nov - 1:17

Soignant sa blessure, elle fut un peu surprit par l’enthousiasme du militaire à propos de l’université. A l’époque de ces études, elle avait été très fière d’elle-même. Mais aujourd’hui… Qu’est-ce qu’un diplôme signifiait ? Ceux qui survivaient dans cette galère étaient ceux qui avaient eu des entrainements intensifs telle que le militaire en face d’elle. Un petit sourire apparaît au coins de ses lèvres lorsqu’elle entendit les excuses sortir de la bouche du militaire pour avoir dit un gros mot. C’était amusant d’entendre un militaire qui laissait si peu apparaître ses sentiments, tout à coup bafouiller des faibles excuses. Mettant le pansement sur sa blessure, tout en relevant sa manche, elle lui répondit.

« J’ai fait sept ans d’études à l’université de Ljubljana. Ma matière principale était l’archéologie. Pour ma part, j’ai adoré l’université, apprendre encore plus de choses, pouvoir prouver que malgré mon milieu je pouvais arriver quelque part d’haut… Oui, je ne regrette en aucun cas mes années d’études. Mes années de spécialisation étaient les meilleurs années que j’ai eu. D’ailleurs j’ai même pas su m’arrêter à une spécialisation, j’ai été à faire deux ans de plus simplement pour prendre la Proto et la préhistoire en plus que mon diplôme sur les civilisations précolombiennes. »

Et mieux fallait s’arrêter là, car une fois que Cara était lancé sur les civilisations anciennes, elle risquait de ne plus savoir s’arrêter et ca pouvait devenir laçant pour son interlocuteur. Surtout si cela ne l’intéressait point. Elle se demandait si elle serait déjà capable de retourner chez elle. Puis le militaire lui parlait de l’Autriche.

« L’Europe centrale est assez déserte. Les machines ont fait un sacré nettoyage ici et très peu de gens ont réussit à leur échapper et à survivre. A ce que j’ai pu entendre c’est l’Europe de l’est qui est submergé par les machines. Une deuxième razzia…. Sinon pour le sud, il y a des rumeurs qui courent qu’il y a une résistance, une sorte d’armée contre les machines… mais j’ignore si c’est réellement le cas, ou si ce n’est que pour donner de l’espoir aux gens. »

Oui, c’est vrai que par ici, peu de gens vivaient, peu de gens avaient réussit à échapper à cette grande armée de robots qui voulaient liquider chaque humain dans cette partie du monde. Mais à présent, les machines étaient rares et cela permettait de survivre plus facilement.
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MessageSujet: Re: Vojaška baza [Terminé]   Mar 23 Nov - 1:41

La préhistoire. Pour le militaire, mis à part les hommes de Cro-magnon avec leur robe en poil de mammouth et os dans le nez, il ne savait pas trop ce dont elle parlait, mais à sa voix, ça avait l'air intéressant. Il connaissait l'existence des dinosaures, ouai, mais elle ne semblait pas s'arrêter là, pourtant, c'était très instructif ce qu'elle disait, pourquoi elle ne continuait pas? En plus, cela lui permettait de ne pas s'endormir. Il pouvait focaliser sur sa voix à elle, et rester éveiller, si en plus il pouvait apprendre des trucs, bah tant mieux. On avait beau être dans un monde à l'abandon, un monde détruit, un monde en ruine, le militaire chérissait le lendemain et désirait apprendre le maximum. Il ne croisait pas la route des gens tous les jours, alors si il pouvait parler avec l'un d'entre eux, c'était mieux que rien.

La dernière fois qu'il avait croisé quelqu'un c'était en Autriche, sur une ancienne autoroute. Un couple de petits vieux, sympathique qui leur avait indiqué une fontaine à la prochaine sortie. A pied, la grande et large autoroute était impressionnante, sans un bruit, sans une voiture. O'Reilly et Joan étaient à pied, alors que le couple de personnes âgées tiraient une espèce de petite charette. Des anciens anglais, ils ne se connaissaient pas avant Era et maintenant, ils ne se quittaient plus. Qu'est-ce qu'ils avaient été bavards, comme si parler leur avait fait du bien, comme s'ils avaient eu besoin de raconter leur vie pour qu'elle ne soit pas oubliée. Le militaire ne pouvait que les comprendre.

Elle continua sur ce qu'elle pensait de l'Europe. Ainsi plus ils iraient vers l'est, plus il y aurait de machines. Rah, merde. Son regard se focalisa sur une caisse un peu plus loin. Hey, mais attend... Ares prenait les humains pour des gros nuls ou quoi? C'était le plan tactique le plus bête qui soit, mais malheureusement le plus efficace. O'Reilly n'était pas au courant de tous les détails concernant les machines, vivant trop reclus depuis bien trop longtemps, pourtant il savait le superordinateur basé aux Etats-Unis, la production de machines était impressionnante, mais si ils commençaient à s'installer en Europe de l'Est, cela voulait dire que... Sans parler que l'Asie, Afrique et tout le reste était sous les flots... Les robots à l'ouest, à l'est, les humains au milieu... Ils allaient être pris en tenaille, à devoir batailler sur deux fronts. Jamais les humains ne pourront résister. Il fallait donc anéantir coute que coute les machines de l'est, avant qu'elles ne s'implantent trop.

La dame parla de résistance. Il espérait que cela soit une vraie résistance, pas juste un message d'espoir. Il n'avait pas d'autre choix que de prendre plus de renseignements, et d'aller voir. Il voulait se battre pour la cause humaine, il était prêt, il voulait protéger le futur de Joan, comme le bien-être de tout le monde. Il savait qu'il n'était qu'un militaire, il n'était pas le bon dieu, mais s'il pouvait sauver quelques personnes, il le ferait et cela commencerait par la jeune fille qui dormait encore.

- Qu'est-ce qui vous a poussé à vous intéresser à la préhistoire? Pourquoi pas médecine ou avocat?

Tag se leva, lacha la baballe et s'en alla faire un tour dehors. O'Reilly suivit les mouvements de la chienne du coin de l'oeil avant de reporter son attention sur l'objet des machouillages. Il essuya la baballe et la rangea dans sa poche. Il prit alors une voix solennelle, une voix chargée d'optimisme, mais aussi de persévérance.

- On essayera alors... On trouvera la Résistance.
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MessageSujet: Re: Vojaška baza [Terminé]   Mar 23 Nov - 2:07

Pourquoi est-ce qu’elle avait choisit de faire cette direction là ? A vrai dire elle ne s’était jamais posé la question. En recevant sa bourse pour l’université, elle n’avait pas hésiter et avait directement choisit de faire l’archéologie.

« Parce que j’ai toujours été fasciné par tout ce qui était vieux, par l’histoire en elle-même, les légendes, les mythes. Cherchant la vérité.. Puis j’ai toujours eu une certaine fascination pour la vie humaine. Pourquoi certains peuples avait telle croyance ou pourquoi est-ce qu’ils étaient plus féroces dans les pratiques que d’autres. Quand à mes spécialisations…. J’ai eu du mal à la choisir. Finalement j’optais pour les civilisations précolombiennes, car j’étais en admiration pour ces peuples et que c’était quand même les civilisations avec le plus de mystères à ce jour. Mais après mon stage, je me suis réalisé que je voulais plus, que ma curiosité n’était pas satisfaite. Du coup mon choix a été dirigé vers la Proto et la préhistoire. »

C’était un moment qu’elle n’oublierait jamais. Après cinq ans d’études, d’avoir fait des recherches en Colombie, d’avoir fait son stage et d’avoir obtenu son master… Voila que Cara annonçait ne pas avoir finit avec l’université. Le visage de son mentor à ce moment-là l’avait fortement amusé.

« La préhistoire c’est le début de l’humanité. C’est le début de toute notre connaissance, notre savoir faire. Et c’est même incroyable de se dire que malgré toutes les espèces, l’espèce qui était le moins fort contre la nature, est celle qui a su dominé le monde. »

Au fond l’être humain n’était pas résistant au froid, il n’avait pas une fourrure comme les autres animaux, il n’avait pas de poison comme les serpents et n’avaient pas de griffes comme les prédateurs, aucun moyen de se protéger contre les autres. Et pourtant malgré tout ca, c’est lui qui a évolué le plus. Et maintenant lorsqu’elle repensait à tout ca, l’ironie la marquait. A nouveau l’humain devait se battre pour sa survie, se battre contre des êtres qui semblaient être plus fort et plus résistant. Cara tournait son regard vers le militaire.

« J’espère que vous allez les trouver dans ce cas. »

Il semblait si optimiste, qu’elle l’enviait quelque part. Même si elle s’était forcé un caractère fort, ce n’était pas pour autant qu’elle allait traverser le monde pour trouver la résistance. Si jamais elle existait. C’est en le regardant qu’elle se réalisait qu’elle ne savait même pas son nom.

« Vous vous appelez comment, soldat ? »

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MessageSujet: Re: Vojaška baza [Terminé]   Mar 23 Nov - 15:40

Le militaire écouta la voix de la femme sans penser que cela était lassant bien au contraire. La voix fluctuait élégamment et s'accordait au crépitement du feu. O'Reilly n'avait pas vécu ça depuis bein longtemps. Des mois peut-être, plus surement. D'ordinaire il n'y avait que Joan avec llui, elle ne parlait pas beaucoup et avait pas mal de sautes d'humeur mais de toutes façons, il n'avaient plus besoin de parler pour se comprendre. C'était bête à penser mais il appréciait les moment de ce genre, c'était la preuve qu'il était encore humain, oui, définitivement, malgré la difficulté qu'il avait pour faire la conversation.

- O'Reilly, m'dame.

Il avait répondu automatiquement comme si son cerveau avait fonctionner tout seul, il n'avait pas entendu la question, mais il l'avait écouté. Par instinct le militaire avait réagi au "soldat" qu'elle avait prononcé. Son regard se détacha du feu pour glisser sur le visage de la femme sans pour autant redresser la tête du mur contre lequel, il était appuyé. Il ajouta d'une voix toujours aussi plate.

- Sergent d'Artillerie Jeremy O'Reilly, Corps des Commandos des Marines, matricule 547-2132-14. Quel fou je suis n'est-ce pas pour vouloir me rappeler de tous ces numéros...

Il soupira et balança un petit bout de bois dans le feu qui crépita de joie, envoya quelques braises sur le bord. Le militaire se redressa pour les pousser du pied, de retour dans le feu.

- J'ai été dans tous les types de combats, je me suis entrainé sur tous les types de terrains: Afghanistan, Kosovo, Corée, Irak, Colombie, Arctique, sur mer, sur terre, dans les airs. Mais ces machines, c'est différent, ce sont des tas de boulons qui ont volé nos vies et nos proches. Je n'ai pas le droit de rester passif.

Dehors, il y eut un aboiement, mais O'Reilly ne fit pas attention, ce n'était ni de l'agression, ni de la peur, non ça devait être de la joie. Il regarda la porte quelques instants. Ouai, les machines étaient quelquqe chose de malsain. Avant, il se battait contre un pays, une nation, une armée. Il y avait un but, il y avait une récompense à la fin: libérer une ethnie, faire taire un dictateur, rétablir l'ordre. Mais les tas de ferraille, c'était... il n'avait pas de nom pour cela, c'était de la folie? C'était un ordinateur! Ils se battaient contre Ares, ils se battaient contre des fils, des rouages. Il n'y avait rien dans leur cervelles. Comment trouver une raison pour un combat comme celui-là? C'était contre sa moral de militaire. Mais il voulait survivre, il le devait pour Joan. Tag déboula dans l'entrepôt et le fit sortir de ses pensées. Elle trimbalait un lapin de garenne dans sa gueule et alla le déposer aux pieds du militaire.

- Hey, tu ramènes quoi, là?

Il grattouilla la tête de la chienne et attrapa l'animal mort. Il s'agenouilla près du feu, afin de se préparer il sortit un couteau suisse de sa poche. Puis le militaire se mit au travail dépeçant la bête sous le regard étincelant de Tag qui restait toute proche, joyeuse comme jamais. Méticuleusement le militaire sépara les os des muscles et des organes vitaux, il sépara absolument tout y compris la tête et la peau. En ces temps de disette, il ne fallait rien perdre, le visage du militaire restait stoïque, parfaitement impassible comme s'il était incapable de la moindre émotion. Surement à l'odeur du sang, Tag s'approcha mais n'essaya pas de voler la viande, elle fixait O'Reilly.

- Vous voulez voir quelque chose?

Il ramassa le foie du pauvre lapin et le présenta à la chienne d'abord avant de le poser sur son museau, en équilibre. Tag ne bougea pas, gardant le bout de viande sur elle. Puis quand le militaire claqua des doigts, elle fit sauter la nourriture et l'attrapa d'un coup de dents. O'Reilly la félicita avant de se remettre au travail.
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MessageSujet: Re: Vojaška baza [Terminé]   Mar 23 Nov - 16:31

Un sourire s’affichait sur ses lèvres de Cara lorsqu’elle remarquait que le mot soldat avait fait qu’il lui réponde aussi machinalement. Elle le fixait du regard. Ainsi il était donc sergent. Jeremy O’Reilly. Cara l’écoutait ensuite parler de son expérience. Bataille.. Combat… A l’entendre il n’avait fait que ca. Finalement elle comprenait pourquoi il avait eu peur de perdre son humanité. Mais comme elle l’avait dit au paravent, cela dépend de personne à personne. Ceux qui ont le plus de peur de s’y perdre, sont les personnes qui ont le moins de risquer de perdre leur humanité. Elle pencha légèrement sa tête à gauche, lorsqu’il lui disait que la bataille contre les machines étaient différent de toute autre guerre.

« Différent parce que vous ne combattez plus la chair, ou différent parce que les machines ont plus facile à savoir vos points faibles ? »

Oh combattre ces boîtes métalliques étaient pas facile. Mais d’un côté, c’était plus facile pour elle. Car si elle aurait du se battre contre des autres humains, elle n’aurait surement pas eu la force de pousser sur la gâchette. Savoir que ce n’était qu’une machine facilitait la tâche. Du moins pour elle. Posant son regard sur la chienne qui revenait avec un cadavre de lapin, Cara finit par se relever. Fallait qu’elle bouge un peu, se dégondir les jambes. Ce ne fut que lorsque Jeremy lui adressa à nouveau la parole qu’elle se retournait vers lui. C’était incroyable comme il avait su dresser cette chienne.

« Incroyable comme elle vous obéit au doigt et à l’œil. Comment vous vous êtes prit pour lui apprendre tout ca ? »

S’asseyant à nouveau près du feu, elle faisait exprès de ne pas trop regarder le lapin. Les restaurants et les plats préparés lui manquaient atrocement. Mais il y avait pas mal de choses de l’ancien monde qui lui manquait. Qu’est-ce qui lui manquait le plus ? La sécurité ? L’amour ? Les livres ? Les magasins ? Difficile à dire. Cara posait sa tête contre le mur et fermait doucement les yeux. Tout en gardant ses yeux fermés, elle prit la parole.

« Au faite… Moi c’est Cara. »

Ouvrant après quelques instants les yeux, elle tournait sa tête et observait le temps dehors. Ciel bien éclairé par les étoiles. Le mieux était pourtant de partir tôt le matin, à l’aube. Son regard s’arrêtait un court instant sur le Hind.

« Vous comptez toujours prendre l’hélicoptère pour vous rendre au sud ?e

C’est vrai que d’un côté c’était pas plus mal d’avoir un moyen de transport assez rapide, mais il risquait de se faire repérer très vite. Surtout si il comptait chercher cette résistance. Mais au fond, de quoi est-ce qu’elle était encore entrain de se mêler ?

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MessageSujet: Re: Vojaška baza [Terminé]   Mar 23 Nov - 19:18

- Parce qu'il n'y a rien dans leur cerveau, pas de regret, pas de souhait. Etant militaire, on apprend la valeur de la vie. Quand on tue un ennemi, on ne le fait pas par plaisir. Mais là... Il n'y a rien en face, ce n'est qu'une carcasse de métal vide.

C'était un sentiment étrange qu'il était bien incapable de définir, de décrire. Il laissa le silence prendre le relais, alors qu'il s'occupait du lapin. Il aurait largement préféré combattre des humains. Les pilleurs qu'ils croisaient quelques fois, lui redonnait la raison de se battre pour quelque chose, mais contre les machines, ce n'était pas la même pensée qu'il avait alors qu'il leur tirait une balle dans la tête. Ses points faibles? Oh oui, il en avait plein, c'était certains, il n'était qu'un corps vivant, faible comme tous les autres. Sa seule force résidait dans sa tenacité et dans l'espoir de voir Joan sourire un jour, dans un monde nouveau. Puis il lui montra un exercice qu'il avait maintes fois fait avec Tag. C'était étonnant de voir à quel point la chienne lui obéissait. Au début, il avait été drolement surpris, mais il avait rapidement compris pourquoi elle faisait cela. Si lui avait besoin de la chienne pour garder une part d'humanité, l'animal avait besoin de lui pour survivre. C'était un échange de bons procédés non? Seule, elle aurait peut-être pu chasser le lapin par elle-même, mais aurait-elle pu survivre au soleil, aux prédateurs, aux machines? Les tas de boulons ne s'intéressaient peut-être pas aux animaux, mais ils n'hésitaient pas à tuer tout et n'importe quoi sur leur passage.

- Tag? Avec de la patience, de l'amour, de la générosité, de la gentillesse... Tout ce qui fait un être vivant humain. Elle nous prévient quand les machines arrivent, elle nous montre la bonne direction. Nous ne sommes que des humains après tout, nous n'avons plus cet instinct animal. Grace à elle, nous survivons. Tag, c'est mon salut.

Il avait terminé de décortiquer le lapin. La viande par elle-même, il l'étala près du feu. Il en ferait de la viande séchée. C'était plus pratique à transporter, ça pouvait se garder des mois, et ça remplissait bien le ventre. Et puis, c'était la seule manière de nourrir Tag quand il n'avait pas de viande crue sous la main. La chienne devait s'en douter, ou devait comprendre, il ne savait pas trop, mais en tout cas, elle ne touchait jamais à la viande qui séchait. Au matin, aux premiers rayons du soleil, il mettrait la viande dehors. Des organes, il en fit deux tas, un gros et un petit. Demain, la chienne pourra manger tout le reste, mais elle avait déjà eut un bout de viande tout à l'heure, elle avait le droit à un petit dessert non. De la peau, il en fit des longues bandes, cela servirait peut-être, on ne savait jamais. Il n'y avait plus besoin de se protéger du froid, du moins pas pendant la journée, mais pour attacher peut-être quelques choses, racommoder un vêtement ou autre. Puis quand tout fut fini, il nettoya les os dans le reste d'eau que la dame qui s'appelait Cara, n'avait pas bu. A sa présentation, d'ailleurs, il inclina la tête pour dire qu'il avait compris. Puis elle parla de l'hélicoptère. Le militaire lança un regard à l'appareil.

- Sud... ou nord... Quelque part... On peut traverser la moitié de l'Europe avec cet engin. Ca aurait été une Gazelle ou un autre hélicoptère, non, surement pas, mais un Hind... Ca vole loin, ça vole bien et ça fait des jolis trous dans tout ce qui est mécanique. Un bijou comme ça, je ne peux pas le laisser de côté. Et puis, ça peut faire monnaie d'échange pour tout et n'importe quoi.

Joan bougea dans son sommeil et O'Reilly se tut, la regarda silencieusement. Quelques minutes passèrent, peut-être plus, pendant lesquels le seul bruit qui s'y faisait, c'était le crépitement du feu et la mastication de Tag. Finalement, le militaire se leva. Il avait encore pas mal de boulot avant de dormir.

- Allons fouiller la caserne, vous trouverez peut-être des choses qui vous intéressent et qui pourraient vous servir.
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